vendredi 22 mai 2026

L'inspecteur ne renonce jamais de James Fargo, 1976

 

L’INSPECTEUR NE RENONCE JAMAIS

De James Fargo

1976

Etats unis

Avec Clint Eastwood, Tyne Daly, Harry Guardino, Deveren Bookwalter, Samantha Doane, John Mitchum

Polar

96 minutes

Musique de Jerry Fielding

Aka The enforcer

Synopsis :

Quelques années après avoir vaincu l'escadron de la mort[1]Harry Callahan enquête sur un groupe terroriste appelé la « Force de Frappe du Peuple » (People's Revolutionary Strike Force en VO), dont le chef Bobby Maxwell est vétéran du Vietnam et rayé de l'armée à cause de sa schizophrénie. Cette organisation extrémiste réclame deux millions de dollars à la ville de San Francisco.

Irrité par la violence qu'utilise Harry ainsi que par les dégâts qu'il a fait lors d'une prise d'otage au début du film, le capitaine McKay décide de le muter au service du personnel. Il fait partie du jury pour un examen d'embauche, où le maire a donné l'ordre d'accepter cinq hommes et trois femmes futurs inspecteurs. Harry décourage une des candidates, Kate Moore, qui n'a aucune expérience du terrain, à devenir inspecteur. Néanmoins, Kate est embauchée d'office et devient le second de Callahan.

(source : Wikipedia)

Mon avis :

Troisième segment de la saga culte des « Dirty Harry », ce « Enforcer » est un excellent polar toujours autant rythmé avec un Clint en roue libre et en grande forme…

L’histoire est très diversifiée puisqu’on a affaire à des terroristes complètement déjantés qui dérobent des armes dans un entrepôt militaire, puis une caste dirigée par un schizophrène très dangereux et pour pimenter l’intrigue Callahan est affublé contre son gré d’une collègue novice qui n’est jamais allée sur le terrain !

Ça s’avère donc corsé pour notre inspecteur et une tension soudaine finira par s’effacer au profit d’une complicité entre les deux collègues, Eastwood devant laisser sa misogynie au vestiaire…

Les scénaristes ont opté pour des passages dramatiques et le final sera triste et sans aucune pitié…

Comme toujours, énormément d’action et de fusillades mais aussi une poursuite pédestre qui fera date…

On ne s’ennuie pas et on est pris dans une dynamique qui ne laisse pas le temps de souffler…

La perversité des terroristes avec la blonde en short qui appate le chaland, ça fait mouche et certaines scènes sont parfois cruelles…

Sans être le meilleur de tous les segments (« Magnum force » est largement supérieur), « L’inspecteur ne renonce jamais » se suit agréablement et est facile à visionner…

Il n’y a plus Lalo Schifrin à la musique mais c’est tout de même très sympa…

Si vous êtes sensible vous pourrez verser une larme au final…

Bref, une nouvelle fois Clint Eastwood tape dans le mille et ce n’est pas redondant, il sait décliner le personnage de Dirty Harry en variant les éléments scénaristiques, ce qui est tout à son honneur…

A voir absolument !

Note : 8/10




La guerre des gangs de Lucio Fulci, 1980

 

LA GUERRE DES GANGS

De Lucio Fulci

1980

Italie

Avec Fabio Testi, Marcel Bozzuffi, Ivana Monti, Venantino Venantini, Ofelia Meyer, Guido Alberti

97 minutes

Polar extrêmement violent

Musique de Fabio Frizzi et Giorgio Tucci

Blu ray édité chez Artus films

DVD édité chez The Ecstasy of films

Aka The smuggler

Aka Contraband

Aka Luca le contrebandier

Synopsis :

Le film suit Luca Di Angelo qui mène une vie tranquille et confortable de trafiquant de cigarettes à Naples, lorsque son frère Micky est assassiné devant ses yeux. Les autres contrebandiers sont décimés à leur tour. Il s'avère bientôt qu'un nouveau venu, le « Marseillais », a l'intention de vendre de la drogue en ville. Implacable et sadique, il est prêt à tout pour y parvenir même à éliminer ses concurrents. L'affrontement est inévitable.

(source : Wikipedia)

Mon avis :

Oh punaise ! quelle raclée ce film !!!!!

Selon moi c’est le film le plus violent de Fulci avec « L’éventreur de New York », c’est aussi son meilleur métrage hors films de zombies, ça déménage à fond  et Fabio Frizzi signe sa meilleure musique et de loin !

