vendredi 21 août 2020

Le vampire des Karpates (épisode des Brigades du tigre) de Victor Vicas, 1983

 

LE VAMPIRE DES KARPATES

de Victor Vicas

1983

Episode des Brigades du tigre

avec Jean-Claude Bouillon, Jean-Paul Tribout, Pierre Maguelon, Pinkas Braun, Féodor Atkine

55 minutes

Scénario de Claude Desailly

Musique de Claude Bolling

Synopsis :

France, dans les années 1920…

La série des films du « Vampire des Karpates » touche à sa fin car l’ère du cinéma muet est terminée, laissant place au cinéma parlant…

Lucien Desormes, qui incarnait le fameux vampire, se retrouve donc au chômage…

Il ne peut jouer le rôle en vampire parlant, le cascadeur qui le doublait, Martemore, se moque de lui lorsque son habilleuse lui retire sa cape une ultime fois…

Hélas, Lucien Desormes est retrouvé pendu chez lui par son habilleuse, il s’est suicidé !

C’est alors qu’une immense vague d’agressions secoue la capitale !

Un tueur en série revêtu du masque du vampire des Karpates égorge des riverains et leur grave un « M » sur le front à chacun de ses forfaits ; la police commence sérieusement à se préoccuper de cette affaire, d’autant que Gabrielli, le chef des brigades, prévient Valentin que cela risque de finir comme avec Jack l’éventreur à Londres…

Très vite, Paris devient sens dessus dessous ; un journaliste chevronné, Jean Raimbaud, suit cette affaire de très près et réussit à obtenir des informations cruciales avant le commissaire Valentin !

Germaine Martemore, la femme du doubleur de Lucien Desormes, est également tuée ; le meurtrier est passé par les toits pour s’introduire chez elle, de nuit…

Des illuminés s’apprêtent même à exhumer le cercueil de Desormes, heureusement Valentin a fait surveiller le cimetière où celui-ci est enterré !

Mais les crimes continuent de plus belle…

Valentin a alors l’idée de prendre le rôle du vampire des Karpates dans le nouveau film qui va être tourné, il est persuadé que le tueur se rendra dans le studio de tournage…

A peine l’épisode commencé à être mis sur pied, un incendie criminel se propage !

Mon avis :

« Le vampire des Karpates » est un épisode des Brigades avec une touche de fantastique très prononcée et le dénouement est incroyable !

Le personnage du journaliste Jean Raimbaud (génial Féodor Atkine !) met tout à penser pour le spectateur que c’est lui le coupable, il se trouve à chaque fois sur les endroits qu’il ne faut pas ; l’astuce scénaristique de Claude Desailly est imparable et on est baladé tout le long ! ça renforce par conséquent l’effet de surprise lorsqu’on découvre l’identité du tueur, c’est hyper bien joué au niveau du suspense !

Valentin et son équipe ont beau essayer de démêler tous les éléments de l’enquête, ils rament comme pas possible jusqu’à ce que Valentin ait l’idée d’endosser le costume du vampire…

Certains passages sont assez flippants (le meurtre de Germaine Martemore, la découverte de Lucien Desormes pendu, le combat final) et Victor Vicas orchestre tout ce maelström avec un grand brio et son application habituelle !

Au final, « Le vampire des Karpates » est donc un épisode très réussi et le spectateur se délecte tout le long avec de multiples rebondissements et une tension omniprésente qui ne faiblit jamais !

Immanquable, cet épisode ravira les fans de films de vampires, c’est une déclinaison hexagonale et franchouillarde de ses homologues de la Hammer ou des standards américains mais il ne faut pas bouder son plaisir, c’est du tout bon !

Très sympa !

