L’INSPECTEUR
HARRY
De
Don Siegel
1971
Etats
unis
Avec Clint Eastwood, Andrew Robinson, Josef Sommer,
John Mitchum, John Vernon, Reni Santoni
98
minutes
Aka
Dirty Harry
Musique
de Lalo Schifrin
Polar
violent
Synopsis :
Alors qu'une jeune femme se baigne dans une
piscine située sur un toit de San Francisco, un homme l'assassine à l'aide d'un
fusil de calibre .30-06
Springfield. Chargé de
l'enquête, l'inspecteur de la police de San Francisco Harry
Callahan retrouve
une douille usagée sur un toit situé non loin
du lieu du crime et un message d'un dénommé « Scorpion ». Le message
réclame une rançon, faute de laquelle le tueur en série tuera une personne par jour.
(source : Wikipedia)
Mon
avis :
Premier
segment d’une série de cinq films, « L’inspecteur Harry » marque un
tournant dans l’histoire du polar urbain américain…
Incarné
par un Clint Eastwood en grande forme, le film n’en est pas moins extrêmement
violent et franchit des limites, notamment à cause d’un racisme affiché et revendiqué,
c’est un film policier décomplexé qui frôle le film facho malgré une action
haletante et passionnante, il faut avoir les nerfs solides et le tueur en série
« Scorpion » nous fait froid dans le dos, son côté psychotique rend
crédible sa dangerosité et l’acteur Andrew Robinson volerait presque la vedette
à un Eastwood monolithique et déterminé…
Autant
vous dire que ça barde !
Bourré
de passages cultes, « L’inspecteur Harry » laisse au spectateur un
souvenir imparable et impérissable et cinquante ans plus tard, le film n’a pas
vieilli…
Grâce
à une dynamique et un dynamisme brut de décoffrage, « L’inspecteur Harry »
s’installe instantanément au rang de film culte et de personnage iconique du
cinéma américain…
Le
début met directement dans l’ambiance et provoque le malaise, on comprend qu’on
a affaire à un tueur complètement givré et cela ne sera pas une partie de
plaisir !
Seul
bémol, le scénario est grossier et peu crédible, surtout la fameuse « présomption
d’innocence » dont bénéficie Scorpion qui n’est pas du tout en accord et
raccord avec les investigations de Harry Callahan !
On
dirait que les autorités ne font pas confiance à Eastwood/Callahan alors que
justement il est sur le point de résoudre son enquête et d’assembler la mosaïque
finale pour coincer Scorpion…
Désavoué
par ses supérieurs, Callahan va prendre le taureau par les cornes et finir le
boulot manu militari (le final est incroyable et fait entrer le film dans la
légende)…
La
musique de Lalo Schifrin est bien ancrée dans le style des années 70 et apporte
une plus – value immédiate à la qualité du film, elle s’articule parfaitement
dans l’action et renforce l’intérêt que l’on a à suivre le film, captivant de
bout en bout…
Dans
l’ensemble, « L’inspecteur Harry » est un polar de très haut niveau
qui arrivera sans problème à contenter les cinéphiles, même les plus exigeants…
« L’inspecteur
Harry » rentre dans la tradition des grands polars urbains, violents et
avec des personnages inoubliables, la réalisation de Don Siegel est appliquée
et le timing des séquences s’accorde quasiment à la perfection…
Un
sacré film à avoir vu au moins une fois dans sa vie, il s’inscrit dans les
classiques du genre !
Note :
9/10





