mercredi 25 mai 2011

David Warbeck (RIP) parti trop tôt...

DAVID WARBECK

David Warbeck est un acteur de cinéma de genre né en 1940 en Nouvelle Zélande à Christchurch et décédé en 1997 alors qu’il allait avoir 57 ans.
Ce comédien s’est taillé la part du lion avec de nombreuses collaborations à des œuvres cultes, notamment tournés avec Lucio Fulci, Antonio Margheriti ou Tonino Ricci, pour ne citer qu’eux…
Chacune de ses prestations a été très remarquée grâce à son physique de beau gosse, en même temps sûr de lui et fonceur…
Il brille de mille feux en médecin protecteur de la sublime Catriona mac Coll dans le classique indémodable « L’au-delà » - « The beyond ».
On le retrouve également dans des rôles récurrents d’aventuriers à la recherche de divers trésors mais Warbeck ne s’est pas cantonné uniquement dans ces prototypes de personnages.
Autant à l’aise dans des compositions de sous Indiana Jones (très en vogue à une certaine période dans le ciné bis rital) que dans des prestations plus ambigus (tous les cinéphiles ont en mémoire cet immense acteur moins cabotin que charismatique), David Warbeck a côtoyé les plus belles figures féminines de la catégorie auquel il s’apparente…
En témoignent Janet Agren (à deux reprises dans « Panic » en 1977 et « Ratman » en 1988), Mimsy Farmer (dans le « Black cat » de Fulci) et bien sûr Catriona Mac Coll, à qui il laissera un souvenir indélébile –elle me l’a elle-même avoué lorsque je l’ai rencontré en 2006 au MK2 à Paris et était très peinée de son décès-…
Bref, David Warbeck peut bel et bien demeurer comme icône absolu.
Il a quand même engrangé de beaux succès et promotionné ainsi nombre de productions à priori anodines…
C’est lui qui a apporté sa marque de fabrique de personnage masculin sur certaines œuvres et qui a, par son alchimie et son charisme, permis le succès de ces dernières.
Un immense acteur, parti beaucoup trop tôt !
David, We miss you !

Filmo express :
1988 : Ratman
1987 : Le temple du dieu soleil
1986 : Miami Golem
Formule pour un meurtre
1983 : Les aventuriers du cobra d’or
1982 : The black cat aka le Chat noir
1981 : Tiger Joe
The last hunter
1980 : L’au-delà aka The beyond
1977 : Panic
1973 : Le serpent noir

Tisa Farrow, petit bout de femme pour grand bis

Tisa Farrow est la sœur de la célèbre actrice Mia Farrow, elle est née le 22 juillet 1951 à Los Angeles en Californie.

Tisa est surtout connu du public aficionado du cinéma d’exploitation pour son rôle de la fille du savant dans le chef d’œuvre « L’enfer des zombies » de Lucio Fulci que tout le monde ici a vu…

Sa carrière ne s’arrête pourtant pas uniquement à cette œuvre puisque la bougresse a enchaîné d’autres pièces maîtresses dans sa carrière (et non des moindres !) comme l’inénarrable « Anthropophagous » du père D’Amato et l’incroyable actioner revendiqué « sous Apocalypse now » - « the Last hunter » du non moins fameux Antonio Margheriti, habitué du genre, avec comme partenaire David « The beyond » Warbeck et dans un petit rôle Margit Evelyn « Hell of livng dead » Newton et des rats, du sang, des hélicoptères et de la fureur.

Tisa la belle n’hésitera pas à se dépoitrailler dans une séquence qui restera dans les mémoires de tous les chanceux qui auront pu mater ce film !

Outre des personnages à priori anodins, on notera tout de même un certain genre et une distance toujours prise par l’actrice, évitant ainsi la grandiloquence et l’éxagération, ce qui créera une empathie certaine vis-à-vis du spectateur, le charme de Tisa faisant le reste…

A l’allure frêle et au physique passe-partout, la belle se taille quand même une sacrée part du lion et peut se targuer sans difficultés à avoir contribué à rehausser les films dans lesquels elle a joué…

Elle aura illuminé de sa grâce « Anthropophagous » avec la scène nocturne, très très glauque, mais passant comme une lettre à la Poste, ou le passage du cimetière espagnol de « Zombi 2 » où, comme un cheveu sur la soupe, elle se paie le culot d’embrasser Ian mac Culloch (autre habitué du genre) avant de se faire attaquer par un mort vivant, scène sortie de nulle part et particulièrement vivifiante !

