samedi 14 février 2026

Danse macabre d"Antonio Margheriti et Sergio Corbucci, 1964

 

DANSE MACABRE

D’Antonio Margheriti et Sergio Corbucci

1964

Italie/France

Avec Barbara Steele, Georges Rivière, Margaret Robsham, Montgomery Glenn, Arturo Dominici, Sylvia Sorrente

87 minutes

Film d’épouvante gothique

Blu ray édité chez Artus films

Musique de Riz Ortolani

D’après Edgar Poe

Synopsis :

De sombres esprits hanteraient le Château de Providence et, selon la légende, quiconque y passerait la nuit trépasserait.

Pour le journaliste Alan Foster, tout cela n'est que balivernes et il décide de s'y installer au coucher du soleil.

Dès lors, le cauchemar commence.

(source : Internet)

Mon avis :

Avec « Danse macabre » on est au zénith du film gothique italien, tout est sublime et l’histoire est captivante du début à l’issue, il s’agit d’un huis clos nocturne qui se passe dans les pièces d’un manoir, comme dans nombre de films de Mario Bava, toute l’intrigue est basée sur les décors qui font partie intégrante du métrage…

La rigueur absolue est de mise et pas moins de trois cadors du cinéma italien ont contribué à la réussite de « Danse macabre » : Antonio Margheriti, Sergio Corbucci et Ruggero Deodato (qui était assistant), le résultat est phénoménal et la prestation de la belle Barbara Steele est imparable,  elle dégage un sentiment d’érotisme teinté de malaise ; c’est en fait un lieu où végètent des spectres, ce qui renforce l’aspect anxiogène et cela jette le trouble, que ce soit pour le pauvre Alan Foster mais aussi pour le spectateur, pris en tenaille entre la répulsion et la fascination…

Le noir et blanc et la magnifique musique de Riz Ortolani confèrent à l’angoisse disséminée sur près d’une heure et demie, chaque séquence initiale sert de passerelle à la suivante et la narration est exemplaire ; très vite « Danse macabre » devient étouffant et on a qu’une hâte : connaitre le final et espérer que Foster s’en sortira vivant !

Film hyper atmosphérique (comme beaucoup de films gothiques italiens de cette époque), « Danse macabre » se suit comme un nectar cinématographique, on tremble mais on se régale !

Antonio Margheriti est alors à son apogée et Barbara Steele, déjà accédée au rang de vedette, trouve ici une porte dans sa carrière l’érigeant comme actrice culte au statut mondial, elle a prouvé auparavant ses capacités mais avec « Danse macabre » son aura et son pouvoir d’attraction sont entérinés !

C’est fabuleux à tous les niveaux et tout cinéphile fan de cinéma gothique ne pourra qu’acquiescer au visionnage devant ce monument ultime du genre…

Par chance et pour notre bonheur, le film est édité par Artus films dans un superbe blu ray remastérisé en 2K avec une image à couper le souffle, c’est dire si on doit se le procurer impérativement, ce qui permettra de redécouvrir ce film assez rare et pilier du gothique latin…

Réservé aux cinéphiles spécialistes, « Danse macabre » est du très haut niveau, d’un autre âge de cinéma certes, mais qui n’a rien perdu de son pouvoir attractif, plus de 60 ans après…

Le triplé Margheriti/Corbucci/Deodato fonctionne plein pot et place toutes les espérances dans la qualité du film, on se prend une claque de folie…

Terrible ce film !

Note : 9/10




dimanche 25 janvier 2026

PREDATOR 2 de Stephen Hopkins, 1990

 

PREDATOR 2

De Stephen Hopkins

1990

Etats unis

Avec Danny Glover, Bill Paxton, Maria Conchita Alonso, Robert Davi, Kevin Peter Hall, Gary Busey, Calvin Lockhart

108 minutes

Action/Fantastique

Musique d’Alan Silvestri

Synopsis :

Los Angeles, 1997. Les gangs tiennent le haut du pavé et déclenchent des batailles rangées contre une police débordée.

