dimanche 16 juin 2019

Trois hommes à abattre de Jacques Deray, 1980


TROIS HOMMES A ABATTRE
de Jacques Deray
1980
France
avec Alain Delon, Dalila Di Lazzaro, Pascale Roberts, Féodor Atkine, Michel Auclair, François Perrot, Bernard Le Coq, Pierre Dux
Film policier/Thriller
95 minutes
Musique de Claude Bolling
DVD édité chez Pathé vidéo
Synopsis :
Paris et Trouville, début des années quatre-vingts…
Emmerich, un responsable industriel véreux, travaille avec le Ministère de la Défense ; il fabrique des missiles de guerre qui sont destinés à être vendus, mais l’un des prototypes de missile présente un défaut de conception ; Emmerich convoque des hommes hauts placés et leur explique sa stratégie ; Emmerich, devenu fou, n’a plus du tout confiance en ces hommes, il les congédie ; plus tard, Emmerich engage des tueurs à gages pour assassiner tous les témoins qui étaient présents lors de l’entrevue chez lui…L’un d’eux, qui repartait de nuit au volant de sa voiture est tué par des hommes à moto employés par Emmerich…
C’est alors que Michel Gerfaut, un quidam, qui roulait à vive allure pour aller à une partie de poker, voit la voiture accidentée sur le bas- côté de la route ; pensant que le conducteur est juste blessé, Gerfaut l’emmène aux urgences situées non loin de là… Gerfaut, pressé d’aller à sa partie de poker, ne signe pas sa déposition et repart…
Le lendemain, Gerfaut va avec sa petite copine Béa prendre quelques jours de repos à Trouville, où sa mère tient un hôtel restaurant ; sur la plage, deux hommes tentent de noyer Gerfaut, qui parvient à s’en sortir in extremis ; puis quelqu’un tend un piège à Gerfaut en vue de le tuer !
Comprenant qu’il est menacé, Michel Gerfaut fait appel à Liéthard, un de ses meilleurs amis qui travaille aux renseignements généraux ; chez Gerfaut, quelqu’un sonne à la porte, Liéthard regarde par le judas pour savoir de qui il s’agit, il est tué !
Gerfaut met Béa à l’abri et mène sa propre enquête, il comprend qu’on veut sa peau depuis l’histoire de la voiture avec le « blessé » qu’il a secouru…
Une lutte contre la mort et une course contre la montre s’engage pour Gerfaut, il essaie de remonter à la source de cette sordide histoire et doit tout faire pour préserver sa vie !
Mon avis :
« Trois hommes à abattre » fait partie des meilleurs films d’Alain Delon des années quatre-vingts, le scénario est limpide (pas comme pour « Pour la peau d’un flic » chroniqué ci-dessous où on ne comprend strictement rien), là au moins tout est clair, Delon est arrivé « au mauvais moment au mauvais endroit » et il va le payer cher !
