dimanche 7 juillet 2013

Le jour des morts vivants de George Romero, 1985


LE JOUR DES MORTS VIVANTS

aka Day of the dead

de George Romero

1985

Etats Unis

avec Lori Cardille, Terry Alexander, Joe Pilato, Howard Sherman

Horreur

Synopsis :

Etats Unis, une jeune femme nommée Sarah vit dans l'enceinte souterraine d'une base militaire, la surface étant occupée par des millions de zombies belliqueux avides de chair humaine...

Le professeur Logan a capturé des spécimens pour faire des expérimentations et la poignée de militaires tente tant bien que mal d'endiguer le fléau par la force et de trouver d'éventuels survivants par le biais des moyens de communications radio...

Sarah est en couple avec Miguel, un officier qui s'avère dépressif et colérique...

La tension monte entre les deux groupes après un violent clash entre Sarah et le commandant Rhode, qui s'autoproclame "chef" de la base, au nez et à la barbe des scientifiques...

Après un pétage de plombs, Miguel s'enfuit et ouvre la passerelle libérant ainsi les zombies...

Ces derniers envahissent la base !

Mon avis :

Tant attendu et tourné sept ans après le mythique "Dawn of the dead", même si "Day of the dead" n'égale pas son prédécesseur, le film se situe néanmoins largement au dessus de la mêlée des films de ce genre, bénéficiant d'effets gore fabuleux et d'une direction d'acteurs ciselée, jouant entre les antagonismes, la tension et les rapports conflictuels...

L'originalité réside dans une grande intelligence de la part de Romero pour formater son oeuvre avec nombre de trouvailles comme le personnage de Boubou, zombie "domestiqué" par le Professeur Logan, créant un attachement vis à vis du spectateur sans pour autant le détacher du danger (imminent) que représente les morts vivants, ces derniers étant une nouvelle fois les vrais "stars" du film face à des humains vils et incapables de communiquer...

Moins de dynamique que dans "Zombie" mais plus d'attention sur la psychologie des personnages, tel semble être le maître mot pour Romero cette fois ci, ceci étant les dernières vingt minutes sont effroyables, dans un "total apocalypse gore" où Savini s'est littéralement surpassé, poussant encore plus loin les limites explorées précédemment...

A l'instar de la Fanny de DOTD'1978, Sarah, la femme du film, incarne avec justesse et sensibilité le repère affectif pour un Miguel fragile et déboussolé mais Romero ne s'attarde pas trop là dessus, préférant délaisser le conflit conjugal pour se polariser sur les rapports difficiles d'entente entre les militaires et les scientifiques... jusqu'à l'explosion finale qui provoquera une dégénérescence amplifiée par une tension ultra palpable qui couvait depuis toujours...

Les comédiens sont tous excellents, dès l'introduction, on se retrouve en plein coeur de l'intrigue, piégé dans un cauchemar délicieux et il faut bien reconnaître que "Le jour des morts vivants" est un grand moment de film d'horreur, implacable et doté d'une grande crédibilité dans son déroulement tout en n'étant pas prévisible car il regorge de surprises et de séquences chocs...

Pilier dans la carrière de Romero, "Day of the dead" se place parmi ses meilleurs films et dénote la preuve absolue qu'une nouvelle fois il se révèle un cinéaste atypique et vraiment à part du cinéma d'horreur, jouant sur les peurs intrinsèques du public avec comme support du bestiaire fantastique ses zombies, créatures de prédilection, et qu'il sait et saura exploiter comme personne, répétant incessamment le potentiel énorme offert par l'idée de "la mort qui marche"  ("The dead walk !" comme le titre du journal)...

Apocalyptique, intelligent et immanquable !

Note : 10/10







samedi 6 juillet 2013

Tourist trap de David Schmoeller, 1979


TOURIST TRAP

de David Schmoeller

1979

Etats Unis

avec Chuck Connors, Tanya Roberts

90 minutes

Epouvante

Edité en DVD chez Artus films

Synopsis :

Suite à un problème technique avec leur véhicule, quatre jeunes gens trouvent refuge auprès d'un inconnu, en plein été, dans un endroit perdu au plus profond de la campagne américaine...

L'homme leur offre gîte et couvert et les met en garde de ne pas sortir de sa maison la nuit...

Il prétend que son frère a conçu un musée rempli de personnages en cire se situant juste à côté de l'endroit où il loge...

Très vite les jeunes trouvent son comportement extrêmement bizarre voire anormal...