Bref, une carrière assez courte, émaillée d’œuvres cultes et une présence discrète mais cependant très charismatique, comme dirait l’adage « ce qui compte ce n’est pas la quantité, c’est la qualité », cet aphorisme résume totalement le parcours de Tisa !

Tisa we love you !


Filmo express :
1978 : Mélodie pour un tueur
1979 : L’enfer des zombies
1980 : Héros d’apocalypse aka The last hunter
The grim reaper aka Anthropophagous

AL CLIVER, un acteur à la trogne inoubliable

AL CLIVER

Al Cliver, de son véritable nom Pier Luigi Conti est né à Alexandrie en 1951.
Il a grandi en Italie avant d’entamer une mini carrière dans le mannequinat.
Une trogne inoubliable et emblématique du cinéma bis l’ont fait côtoyé les plus pittoresques réalisateurs du style.

Allant de Fulci (à plusieurs reprises) à Jess Franco, on peut dire sans se tromper que le bougre a écumé les rôles importants dans chacun de ses métrages, laissant son empreinte bourrue dans chacune des oeuvrettes où il aura sévit.
Sa prestation la plus marquante reste incontestablement celle du batelier dans « Zombi 2 » aka « Zombie Flesh eaters » aka « l’enfer des zombies », un des meilleurs films (le ?) de Lucio Fulci.
Il y apporte un souffle certain, en binôme masculin avec Ian mac Culloch, autre habitué du genre et contribue aisément à amplifier le charme de ce masterpiece.

Prisonnier de son aura, Cliver aura le bonheur (c’est tout relatif) d’enquiller sur d’autres rôles tous le plus souvent formatés sur le même type de personnage, ce n’est pas forcément à son avantage mais d’un autre côté on allait pas lui proposer des compositions mélodramatiques et puis, tout le monde y trouvera son compte.

« Mondo cannibale » (1980) de Franco, LE monument du « non-cinéma » par excellence lui offre son rôle le plus abouti, le plus surréaliste et sans doute le plus marquant de sa filmo !

Actuellement Cliver ne tourne pratiquement plus du tout mais sillonne les conventions de dédicaces un peu à droite à gauche, il reste gravé dans la mémoire des « fulciologues » et aura sans doute marqué les esprits par ses prestations inoubliables et indissociables d’un certain cinéma de genre.

Une très grande figure du bis !

Filmo express :
L’Enfer des Zombies(1979) Lucio Fulci
Mondo Cannibale (1980) Jess Franco
Sexo Cannibale (1980)Jess Franco
Le Chat Noir(1981) Lucio Fulci
L’Au-delà(1981) Lucio Fulci
2020 Texas Gladiator (1982) Joe d’Amato
Le gladiateur du futur (1983) Joe d’Amato
2072, les mercenaires du Futur(1984) Lucio Fulci
Murderock(1984) Lucio Fulci
Soupçon de mort(1988) Lucio Fulci
Les Fantômes de Sodome (1989) Lucio Fulci
La Casa nel Tempo (1989) Lucio Fulci
Demonia (1990) Lucio Fulci

samedi 21 mai 2011

PIRANHA 3D, Alexandre Aja 2010

PIRANHA 3D
Alexandre Aja
Etats Unis
2010


avec Elisabeth Shue, Kelly Brook, Christopher Lloyd

Synopsis :
Etats Unis, 2010.
Un séisme sous marin dans le lac de Victoria Lake fait réanimer et s’échapper des milliers de piranhas mutants datant de l’ère d’il y a deux millénaires.
La shériff et son adjoint dépêchés sur les lieux ne savent pas très bien encore à quoi s’attendre…
Les jeunes de la cité balnéaire préparent une fête aquatique, ils sont des centaines à s’être donnés rendez vous !
Ça va partir en live !

