samedi 10 mars 2012

VADER, Death de l'Est leader de sa catégorie

VADER



Brutal Death Polonais



Fers de lance du death métal de l’Est depuis plus d’un quart de siècle, Vader a délivré une musique exemplaire, bien typée et d’une violence imparable…

Ils se démarquent du death metal classique comme celui entendu outre Atlantique (exemple : les groupes du Morrisound comme Obituary ou Death) et se sont forgés un style bien à eux, tout à fait entrainant tout en restant très « death » dans ses bases et son architecture…

Et c’est justement cela qui les différencie et les rend attachants !

Chaque album possède des morceaux parfaitement lisibles et identifiables, car doté d’un « groove » certain, propulsant l’auditeur dans une cavalcade vrombissante de riffs surpuissants appuyés par une rythmique très technique, souvent calée sur la batterie hyper talentueuse et d’une rapidité surprenante !

Vader fit des émules, comme, par exemple des combos comme Decapitated, Hate, Yattering ou Trauma, clairement identifiés comme leurs héritiers, véritables descendants d’une légende !

Tous les albums sont des tueries monumentales, on retiendra notamment « De Profundis », « The Beast », « Revelations », « Necropolis » et le dernier « Return to Morbid reich » qui restera leur meilleur album à ce jour, envoyant le pâté comme jamais et qui les assoit au rang de meilleur groupe de la scène death, toutes nationalités confondues !



Discographie :

Live in Decay (Démo - 1986)
Necrolust (Démo - 1989)
Morbid Reich (Démo - 1990)
The Darkest Age (Live - 1993)
Sothis (MCD - 1994)
De Profundis (CD - 1995)
Future of the Past (CD - 1996)
Reborn in Chaos (Compilation - 1997)
Black to the Blind (CD - 1997)
Live in Japan (Live - 1998)
Litany (CD - 2000)
Reign Forever World (MCD - 2001)
Revelations (CD - 2002)
Armageddon (Compilation - 2002)
The Beast (CD - 2004)
The Art of War (MCD - 2005)
XXV (Compilation - 2008)
Nile - Vader (Split - 2009)
Necropolis (CD - 2009)








PSYCROPTIC, Heavy modern death Brutal tasmanien

PSYCROPTIC



Brutal Heavy Death (Grindcore aux débuts)



Venus de l’ile de Tasmanie (petit archipel de l’Australie), Psycroptic possède déjà des atouts indéniables sur les premiers albums qui viendront se confirmer par un passage très bienvenu du grindcore beuglant au heavy death maitrisé et lourd…

En effet l’album « Ob(servant » de 2008 marquera alors une tournure dans leur carrière, s’appuyant sur des riffs acérés et presque « dansants » un peu orientés « Core » tout en demeurant extrêmement travaillés dans leur technicité …

Le batteur déboule à 200 à l’heure et le chant alterne cris, beuglement et voix thrash death à la Phil Anselmo…

Le tout provoque une alchimie très facile à retenir et les chansons découlent de source, limpidement et efficacement, comme du miel descendant dans l’œsophage !

Chaque titre est un régal auditif, d’ailleurs ici pas de facilité ni de répétitions mais bel et bien des arrangements défilant vitesse grand V et ultra novateurs pour le genre, même si peu mélodique et sans aucun synthé (à contrario de Children of Bodom)…

A l’instar de groupes comme Pestilence ou All Shall Perish, mais s’en démarquant pour le côté bourrin, Psycroptic a atteint une notoriété depuis sa signature chez le label mythique « Nuclear Blast » et s’est taillé un beau succès « bien mérité », devenant culte chez les métalleux de tous bords, preuve de son ouverture, de sa diversité et de sa capacité à diversifier des styles, pourtant aux antipodes les uns des autres !

Tous les genre convergent vers eux et grâce à leur qualité d’exécution, tout le monde est satisfait et jamais en reste !

Leur nouvel opus sorti ces jours ci « The Inherited Repression » aborde toujours la technicité au service de la brutalité et s’impose une nouvelle fois comme un des meilleurs skeuds de l’année !