Un secret atroce hante les lieux et ces derniers vont en faire les frais de la manière la plus crapuleuse qui soit !

Mon avis :

Film parfaitement réussi et au postulat habile, "Tourist Trap" pioche de manière non outrancière dans des thématiques explorées précédemment ou à venir  du cinéma d'horreur (la télékinésie comme dans "Carrie", le musée de cire comme dans le film homonyme, le masque de peau du TCM 1974 est remplacé par des poupées en cire, poupées qu'on retrouvera dans le "Maniac" tourné l'année suivante, la maison perdue comme dans "Unhinged" et le côté psychopathique aux antécédents sexuellement refoulés comme le Norman Bates de "Psychose")...

Chuck Connors en sexagénaire bouseux et bourru a parfaitement la "gueule de l'emploi" et Schmoeller parvient facilement à exploiter le côté énigmatique et ambivalent du personnage, à qui on donnerait le bon dieu sans confession...

La belle Tanya Roberts au charme incendiaire et au physique sexué n'est pas avare de ses charmes et met en valeur des attributs pour le moins aguichants, sans tomber pour autant dans la vulgarité (il n'y a pas de seins nus dans le film mais bel et bien un érotisme vestimentaire latent et suggéré)...

Le personnage de Molly peut être considéré comme celui d'une vierge, métaphore de l'innocence et de la candeur face à la bestialité d'un tueur glacial et schizophrène...

Film à petit budget, "Tourist Trap" a un impact inversement proportionnel au dénuement des effets dont il se sert et ses supports sont bougrement efficients grâce à un montage serré et précis...

L'action se déroule en une journée et une nuit, pratiquement en continu, et ne déplore aucun temps mort, immergeant et immisçant le spectateur dans une plongée apocalyptique vers une démence, à l'issue glauque et surréaliste...

Fleuron d'un genre habituel et habitué des salles obscures vers la fin des années 70/ début des années 80, "Tourist Trap" mérite toute votre attention et recèle de nombre de qualités...

Se démarquant par son originalité, un métrage à voir donc !

Note : 8.5/10





samedi 29 juin 2013

Escalier C de Jean Charles Tacchella, 1985


ESCALIER C

de Jean Charles Tacchella

France

1985

Etude de moeurs/comédie dramatique

avec Robin Renucci, Catherine Leprince, Jacques Bonaffé, Jean Pierre Bacri, Catherine Frot, Fiona Gélin

97 minutes

Synopsis :

Forster Lafond est un critique d'art cynique et qui ne mâche pas ses mots vis à vis des peintures contemporaines...

Son père est diplomate...

Lors d'un vernissage il fait la connaissance d'une jeune femme très arriviste qui voit en lui un levier pour sa carrière, faisant prioritairement une importance sur la vénalité...

Forster vit dans un petit lotissement où des couples n'arrêtent pas se déchirer, qu'ils soient hétéros ou homosexuels...

Un soir, alors qu'il a du mal à trouver le sommeil, Forster entend du bruit sur le palier de son appartement...

Ce qu'il va découvrir va radicalement changer le cours de son existence  !

Mon avis :

Film sur la rédemption d'un homme, d'abord détestable puis empreint de la plus grande humanité, "Escalier C" est une oeuvre très complexe sur la vie de tous les jours, des déboires engendrés par des difficultés, qu'elles soient affectives ou pécuniaires...

Le jeu d'acteurs est certes théâtral mais évoque certaines tragédies antiques tant la qualité et la précision des compositions est exemplaire, ce n'est pas pour rien que Renucci a été nominé aux Césars...

Film de SURFACES, que ce soit dans l'espace géographique du petit lotissement sombre où végètent les protagonistes ou dans les intérieurs torturés de ces derniers, à mi chemin entre éthylisme, dépression nerveuse chronique ou mal être...

Il règne une atmosphère lourde et pesante dans tout cet univers à la fois distant et proche de la réalité...

Le personnage de la vieille dame va entraîner Forster vers un bouleversement complet de sa manière de percevoir les choses, le "sauvant" de sa névrose et lui donnant ainsi un BUT, une ECHEANCE qui lui donne enfin une raison d'exister...

Tacchella arrive à démontrer avec peu de moyens que l'isolement n'est pas une fatalité et fait s'articuler le côté artistique avec le côté métaphysique et psychologique pour abonder dans un catharsis sur la personnalité de Forster, tour à tour méprisable et méprisant avant de lui inculquer la préciosité de la vie et tout ce qui en découle...