Histoire exemplaire, jeu d’acteurs impeccable, tension et paranoïa à fond la caisse, la belle Dalila Di Lazzaro ne joue pas un rôle de potiche mais s’intègre très bien dans le film, on est pris dans un engrenage où rien ne s’arrête, tout comme le personnage de Michel Gerfaut/Alain Delon ; j’avais vu le film plusieurs fois lors de ses diffusions à la télévision et le revoir maintenant, et bien je me suis souvenu de tout ! c’est dire si le film est marquant !
« Trois hommes à abattre » est un sommet du polar français, on se régale littéralement, le prologue nous met dans l’ambiance et dès que Delon apparaît à l’écran, c’est la magie du cinéma, il n’a jamais besoin d’en faire des tonnes, dès qu’on le voit son aura fait tout le boulot, il devient crédible instantanément, c’est bien cela qui fait la force et le charisme de cet acteur, il n’a besoin de rien, on sait tout de suite à qui on a affaire !
La ville de Trouville nous vaut des scènes cultes (le passage sur la plage, le bar restaurant), Delon y va à fond les gamelles mais, à la différence des Belmondo, très peu d’humour ; Delon joue des personnages de façon frontale, directe et sans fioritures et… ce n’est pas plus mal !
« Trois hommes à abattre » est un film habile, simple à comprendre (Delon doit sauver sa peau, comme dans quasiment tous ses films, ses ennemis sont les pires salopards !), bourré de rebondissements, d’une intensité incroyable et c’est aussi une plongée dans la France des années quatre- vingts, Delon fume ses Gitanes, les téléphones sont à cadrans et les bagnoles n’empêchent pas de fabuleuses courses poursuites (bravo à l’équipe de Rémy Julienne, cador des cascades de l’époque)…
L’intrigue tient en haleine jusqu’à l’issue (que je ne vous dévoilerai bien sûr pas !) et on n’a pas le temps de reprendre son souffle ; la paranoïa est réelle pour le spectateur et certains plans séquences sont même flippants (le coup du judas, repris par Dario Argento pour son « Opéra » sept années plus tard !), d’ailleurs Dalila Di Lazzaro jouera dans « Phenomena » d’Argento, justement, dans un rôle totalement différent que celui, sexy, de « Trois hommes à abattre »…
La mise en scène de Jacques Deray sonne juste en permanence, la musique du grand Claude Bolling (« Les brigades du tigre ») est nickel elle aussi ; on ne voit que des qualités dans « Trois hommes à abattre » et le film atteint le statut de film culte même quasiment quatre décades plus tard…
Rien à redire de plus, une vraie tuerie et une modernité dans une réalisation font de « Trois hommes à abattre » un chef d’œuvre de dynamisme à voir et revoir sans faute !
Note : 9/10