CQJEP :
Avec la bénédiction financière des frères Weinstein (producteurs réputés), Aja a carte blanche pour laisser aller sa folie et soyons nets, « Piranha 3D » est une bombe où tout part en vrille mais où rien n’est laissé au hasard !
Solide mise en scène, nerveuse et efficace, aucun temps mort à déplorer et des moyens conséquents font du métrage un petit chef d’œuvre où tout passe comme une lettre à la Poste !
Que ce soit la dynamique imparable du film, les acteurs (et actrices, hum…) les effets gore monstrueusement réussis, le timing des plans, le scénario qui s’imbrique parfaitement, « Piranha 3D » est une grande réussite !
Le clou du film est cette séquence d’une dizaine de minutes, le « bloodbath » (en français le bain de sang) où Aja filme avec maestria un passage sorti de nulle part, où les baigneurs vocifèrent pendant que les piranhas cassent la graine ! UNE LEçON DE CINEMA !
Du même tonneau que le premier « Dents de la mer », la modernité en plus !
Complètement décomplexé (ce mot est très à la mode, mais pourtant c’est tout à fait le terme à employer !) et véritablement déjanté, le métrage a, à tout moment, réussi là où bon nombre ont échoué précédemment car il n’est jamais grotesque ou ridicule …
Son efficacité hors normes et sa manière de traitement en font un petit chef d’œuvre quasi impossible à occulter, via des scènes s’imprégnant dans la rétine et l’imaginaire du spectateur via notamment des scènes sous marines époustouflantes de réalisme (dans la lignée d’ « Abyss » de Cameron, tourné vingt et un ans auparavant).
On ne s’ennuie pas, on rigole, on passe un très bon moment, « Piranha 3D » ou l’apothéose du film « fun », un traitement et une mise en images parfaite pour un divertissement de haute volée à ne pas rater !
Aja délivre ici son meilleur film à ce jour, loin des contraintes et de l’establishment cinématographique ! Il se lâche et nous aussi !
Ça fait du bien…
10/10

dimanche 15 mai 2011

Captivity la bouzasse totale avec Elisha

CAPTIVITY
De Roland Joffé 
2009
Etats-Unis
Avec Elisha « Kim Bauer » Cuthbert

Jennifer, un jeune top model part dans une discothèque latino et se fait kidnapper.
Son geôlier va multiplier les tortures à son encontre.
Cependant, elle se croyait seule mais non …

Alors là soyons nets, « Captivity » est un foutage de gueule royal, un torture porn accumulant les clichés et les invraisemblances aux kilomètres !
Dans la lignée de « Murder set pieces » aussi nul !
Piquant toutes les idées du 1er Saw et les plans de torture à Hostel, ce film n’a aucune imagination et recèle de faiblesses et d’incohérences totales.
Cuthbert (mais qu’allait-elle foutre dans cette galère ?) change de tenue tous les plans, un coup elle est fringuée en pantalon et le plan suivant elle apparaît en mini jupe, couille dans le potage niveau script !
Elle ne trouve rien de mieux que de baiser avec le type voisin de sa « cellule » au lieu de vouloir s’échapper !!!!!! ON CROIT REVER
Les deux flics se prennent deux blastages de fusil à pompe et l’un d’eux se relève et marche dix minutes après !
Le gros porc poignardé dans sa baignoire arrive à monter les étages et va dans le salon pour étrangler Elisha ! BIEN SUR ! TOUT LE MONDE Y CROIT !
Une merde sans nom un foutage de gueule total !
Rien à sauver ! sinon les 10 euros pour le DVD ou la place de ciné perdue pour cette arnaque pachydermique, aseptisée et nullissime !
Un calvaire pour l’héroïne comme pour le spectateur qui se révèle être une ineptie incroyable, aussi crédible que d’une vacuité abyssale !
Consternant.
2/10

samedi 14 mai 2011

Breakfast Club de John Hughes, 1985

BREAKFAST CLUB
De John Hughes
Etats Unis
1985
avec Emilio Estevez, Ally Sheedy, Molly Ringwald

Quelques adolescents se retrouvent “collés” dans l’amphi de leur lycée...
L’occasion pour chacun d’eux de faire un « point » sur leur situation de teenager, en plein milieu de l’Amérique des années 80…