A suivre de près, un groupe aux énormes capacités et qui peut se targuer de redorer un blason quelque peu défraichi par son inventivité et son efficacité…



Discographie :







2010 : Initiation (DVD)






samedi 3 mars 2012

Primal Fear, groupe de Power Metal allemand

PRIMAL FEAR

Description du groupe :

Primal Fear est un groupe allemand de power metal/heavy metal formé en 1997 par Ralf Scheepers (chant / ex-Tyran'Pace et ex-Gamma Ray), Mat Sinner (basse et chant / SINNER), Stefan Leibing et Tom Naumann (guitare). Leur style est un son lourd de power metal, avec le chant Halford-esque de Ralf Scheepers qui rappelle l'ère Painkiller, album de Judas Priest. Scheepers a formé le groupe après avoir été refusé pour remplacer Rob Halford dans la formation de Judas Priest, une place qui est revenue à Tim "Ripper" Owens. Beaucoup considèrent le premier album, éponyme, de Primal Fear comme l'album que Judas Priest aurait dû sortir à la place de Jugulator. Les cinq premiers albums sont inspirés de Judas Priest, mais le groupe évolue dès Seven Seals, plus mélodique, et développe une musique plus personnelle. Cette évolution est encore plus marquée avec New Religion qui laisse encore plus de place à la mélodie, qui se fait une place parmi les guitares saturées toujours largement présentes.

(source : Wikipedia)

Mon avis sur leur carrière :

Primal Fear délivre un Power metal surpuissant, plus proche du heavy que du thrash, mais débordant d’énergie et de vitalité, avec un aspect couillu certain et indéniable !

Les morceaux défilent à chaque galette et tranchent frontalement dans le lard de l’auditeur, poussés par un son dévastateur et cataclysmique !

Les zicos sont de vraies pointures que ce soit à la guitare (ultra acérée et non exempt des meilleurs solos du genre) ou la batterie (ça dézingue méchamment, y compris sur la double pédale ou la caisse claire !)…

9 albums à son actif, 9 bombes !

On retiendra comme piliers de leur discographie « Jaws of death », « Nuclear fire », « Seven seals » et « New religion » avec l’extraordinaire « Fighting the darkness » en trois segments qui réinventera leur style et les bonifiera, mélodiquement parlant …

Sur scène, Primal Fear se révèle excellent et ultra carré, avec toujours cette voix impressionnante de Ralf Scheepers, frontman colossal et imposant du combo…

Chaque réalisation est taillée pour sidérer et le format est souvent identique surtout de 1997 à 2004 avant le tournant amorcé par « Seven Seals »…

Epiques, rapides et très entrainants, des chansons comme « Fight the fire », « Metal is forever » (hymne absolu au Metal), « Fear » ou « Save a prayer » envoient grave le pâté et mettent très vite l’auditeur en état d’addiction auditive, le plaisir et le régal sonique aidants…

Un mix entre Judas Priest (pour le chant ultra aigü), Gamma ray (pour le côté Power Heavy Teuton) et Pantera (pour le côté rageur et vociférant), au final un groupe incontournable du genre et qui a eu le mérite de se remettre en question, de prendre des risques et de foncer droit devant, sans œillères ni parti pris !

Des qualités plus que louables pour un résultat parfaitement à la hauteur de ce que l’on était en droit d’attendre : tabassage et volupté !

Une réussite pour chacun des albums toujours hyper travaillés et bénéficiant d’importants moyens de productions avec une régularité de sortie métronomique (environ en moyenne un album tous les un an et demi) !

Longue vie à Primal Fear !

Metal is Forever ! Primal Fear is forever ! German Metal Commando Powerfully rules ! 

Discographie :




Black Sun (2002)











vendredi 2 mars 2012

DEMENCE de Gianni Martucci, 1980

DEMENCE

Aka THRAUMA



De Gianni Martucci

1983

Italie



Synopsis :

Dans la confusion la plus totale, un groupe de jeunes gens réfugiés dans une demeure cossue à proximité d’une forêt sont agressés, puis décimés les uns après les autres par un mystérieux individu libidineux et névrotique à la serpe facile…



Mon avis :

« Démence » fait partie de la même race que « Le Lac des morts vivants » de Rollin.

C’est l’un des films les plus à l’Ouest que le cinéma ait jamais pondu !

Nul, archi nul ! : Lumière pourrie et défectueuse (les trois quarts du métrage se déroulent dans l’obscurité, sans le moindre éclairage !), final grotesque et totalement illogique, acteurs jouant comme des pieds, totalement inexpressifs, le doublage de la version française est exécrable, ce qui n’arrange rien !