Note : 9/10






jeudi 20 août 2020

Bonnot et compagnie (épisode des Brigades du tigre) de Victor Vicas, 1976

 

BONNOT ET COMPAGNIE

Episode de la série « Les brigades du tigre »

de Victor Vicas

1976

France

55 minutes

avec Jean-Claude Bouillon, Pierre Maguelon, Jean-Paul Tribout, Jacques Giraud, François Maistre, Macha Béranger

Scénario de Claude Desailly

Musique de Claude Bolling

Synopsis :

France, au début du vingtième siècle…

La bande à Bonnot a été neutralisée, tous les bandits ont été mis hors d’état de nuire par les hommes du Tigre…

Seul en reste un, Liébert, qui est emprisonné à vie…

Un jour, le médecin de la prison informe Liébert qu’il est atteint d’une forme sévère de tuberculose et qu’il ne lui reste que quelques semaines à vivre…

Sachant qu’il n’a plus rien à perdre, Liébert s’évade avec un autre prisonnier, Bel œil, condamné après un casse dans un bureau de tabac…

Arrivés dans l’Indre, Liébert et son acolyte font la connaissance de Romarin, un caïd local qui végète entre cambriolages et parties de billard…

Valentin, Pujol et Terrasson arrivent sur place et logent à l’auberge de la rose d’or, tenue par le père Coquelard…

Ils remarquent une fille de petite vertu qui fait un scandale dans la salle du restaurant ; de fil en aiguille, ils comprennent que c’est la femme de Romarin…

Remontant à la source pour leur enquête, Valentin, Pujol et Terrasson parviennent à piéger Romarin…

Ce dernier est alors abattu par Liébert, persuadé que Romarin aurait tout divulgué aux policiers…

Le temps s’accélère et Liébert décide de balancer des grenades, de nuit, à la Rose d’or afin de tuer Valentin, son pire ennemi et celui qui l’a envoyé en prison…

Bel œil et Liébert passent par les sous-sols de l’auberge et se retrouvent dans la cave…

Pendant ce temps, Valentin, Pujol et Terrasson font le guet non loin de l’entrée de l’hôtel…

Mon avis :

Excellent épisode que ce « Bonnot et compagnie » qui met en exergue le survivant de la bande à Bonnot pour un ultime défi face à Valentin et aux hommes du Tigre !

Cette fois l’action ne se passe pas à Paris mais en province, dans l’Indre, à Yssoudun…

Le personnage de Liébert, qui n’a plus rien à perdre, gravement atteint par la maladie, est déterminé à tuer Valentin, avant lui-même de passer l’arme à gauche…

Les seconds rôles sont savoureux, notamment Macha Béranger dite « La poule » et Romarin, caïd peureux et chiffe molle, qui ne fait pas le poids face à Liébert, solide gaillard malgré sa tuberculose…

La scène du restaurant avec l’engueulade entre le serveur et la Poule vaut son pesant de cacahuètes et tout est très bien joué pour rendre l’histoire crédible…

La séquence de l’attaque de la ferme est, elle aussi, très bien montée, avec une tentative de viol par Romarin vite stoppée par Liébert (« nous sommes des bandits, pas des assassins ! ») et le passage avec les masques procure un charisme certain à ces gangsters provinciaux et proches du peuple, ne s’attaquant qu’aux bourgeois…

Comme toujours Victor Vicas soigne énormément sa mise en scène et c’est un vrai régal ; le final est presque nihiliste et Valentin déjouera un plan des plus pernicieux de la part de Liébert (les grenades dégoupillées) !

Une nouvelle fois les cinéphiles seront aux anges, « Bonnot et compagnie » est effectivement un des meilleurs épisodes des Brigades et restera dans les mémoires de tout brigadophile…

Une pure tuerie !

Note : 9/10






mercredi 19 août 2020

Rita et le caïd (épisode des Brigades du tigre) de Victor Vicas, 1983

 

RITA ET LE CAID

Episode de la série « Les brigades du tigre »

de Victor Vicas

1983

France

55 minutes

avec Jean-Claude Bouillon, Pierre Maguelon, Jean-Paul Tribout, Pinkas Braun, Gabriel Cattand, Béatrice Agenin, Jacques Giraud

Scénario de Claude Desailly

Musique de Claude Bolling

Synopsis :

France, au début du vingtième siècle…

La pègre corse contrôle tout sur Paris, les jeux, les bars et les maisons de tolérance…