Certes la peinture apporte une omniprésence graphique dans "Escalier C" mais celà aurait pu être également le cinéma ou la littérature le prétexte à cette histoire, configurée de main de maître, qui se révèle être particulièrement fine, posée et intéressante...

L'aspect sexuel féminin est aussi un vecteur redondant avec comme "proie" un Renucci jouant habilement de son charme à la fois indécis et difficile...

Malgré le fait qu'il a énormément pris un coup de vieux (le film est bien daté et rebutera les cinéphiles actuels, ceux qui n'étaient pas nés avant son tournage), "Escalier C" reste un magnifique témoignage des productions françaises en matière de cinéma d'auteur et s'impose, de par sa mise en scène et l'implication des acteurs, comme un pilier du genre auquel il s'apparente, avec une issue émouvante et d'une humanité rare...

Note : 9/10





dimanche 23 juin 2013

Maleficia d'Antoine Pellissier, 1998


MALEFICIA

d'Antoine Pellissier

France

1998

100 minutes

Gore underground

Synopsis :

En 1860, pour une raison indéterminée un fiacre s'arrête au beau milieu d'une forêt...

Il est composé de la famille Karlstein avec notamment deux superbes jeunes femmes, Lucy et Christina...

Très vite, tout part en live avec la proximité d'une gigantesque messe noire où des filles volages se sont torturer et sacrifier de façon atroce !

Puis les incantations sataniques d'un gourou prédicateur font se réveiller des dizaines de zombies !

Face à tout ce barouf, la famille Karlstein (ou du moins ce qu'il en reste car les trois quarts de la fratrie se sont fait décimer !) trouve refuge dans un château !

Le lieu s'avère infesté d'une horde de vampires !

Christina et Lucy auront maille à partir avec ces êtres belliqueux et ne sont pas au bout de leurs peines dans une atmosphère où l'anarchie la plus totale sera légion !

Mon avis :

Médecin généraliste dans le Sud de la France, Antoine Pellissier s'amuse et se délecte en tournant des petits films amateur axés à 100 % sur le gore, le plus souvent réalisés avec des kilolitres d'hémoglobine et des acteurs non professionnels, une chose est certaine : son enthousiasme est convaincant et pour les adeptes de films d'horreur, on y trouve vraiment son compte !

Avec Pellissier, pas de scénario mais des scènes uniquement prétexte à un déluge d'atrocités (crevages d'yeux au pieu, égorgements, rites sataniques, décapitations à la hache, éventrations et cannibalisme à répétition...) le tout dans un foutoir absolu !

Les comédiens passent leur temps à gueuler et courir pour échapper aux griffes d'un oppresseur improbable et cet amateurisme prête à (sou)rire car le spectateur baigne dans un spectacle d'un amateurisme total !

Mais ce qui fait le charme de Pellissier et de ses oeuvres, c'est sa SINCERITE et la transmission de sa passion pour le genre via une non prétention et une humilité évidente !

Si l'on est aguerri au genre et peu regardant au niveau qualitatif on prendra un panard absolu à visionner "Maléficia", à condition d'opter pour un recul au 431ème degré pour l'appréhender...

Pellissier prend plaisir à communiquer ce qui lui est cher : son amour du cinéma gore !

Ne reculant devant rien, le bougre y met les coudées franches en annihilant même un garçonnet par sa grand mère "qui croyait que c'était un zombi" (sic), on est au plein centre d'un délire d'illuminé, dans le foutoir le plus complet et pourtant la mayonnaise (ou le ketchup en l'occurrence) prend à merveille !

Les dix dernières minutes apportent une originalité au film qui finissait par devenir "victime de ses limites" et le "raped by the beast" final prend alors son essor et sa justification dans un passage apocalyptique jamais vu dans le genre !

Se démarquant de tous ses prédécesseurs et avec un minimum de moyens, on ne peut que lui tirer notre chapeau, vive Antoine Pellissier !

Note : 8,5/10





samedi 22 juin 2013

Terminator 2, le jugement dernier de James Cameron, 1991


TERMINATOR 2, LE JUGEMENT DERNIER

de James Cameron

Etats Unis

1991

avec Arnold Schwarzenegger, Linda Hamilton, Edward Furlong, Robert Patrick

Science fiction

Synopsis :

Etats Unis, années 90...

Deux cyborgs de la catégorie des Terminators sont envoyés du futur...

