dimanche 12 mai 2013

The thing de John Carpenter, 1982


THE THING

de John Carpenter

Etats Unis

1982

avec Kurt Russell, Wilford Brimley

Aventures fantastiques

104 minutes

Effets spéciaux de Rob Bottin

Musique d'Ennio Morricone

Synopsis :

1982, sur une base complètement coupée du monde, en Antarctique...

Une dizaine de scientifiques a maille à partir avec une créature venue d'un vaisseau spatial qui s'est échoué quelques kilomètres plus loin...

D'abord sous les traits d'un chien, l'extraterrestre va se muter en chaque personne qu'elle approche, elle "imite" le corps et la physiologie de chaque scientifique, créant ainsi une suspicion totale !

Mac Ready, l'un des hommes de l'équipage, a une idée de génie : prélever le sang de chaque homme restant afin de déceler lequel d'entre eux est contaminé...

Malheureusement, il est peut être déjà trop tard et l'alien fait des ravages !

Quelle sera l'issue de ce cauchemar ?

Mon avis :

Film complètement culte et considéré à juste titre comme l'un des meilleurs de Carpenter, "The thing" mêle adroitement aventures, horreur et angoisse pure...

Les effets spéciaux de Rob Bottin sont époustouflants et hyper maîtrisés, ils créent la stupeur voire même font sursauter lors de scènes chocs peu ragoûtantes ! 

Bâti sur un scénario imparable et très captivant, le film ne relâche à aucun moment la tension et en fait voir de toutes les couleurs au spectateur, littéralement bluffé et conquis et ce, des les premières minutes !

Ah qu'il était bon ce temps où il n'y avait pas de numérique, où tout était fait artisanalement !

En huis clos et souvent la nuit, ce qui amplifie le sentiment d'étouffement et la sensation d'être piégé, l'action de faiblit jamais et on peut même dire que l'on a là un film d'horreur avec des séquences vraiment atroces, tétanisantes...

Les comédiens, Kurt Russell en tête, sont impliqués dans leurs rôles comme jamais, et la peur latente se fait bien sentir en eux...

Disséminée avec parcimonie le long du métrage, la musique d'Ennio Morricone fonctionne à plein régime, anticipant ce qui va se passer avec un côté habile et immersif pour le spectateur, c'est un très bon choix de la part de Carpenter...

Du fantastique "à l'ancienne" et comme dit l'adage "c'est dans les vieux chaudrons qu'on fait les meilleures soupes", ici ça se vérifie complètement !

Carpenter prouve une nouvelle fois qu'il est un dieu du cinéma fantastique d'outre Atlantique, après avoir enchaîné des perles, toujours avec le même talent, consciencieux, appliqué dans sa mise en scène, il est ici à son firmament...

La préquelle sortie en 2011 n'a pas le même éclat malgré qu'elle reste honnête, mais on est à mille lieux du film de 1982...

Une très grande réussite qu'il est indispensable d'avoir visionné, aussi bien pour comprendre la démarche originale de Carpenter que pour passer un grand moment de cinéma...

Dédicacé à Marija, Daniel, Lionel, Fabrice et Pierre

Note : 10/10







jeudi 9 mai 2013

A toute épreuve de John Woo, 1992


A TOUTE EPREUVE

aka Hard Boiled

de John Woo

Hong Kong

1992

avec Chow Yun Fat, Tony Leung

Polar gunfightant

DVD édité chez HK Video

Synopsis :

Alors qu'un déchaînement de violences éclate dans un salon de thé de HongKong, Tequila, un policier aux méthodes radicales, tente de démanteler un vaste trafic d'armes...

Après l'hécatombe survenue et considérée comme un véritable fiasco par sa hiérarchie, Tequila prépare une planque pour faire tomber un des plus grands caïds de la pègre locale...

Un deuxième flic est intégré dans le gang et ce, incognito...

L'artillerie gigantesque est entreposée dans les sous sols d'un grand hôpital de la ville...

Tequila investit les bâtiments...

L'opération tourne alors au massacre !

Mon avis :

Dernier segment du triptyque gunfighté de Woo après "The Killer" (1989) et "Une balle dans la tête" (1990), "A toute épreuve" peut se considérer comme l'aboutissement d'un cinéma jusqu'auboutiste mettant en exergue une grande violence voire même un malaise sociétal récurrent chez John Woo...