Une créature invisible s'en prend à tous ceux qui portent une arme et usent de violence.

Le lieutenant Mike Harrigan mène l'enquête et découvre que la grande ville est devenue le terrain de chasse d'un prédateur extraterrestre.

(source : internet)

Mon avis :

Suite du premier « Predator », l’action se déroule dix ans plus tard avec la venue d’un autre prédator qui va s’insérer en pleine guerre des narcotrafiquants et de la police de Los Angeles…

Il faut être clair, le film privilégie avant tout l’action, à grand renfort d’explosions et de fusillades, Hopkins mise tout sur le bourrinage et il s’en sort, ma foi, pas si mal…

L’arrivée du prédator va décupler la violence avec beaucoup de passages sanguinolents et des effets gore assez réussis ; l’interprétation des comédiens est honnête et le film se suit avec facilité, le rythme rapide fait que l’on ne s’ennuie pas…

« Predator 2 » est ponctué de séquences chocs (les cadavres sont pendus par les pieds, les trafiquants carburent à la cocaïne, ils s’en mettent plein de naseaux de façon crédible, les blessures à l’arme blanche sont réalistes) et toujours la vision subjective de la créature en mode infrarouge (comme dans le premier)…

Il y a pas mal de scènes nocturne qui amplifient le malaise provoqué, comme une sensation de piège et d’enfermement…

A ce titre la scène dans le métro est la plus réussie, elle sert de levier pour rehausser la tension et s’insère impeccablement dans la continuité de l’histoire…

Dans l’ensemble on peut donc dire que « Predator 2 » est un très bon film d’action, dans la même lignée des autres actioners SF du début des années 90, il trouvera largement sa place pour contenter les cinéphiles et, malgré qu’il n’égale pas le précédent, ça reste du bon boulot !

Ici on ne réfléchit pas trop, on agit et c’est tout à l’honneur et à ce qu’on est en droit d’attendre d’un film de ce calibre, « Predator 2 » casse la baraque, ça passe ou ça casse et c’est tant mieux, cette énergie déployée fait beaucoup de bien !

Je vous recommande donc de le visionner, c’est un plaisir coupable, vous pouvez laisser votre cerveau aux vestiaires et il faut contempler le spectacle, c’est un régal total !

Note : 7/10


dimanche 4 janvier 2026

Du sang pour Dracula de Paul Morrissey et Andy Warhol, 1974

 

DU SANG POUR DRACULA

De Paul Morrissey et Andy Warhol

1974

Italie/France/Etats unis

Avec Udo Kier, Vittorio de sica, Joe d’Alessandro, Roman Polanski, Stefania Casini, Arno Juerging, Dominique Darel

106 minutes

Film d’horreur

Aka Blood for Dracula

Blu ray édité chez Sidonis Calysta

Synopsis :

Pour survivre, le comte Dracula doit consommer régulièrement du sang de jeunes filles vierges. Mais la libération sexuelle est passée par là et la virginité devient une denrée rare. Il croyait pouvoir se fournir abondamment auprès d'une famille d'aristocrates désargentés comptant quatre filles, mais il découvre au fur et à mesure qu'elles ne sont pas si pures qu'elles le prétendent.

(source : Internet)

Mon avis :

Nom de Zeus, quel film !!!!!!!!

J’ai vu beaucoup de films de vampires et de Dracula mais celui-ci est à part !