« La guerre des gangs » c’est du hyper lourd, du no limits total, un polar ultra brutal qui barde sa mère comme pas possible, ça dépasse l’entendement…

Des thématiques comme la vie de famille bafouée face aux obligations de trafic de la part de Luca, mais aussi une violence rude avec des passages misogynes et notamment une scène de viol  particulièrement terrible (à ne pas montrer à tout le monde surtout aux féministes) et une action incroyable avec un sens de la dynamique qui impulse l’histoire (la discothèque, la soufrière, le champ de courses), sérieusement le père Fulci réussit un sans faute !

Fabio Testi tient le rôle de sa carrière et Marcel Bozzuffi est la pire des ordures, il sera châtié comme il se doit mais après pléthore de meurtres, on a rarement vu un film aussi kiffant et maitrisé, mais pour les néophytes il faut s’accrocher !

Fulci était en état de grâce et donne une énorme plus value à sa carrière avec « La guerre des gangs », les capacités d’attractivité sont énormes et le spectateur est pris dans l’histoire de l’entame jusqu’à l’épilogue…

Les maquillages gore (car il y en a !) sont très bien réalisés et on n’a jamais le temps de s’ennuyer, on est pris dans un tourbillon d’action qui y va plein pot et rien ne semble arrêter la frénésie d’un rythme effréné jusqu’à l’extrême…

« La guerre des gangs » est un chef d’œuvre absolu à recommander clairement aux cinéphiles fans de polars italiens, on est dans le haut du panier, dans le must have total…

Après l’édition DVD de l’ami Christophe Cosyns et The Ecstasy of films, voilà ty pas que Artus films nous sort un blu ray !

Cette édition est immanquable avec en bonus le disque de la musique !!!!!

C’est l’occasion pour revoir ce film fameux qui fera date dans l’histoire du polar…

Rien à dire de plus, tout est parfait, on se prend une volée pendant 97 minutes et si vous ne devez acheter que deux films en blu ray cette année, que ce soit « La guerre des gangs » et « Open season » aka « La chasse sanglante » qui sort le mois prochain chez Le chat qui fume !

On peut dire qu’on a été gâtés cette année !

20/20




mercredi 22 avril 2026

Magnum force de Ted Post, 1973

 

MAGNUM FORCE

De Ted Post

1973

Etats unis

Avec Clint Eastwood, David Soul, Mitchell Ryan, Hal Holbrook, Felton Perry, Tim Matheson, Robert Urich

Film policier/action

118 minutes

Scenario de John Milius et Michael Cimino

Musique de Lalo Schifrin

Synopsis :

La ville de San Francisco est secouée par une série de mystérieuses exécutions punitives de criminels présumés.

Les cibles sont des proxénètes, des trafiquants et des assassins.

L'inspecteur Harry Callahan est chargé de l'affaire, mais Briggs, son supérieur, lui met des bâtons dans les roues en lui assignant un nouvel équipier inexpérimenté.

(source : internet)

Mon avis :

Deuxième volet des « Inspecteur Harry », ce « Magnum force » surpasse le premier et s’avère surprenant surtout dans la richesse du scénario et dans la continuité des rebondissements…

Dès le début, le spectateur cinéphile savoure la technique des plans et la méthode de filmage, on est dans du GRAND cinéma, du GRAND polar dans la plus pure tradition hollywoodienne et on s’immerge instantanément dans une intrigue sans jamais décrocher jusqu’au final (et quel final !)…

En plus il y a des scènes d’action et des cascades incroyables, tout est hyper bien millimétré et d’une grande modernité pour l’époque, « Magnum force » est une réussite complète, les séquences s’enchainent à un rythme infernal, la cadence est frénétique…

Le premier « Dirty Harry » était plutôt simple (le tueur Scorpio à neutraliser, point barre) ici on a un film complexe avec un postulat de « vigilance », un « vigilante movie » mais cette fois appliqué par les flics eux-mêmes, en toute illégalité et qui veulent nettoyer de la pègre la ville de san Francisco manu militari et sans la moindre pitié (une balle en pleine tête)…

Que ce soit des politiciens véreux et magouilleurs acquittés à leur procès, un proxénète salopard qui empoisonne ses prostituées ou des partouzeurs riches et cocaïnomanes, tout le monde est exterminé !

Eastwood/Callahan semble être le policier providentiel pour enrayer et endiguer le massacre mais son supérieur (excellent Hal Holbrook) ne va pas lui faciliter la tâche voire le bloquer dans ses investigations, et on comprend tout à la fin, ses motivations sont expliquées et justifiées et ça va barder ! le père Eastwood obtiendra enfin gain de cause, après en avoir bavé !