Le clan Santucci est protégé par deux hommes politiques véreux qui leur cèdent de nombreux passe- droits en échange de pots de vins…

Bruno Clément, un journaliste, prévient Delcroix, le tenancier du Lotus bleu, un lupanar, et lui propose de tout balancer dans son journal, Delcroix refuse de s’associer avec lui…

Bruno Clément est abattu mais Delcroix, avant d’être tué lui aussi, regroupe tous les documents avec les preuves accablantes qui incrimine les Santucci et les hommes politiques…

Tabassée par les hommes de Santucci, Rita abat Ange, un des frères corses, pour se venger du traitement qu’il lui a fait subir…

Le lendemain, elle se confie à Ginette, mais Ginette lui affirme qu’Ange Santucci est décédé d’une crise cardiaque !

Arsène, un clochard, récupère in extremis la valise avec les fameux documents et les donne à Rita, la prostituée qui était la femme de Delcroix…

Valentin est sur les dents et aimerait faire tomber les Santucci et les politiques, il doit absolument retrouver les documents…

Rita part à Saint-Sauveur, un village de province, pour retrouver Julien Berthier, un de ses amis d’enfance…

Ginette informe le frère Santucci que c’est Rita qui a abattu son frère !

Une course contre la montre est alors engagée : qui arrivera le premier pour appréhender Rita ? Valentin et ses hommes ou les tueurs sbires de Santucci ?

Mon avis :

« Rita et le caïd » est le meilleur épisode des « Brigades du tigre » dans la période années 1920 mais c’est également le plus violent de tous !

Tabassages de prostituées, fusillades, meurtre à la fourche, règlements de compte au rasoir (heureusement hors champ !), rien n’est épargné au spectateur pour rendre crédible la sauvagerie dont fait preuve le clan Santucci…

Les politiques en prennent également pour leur grade et se révèlent les pires des enflures, prêts à tout dans la corruption et n’hésitant pas à mettre hors d’état de nuire ceux qui contrecarrent leurs desseins…

Au niveau de la direction des acteurs, c’est du très beau boulot, Béatrice Agenin en Rita, la prostituée révoltée, les frères Santucci, incroyables de froideur et de machisme, Arsène le clochard, personnage très touchant, et Ginette, la prostituée amie de Rita qui va la trahir, Claude Desailly et Victor Vicas ont fait très fort et tapé dans le mille, « Rita et le caïd » est un quasi sans faute !

La reconstitution des années 1920 est parfaite, l’action est menée tambour battant et l’histoire fait la part belle aux personnages secondaires, plus qu’à Valentin et son équipe elle-même, on est pris dans l’histoire dès son entame et on ne décroche plus jusqu’au final, très dur mais qui clôture en happy end cet épisode, qui bat le record du nombre de morts dans la série !

« Rita et le caïd » est un pur régal qui peut se voir et se revoir sans discontinuer et sans aucune modération, le sens narratif de cet épisode est prodigieux et ravira sans nul doute les cinéphiles fans de la série !

Un travail exemplaire à tous les niveaux et une rigueur scénaristique indéniable font que « Rita et le caïd » n’a pas trop vieilli, la violence déployée donne une amplification de la dynamique de cet épisode qui n’est pas à voir pour tous les yeux, si une classification avait existé à l’époque, une interdiction aux moins de douze ans aurait été nécessaire…

Un must pour tout fan des Brigades !

Note : 9/10







lundi 17 août 2020

Le défi (épisode des Brigades du tigre) de Victor Vicas, 1975

 

LE DEFI

Episode de la série « Les brigades du tigre »

Saison 2

de Victor Vicas

1975

France

55 minutes

avec Jean-Claude Bouillon, Pierre Maguelon, Jean-Paul Tribout, Guy Grosso, Diane Kurys, Didier Haudepin

Scénario de Claude Desailly

Musique de Claude Bolling

Synopsis :

France, au début du vingtième siècle…

Catherine Barré et Eloi David sont un couple de jeunes gangsters qui sèment la mort autour d’eux, se revendiquant de la cause anarchiste…