Dès le début on est happés dans l’histoire, la motivation de Dracula est simple et limpide, c’est une œuvre magnifique et totalement baroque, le tout amplifié par une mise en scène léchée et des compositions d’acteurs de hyper haut niveau…

Morrissey s’est entouré des plus grands et la direction d’acteurs est impressionnante…

Tous les cinéphiles auront reconnu Roman Polanski dans le rôle du joueur de cartes lors de la scène de l’auberge, Udo Kier est en roue libre (il est fabuleux) et le grand metteur en scène Vittorio de Sica fait également partie de l’aventure, tous les comédiens sont impliqués comme jamais, pareil que dans le binôme « Chair pour Frankenstein », les deux métrages s’articulent à merveille et leur complémentarité est un régal, tout cinéphile se doit d’avoir visionné ces monuments du cinéma d’horreur des années 70…

« Du sang pour Dracula » comporte des passages d’anthologie,  avec la scène du pain gorgé de sang ou les moments de maladie du comte quand ce dernier vomit le sang frelaté d’une fille qu’il croyait vierge (le film est très rude et s’adresse à un public averti, cela va de soi !)…

La musique est somptueuse et mélancolique, elle rehausse l’ambiance dramatique avec brio ; quant au final, vous allez tous halluciner, on atteint des sommets dans le gore !

La pathologie du comte est crédible et on suit avec le plus grand intérêt ses déambulations et son voyage en Italie en quête de sang pur, on a même de la sympathie pour lui, espérant qu’il atteindra son but…

Non là franchement « du sang pour Dracula » c’est un régal absolu, je ne peux que vous encourager à le voir, surtout que le coffret BR 4K de Sidonis Calysta est remarquable et rend honneur au film qui a plus de 50 ans au compteur, le plaisir est au rendez-vous avec une image magnifique et des paysages à tomber par terre…

Udo Kier nous démontre et nous prouve une nouvelle fois qu’il possède des capacités d’acteur sans failles et l’ambiance baigne tout le long dans un climat de folie, bien barrée avec pas mal de scènes de sexe…

Globalement doté d’un esthétisme foudroyant, « Du sang pour Dracula » s’inscrit comme un fleuron des films vampiriques extrêmes des années 70, loin devant les films de la Hammer qui s’apparentent avec une marque de fabrique plus sage…

Très osé et immanquable, « Du sang pour Dracula » est à visionner impérativement si on a le cœur bien accroché, ce n’est pas pour rien que René Château l’a sorti dans sa collection à l’époque…

Un grand merci une nouvelle fois à l’éditeur Sidonis  Calysta qui nous offre l’occasion d’une réhabilitation avec un coffret somptueux…

MUST HAVE

Note : 9/10




mardi 16 décembre 2025

MURDEROCK de Lucio Fulci, 1984

 

MURDEROCK

De Lucio Fulci

1984

Italie

Avec Olga Karlatos, Christian Borromeo, Claudio Cassinelli, Ray Lovelock, Geretta Geretta, Cosimo Cinieri, Maria Vittoria Tolazzi

94 minutes

Giallo horrifique

Musique de Keith Emerson

Aka Murder rock dancing death

Blu ray édité chez Artus films

Synopsis :

À New York, une académie de danse est frappée par une série de meurtres. Candice, la directrice de l'établissement, se lie avec George, un mannequin, pour élucider ce mystère et démasquer le tueur.

Source : internet

Mon avis :

Oui bah on peut le prendre dans tous les sens, « Murderock » est un film raté, le scénario est un vrai panier de crabes, c’est indigne de la part de Fulci ! aucune saveur, c’est creux, fade et timide et le comble : pas une scène gore ! les meurtres se résument à une aiguille plantée dans le sein qui atteint le cœur pour rendre ad patres, on ne reconnait plus Fulci ! « Murderock » est l’antithèse de « L’éventreur de New York » tourné 3 années auparavant !