Ici ça tranche dans le lard avec des séquences d'une brutalité surmultipliée desservie par des fusillades chorégraphiées de très haut niveau...

L'histoire en elle même est assez simple (deux policiers qui ne se connaissent pas sont infiltrés chez des truands, le but du jeu est qu'ils ne doivent pas le faire comprendre aux gangsters, sans quoi leur plan capote !) mais tout le talent artistique du réalisateur réside dans la façon qu'il a de mettre en exergue le côté extrême de situations totalement folles et infernales, avec une fluidité et une rapidité d'exécution frôlant le génie !

Osant tout à chaque seconde, John Woo dirige de main de maître son équipe, aussi bien les cascadeurs que le chef opérateur, qui accumule les cadrages chiadés, amplifiant des plans séquences fascinants (notamment l'arrivée dans les étages de l'hôpital, véritable leçon de cinéma) ou des mouvements hypra toniques de caméra (la fusillade du salon de thé avec la descente des escaliers en appui glissant pour Chow Yun Fat qui dézingue tout sur son passage)...

Véritable orgie de gunfights, "A toute épreuve" se visionne à tire larigots avec un plaisir coupable et illimité et dès les premières minutes, le spectateur est intégré instantanément dans le film, n'arrivant plus à décrocher face à une intrigue passionnante et imposant la plus grande attention...

Un must complet qui doit beaucoup à sa vitalité et sa tonicité, revigorant le polar HK de manière sidérante et doté d'une dynamique imparable et sans la moindre faille...

A visionner sans aucune modération !

Note : 10/10

 

 

 





Le silence des agneaux de Jonathan Demme, 1990


LE SILENCE DES AGNEAUX

aka The Silence of the lambs

de Jonathan Demme

Etats Unis

1990

avec Jodie Foster, Anthony Hopkins, Scott Glenn, Ted Levine, Charles Napier

Polar angoissant/Epouvante

Synopsis :

Clarice Starling, sous les ordres de Jack Crawford, est une toute nouvelle recrue au sein du mythique FBI...

Elle doit retrouver un tueur en série qui dépèce ses victimes, surnommé Buffalo Bill...

Un psychiatre, Hannibal Lecter, enfermé dans une prison de haute sécurité dirigée par le Professeur Chillton, lui transmet des informations cruciales sur le tueur, qui parviennent à mettre  Clarice sur la voie de ce dernier et à la faire progresser dans ses investigations...

Une complicité s'installe entre Clarice et Lecter, celui ci se prenant d'affection pour elle et pour son passé (Clarice a perdu son père alors qu'elle était enfant)...

Crawford avait bien averti Starling qu'il ne fallait pas laisser à Lecter l'occasion d'atteindre les frontières de son inconscient...

La fille d'une sénatrice est kidnappée par Buffalo Bill...

Clarice, sur une piste sérieuse, se rend malencontreusement au domicile du tueur...

Mon avis :

A la mise en scène exemplaire et récompensée à juste titre à travers le globe, "Le silence des agneaux" fait figure de modèle du genre et demeure à juste titre et même deux décades plus tard un film culte, aux frontières de l'épouvante et du polar...

Bénéficiant d'une interprétation sans failles et d'un timing ultra millimétré, "le Silence des agneaux" s'avère autant révulsif qu'efficace !

Course acérée contre la montre où les investigations et les fausses pistes se combinent, le métrage s'avère parfois stressant souvent fascinant, la dimension psychologique de Starling servant de levier empathique pour le spectateur, entraîné dans un dédale d'angoisse viscérale et de frayeurs latentes disséminées tout le long du film...

Une scène tout particulièrement retiendra l'attention, faisant monter crescendo la peur et le sentiment d'être "piégé", via un montage alterné d'une intensité rare et très peu exploré/exploité au septième art, reflet habile d'une réalisation au cordeau et qui a su transcender le simple genre du "polar d'épouvante" pour au final délivrer un des chefs d'oeuvres du style contemporain auquel il s'apparente...

Hopkins filmé en gros plan avec ses yeux de psychopathe, la scène nocturne et effroyable du garage et les papillons venus du Surinam sont autant d'atouts supplémentaires pour faire une différenciation entre "Le Silence des agneaux" et les simples productions d'alors, le jeu au dessus de la mêlée de Jodie Foster transcendant la qualité inhérente au métrage pour projeter la liaison tueur/enquêtrice voire même une fusion quasi paternelle inconsciente mais largement représentée entre Lecter et Clarice...