Un des deux est chargé de protéger John Connor, un adolescent placé dans une famille d'accueil alors que sa mère, Sarah Connor est internée dans une prison psychiatrique...

L'autre, le T-1000, un redoutable androïde hybride qui a la particularité d'imiter les choses qu'il manipule, est chargé de supprimer John Connor...

Le film repose sur une course contre la montre se basant sur le fait de qui atteindra John Connor le premier...

Mon avis :

"Terminator 2" sorti 7 années après le premier opus fit l'effet d'une véritable bombe à sa sortie, attendu comme le Messie par les fans de cette saga initiée par un James Cameron en état de grâce !

Et soyons clairs le résultat est une réussite, Cameron parvient à conserver une suite logique et imparable d'un scénario complexe et multiplie les rebondissements et les scènes d'action !

Un coup de maître...

Schwarzenegger en profite pour se dédouaner de son rôle initial de "méchant" et devient un "Terminator protecteur" pour John Connor alors que le T-1000 parait indestructible, ce qui nous vaut des séquences d'anthologie où rien ne semble l'arrêter !

Certains y ont vu un côté "bourrinant" mais il n'en est rien, on est scotchés du début à la fin du métrage, ça barde et ça bombarde dans tous les coins de l'écran !

Et les FX révolutionnaires pour 1991 où Hollywood commence à se servir de la technologie virtuelle font également mouche et instaurent un nouveau niveau de précision en la matière !

Toutes les générations et tous les cinéphiles (même les moins aguerris en SF) y trouveront leur compte tant le dynamisme de la mise en scène, la précision scénaristique et le suspense omniprésent ont de quoi fasciner, même encore de nos jours !

Faisant figure de levier pour le cinéma fantastique contemporain, "Terminator 2" fut un immense succès et rafla la mise au box office faisant entrer Cameron au rang des réalisateurs les mieux payés de l'histoire du cinéma...

Il n'en reste pas moins un excellent divertissement, de haut niveau et qui n'a pris aucune ride, même plus de vingt ans après sa création !

Un pilier de la SF qui se savoure avec délectation et qui a le mérite de soulever des interrogations sur le rapport humain/machine, s'articulant sur un constat pessimiste voire effrayant, mais restant toujours intelligent et pertinent...

Ce film est devenu un classique...

Note : 10/10








vendredi 14 juin 2013

DREDD de Pete Travis, 2012


DREDD

de Pete Travis

Etats Unis

2012

Science fiction/Action

avec Karl Urban, Olivia Thirlby, Lena Headey

95 minutes

Synopsis :

Mega City One est une mégalopole où s'entassent 800 millions d'habitants, elle regorge de bas fonds où règnent la misère et la délinquance...

Les autorités policières se déclinent sous forme de "dredds" à la fois, flics, bourreaux et juges qui appliquent directement la justice et la sentence prononcée manu militari par une décharge de pistolet mitrailleur...

Le Dredd en chef doit former une jeune recrue appelée Anderson et éradiquer Madeline Madrigal surnommée "Mama", une dangereuse caïd de la drogue qui contrôle la quasi totalité d'une tour gigantesque de plusieurs centaines d'étages...

A peine arrivés sur les lieux, Dredd et Anderson sont identifiés par les malfrats et Mama réussit à pirater les codes d'accès à la tour !

Dredd et Anderson sont pris au piège et deviennent alors la cible numéro 1 des trafiquants !

Mon avis :

Relecture d'un autre film appelé "Judge Dredd" sorti en 1995 et interprété par Stallone, ce "Dredd" estampillé millésime 2012 tient bien la route et comporte une violence omniprésente et un sens de l'action basique certes, mais très efficace !

La qualité première du métrage est ses décors, littéralement fascinants et rapidement anxiogènes : ce huis clos avec ses dizaines de couloirs gris donne une touche claustrophobique du meilleur effet amplifiée par une mort imminente et possible à chaque minute !

Bien sur ça charcle dru lors de gunfights dépotant et furibards, on est en plein dans du cinéma testostéroné et burné malgré une nouveauté colossale au niveau du scénario, le personnage de la recrue Anderson, petit bout de femme blonde mais surtout MEDIUM et qui peut ainsi sauver la mise au Dredd et anticiper des tas de dangers...

La drogue inédite qui sert de vecteur aux trafiquants et qui est convoitée par bon nombre d'entre eux a la particularité de ralentir la perception, ce qui nous vaudra pléthore de ralentis, voire même une surutilisation de ces derniers dans le film...