Le commissaire Valentin et son équipe se donnent un mal fou pour les repérer et essaient de les appréhender avec une grande difficulté…

Valentin et Pujol leur tendent une souricière dans un dépôt d’essence…

Lors de la fusillade, Eloi David est grièvement blessé au bras…

Avec Catherine, ils parviennent à s’échapper…

David s’écroule et Catherine Barré part dans le village avoisinant pour trouver un médecin…

Le docteur Carpentin réussit à soigner Eloi David mais confirme l’hémorragie qui peut engendrer la mort si Eloi n’est pas hospitalisé d’urgence…

Alors que Valentin et ses hommes commencent à retrouver la trace des deux jeunes gens, Catherine emmène Eloi dans une briquèterie…

Se pensant introuvables, Catherine et Eloi se réfugient dans le four de l’usine, Valentin arrive sur les lieux !

Mon avis :

Cet épisode du « Défi » est le meilleur de la saison 2 des « Brigades du tigre », il nous narre les forfaits de deux jeunes gens anarchistes qui sèment la désolation autour d’eux, n’hésitant pas à employer la violence pour parvenir à leurs fins…

C’est l’une des enquêtes les plus difficiles à résoudre pour Valentin car ces deux gangsters sont très mobiles et imprévisibles, ce qui renforce leur mode d’action…

Diane Kurys a un regard désespéré et enchanteur en même temps, l’actrice (qui deviendra réalisatrice plus tard) est sur un nuage, quant à Didier Haudepin dans le rôle d’Eloi David, sa prestation est magistrale, il donne parfaitement l’épaisseur à son personnage et est tout à fait crédible, notamment dans les séquences où il est blessé…

Le final anthologique avec le four de la briquèterie arrache même des larmes, épilogue d’une aventure désespérée avec comme seule issue possible, la mort !

Catherine Barré et Eloi David sont un peu les Mickey et Mallory Knox du début du siècle et cet excellent épisode des « Brigades du tigre » restera dans toutes les mémoires, que l’on soit simple spectateur ou cinéphile averti…

Un vrai électrochoc en somme et Claude Desailly et Victor Vicas se sont surpassés pour nous conter cette histoire dramatique et singulièrement touchante puisque le spectateur pourra aisément se prendre d’empathie pour ce duo de paumés…

Magistral !

Note : 9/10








mardi 11 août 2020

2001 odyssée de l'espace de Stanley Kubrick, 1968

 

2001, ODYSSEE DE L’ESPACE

de Stanley Kubrick

1968

Grande Bretagne/Etats unis

avec Keir Dullea, Gary Lockwood, Douglas Rain

Science-fiction

156 minutes

Budget : 12 000 000 dollars

Scenario de Stanley Kubrick et Arthur C. Clarke

Synopsis :

A l’aube de l’humanité…

Des primates sont intrigués par un gigantesque monolithe qui se trouve en face d’eux…

Plusieurs milliers d’années plus tard, la conquête spatiale est en marche…

David Bowman et Frank Poole, deux astronautes, projettent un voyage spatial sur la planète Jupiter…

Lorsque des hommes partent en reconnaissance, ils tombent sur le fameux monolithe que l’on a vu au début du film…

L’ordinateur central Carl semble avoir perdu la notion d’obéissance et indique des informations erronées puis il refuse à Bowman de lui ouvrir un accès afin qu’il puisse s’extraire de l’endroit où il se trouve !

Arrivé sur Jupiter, Bowman se voit vieillard sur un lit dans une pièce blanche…

Le monolithe réapparait…

Et si ce monolithe était une porte vers l’au-delà ?

Ou vers l’immortalité ?