« Murderock » c’est le début de la fin et du déclin dans la carrière du Maestro ; à part un casting qui assure le minimum syndical, les atouts de « Murderock » sont faméliques et l’enchainement des plans est répétitif, on a l’impression de faire du surplace…

Fulci se fout de nous avec un passage ridicule (la tentative de meurtre par jalousie, on n’y croit pas une seconde !) et l’identité de l’assassin dévoilée à l’issue n’est pas crédible…

Fulci, c’est bien connu, a des dettes de  jeu et doit tourner rapidos et beaucoup donc certains de ses films ont été bâclés, celui-ci en fait partie…

Olga Karlatos est très belle et a des yeux magnifiques, Cassinelli est sous-employé et relégué dans un second rôle, il méritait beaucoup mieux ; Christian Borromeo, vu dans « Ténèbres » et « La maison au fond du parc » est un excellent acteur, il parvient à tirer à son avantage un levier qui rehausse le film…

L’histoire avec le rêve, c’est complètement bidon !

La musique est bizarre et distordue, le teint des images est pâle, on dirait qu’il est anémié, si on compare avec les précédents films de Fulci, on ne reconnait pas son style, un peu comme si « Murderock » était du « Fulci anesthésié »…

Bref, c’est uniquement pour les cinéphiles qui veulent avoir vu l’intégralité de la filmographie de Lucio Fulci et quand on voit les pépites qu’il nous a réalisées, ça fait presque de la peine de devoir subir un film aussi raté…

Fulci a voulu surfer sur la vague « Flash dance » mais « Murderock » n’eut pas un succès à la hauteur, vous aurez compris que c’est un mauvais film…

Le blu ray sorti chez Artus films est honnête et l’image 2 K est parfaite…

Un film vraiment dispensable, rematez plutôt « La guerre des gangs » ou « L’enfer des zombies » vous serez contentés c’est évident, celui-ci, outre un rythme léthargique, est à éviter et ne tient pas ses promesses…

Déception !

Note ; 4/10




lundi 24 novembre 2025

Chair pour Frankenstein de Paul Morrissey et Andy Warhol, 1973

 

CHAIR POUR FRANKENSTEIN

De Paul Morrissey, Andy Warhol et Antonio Margheriti

1973

Etats unis/France/Italie

Avec Udo Kier, Joe d’Alessandro, Dalila di Lazzaro, Nicoletta Elmi, Arno Juerging, Monique Van Vooren, Srdjan Zelenovic, Marco Liofredi

Film fantastique/Horreur/Erotisme

95 minutes

Aka Flesh for Frankenstein

Blu ray édité chez Sidonis Calysta et Vinegar Syndrome

VHS édité chez René Château

Synopsis :

Le docteur Frankenstein tente de créer des êtres humains à partir de cadavres. Avec son assistant, il n'hésite pas à tuer pour trouver sa matière première…

(source : Wikipedia)

Mon avis ;

Reprenant le mythe bien connu du docteur Frankenstein, « Chair pour Frankenstein » est un film extrême avec beaucoup de sexe et de gore, il s’inscrit dans la lignée des films d’horreur gratinés italien des années 70 frôlant le vomitif et revendiquant la déviance, il est donc évident qu’il ne s’adresse pas à tous les publics et que tout cinéphile qui se lance dans le visionnage de ce métrage se devra d’avoir le cœur bien accroché !

J’apprends ce jour que Udo Kier est décédé, « Chair pour Frankenstein » est sans doute LE rôle de sa vie (avec aussi « Du sang pour Dracula »), cet acteur est fabuleux et doté d’un charisme phénoménal ; barré et habité par le personnage qu’il incarne, Udo Kier irradie la pellicule de l’entame à l’issue !

La mise en scène est ultra soignée, tout comme les décors et les paysages jouxtant le château :  on est dans le baroque le plus total !