Monolithique dans sa description d'un futur que l'on ne souhaite pas proche, car totalement effrayant et déshumanisé, "Dredd" rappelle un peu la froideur de grands films de SF, notamment "Blade Runner", et le personnage de Mama est un sosie aussi bien physiquement que diaboliquement de la Nina Myers de "24"...

Autant d'atouts pour en faire un métrage digne d'intérêt et qui fera se projeter le spectateur dans un dédale d'angoisse souvent ponctué de passages catharsis et de fulgurances gunfightesques...

Très bon film d'action et de SF contemporaine, "Dredd" se suit allègrement et fait passer un bon moment aux aficionados friands d'action...

Hautement recommandable !

Note : 8/10

Critique dédicacée à Fabien






mardi 11 juin 2013

Django Unchained de Quentin Tarantino, 2012


DJANGO UNCHAINED

de Quentin Tarantino

Etats Unis

2012

avec Jamie Foxx, Christoph Waltz, Leonardo Di Caprio, Samuel L. Jackson, Franco Nero, Quentin Tarantino

Western

165 minutes

Synopsis :

Le docteur Schultz est un dentiste d'origine germanique qui sillonne les Etats Unis deux ans avant la guerre de Sécession...

L'esclavage et la traite des noirs est toujours en vigueur dans le pays à cette époque...

Alors qu'il tombe nez à nez avec une bande de malfrats qui traîne une dizaine d'esclaves, Schultz demande d'en acheter un absolument...

Il prend alors sous son aile Django, un athlétique ancien forçat, qui va très vite s'accoutumer à rester avec lui...

Schultz forme Django au maniement des armes à feu et lui explique la raison de son entrain pour l'avoir "acheté" : il est chasseur de primes et "adoubant" Django il en fait ainsi un redoutable disciple !

Django connaît trois frères dont la tête est mise à prix et va guider Schultz vers l'endroit où ils se trouvent, un échange de bons procédés en quelque sorte...

Django veut retrouver son épouse qui a été kidnappée dans la propriété de l'infâme Candie, un homme richissime qui a fait fortune en mettant en scène des combats à mains nues et à mort sur des esclaves...

Croyant arriver à leurs fins, Django et Schultz intègrent la propriété de Candie lors d'un dîner et sont persuadés que ce dernier ne va se rendre compte de rien, car leurs présences est à la base uniquement pour négocier un marché...

Le bras droit de Candie reconnaît alors le lien marital entre Django et sa femme !

Mon avis :

Avec "Django Unchained", Tarantino signe ici sa première exploration d'un genre qui lui est fétiche : le Western !

Et le moins que l'on puisse dire c'est qu'on en redemande, Tarantino a une nouvelle fois réussi son pari en redonnant forme et force à un genre qu'il affectionnait tout particulièrement, réussissant à (re)créer un souffle épique et dynamique en y apposant toujours son style et sa patte qui lui est chère !

Insufflant majestueusement et sans détour un réalisme et un  sens du rythme époustouflant, "Django Unchained" va plus loin encore que dans les précédents métrages de Tarantino, on a le sentiment que plus il tourne plus il agrémente qualitativement son talent, recherchant à tout prix la difficulté et s'en sortant à chaque fois avec les honneurs...

Tarantino transmet avec finesse sa passion du cinéma et glorifie cette dernière par une mise en scène euphorisante, singulière, électrisante et toujours originale...

Ce melting pot, ce mélange des genres lui va à merveille et il parvient à la fois à se faire plaisir et à NOUS faire plaisir !

Regorgeant de scènes cultes instantanément, "Django Unchained" est un pur bonheur !

La maîtrise absolue dont fait preuve Tarantino est bel et bien intacte et les deux heures quarante cinq passent comme une lettre à la Poste, faisant moins la part belle aux longs monologues qu'aux gunfights hypra sanguignolents, Tarantino n'oubliant jamais que les pétarades de colts sont l'apanage du genre auquel il rend un hommage appuyé et passionné...

"Django Unchained" est un pur régal que l'on ne peut occulter, la direction d'acteurs est précise et savoureuse, offrant un grand moment de cinéma, intemporel et jubilatoire, loin des autres productions aseptisées que Hollywood nous ressasse sans cesse...

Tarantino réconcilie tout le monde avec le/son cinéma et chacun y trouvera son compte avec "Django Unchained" que ce soit les cinéphiles purs et durs et exigeants que le public lambda...

On passe un moment extraordinaire !

Note : 10/10