Le film se clôt par l’image d’un fœtus, comme si Bowman renaissait après sa mort supposée…

Mon avis :

« 2001, odyssée de l’espace » est une œuvre magistrale dans l’histoire du cinéma et c’est un film très ambitieux, le plus abouti de Kubrick…

La science-fiction est dévoilée de façon très lente et contemplative, ici pas de violence ou de bagarres dans l’espace mais un film qui se savoure dans toute sa continuité…

Il a fallu quatre années à Kubrick pour concevoir « 2001, odyssée de l’espace », c’est un film majeur avec beaucoup de musique classique et des passages anthologiques…

La modernité des décors et la manière dont ceux- ci sont filmés est incroyable, aucun film à l’époque n’était allé aussi loin au niveau des trucages et des maquettes (on est 9 années avant « La guerre des étoiles »)…

« 2001, odyssée de l’espace » est un chef d’œuvre absolu, un film monumental et qui ne ressemble à aucun autre, il convient de se laisser transporter par le film et par le génie de Kubrick ; le début avec les primates est phénoménal et a dû nécessiter un travail titanesque, le final est, quant à lui, glaçant et même tétanisant et procure une sensation indescriptible, son impact est bluffant et on sort du visionnage complètement abasourdi !

La science-fiction moderne tient là une de ses œuvres charnières et « 2001, odyssée de l’espace » est un chef d’œuvre absolu sur lequel tout un pan de la SF s’est bâti, il est impératif pour tout cinéphile de l’avoir visionné…

Plus de cinquante ans après, « 2001, odyssée de l’espace » a bien vieilli malgré le temps et les progrès effectués depuis au niveau des effets spéciaux…

L’intelligence absolue du traitement élaboré par Kubrick rend le film passionnant de bout en bout et, malgré sa lenteur, on ne voit pas le temps passer…

Il y a un écran noir pendant dix minutes avant le film et à son entracte, c’est voulu par Stanley Kubrick pour que le spectateur se mette en condition afin d’appréhender le film, c’est un procédé inédit et très intelligent…

Bref, vous pouvez savourer « 2001, odyssée de l’espace » dans des conditions optimales avec un blu ray magnifique, tout cinéphile se doit d’avoir visionné ce film qui figure parmi les plus essentiels du genre de la science-fiction et même de tous les genres confondus…

Une œuvre fabuleuse qui vous laissera un souvenir indélébile !