Morrissey et Warhol ont pris le parti pris d’alterner les séquences raffinées avec les plans vraiment dégueux (les cicatrices qui s’ouvrent avec l’hémoglobine qui part, un passage à la limite de la nécrophilie, des organes et de la tripaille en veux tu en voilà, éviter de voir « Chair pour Frankenstein » après avoir mangé, c’est un film très malaisant et qui peut mettre la gerbe aux plus fragiles d’entre vous)…

Un souci scénaristique également avec les identités de la baronne et du baron : sont-ils mari et femme ou frère et sœur ? on n’y comprend rien, un coup Frankenstein appelle la baronne sa femme puis après sa sœur ! cela voudrait dire que leurs enfants sont consanguins ? ils ne semblent pas l’être…

Les effets gore de Carlo Rambaldi sont saisissants et parfaitement coordonnés, ils renforcent encore plus le malaise (décapitation, main tranchée, éventrations diverses) ; tout le monde est bien à sa place pour faire fonctionner le film plein pot, « Chair pour Frankenstein » est donc une œuvre magistrale qui ravira les goreux tout comme les fantasticophiles adeptes de Mary Shelley ; si vous êtes lassés ou sevrés par les films de la Hammer, vous trouverez un exutoire avec cette version qui y va frontalement dans le gore et le sexe, ça se vit comme une expérience de cinéma…

Le plan final s’inscrira dans toutes les mémoires…

Le blu ray édité par Sidonis Calysta bénéficie d’une image parfaite et idéale pour découvrir ce film, les bonus sont bien fournis (avec Christophe Gans) et l’édition collector possède un livret rédigé par Marc Toullec…

Bref, en deux mots : coffret immanquable et achat indispensable !

ON FONCE !!!!

Note ; 9/10




samedi 25 octobre 2025

Alien Romulus de Fede Alvarez, 2024

 

ALIEN ROMULUS

De Fede Alvarez

2024

Etats unis

Avec Cailee Spaeny, Robert Bobrockzyi, Isabela Merced, David Jonsson, Ian Holm, Archie Renaux  

Science-fiction

119 minutes

Synopsis :

9 février 2142. Un vaisseau automatisé appartenant à la compagnie Weyland-Yutani récupère un cocon dérivant dans l'espace au milieu des débris du vaisseau Nostromo. Ce morceau est ramené sur la station Renaissance et ouvert.

(source : Wikipedia)

Mon avis :

Alors voici le nouvel opus de la mythique saga des « Alien », l’action se situe chronologiquement entre le premier de Ridley Scott et le deuxième de James Cameron et soyons clairs et nets : c’est une immense réussite !

Bénéficiant d’un budget colossal, « Alien Romulus » est parfaitement à la hauteur des précédents et s’inscrit très bien dans la continuité instaurée et propre à la saga, à savoir, science-fiction/action/gore…

Tous les acteurs sont jeunes et méconnus du grand public et s’en sortent très bien, l’atmosphère devient très vite étouffante et l’étau se resserre inexorablement avec des séquences angoissantes voire terrifiantes, Fede Alvarez sait comment faire pour distiller la peur et bourre son film de clins d’œil (on pense beaucoup au Cameron), il dirige ses acteurs de manière impeccable, personne ne surjoue et ça reste crédible de bout en bout (Andy l’androïde n’hésite pas à sacrifier la fille enceinte !), on peut dire que « Alien Romulus » est parfois cruel même !

C’est un segment très moderne et fascinant, dans les échelons niveau qualité si on le compare aux autres, « Alien Romulus » tient la dragée haute et n’a pas à rougir par rapport à ses prédécesseurs, le spectateur fanatique de la saga se régalera et les cinéphiles simples ne pourront qu’à apprécier un grand spectacle de space opera qui se déroule pratiquement en permanence dans un huis clos, on est pris dans l’histoire et rien ne nous fait décrocher jusqu’à l’issue…

Bourré de bonnes idées, « Alien Romulus » nous fait plaisir en reprenant des gimmicks comme les fusils mitrailleurs utilisés par les Marines dans « Aliens » de 1986 et même la fameuse réplique « Lâche là, sale pute ! » envoyée par Ripley à la reine alien !

Bref, ça barde grave, très peu de temps morts, on a à peine le temps de reprendre son souffle qu’une scène est assénée dans la seconde pour nous en mettre plein la tronche, l’action est vive et très tonique !