"Le Silence des agneaux" reste un sommet du polar des années 90 et très peu d'autres films lui arrivent à la cheville, on est vraiment là dans du haut niveau, dans le summum du machiavélisme et je suis prêt à parier que malgré plusieurs visionnages, les poils du dos se hérissent encore avec des séquences d'anthologie...

Un classique, rien à rajouter d'autre...

Note : 10/10

 

 





Le grand silence de Sergio Corbucci, 1968


LE GRAND SILENCE

aka The great silence

aka Il Grande Silenzio

Italie

1968

avec Jean Louis Trintignant, Klaus Kinski, Vonetta Mac Gee

Western atypique

Synopsis :

Tigrero, un tueur à gages sans foi ni loi, fait régner la terreur dans une contrée de l'Utah enneigée...

La veuve d'un défunt habitant le village souhaiterait engager quelqu'un pour venger la mort de son mari innocent et tué supposément par Tigrero et ses acolytes...

Comme venu de nulle part, un mystérieux muet débarque au milieu de tout ça...

Après une brève aventure avec la jeune fille, il va se retrouver au centre d'une vaste cabale, tout le monde veut la peau de ce pistolero !

Une lutte sans merci est dès lors engagée...

Mon avis :

Magnifié par une neige omniprésente, "Le Grand silence" est à la fois un western crépusculaire voire nihiliste (si l'on se réfère à la fin du montage européen, totalement noire et pessimiste) et un film d'action non exempt de scènes de fusillades qui firent la gloire de toute une culture instaurée par Sergio Leone (d'ailleurs c'est Ennio Morricone qui y signe ici un magnifique score)...

Le personnage de Tigrero incarné par Kinski aurait presque pu être le héros principal tant il cristallise émotionnellement le paysage, et Trintignant est lunaire et monolithique, semblant arriver sur l'écran comme hypnotisé, électron gravitant autour d'un ruisseau de violences où s'enchevêtrent les personnes les plus viles, il symbolise presque (n'ayons pas peur de le dire !) le Christ ou le Messie, comme salvateur de gens opprimés face à des oppresseurs corrupteurs corrompus...

Exempt de la moindre once d'humour, "Le Grand silence" dépayse par son aspect hors normes et s'imbrique comme clef de voûte d'un genre moribond arrivé en plein chant du cygne (à peu près à l'instar de "Django" du même réalisateur)...

N'omettant cependant aucunement d'y intégrer un sacré sadisme comme à son accoutumée et digne représentant d'un certain cinéma latin, Corbucci y met les coudées franches au niveau violence et la neige semble encore plus amplifier le côté morbide en instaurant un climat de non sécurisation...

Les pauvres villageois sont tous abattus avec un aplomb presque génocidaire qui n'est pas sans rappeler la fascination qu'ont les brigands pour leur chef Tigrero, tout comme les SS avec Hitler, donc je vous préviens, le film ne rigole pas du tout !

"Le Grand silence" comporte de très belles vues de montagne et se suit avec le plus grand plaisir, exerçant une fascination certaine car tout y semble presque onirique ou hors du temps...

Corbucci s'est particulièrement appliqué et sa mise en scène ne fait pas défaut eu égard à une direction d'acteurs excellente et des fusillades rythmées où les bruits des colts crépitent comme toujours en vrillant l'air et le paysage, les morts se comptant à la pelle !

Il faut faire un passage dans ce "Grand silence" pour comprendre une partie du western italien et reconnaître le talent d'artisans aussi honnêtes que passionnés et surtout prêts à partager leur passion...

Une bombe !

Note : 10/10






dimanche 5 mai 2013

Night and day de James Mangold, 2010


NIGHT AND DAY

aka Knight and day

de James Mangold

Etats Unis

2010

avec Tom Cruise, Cameron Diaz

Action/Comédie/Espionnage

116 minutes

Synopsis :

Dans un aéroport américain, June, une superbe blonde, fait une rencontre fortuite avec Roy, un brun au charme ravageur et au corps athlétique, elle tombe instantanément amoureuse...

Mais ce qu'elle ne sait pas, c'est que Roy est un agent double, dissident de la CIA, et qu'il possède un engin de batterie révolutionnaire et fort convoité !

Il se sert de la naïveté de June en lui mettant l'appareil dans ses bagages...