La psychopathologie du tueur n’est même pas identifiable, on y comprend que dalle !

LE néant pendant 1h25 !

Le pré-générique et ses cristaux liquides qui partent tous azimuts est, à ce titre, particulièrement indigeste !

Le texte final qui parle d’Israël lui aussi est à mourir de rire !

On ne capte rien et on se laisse aller à la va comme je te pousse dans une intrigue totalement bidonnée et sans le moindre intérêt !

C’est tellement nul que ça en est toxique, c’est dire !

En fait, l’ami Martucci a voulu réaliser un slasher à la sauce macaroni, un peu à la « Vendredi 13 » ou à la « Halloween »…

Le gros problème c’est qu’il n’a pas du tout mis les moyens appropriés, ça patauge grave dans la choucroute, on est en plein cirage !

Il y a un contraste énorme et sidérant avec ses homologues talentueux qui ont, eux, réussi dans le domaine slasher/giallo, (Argento avec « Ténèbres » ou Martino avec son « Tueur à l’orchidée », pour ne citer qu’eux !)…

De plus, le métrage tourne en rond et l’unité de lieu ultra simplifiée contribue à rendre pesant l’anémie scénaristique totalement exsangue de rebondissements !

Malgré une paire de seins par ci par là, on s’ennuie ferme !

Il faut mieux en prendre le parti d’en rire, tellement « Démence » est sidérant par son absolue nullité…

Dans le genre « nanar » un sommet !

Il est indubitable que Martucci et son équipe l’ont torché en quelques jours, vu le bâclage que c’est !

Tous les clichés y sont (femmes vénales ou névrosées sexuelles, hommes lâches, bagnoles qui tombent en panne ou qui ne démarrent pas au moment fatidique !, « antre » du tueur sorti de nulle part…).

Bref, « Démence » monument de non cinéma, c’est si rare que rien que pour ça ça vaut le coup d’œil !   

6.5/10




THE THING, Préquelle, Etats Unis, 2011

THE THING (PREQUELLE)

Etats-Unis

2011

Fantastique



Synopsis :

Un groupe de scientifiques pour la plupart de nationalité norvégienne, étudie la croûte glaciaire et prépare des statistiques sur celle-ci…

Ils se font ennuyer par une créature venue de l’espace qui a échoué son vaisseau sous la glace…

Il est étonnant qu’après cette découverte (pourtant de haute importance !), ils ne préviennent aucune autorité !

S’engage alors un combat sans merci pour leur survie, étant donné que la fameuse bestiole s’empare des corps humains et se mute très facilement et rapidement !

Impossible donc de savoir où elle se trouve et quand elle frappera !



Ce que j’en pense :

Il est important de signaler que ce film n’est pas un remake mais une préquelle du chef d’œuvre de Carpenter.

Ralentie par une mise en scène beaucoup trop pépère et limite proche de la passivité, cette préquelle, donc, s’avère agréable à suivre malgré un rythme peu soutenu.

A force d’oublier la dynamique de l’intrigue et la tension inhérente à son prédécesseur, le film en devient même par moments grotesque, frôlant le ridicule.

Les effets en CGI sont pour la plupart laids et ratés hormis quelques passages mais franchement on était  en droit de s’attendre à mieux, si tant est l’intérêt d’avoir eu l’idée de faire un tel film (Carpenter avait déjà tout dit !).

Un whodunit de bon aloi vient cependant apporter du peps’ au métrage mais il est très furtif et court sur la durée, et cette infériorité numérique des personnages n’est qu’anecdotique eu égard à une sensation de déjà vu, amplifiant la faiblesse qualitative de l’œuvre malgré une interprétation relativement correcte des protagonistes…

En fait « The thing » millésime 2011 manque de transcendance et patauge dans le flou, il faut dire que c’était une énorme gageure (presque suicidaire) d’oser réanimer le mythe Carpenterien, c’était carrément casse gueule et ça n’a pas loupé ! les réals se sont vautrés comme des otaries bourrées au Lexomyl !

Reste des paysages très exotiques et superbes mais sous exploités et des incohérences et faux raccords en veux tu en voilà (la scène de l’incendie est un gros foutage de gueule !)…

Il aurait fallu maîtriser beaucoup mieux la machine et créer une « relecture » du « The thing’ » initial mais en évitant le hors sujet !

Un peu comme si on demandait à Max Pecas de faire un remake d’ »Avatar », ce n’est ni la bonne personne ni le bon film !