Scénario signé Michael Cimino et John Milius, musique efficace de Lalo Schifrin, « Magnum Force » est un pur régal, la quintessence totale du polar vintage violent, on se prend un pied de cinéphile durant les deux heures de visionnage !

« Magnum force » bonifie le mythe de l’Inspecteur Harry, qui souffrait dans le précédent d’un côté « fasciste », ici cette idéologie douteuse est gommée et Ted Post se concentre plus sur l’action et les rebondissements, le tout appuyé par des cascades très impressionnantes et parfaitement coordonnées…

Franchement, ce film est une pure tuerie et tout cinéphile se doit de le voir impérativement, on se prend une raclée, c’est généreux et sincère, on n’est pas du tout pris pour des cons !

A voir sans faute, impossible d’être déçu !

Note : 10/10




lundi 30 mars 2026

L'inspecteur Harry de Don Siegel, 1971

 

L’INSPECTEUR HARRY

De Don Siegel

1971

Etats unis

Avec Clint Eastwood, Andrew Robinson, Josef Sommer, John Mitchum, John Vernon, Reni Santoni

98 minutes

Aka Dirty Harry

Musique de Lalo Schifrin

Polar violent

Synopsis :

Alors qu'une jeune femme se baigne dans une piscine située sur un toit de San Francisco, un homme l'assassine à l'aide d'un fusil de calibre .30-06 Springfield. Chargé de l'enquête, l'inspecteur de la police de San Francisco Harry Callahan retrouve une douille usagée sur un toit situé non loin du lieu du crime et un message d'un dénommé « Scorpion ». Le message réclame une rançon, faute de laquelle le tueur en série tuera une personne par jour.

(source : Wikipedia)

Mon avis :

Premier segment d’une série de cinq films, « L’inspecteur Harry » marque un tournant dans l’histoire du polar urbain américain…

Incarné par un Clint Eastwood en grande forme, le film n’en est pas moins extrêmement violent et franchit des limites, notamment à cause d’un racisme affiché et revendiqué, c’est un film policier décomplexé qui frôle le film facho malgré une action haletante et passionnante, il faut avoir les nerfs solides et le tueur en série « Scorpion » nous fait froid dans le dos, son côté psychotique rend crédible sa dangerosité et l’acteur Andrew Robinson volerait presque la vedette à un Eastwood monolithique et déterminé…

Autant vous dire que ça barde !

Bourré de passages cultes, « L’inspecteur Harry » laisse au spectateur un souvenir imparable et impérissable et cinquante ans plus tard, le film n’a pas vieilli…

Grâce à une dynamique et un dynamisme brut de décoffrage, « L’inspecteur Harry » s’installe instantanément au rang de film culte et de personnage iconique du cinéma américain…

Le début met directement dans l’ambiance et provoque le malaise, on comprend qu’on a affaire à un tueur complètement givré et cela ne sera pas une partie de plaisir !

Seul bémol, le scénario est grossier et peu crédible, surtout la fameuse « présomption d’innocence » dont bénéficie Scorpion qui n’est pas du tout en accord et raccord avec les investigations de Harry Callahan !

On dirait que les autorités ne font pas confiance à Eastwood/Callahan alors que justement il est sur le point de résoudre son enquête et d’assembler la mosaïque finale pour coincer Scorpion…

Désavoué par ses supérieurs, Callahan va prendre le taureau par les cornes et finir le boulot manu militari (le final est incroyable et fait entrer le film dans la légende)…

La musique de Lalo Schifrin est bien ancrée dans le style des années 70 et apporte une plus – value immédiate à la qualité du film, elle s’articule parfaitement dans l’action et renforce l’intérêt que l’on a à suivre le film, captivant de bout en bout…

Dans l’ensemble, « L’inspecteur Harry » est un polar de très haut niveau qui arrivera sans problème à contenter les cinéphiles, même les plus exigeants…

« L’inspecteur Harry » rentre dans la tradition des grands polars urbains, violents et avec des personnages inoubliables, la réalisation de Don Siegel est appliquée et le timing des séquences s’accorde quasiment à la perfection…

Un sacré film à avoir vu au moins une fois dans sa vie, il s’inscrit dans les classiques du genre !