Après une hécatombe dans l'avion, Roy fait atterrir le boeing en catastrophe à Boston...

Il met en garde June de la tournure que risque de prendre la suite des événements, la drogue puis s'enfuit...

June va se retrouver cernée de toutes parts par des dizaines d'agents de la CIA jusqu'à ce que Roy réapparaisse de nouveau pour la sauver d'une mort imminente !

Une folle course poursuite est dès lors engagée aux quatre coins du globe  !

Mon avis :

Savoureusement bien orchestré, ce "Night and day" est un métrage très plaisant à suivre et sans le moindre temps mort...

Certes, on est en plein portnawak et les séquences qui défilent à vitesse grand V sont parfaitement impossibles dans la réalité mais, en passant outre, on prend grand plaisir à visionner ces aventures très toniques et dépaysantes...

Bourré d'humour, le film fait penser à du James Bond avec un côté glamour prononcé en plus...

"Night and day" nous fait voyager avec la plus grande classe entre le centre ville de Boston, une île déserte introuvable sur une carte, un train sillonnant les Alpes vers l'Autriche et une gigantesque féria en Espagne !

Les cascades sont parfaitement coordonnées (même si on fait souvent appel au numérique), Tom Cruise se bat comme un chef et enseigne même à la belle Cameron Diaz comment se dépatouiller d'un agresseur, les dialogues sont bien sentis et loin d'être idiots (chose plutôt rare dans ce genre de blockbuster) et le professionnalisme des deux héros contribue aisément à la réussite de l'oeuvre, dotée d'un budget conséquent...

Les personnages secondaires sont habilement mis à contribution afin de consolider une histoire centrée exclusivement sur Diaz et Cruise mais donnent de l'oxygène pour que, justement, on s'intéresse aussi à eux...

Rebondissements sur rebondissements, Mangold fait susciter l'intérêt d'un film vrombissant lorsqu'il s'intéresse aux origines de Roy via son passé et ses antécédents douloureux, amplifiant la relation déjà attachante qu'il avait cristallisé avec le spectateur...

Sortant de l'ordinaire et des sentiers battus, "Night and day" fait passer un moment agréable et divertissant, sans jamais donner la nausée malgré des séquences rapides mais toujours bien mises en scène et la résultante combinant le talent des comédiens et la dynamique du scénario en font une réussite parfaite, qui vous divertira en vous sortant de la morosité de votre quotidien...

Que demander de plus ?

Note : 8/10





samedi 4 mai 2013

The Woman de Lucky Mac Kee, 2011


THE WOMAN

de Lucky Mac Kee

Etats Unis

2011

Scénario de Jack Ketchum

97 minutes

Drame psychologique/Horreur

Synopsis :

La famille Cleek semble mener une vie paisible et au dessus de tous soupçons, le père est un brillant avocat, la femme un modèle de mère au foyer et les enfants (deux adolescents et une fillette en bas âge) multiplient les barbecues entre amis et l'unité parait régner en maître mot au sein de leur maisonnée cossue...

Jusqu'à ce que tout bascule le jour où lors d'une partie de chasse en pleine forêt, Cleek découvre une jeune femme ermite, vivant à l'état sauvage...

Il la capture !

Enfermée dans un sous sol au fond du jardin, la femme est admise par l'ensemble de la famille Cleek, sous l'égide despotique du père, chacun devant la nourrir, un peu comme un "animal de compagnie" et ce, en ayant nullement averti les autorités sanitaires ou même la police...

Un soir, le père est pris de pulsions sexuelles...

Tout dérape !

Mon avis :

Au postulat très original, "The Woman" suscite nombre d'interrogations au départ pour que le métrage se fluidifie petit à petit, faisant ressortir et apparaître la pathologie névrotique du père, point d'orgue d'une histoire peu banale dans le panorama slasherien du film d'horreur contemporain...

Bénéficiant d'un scénario particulièrement travaillé et d'une photographie remarquable, "The Woman" exploite des trouvailles cinématographiques, notamment au niveau du son ou des mouvements de caméra (splendide travelling circulaire à la fin)...

Rappelant un chouya "L'enfant sauvage " de François Truffaut pour la "personne animale" devant se "réadapter" au monde moderne, empreint de "normalité", la femme "sauvage" l'est quelque fois moins que les personnes dites intégrées qui s'avèreront indignes de leur condition et bien plus bestiales que cette pauvre jeune fille, qui n'avait absolument rien demandé à quiconque !