Note : 10/10






dimanche 26 juillet 2020

Profanations de Mike Mendez, 2006


PROFANATIONS
de Mike Mendez
2006
Etats unis
avec Dominic Purcell, Tcheky Karyo, Josie Maran, Clare Kramer, Marcus Thomas
Film fantastique
95 minutes
aka Grave dancers
Synopsis :
Une ville des états unis, au milieu des années deux mille....
Une bande d'amis, Harris Mac Kay, Kira Hayden, Alison Mitchell et Sid Vance ont appris une douloureuse nouvelle, un de leurs camarades s'est tué ; ils vont à son enterrement...
Puis, le soir Harris, Kira et Sid décident d'aller dans un pub et se saoulent, Alison, la petite amie de Harris choisit de rester à la maison...
Peu après, les trois jeunes gens complètement ivres se rendent au cimetière communal ; Sid, particulièrement éméché, lit à haute voix un texte qui était gravé sur une épitaphe qui indique que toute personne qui entend ce texte doit effectuer une danse sur une des tombes présentes dans le cimetière !
Sid, Harris et Kira s'exécutent et procèdent à une danse, ils sont ivres morts !
Harris retrouve sa femme à la fin de la nuit, celle-ci était particulièrement inquiète...
Alison soupçonne Harris de la tromper avec Kira, jeune femme très attirante et Harris avoue à Alison qu'il a donné un smack à Kira pendant leur balade au cimetière mais que celà n'ira pas plus loin ; Alison acquiesce, ne voulant pas perdre Harris dont elle est folle amoureuse...
C'est alors que des événements très étranges secouent la maison de Harris et Alison, cette dernière est persuadée d'entendre des bruits bizarres qui viennent de l'étage, comme des manifestations surnaturelles !
Les mêmes choses se produisent pour Kira et Sid !
Apeurée, Alison a les mêmes symptômes que la schizophrénie, Harris décide alors de contacter Vincent Cochet et son assistante Frances, deux médiums paranormaux, afin qu'ils enquêtent et trouvent la raison des troubles qui secouent la maison...
Après quelques jours, les conclusions sont sans appel, Vincent établit une liaison entre la soirée arrosée au cimetière et les manifestations spectrales !
Vincent comprend le lien entre chaque tombe où les jeunes gens ont dansé et la "punition" qui les attend !
Kira a dansé sur la tombe d'un ancien violeur, Harris d'une tueuse à la hache et Sid d'un enfant pyromane qui a brûlé une maison entière, décimant toute sa fratrie !
Mais ce qui attend les quatre jeunes gens sera bien pire que ce qu'ils avaient pu imaginer !
Mon avis :
Et bien il est pas mal du tout ce "Profanations", ça rappelle beaucoup "Insidious" et "Conjuring" avec un budget moins important certes, mais Mike Mendez a mis du coeur à l'ouvrage en le réalisant, les comédiens sont à fond dans l'histoire et la deuxième moitié du film part carrément en vrille dans l'horreur alors que le début commençait pépère...
Mendez installe ses personnages et à l'arrivée des mediums (avec l'inoxydable Tchéky Karyo), lorsqu'on comprend l'identité des défunts de chaque tombe "profanée", les effets spéciaux se déchaînent et c'est plutôt réussi !
Et puis les érotomanes seront gâtés avec les hyper canons Josie Maran et Clare Kramer, deux bombes absolues ; il y a un grand soin dans les décors (notamment la maison), le public le moins aguerri à ce genre de films se prendra des sursauts lors des scènes flippantes (et il y en a à foison !) ; "Profanations" est un direct to DVD mais sa modernité et le sens de l'application de Mike Mendez n'aurait pas volé une sortie en salles, le film n'est pas plus mauvais qu'un autre, on a vu  largement pire !
Il y a même du renouveau pour le genre grâce à une inventivité certaine (faire partir le paranormal par la séquence dans le cimetière, à mon avis c'est inédit !), Mendez fait un boulot méthodique et appliqué et le passage des exhumations est très réaliste et foutra la trouille à plus d'un(e) !
Très honnête, "Profanations", sans être un chef d'oeuvre, reste un métrage extrêmement sympathique et avec les moyens du bord à sa disposition, Mike Mendez s'en sort pas mal...
On passe un excellent moment, les protagonistes semblent sortis de "Beverly Hills 90210" et c'est délectable de les voir se faire emmerder par les spectres issus des pires tueurs du passé, tout ça parce qu'ils ont picolé un peu trop et fait les zouaves sur les tombes des défunts, bien fait !
Pour une poignée de cerises, on trouve "Profanations" dans les bacs de DVD à 1 euro ou sur Rakuten pour le même prix dérisoire, mais ne boudons pas notre plaisir, Mike Mendez a produit un spectacle honnête qui se visionne avec facilité et grand plaisir !
Dédicace à David Maurice, mon poto cinéphile qui m'avait missionné de faire la critique !
Note : 7/10