Note : 9/10




samedi 7 mars 2026

Les évadés de l'espace de Kinji Fukasaku, 1978

 

LES EVADES DE L’ESPACE

De Kinji Fukasaku

1978

Japon

Avec Vic Morrow, Sonny Chiba, Philip Casnoff, Etsuko Shihomi, Junkichi Orimoto, Hiroyuki Sanada

Space opéra/Fantastique

Blu ray édité chez Carlotta

105 minutes

Synopsis :

L'histoire se passe en l'an 5001 sur la planète Jillucia qui a été pratiquement détruite par les Gavanas. Ceux-ci sont gouvernés par Rockseia 12 et sa mère, Mother Dark. Le roi Kaiba de la planète Jillucia décide de combattre les Gavanas. En dernier recours, le chef des survivants Jilluciens s'en remet au Dieu Liabé en dispersant huit noix divines à travers l'univers qui, selon la légende, seront capables de découvrir les huit valeureux guerriers qui uniront leurs forces en vue de libérer Jillucia. Le premier d'entre eux sera Shiro.

(source : Wikipedia)

Mon avis :

Pompage complet de « Star wars », « Les évadés de l’espace » est une version nipponne de la saga de George Lucas qui reprend quasiment plan par plan le film de 1977…

Ça a coûté très cher, un des plus gros budgets de l’histoire du cinéma japonais, mais malheureusement le film a très mal vieilli…

Lucas pourra dormir sur ses deux oreilles, Fukasaku ne possède pas son talent et ne lui arrive jamais à la cheville…

C’est flagrant que c’est un plagiat total, on a limite la honte, les scénaristes ne se sont vraiment pas foulés et l’histoire avec les noix est ridicule et incompréhensible !

De plus les acteurs sont laids surtout la sorcière, répugnante, et certains passages sont limites (on a l’impression d’être pris pour des idiots), le guerrier qui saute en parachute dans l’espace et le robot aussi (sic) c’est quoi ce foutoir ?????

A l’époque ça pouvait paraitre fun mais 5 décades plus tard même le côté vintage ne sauve pas l’ensemble…

« Les évadés de l’espace » est un film pesant et souvent chiant, il préfigure la série « San Ku Kai » qui viendra l’année suivante et cet embryon se révèle moins dynamique que la série, elle est boostée par la musique d’Eric Charden, plus value énorme qui donne de l’entrain à l’action ; si seulement la musique de Charden avait été insérée dans le film, cela aurait tout bonifié !

Bref, on s’ennuie plus que l’on prend plaisir au visionnage et le film s’oublie très vite…

Reste le final, l’anéantissement de la base des Gavanas, il faudrait vérifier mais si ce n’a pas été fait, George Lucas pouvait porter plainte, la course poursuite est à l’identique que celle avec Skywalker lorsqu’il détruit l’étoile noire…

« Les évadés de l’espace » souffre d’un grand manque d’entrain et se créée un handicap dès le départ en plagiant de façon flemmarde SW…

A la rigueur il pouvait reprendre quelques éléments et insérer des trouvailles propres au cinéma japonais, ici Fukasaku ne s’est vraiment pas foulé, se reposant sur un budget très confortable mais avec un manque d’originalité flagrant (tout le monde connait « Star wars », il fallait anticiper qu’un plagiat serait ultra casse gueule)…

Le seul avantage, c’est qu’après avoir vu « Les évadés de l’espace », on n’a qu’une envie : se refaire les Star wars !

Cela ne laisse vraiment pas un souvenir impérissable…

Note : 4/10




samedi 14 février 2026

Danse macabre d"Antonio Margheriti et Sergio Corbucci, 1964

 

DANSE MACABRE

D’Antonio Margheriti et Sergio Corbucci

1964

Italie/France

Avec Barbara Steele, Georges Rivière, Margaret Robsham, Montgomery Glenn, Arturo Dominici, Sylvia Sorrente

87 minutes

Film d’épouvante gothique

Blu ray édité chez Artus films

Musique de Riz Ortolani

D’après Edgar Poe

Synopsis :

De sombres esprits hanteraient le Château de Providence et, selon la légende, quiconque y passerait la nuit trépasserait.

Pour le journaliste Alan Foster, tout cela n'est que balivernes et il décide de s'y installer au coucher du soleil.

Dès lors, le cauchemar commence.