Le personnage, énigmatique et de prime abord exemplaire et bien sous tous rapports, du géniteur est un peu un mix entre Patrick Bateman (pour le côté golden boy friqué) et Leatherface (sans le masque, certes, mais avec le côté champêtre)...

Comme à l'accoutumée dans les métrages écrits par Jack Ketchum, le politically incorrect est légion et les déviances (notamment sexuelles) se retrouvent comme dans le chef d'oeuvre précédent "The Lost", l'adolescente supposée enceinte, l'institutrice de cette dernière s'intéressant à l'état de son élève, le fils qui se masturbe sur sa "capture sauvage" et qui la mutile avec une pince et la violence aveugle et dégueulasse du père qui tabasse sa femme, dans une scène de pétage de plombs hors du commun, extrapolant de nouveau le côté cathartique de "The Lost", qui semble être une référence récurrente à "The Woman"...

Bon jeu d'acteurs, mise en scène solidement charpentée et brutalité savamment dosée contribuent à faire de "The Woman" un excellent film qui reste tout de même réservé à un public adulte et averti...

Note : 9/10






mercredi 1 mai 2013

Attack the block de Joe Cornish, 2011


ATTACK THE BLOCK

de Joe Cornish

Grande Bretagne

2011

Fantastique djeun'z

84 minutes

Synopsis :

Une cité populaire de Londres, années 2010 ...

Une jeune étudiante en médecine se fait agresser par des voyous, ces derniers lui volent son portable...

Soudain, un éclair tombé du ciel dégomme une voiture garée à proximité...

Il s'agit d'un extraterrestre !

Moses, le caïd de la bande, parvient à le neutraliser et le ramène chez un de ses amis, un dealer/cultivateur de cannabis, habitant dans la tour...

Des dizaines d'aliens débarquent petit à petit en quelques minutes sur le quartier...

Il fait nuit...

Les jeunes vont devoir s'organiser pour sauver leur peau...

Parviendront-ils à éradiquer cette menace venue de l'espace ?

Une lutte sans merci est dès lors engagée !

Mon avis :

Petit film mineur et malgré tout sympathique, "Attack the block" fait beaucoup penser à "la Horde" de Benjamin Rocher et Yannick Dahan, tourné un an plus tôt...

Hormis le fait qu'il s'agisse d'une agression venue d'ailleurs et que l'action se passe principalement dans une tour, la comparaison s'arrête là car "Attack the block" ne possède pas l'ambiguïté et le panache de "la Horde" et s'adresse avant tout à un public pop corn ultra ciblé qui n'y connaît rien en cinéma...

C'est un teen movie, rien de plus, et si vous êtes allergique à la sémantique banlieusarde ou au langage des "racailles", il vous faudra passer chemin car le métrage n'est rempli que de ça, le rendant souvent insupportable  !

"Attack the block" c'est du cinéma "SMS"...

Faisant l'apologie de la fraternité et du serrage de coudes en cas de difficultés, comme par enchantement, les voyous de la pire espèce vont devoir s'unir contre l'oppresseur et bien entendu, remporteront la bataille, postulat archi vu et archi revu, usé jusqu'à la moelle...

Le film souffre de nombreuses incohérences, les "aliens" sont vus débouler du ciel sur plusieurs kilomètres à la ronde et pourtant ils se concentrent uniquement sur l'immeuble où vivent les protagonistes, ce qui n'est pas très logique !

Quant aux deux mouflets hauts comme trois pommes, ils n'ont rien à faire ici et n'apportent rien au film, que l'on aurait voulu plus "méchant", plus incisif et moins condescendant envers les racailles...

L'ensemble est trop convenu et veut plaire absolument, fût ce au prix de sa qualité, ce qui est bien dommage (le politically correct a encore frappé et c'est bien dommage surtout pour un film pareil !)...

Alors qu'il aurait pu briller en se démarquant d'une trame et d'un schéma maintes fois exploités au cinéma, "Attack the block" ne se contente que de reprendre les codes du genre, sans la moindre originalité et s'oublie aussi rapidement qu'il s'est visionné...

Encore du cinéma Mac Do dénué de saveur et qui repose uniquement sur une culture urbaine ségrégationniste et se renfermant sur un seul public !

Ce manque d'ouverture nuit complètement au métrage qui aurait gagné à être plus conciliant et diversifié...

C'est bien dommage...

Note : 4/10