Total recall de Paul Verhoeven, 1990


TOTAL RECALL
de Paul Verhoeven
1990
Etats unis
avec Arnold Schwarzenegger, Sharon Stone, Rachel Ticotin, Michael Ironside, Ronny Cox
Film fantastique
113 minutes
Blu ray édité chez studiocanal
d'après une nouvelle de Philip K.Dick
Musique de Jerry Goldsmith
Maquillages de Rob Bottin
Produit par Andrew Vajna et Mario Kassar
Budget : 65 000 000 dollars
Recettes mondiales au box office : 261 317 000 dollars
Synopsis :
2048, sur Terre et sur Mars, qui est devenue une planète colonisée...
Douglas Quaid, un ouvrier, semble mener une existence tranquille avec sa femme Lori ; Douglas fait souvent les mêmes rêves où il se voit sur Mars avec une superbe femme brune, ces rêves l'obsèdent...
Une entreprise qui possède des agences propose à ses clients un voyage sur Mars par le biais d'implants greffés au cerveau, Doug voit la publicité plusieurs fois et décide de franchir le pas, il se rend à l'agence Recall et choisit un implant qui le mettrait en situation d'être un agent secret à la recherche de la fameuse femme brune qu'il voyait dans ses rêves...
Hélas, l'opération d'implant tourne au fiasco et Douglas fait une embolie shizophrénique, il finit par être maîtrisé et se retrouve allongé au sol dans le centre-ville ; il voit un de ses collègues mais celui-ci l'agresse avec trois autres hommes, Douglas les tue !
A peine rentré chez lui, Douglas est de nouveau agressé... par Lori, sa femme !
Lori est en fait complice de Richter, un homme dangereux, qui travaille pour Cohaagen, un homme très puissant qui contrôle toutes les colonies sur Mars !
Douglas a le temps de s'enfuir et un homme lui indique en lui téléphonant qu'il doit prendre une valise...
Après avoir récupéré la fameuse valise, Douglas retire un émetteur qui était placé dans son cerveau ; Richter et ses hommes arrivent pour tuer Douglas !
Douglas se rend sur Mars et doit rencontrer une Mélina, qui travaille dans un lupanar...
Douglas va devoir affronter maintes situations et sera traqué par Richter, bien que Cohaagen ait stipulé qu'il voulait Douglas Quaid vivant !
Cohaagen a pour objectif de ne pas renouveler l'oxygène sur Venus ville et sur les colonies de Mars, des milliers d'hommes et de mutants risquent la mort...
Avec l'aide de Mélina, Douglas est chargé de se rendre sur un dôme qui permettrait d'éviter la catastrophe !
Douglas a une mission double : rester en vie et atteindre un pressoir métallique pour enclencher le retour de l'oxygène sur Mars !
Tout ceci n'était pas un rêve et s'avérait bien réel, c'est à Douglas Quaid de se battre maintenant et de gagner quoiqu'il arrive...
Mon avis :
Méga blockbuster de science-fiction de 1990, "Total recall" tient largement ses promesses et dès la musique du générique (super boulot de Jerry Goldsmith) le spectateur est "happé" par le film et n'en décroche plus !
"Total recall" c'est une pure tuerie et il faut dire qu'avec Paul Verhoeven on est sûr qu'on va avoir du lourd !
ça barde avec des scènes gore, des mutants effrayants (Rob Bottin s'est surpassé !) et une Sharon Stone hyper sexy (deux ans avant "Basic Instinct"), le scénario est prenant et finalement pas si compliqué, on prend un réel plaisir en visionnant "Total recall", c'est une heure 53 minutes de bonheur total...
Ceci étant, on n'est pas dans un film tous publics et certains passages sont très impressionnants, Verhoeven n'a pas lésiné sur l'hémoglobine mais c'est comme à son habitude, ce n'est pas pour rien qu'on le surnomme "le Hollandais violent"  !
"Total recall" se savoure du début à la fin, il y a énormément d'action, des poursuites ; le film a été tourné en studios mais également au Mexique, les repérages n'ont pas dû être évidents mais au final c'est fabuleux !
Bien sûr ça a coûté une blinde (65 millions de dollars !) mais ça a rapporte 200 millions de dollars de plus que son coût initial, donc le genre est toujours hyper  rentable et le duo Mario Kassar/Andrew Vajna se frotte les mains, ça plus la popularité de Schwarzenegger on est gagnants à coup sûr !
"Total recall" c'est le genre de films qui ne s'oublie pas, je l'ai vu à sa sortie en salles en 1990 et tout est gravé dans la rétine, c'est tellement balaise qu'on se souvient de tout !
Bref on passe un super moment de science-fiction, c'est très dynamique, surpuissant dans la mise en scène et parfaitement paramétré !
Le blu ray sorti chez studiocanal est excellent, image nickel et son à se péter les tympans, il faut mettre le film à un volume élevé pour l'apprécier...
"Total recall" c'est que du bon, du très lourd et un des meilleurs Schwarzenegger des années 90, quand on pense que l'année suivante en 1991 sortait le deuxième "Terminator", c'est une claque chaque année avec le père Schwarzy !
Immanquable !
Note : 9.5/10