(source : Internet)

Mon avis :

Avec « Danse macabre » on est au zénith du film gothique italien, tout est sublime et l’histoire est captivante du début à l’issue, il s’agit d’un huis clos nocturne qui se passe dans les pièces d’un manoir, comme dans nombre de films de Mario Bava, toute l’intrigue est basée sur les décors qui font partie intégrante du métrage…

La rigueur absolue est de mise et pas moins de trois cadors du cinéma italien ont contribué à la réussite de « Danse macabre » : Antonio Margheriti, Sergio Corbucci et Ruggero Deodato (qui était assistant), le résultat est phénoménal et la prestation de la belle Barbara Steele est imparable,  elle dégage un sentiment d’érotisme teinté de malaise ; c’est en fait un lieu où végètent des spectres, ce qui renforce l’aspect anxiogène et cela jette le trouble, que ce soit pour le pauvre Alan Foster mais aussi pour le spectateur, pris en tenaille entre la répulsion et la fascination…

Le noir et blanc et la magnifique musique de Riz Ortolani confèrent à l’angoisse disséminée sur près d’une heure et demie, chaque séquence initiale sert de passerelle à la suivante et la narration est exemplaire ; très vite « Danse macabre » devient étouffant et on a qu’une hâte : connaitre le final et espérer que Foster s’en sortira vivant !

Film hyper atmosphérique (comme beaucoup de films gothiques italiens de cette époque), « Danse macabre » se suit comme un nectar cinématographique, on tremble mais on se régale !

Antonio Margheriti est alors à son apogée et Barbara Steele, déjà accédée au rang de vedette, trouve ici une porte dans sa carrière l’érigeant comme actrice culte au statut mondial, elle a prouvé auparavant ses capacités mais avec « Danse macabre » son aura et son pouvoir d’attraction sont entérinés !

C’est fabuleux à tous les niveaux et tout cinéphile fan de cinéma gothique ne pourra qu’acquiescer au visionnage devant ce monument ultime du genre…

Par chance et pour notre bonheur, le film est édité par Artus films dans un superbe blu ray remastérisé en 2K avec une image à couper le souffle, c’est dire si on doit se le procurer impérativement, ce qui permettra de redécouvrir ce film assez rare et pilier du gothique latin…

Réservé aux cinéphiles spécialistes, « Danse macabre » est du très haut niveau, d’un autre âge de cinéma certes, mais qui n’a rien perdu de son pouvoir attractif, plus de 60 ans après…

Le triplé Margheriti/Corbucci/Deodato fonctionne plein pot et place toutes les espérances dans la qualité du film, on se prend une claque de folie…

Terrible ce film !

Note : 9/10




dimanche 25 janvier 2026

PREDATOR 2 de Stephen Hopkins, 1990

 

PREDATOR 2

De Stephen Hopkins

1990

Etats unis

Avec Danny Glover, Bill Paxton, Maria Conchita Alonso, Robert Davi, Kevin Peter Hall, Gary Busey, Calvin Lockhart

108 minutes

Action/Fantastique

Musique d’Alan Silvestri

Synopsis :

Los Angeles, 1997. Les gangs tiennent le haut du pavé et déclenchent des batailles rangées contre une police débordée.

Une créature invisible s'en prend à tous ceux qui portent une arme et usent de violence.

Le lieutenant Mike Harrigan mène l'enquête et découvre que la grande ville est devenue le terrain de chasse d'un prédateur extraterrestre.

(source : internet)

Mon avis :

Suite du premier « Predator », l’action se déroule dix ans plus tard avec la venue d’un autre prédator qui va s’insérer en pleine guerre des narcotrafiquants et de la police de Los Angeles…

Il faut être clair, le film privilégie avant tout l’action, à grand renfort d’explosions et de fusillades, Hopkins mise tout sur le bourrinage et il s’en sort, ma foi, pas si mal…

L’arrivée du prédator va décupler la violence avec beaucoup de passages sanguinolents et des effets gore assez réussis ; l’interprétation des comédiens est honnête et le film se suit avec facilité, le rythme rapide fait que l’on ne s’ennuie pas…

« Predator 2 » est ponctué de séquences chocs (les cadavres sont pendus par les pieds, les trafiquants carburent à la cocaïne, ils s’en mettent plein de naseaux de façon crédible, les blessures à l’arme blanche sont réalistes) et toujours la vision subjective de la créature en mode infrarouge (comme dans le premier)…

Il y a pas mal de scènes nocturne qui amplifient le malaise provoqué, comme une sensation de piège et d’enfermement…

A ce titre la scène dans le métro est la plus réussie, elle sert de levier pour rehausser la tension et s’insère impeccablement dans la continuité de l’histoire…

Dans l’ensemble on peut donc dire que « Predator 2 » est un très bon film d’action, dans la même lignée des autres actioners SF du début des années 90, il trouvera largement sa place pour contenter les cinéphiles et, malgré qu’il n’égale pas le précédent, ça reste du bon boulot !