lundi 10 juin 2019

Sinbad et l'oeil du tigre de Sam Wanamaker, 1977


SINBAD ET L’ŒIL DU TIGRE
de Sam Wanamaker
1977
Etats-Unis
avec Jane Seymour, Taryn Power, Patrick Wayne, Patrick Troughton, Kurt Christian, Margaret Whiting
Aventures fantastiques
113 minutes
Produit par Charles H. Schneer
Effets spéciaux de Ray Harryhausen
aka Sinbad and the eye of the tiger
Coffret blu ray sorti chez Sydonis Calysta
Synopsis :
Pendant la période des mille et une nuits, dans une ville du Moyen Orient…
Sinbad le marin se trouve contraint d’aider la princesse Farah ; en effet, une très méchante sorcière, Zenobia, a transformé par magie noire le frère de Farah en… babouin !
Sinbad se renseigne et la solution est de retrouver Melanthius, un magicien ; lui seul peut redonner son apparence humaine à Kassim, le frère de Farah…
Doué d’une intelligence, Kassim/babouin est conservé dans une cage ; Sinbad, Farah et Rafi, un autre homme se rendent à la recherche de Melanthius mais… la redoutable sorcière Zenobia les suit sans les lâcher d’une semelle !
Zenobia prend l’apparence d’un oiseau ou d’autres animaux ; pour son voyage, elle a créé un monstre fait d’acier, le Minotone, qui rame pour dix personnes et emmène la sorcière sur les mers, en suivant Sinbad…
Sinbad retrouve la trace du magicien Melanthius grâce à une jeune femme, Diane, qui est la fille du magicien…
Melanthius est en fait un immense savant et c’est bien le magicien qui peut sauver Kassim !
Seul un endroit situé à l’intérieur d’une roche, dans un temple, pourra faire s’effectuer la prophétie qui rendra à Kassim son apparence humaine…
Mais il faudra à Sinbad affronter la mer arctique dans des conditions climatiques difficiles pour rejoindre la montagne et le temple…
Zenobia redouble d’imagination et fait un enfer à Sinbad !
Kassim retrouvera t-il son apparence humaine ?
La sorcière Zenobia sera-t-elle vaincue par Sinbad ?
Mon avis :
Troisième et dernier opus de la saga des Sinbad entamée en 1958 avec « Le septième voyage de Sinbad », ce « Sinbad et l’œil du tigre » est surement le plus délirant des trois, mais le charme et la magie opèrent toujours et le film sera, tout comme les précédents, un immense succès au box-office…
Les atouts sont nombreux et l’originalité de « Sinbad et l’œil du tigre » c’est que Sinbad est un peu relégué au second plan et c’est les autres personnages (le magicien Melanthius surtout) qui tient la vedette et qui est le point central de l’intrigue…
Niveau charme féminin, nous sommes particulièrement gâtés avec les deux superbes Jane Seymour et Taryn Power (on a droit à une scène de baignade où elles sont entièrement nues, mais il ne faut pas rêver, la séquence reste pudique !)…
La sorcière Zenobia (incarnée par la très vilaine Margaret Whiting) est la pire des pourritures que Sinbad ait eu à affronter et elle ponctue ses forfaits et ses méchancetés avec un rire maléfique qui amplifie l’antipathie que le spectateur a pour elle !
Ray Harryhausen a réalisé une nouvelle fois des effets spéciaux fabuleux et le plan séquence sur la banquise avec l’attaque du morse géant est très réussie même si on voit bien que la neige est en fait du polystyrène balancé par un ventilateur !
Le budget du film est colossal et le film est toujours produit par Charles H. Schneer qui met à chaque fois des moyens conséquents, le résultat obtenu est largement à la hauteur…
Harryhausen a préféré faire un babouin avec ses effets spéciaux, il disait qu’un vrai babouin serait incapable de faire retranscrire la même chose, et il ne s’est pas trompé…
Même si les effets de lumières et de flashs sembleront désuets de nos jours, « Sinbad et l’œil du tigre » est une invitation au rêve et le dynamisme de la mise en scène permet de faire passer le film très facilement, sans le moindre ennui…
Calibré pour plaire aux petits comme aux grands, « Sinbad et l’œil du tigre », c’est du spectacle gentil et sympathique, jamais effrayant et qui conviendra à tout type de public, cet opus est plus long que les précédents puisqu’il dure presque deux heures mais la fluidité de l’histoire et les rebondissements incessants le font passer comme une flèche !
Inoxydables, les « Sinbad » sont vraiment des œuvres d’aventures fantastiques à découvrir ou redécouvrir, les acteurs sont honnêtes, le charme naïf des productions de l’époque, la beauté des comédiennes et la qualité des effets spéciaux de Ray Harryhausen, tout cela confère à rendre indélébiles ces films et cette saga qui reste unique pour les cinéphiles…
Le coffret blu ray édité par Sydonis Calysta est sorti récemment et c’est l’occasion, pour ceux qui ne possédaient pas le coffret DVD, de se plonger dans ce triptyque d’aventures qui met beaucoup en valeur la magie, que ce soit celle des personnages ou celle que le film déploie vis-à-vis des cinéphiles, qui ne pourront qu’être fascinés par tout cet enchantement…
Indissociable des deux précédents, ce « Sinbad et l’œil du tigre » est un pur plaisir cinématographique et on n’aurait bien tort de l’occulter…
A visionner sans aucune modération !
Note : 8/10













