lundi 30 mars 2026

L'inspecteur Harry de Don Siegel, 1971

 

L’INSPECTEUR HARRY

De Don Siegel

1971

Etats unis

Avec Clint Eastwood, Andrew Robinson, Josef Sommer, John Mitchum, John Vernon, Reni Santoni

98 minutes

Aka Dirty Harry

Musique de Lalo Schifrin

Polar violent

Synopsis :

Alors qu'une jeune femme se baigne dans une piscine située sur un toit de San Francisco, un homme l'assassine à l'aide d'un fusil de calibre .30-06 Springfield. Chargé de l'enquête, l'inspecteur de la police de San Francisco Harry Callahan retrouve une douille usagée sur un toit situé non loin du lieu du crime et un message d'un dénommé « Scorpion ». Le message réclame une rançon, faute de laquelle le tueur en série tuera une personne par jour.

(source : Wikipedia)

Mon avis :

Premier segment d’une série de cinq films, « L’inspecteur Harry » marque un tournant dans l’histoire du polar urbain américain…

Incarné par un Clint Eastwood en grande forme, le film n’en est pas moins extrêmement violent et franchit des limites, notamment à cause d’un racisme affiché et revendiqué, c’est un film policier décomplexé qui frôle le film facho malgré une action haletante et passionnante, il faut avoir les nerfs solides et le tueur en série « Scorpion » nous fait froid dans le dos, son côté psychotique rend crédible sa dangerosité et l’acteur Andrew Robinson volerait presque la vedette à un Eastwood monolithique et déterminé…

Autant vous dire que ça barde !

Bourré de passages cultes, « L’inspecteur Harry » laisse au spectateur un souvenir imparable et impérissable et cinquante ans plus tard, le film n’a pas vieilli…

Grâce à une dynamique et un dynamisme brut de décoffrage, « L’inspecteur Harry » s’installe instantanément au rang de film culte et de personnage iconique du cinéma américain…

Le début met directement dans l’ambiance et provoque le malaise, on comprend qu’on a affaire à un tueur complètement givré et cela ne sera pas une partie de plaisir !

Seul bémol, le scénario est grossier et peu crédible, surtout la fameuse « présomption d’innocence » dont bénéficie Scorpion qui n’est pas du tout en accord et raccord avec les investigations de Harry Callahan !

On dirait que les autorités ne font pas confiance à Eastwood/Callahan alors que justement il est sur le point de résoudre son enquête et d’assembler la mosaïque finale pour coincer Scorpion…

Désavoué par ses supérieurs, Callahan va prendre le taureau par les cornes et finir le boulot manu militari (le final est incroyable et fait entrer le film dans la légende)…

La musique de Lalo Schifrin est bien ancrée dans le style des années 70 et apporte une plus – value immédiate à la qualité du film, elle s’articule parfaitement dans l’action et renforce l’intérêt que l’on a à suivre le film, captivant de bout en bout…

Dans l’ensemble, « L’inspecteur Harry » est un polar de très haut niveau qui arrivera sans problème à contenter les cinéphiles, même les plus exigeants…

« L’inspecteur Harry » rentre dans la tradition des grands polars urbains, violents et avec des personnages inoubliables, la réalisation de Don Siegel est appliquée et le timing des séquences s’accorde quasiment à la perfection…

Un sacré film à avoir vu au moins une fois dans sa vie, il s’inscrit dans les classiques du genre !

Note : 9/10




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