Même si la dynamique est surpuissante, « Alien Romulus » prend aussi le temps d’évoquer des thématiques plus graves voire dramatiques (le fait d’être orphelin, la survie à tout prix, la solidarité de la fratrie, la peur de mourir dans des conditions atroces…).

« Alien Romulus » est une grande réussite et s’inscrit fidèlement dans la saga, Fede Alvarez a rempli son contrat et peut être fier ; les décors et la musique confèrent à renforcer la qualité de ce métrage que je ne peux que vous recommander chaudement !

Très très bon !

Note : 8.5/10




mardi 7 octobre 2025

Godzilla Minus One de Takashi Yamazaki, 2023

 

GODZILLA MINUS ONE

De Takashi Yamazaki

2023

Japon

Avec Ryunosuke Kamiki, Minami Hamabe

Film fantastique Kaijus

125 minutes

Saga des Godzilla

Budget : 15 000 000 dollars

Synopsis :

Le Japon se remet à peine de la Seconde Guerre mondiale, qu'un péril gigantesque émerge au large de Tokyo. Koichi, un déserteur traumatisé par sa première confrontation avec Godzilla, voit là l'occasion de racheter sa conduite pendant la guerre.

(source : internet)

Mon avis :

Rendons à César ce qui appartient à César ! « Godzilla Minus One » est un retour aux sources au pays du soleil levant et clairement c’est le meilleur opus depuis des lustres !

Si on compare aux autres (notamment le pachydermique film de Roland Emmerich), Yamazaki insuffle une dimension dramatique à ce segment (l’action de passe en 1947) inédite, les acteurs sont excellents et on est servis dans la présence de Godzilla (à peine 10 minutes pour respirer et il apparait tout de suite !)…

« Godzilla Minus One » est un métrage qui tient du miracle à tous les niveaux, tout est calibré à fond ; les scènes de dévastations sont terribles et Yamazaki et son équipe alterne des moments creux de tension avec des passages de baston pure qui n’ont rien à envier à « Cloverfield », le budget est colossal et rien ne semble pouvoir arrêter l’impact du film qui tétanise souvent et impressionne en permanence, on est en présence de méga balaise, ce qui n’empêche pas le plaisir d’être au rendez-vous !

« Godzilla Minus One » est le témoignage d’un boulot de dingues, il fait grand honneur à la franchise et se suit avec délectation (les deux heures passent impeccablement)…

Evitant les redondances mais bien au contraire bonifiant la saga dans sa continuité, « Godzilla Minus One » n’oublie pas son rôle premier de blockbuster et divertit comme il se doit, on est scotchés et on ne s’ennuie pas !

Tout est en japonais avec sous titres en français mais ce n’est pas gênant et n’empêche en aucun cas de suivre le film ni de l’apprécier…

La scène avec le bus dépasse les américains au niveau du spectaculaire et est extrêmement bien réalisée, on peut s’aventurer sans difficultés en osant dire que c’est du jamais vu !

« Godzilla Minus One » régénère totalement le mythe « Godzilla » et, outre qu’il fédèrera tous les publics, ça reste un spectacle fabuleux !

La rigueur des Japonais et leur sens du travail bien fait s’additionnent pour donner un résultat hyper direct et carré…

Au visionnage et au final, on s’en prend plein la tronche et on est heureux ; tous les cinéphiles, qu’ils soient public lambda ou puristes de la saga des « Godzilla », y trouveront leur compte…

On a ici une version Emmerich version pays du soleil levant, blindée en émotion et surboostée par des effets spéciaux phénoménaux qui dépassent  son homologue américain (les yankees sont battus à plat de couture !)…

Aucun doute là-dessus, « Godzilla Minus One »  est un chef d’œuvre !

Ceux qui aiment les films rigoureux seront servis et tous les autres vont se régaler et hallucineront…

Une bombe, bravo Monsieur Yamazaki !!!!!

Note : 9/10