En fait il aurait mieux fallu ne jamais tourner ce film et en rester là !

Tout simplement…

Maintenant c’est fait mais je ne crois pas que c’était utile ! sauf pour engranger un max de dollars et encore l’objectif commercial n’a pas été tout à fait atteint, les fans et le bouche à oreille négatif ne s’y étant pas trompés !

Autant le Carpenter était inoubliable, autant celui-ci on le zappe en moins de deux !

A voir vraiment par curiosité, mais en occultant l’immensité du film de 1982, ce qui est quasi impossible à concevoir….

3.5/10




lundi 20 février 2012

La Maison au fond du Parc, de Ruggero Deodato, 1980

La Maison au fond du parc

La Casa sperduta nel parco

The House on the Edge of the Park

De Ruggero Deodato

Italie

1980

David Hess : Alex









Synopsis :

Deux truands, responsables d'un trafic de voitures volées le jour, violent et tuent des jeunes femmes la nuit. Quand ils croisent la route d'un groupe d'amis et les suivent dans une maison isolée au fond d'un parc, les criminels ne savent pas ce qui les attend...

Mon avis :

Auréolé d’un aura planétaire de cinéaste « extrême » avec le cultissime et ultra controversé « Cannibal Holocaust », Ruggero Deodato, catalogué comme cinéaste pilleur et impersonnel, signe ce très rude « Maison au fond du parc », reprenant la trame du célèbre « Dernier Maison sur la gauche » de huit ans son ainé…

Il en offre une relecture tout en y rajoutant une « patte européenne » de fort bon aloi…

Et c’est l’immense David Hess qui reprend le costume de tueur/prédateur/violeur mais cette fois ci affublé d’un frère souffrant de troubles mentaux (Giovanni Lombardo Radice, incroyable !), ce qui permettra de rajouter du sel à une intrigue déjà bien barrée et délétère…

De plus, pour assaisonner le métrage, pléthore de scènes à connotations sexuelles agrémentent une violence barbare inhérente via des personnages (qu’ils soient antagonistes ou protagonistes) bien conscients ou inconscients de leur perversité névrotique…

Le rythme (très soutenu) y est pour beaucoup dans la réussite du film et le jeu des comédiens ne faillit à aucun moment…

La musique de Riz Ortolani, très entrainante apporte un plus certain et peut être le synonyme d’une dépravation bien ressentie, comme une approche de la violence vers le sexe et inversement, elle fait très musique de discothèque des années 70/80 et sert de levier érotique.

Un démarrage sur les chapeaux de roue, filmé de façon très esthétique, permet d’éviter le côté racoleur et l’enchaînement des plans défile de manière linéaire et logique, permettant au spectateur de se mettre en immersion et de bien appréhender les caractères des personnages…

Ainsi l’alchimie fonctionne au-delà de toutes les espérances et tourne à plein régime, faisant monter l’angoisse crescendo, par le biais de l’architecture de la fameuse « maison » où les trois quarts du métrage servent d’unité de lieu, la nuit de surcroît…

Dans sa trame, « La Maison au fond du parc » s’apparente plus à un slasher qu’à un giallo, mâtiné de ce côté « rape and revenge » mais chaud et coloré comme savent en produire les cadors du cinéma d’exploitation transalpin…

Pour aboutir à une issue dramatique presque lyrique (que je ne vous révèlerai bien entendu pas) via un passage anthologique absolument glaçant, magnifiant la violence via un soulagement cathartique, aussi bien pour le spectateur que pour les personnages du film…

Il y a un grand sens de la méthodologie dans le scénario, presque mathématique et qui élimine les pans de l’histoire par déduction, un par un, comme un fil d’Ariane pour sortir d’un labyrinthe de sang et de sexe.

A ce titre, le spectateur ressent bien les blessures des coups de rasoirs assénés par Hess, de la manière la plus viscérale qui soit !

Au final, un excellent Deodato, bien plus travaillé et peaufiné qu’il n’y parait, presque perfectible même, et qui ravira les aficionados de films de genre, grindhouse et autres rape and revenge…

Le raffinement au service de la violence pour une œuvre inoubliable, à jamais gravée dans les mémoires et pouvant sans conteste figurer au panthéon des meilleurs métrages de genre du début des années 80…

Une pensée pour David Hess (RIP).

10/10