Avec « Breakfast Club », Hughes a tapé très fort !
Aussi bien dans le cœur que dans l’âme et dans les consciences…
Reflet parfait  de la société U.S. des eighties, servi par ces ados parfaitement conscients de ce qui leur arrive…
Ce passage médian entre l’enfance et l’âge adulte où tous les doutes sont possibles, s’accorde avec une pertinence du propos et une intelligence dans son traitement rarement vue dans le panorama du cinéma d’alors…
Il s’agit bien d’un « teen movie » oui, mais pas comme les autres !
L’interprétation des jeunes acteurs est parfaite et va en dessus de la mêlée de ce qu’on avait l’habitude de voir…
Scrutant leurs difficultés, Hughes les transcende par une mise en scène gracile, fluide et étonnamment réfléchie…
De plus, il n’y a jamais de vulgarité contrairement aux fleurons du genre, le parti pris est de ne pas céder à la facilité…
Et ça marche !
Le score anthologique (avec notamment le morceau phare de Simple Minds) permet d’intégrer immédiatement le spectateur dans l’ambiance et ce dernier en sort rasséréné, heureux et déconcerté… un peu comme à la sortie d’une séance de psychothérapie comportementale.
Exsangue du moindre défaut, témoignage d’une époque et formidable leçon de cinéma, « Breakfast Club » laisse une empreinte indélébile après visionnage et demeure LE meilleur teen movie jamais réalisé à ce jour, précurseur noble d’un style victime de ses multiples dérives postérieures via pléthore de navets !
Il reste un film culte pour beaucoup et c’est tout à fait justifié, si l’on considère son intelligence de traitement et sa richesse de propos et d’interrogations soulevées…
Un petit chef d’œuvre qui n’a pris aucune ride, à voir dans l’impérative si ce n’est déjà fait !

9.5/10

vu 2 fois en l’espace d’une vingtaine d’années



samedi 7 mai 2011

Speed (1994) avec Keanu Reeves, Dennis Hopper et Sandra Bullock

SPEED
De Jan de Bont
1994
avec Keanu Reeves, Sandra Bullock, Dennis Hopper, Jeff Daniels

Les occupants d’un ascenseur d’une tour sont pris en otages par un psychopathe.
Jack Traven et son coéquipier arrivent à les sauver in extremis, mais l’agresseur parvient à prendre la fuite…
Blessé, le coéquipier de Jack est mis en suspens…
Jack est confronté à un autre problème de taille !
Le psychopathe a piégé un bus de la ligne 2525, si le conducteur descend sa vitesse à un point donné, le bus explose !
Jack va tout faire pour empêcher cela !
Aidé par Annie (une des passagères), il va s’introduire dans le bus et tenter de désamorcer la bombe !
Si le bus s’arrête pour cause de panne d’essence, ce sera l’hécatombe !
Le terroriste est particulièrement vicieux, il a placé des caméras et introduit un système d’amorce explosive particulièrement difficile à endiguer !
Une course contre la montre commence !
Elle ne sera pas de tout repos !
« Speed » est un modèle du genre, mélange entre film d’action, polar et film catastrophe, ce métrage est un pur régal !
Certes, on a du mal à y croire, mais le talent de Jan de Bont parvient à faire admettre, même au spectateur le plus blasé, l’iréel !
Des plans incroyables (comme la scène de l’ascenseur au début) et le filin accroché à une poutre sur le toit de la tour qui retient le câble de l’ascenseur, l’explosion du bus (vide) qui vient s’encastrer sur un avion long courrier et surtout le coup magistral de Jack allongé sur le dos sur une planche à roulettes parvenant à passer sous le bus en essayant de désamorcer la bombe, le tout à grande vitesse !
Des séquences de folie pure qui font redoubler le stress vécu par le spectateur jusqu’à une issue salvatrice clôturée par un happy end un peu nunuche, reconnaissons le ! mais ici on est à Hollywood !
Dennis Hopper est magistral et nous régale d’une composition dont seul lui a le secret, il est génial en terroriste déjanté et expert en explosifs !
Keanu Reeves est rempli de testostérone et livre un combat sans merci pour éradiquer le mal et faire triompher la justice !
Sandra Bullock ajoute un charme et sa féminité est bienvenue au milieu de cet univers de mâles…
Le passage de la « poussette »  vaut son pesant de cacahuètes et respire la déstabilisation, parfaitement bien rôdée et amenée dans le déroulement du métrage, accentuant une nouvelle fois le stress chez le spectateur, déjà particulièrement éprouvé !
La décapitation sur le toit de la rame du métro est également bien vue !
Un excellent film, « Speed » est un concentré d’action, un florilège de scènes dynamiques où cela n’arrête pratiquement jamais une seule seconde ! (la remise des médailles est le seul temps mort du film, tout le restant n’est qu’action pure à 200 à l’heure !).
A voir et revoir avec le même plaisir !
9/10