Ici on ne réfléchit pas trop, on agit et c’est tout à l’honneur et à ce qu’on est en droit d’attendre d’un film de ce calibre, « Predator 2 » casse la baraque, ça passe ou ça casse et c’est tant mieux, cette énergie déployée fait beaucoup de bien !

Je vous recommande donc de le visionner, c’est un plaisir coupable, vous pouvez laisser votre cerveau aux vestiaires et il faut contempler le spectacle, c’est un régal total !

Note : 7/10


dimanche 4 janvier 2026

Du sang pour Dracula de Paul Morrissey et Andy Warhol, 1974

 

DU SANG POUR DRACULA

De Paul Morrissey et Andy Warhol

1974

Italie/France/Etats unis

Avec Udo Kier, Vittorio de sica, Joe d’Alessandro, Roman Polanski, Stefania Casini, Arno Juerging, Dominique Darel

106 minutes

Film d’horreur

Aka Blood for Dracula

Blu ray édité chez Sidonis Calysta

Synopsis :

Pour survivre, le comte Dracula doit consommer régulièrement du sang de jeunes filles vierges. Mais la libération sexuelle est passée par là et la virginité devient une denrée rare. Il croyait pouvoir se fournir abondamment auprès d'une famille d'aristocrates désargentés comptant quatre filles, mais il découvre au fur et à mesure qu'elles ne sont pas si pures qu'elles le prétendent.

(source : Internet)

Mon avis :

Nom de Zeus, quel film !!!!!!!!

J’ai vu beaucoup de films de vampires et de Dracula mais celui-ci est à part !

Dès le début on est happés dans l’histoire, la motivation de Dracula est simple et limpide, c’est une œuvre magnifique et totalement baroque, le tout amplifié par une mise en scène léchée et des compositions d’acteurs de hyper haut niveau…

Morrissey s’est entouré des plus grands et la direction d’acteurs est impressionnante…

Tous les cinéphiles auront reconnu Roman Polanski dans le rôle du joueur de cartes lors de la scène de l’auberge, Udo Kier est en roue libre (il est fabuleux) et le grand metteur en scène Vittorio de Sica fait également partie de l’aventure, tous les comédiens sont impliqués comme jamais, pareil que dans le binôme « Chair pour Frankenstein », les deux métrages s’articulent à merveille et leur complémentarité est un régal, tout cinéphile se doit d’avoir visionné ces monuments du cinéma d’horreur des années 70…

« Du sang pour Dracula » comporte des passages d’anthologie,  avec la scène du pain gorgé de sang ou les moments de maladie du comte quand ce dernier vomit le sang frelaté d’une fille qu’il croyait vierge (le film est très rude et s’adresse à un public averti, cela va de soi !)…

La musique est somptueuse et mélancolique, elle rehausse l’ambiance dramatique avec brio ; quant au final, vous allez tous halluciner, on atteint des sommets dans le gore !

La pathologie du comte est crédible et on suit avec le plus grand intérêt ses déambulations et son voyage en Italie en quête de sang pur, on a même de la sympathie pour lui, espérant qu’il atteindra son but…

Non là franchement « du sang pour Dracula » c’est un régal absolu, je ne peux que vous encourager à le voir, surtout que le coffret BR 4K de Sidonis Calysta est remarquable et rend honneur au film qui a plus de 50 ans au compteur, le plaisir est au rendez-vous avec une image magnifique et des paysages à tomber par terre…

Udo Kier nous démontre et nous prouve une nouvelle fois qu’il possède des capacités d’acteur sans failles et l’ambiance baigne tout le long dans un climat de folie, bien barrée avec pas mal de scènes de sexe…

Globalement doté d’un esthétisme foudroyant, « Du sang pour Dracula » s’inscrit comme un fleuron des films vampiriques extrêmes des années 70, loin devant les films de la Hammer qui s’apparentent avec une marque de fabrique plus sage…

Très osé et immanquable, « Du sang pour Dracula » est à visionner impérativement si on a le cœur bien accroché, ce n’est pas pour rien que René Château l’a sorti dans sa collection à l’époque…

Un grand merci une nouvelle fois à l’éditeur Sidonis  Calysta qui nous offre l’occasion d’une réhabilitation avec un coffret somptueux…

MUST HAVE

Note : 9/10