mercredi 21 février 2024

Ne réveillez pas un flic qui dort de José Pinheiro, 1988

 

NE REVEILLEZ PAS UN FLIC QUI DORT

De José Pinheiro

1988

France

Avec Alain Delon, Michel Serrault, Xavier Deluc, Serge Reggiani, Féodor Atkine, Bernard Farcy, Philippe Nahon

Film policier

97 minutes

Synopsis :

La nuit, un nombre considérable de trafiquants de drogues, de proxénètes, pédophiles et autres gangsters libérés faute de preuves sont assassinés avec une grande cruauté.

Le massacre est l'œuvre d'une organisation secrète, Fidélité de la police, que le commissaire principal Roger Scatti (Michel Serrault) a mis vingt ans à construire au sein de la police.

Son but est, selon son chef, d'être la meilleure « machine de guerre » « contre la pègre et le communisme », « comme en Argentine ».

Le lendemain, le commissaire divisionnaire Grindel (Alain Delon) — aidé de ses adjoints Lutz (Xavier Deluc) et Péret (Patrick Catalifo) — est chargé de l'enquête.

Contrairement à beaucoup de ses collègues qui sont plutôt joyeux de voir la ville débarrassée de criminels, Grindel, lui, « préfère voir les truands aux Assises ».

(soiurce : Wikipedia)

Mon avis :

Extrêmement violent, « Ne réveillez pas un flic qui dort » est un très bon polar et un festival pour Alain Delon qui dédie le film à Jean Gabin…

Delon se fait voler la vedette par un Michel Serrault déchainé ; cette idée de groupuscule qui applique la « justice » manu militari est excellente et nous vaudra des séquences terribles de tortures diverses et même des passages carrément « politiquement incorrects » (la scène du manège avec Reggiani, José Pinheiro y est allé fort), Delon n’a plus rien à prouver et se lâche dans un rôle taillé pour lui, le spectateur fan de ses films appréciera le spectacle, les autres risquent d’être outrés par une brutalité omniprésente mais nécessaire à l’histoire…

Les seconds rôles sont savoureux et ont bien leurs places dans l’histoire, le rythme est mené à 200 à l’heure et certains plans séquences sont spectaculaires (la torche humaine en peignoir, l’émasculation à la tenaille, oui oui on est bien dans un film avec Delon !), l’interdiction aux moins de 12 ans est totalement justifiée et ça méritait presqu’une interdiction aux moins de 16 ans (pas mal de gore !)…

Vraiment ancré dans la fin des années 80,  « Ne réveillez pas un flic qui dort » est un film qui se suit avec facilité et plaisir, dans la même lignée et filiation que son cousin précédent « Parole de flic », en moins nanardesque !

Regorgeant de nombre de surprises (les trois quarts du casting décèdent durant le visionnage) et possédant une dynamique imparable, « Ne réveillez pas un flic qui dort » est une véritable plongée dans les commissariats de police, les décors sont crédibles et permettent de s’immerger dans des endroits méconnus du grand public, Polar avec un grand « P », le film fait même honneur à la profession…

Conduisant même un Caterpillar, Delon n’a peur de rien ni de personne et s’adonne à son passe- temps préféré : se mettre en valeur et il réussit au-delà de toutes les espérances !

Ne serait-ce que pour la présence de Serrault, « Ne réveillez pas un flic qui dort » vaut le coup d’œil et qu’on s’y intéresse, c’est un film hyper attractif et vraiment sympa !

Bref, pas le meilleur polar de Delon, ça c’est clair, mais plutôt au- dessus de la moyenne, « Ne réveillez pas un flic qui dort » se savoure comme il se doit, bonne histoire, bonne interprétation, bonne dose de violence, le film renvoie à ses homologues d’outre Atlantique, comme souvent avec les polars de Delon…

A visionner au moins une fois, si on aime les films policiers burnés français, il est impossible d’être déçu !

Note : 7.5/10









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