dimanche 9 juin 2019

Le voyage fantastique de Sinbad de Gordon Hessler, 1973


LE VOYAGE FANTASTIQUE DE SINBAD
de Gordon Hessler
1973
Etats-Unis/Grande Bretagne
Avec John Phillip Law, Caroline Munro, Tom Baker, Douglas Wilmer, Martin Shaw
Film fantastique
105 minutes
Effets spéciaux de Ray Harryhausen
Scénario de Brian Clemens
Blu ray édité chez Sydonis Calysta
Synopsis :
Nous retrouvons Sinbad le marin pour la suite de ses aventures…
Sinbad est en pleine mer, de nuit, une violente tempête éclate, c’est alors qu’un gigantesque oiseau vient attaquer Sinbad et ses hommes, durant le combat, l’oiseau est transpercé d’une flèche et laisse tomber une sorte d’amulette en or !
Sinbad et son équipage accostent à Marabia ; Sinbad rencontre le vizir qui règne sur la contrée, il prétend que l’amulette retrouvée est en fait une des trois parties d’un talisman, ces trois segments réunis permettraient à quiconque les possède la jeunesse et la force éternelle…
Le vizir a été gravement brûlé et revêt un masque sur la tête…
Sinbad fait un tour dans le souk de la ville et rencontre Margiana, une superbe femme brune, qui est l’esclave d’un commerçant ; Rachid, un jeune homme un peu simplet, se trouve à cet endroit, le commerçant demande à Sinbad d’emmener Rachid et Margiana avec lui, ils pourront l’aider à trouver les autres segments de l’amulette…
Koura, un autre homme, partira avec eux…
Revenus non loin de leur point de départ, Sinbad, Rachid, Margiana et les autres hommes qui ont accepté l’aventure se retrouvent prisonniers dans une grotte ; il ne fait nul doute que Koura est devenu l’ennemi de Sinbad et qu’il veut tout faire pour posséder les parties manquantes de l’amulette !
Sur l’ile où il se trouve, Koura a enrôlé une tribu d’indigènes peinturlurés qui lui obéissent, il se sert d’eux pour sacrifier Margiana qui se retrouve face à un centaure cyclope effrayant !
Margiana s’évanouit et semble à la merci du monstre !
Sinbad pourra t-il sauver Margiana ?
La troisième et dernière partie de l’amulette pourra t-elle former le talisman ?
Des aventures fantastiques attendent nos amis et la partie est loin d’être gagnée, Koura ayant semé de multiples embûches pour contrecarrer Sinbad !
Mon avis :
Voici donc le second opus de la trilogie, non plus réalisé par Nathan Juran mais par Gordon Hessler et avec John Phillip Law et la belle Caroline Munro en remplacement de Kerwin Matthews et Kathryn Grant, couple qui officiait dans le précédent film…
« Le voyage fantastique de Sinbad » avec toujours aux manettes des effets spéciaux le mythique Ray Harryhausen est de nouveau une grande réussite, l’histoire est un peu un copié/collé du « Septième voyage de Sinbad » mais on ne va pas s’en plaindre, le rêve est toujours bel et bien là et l’histoire de qualité…
Rivalisant d’ingéniosité et d’imagination, Harryhausen nous pond de nouvelles créatures et le spectacle est toujours aussi grandiose ; Caroline Munro, dont c’est l’un des premiers rôles, s’érige déjà en sex-symbol et son magnifique décolleté ravira les cinéphiles, John Phillip Law tient un Sinbad crédible et se révèle un excellent comédien (on l’a aussi vu dans « Danger Diabolik » de Mario Bava), certains éclairages s’inspirent même du « Hercule contre les vampires » justement, notamment les séquences dans la grotte…
Honnête dans sa mise en scène « Le voyage fantastique de Sinbad » est un chouya en deça du « Septième voyage de Sinbad » mais l’aventure est bien là et ravira les fanatiques d’aventures fantastiques parsemées de monstres et de créatures (le Minotaure cyclope qui attaque Caroline Munro/Margiana fait penser au Rancor du « Retour du Jedi », surtout pour le découpage de la séquence !)…
Une nouvelle fois, nous passons un agréable moment de cinéma et les petits comme les grands trouveront aisément leur compte dans ce film, qui vend du rêve en permanence et qui atteint son objectif premier : nous faire évader de notre quotidien !
Segment intermédiaire de la trilogie, « Le voyage fantastique de Sinbad » sert de passerelle entre « Le septième voyage de Sinbad » et « Sinbad et l’œil du tigre », le travail accompli est tout à fait correct et la tonicité du film est indéniable, que ce soit au niveau du déroulement des séquences tout comme les dialogues qui vont droit au but et ne s’embarrassent pas de fioritures…
« Le voyage fantastique de Sinbad » est donc un excellent métrage d’aventures fantastiques qui provoquera la jubilation et cela fait vraiment du bien, donc il ne faut pas s’en priver !
Les cinéphiles puristes et geeks se rueront sur le coffret blu ray sorti récemment chez Sydonis Calysta, les autres qui possèdent déjà le coffret DVD sorti au début des années deux mille ne seront pas en reste, l’image est d’excellente qualité et tout à fait recommandable !
Note : 9/10










Le septième voyage de Sinbad de Nathan Juran, 1958


LE SEPTIEME VOYAGE DE SINBAD
de Nathan Juran
1958
Etats-Unis/Grande Bretagne
avec Kerwin Matthews, Kathryn Grant, Richard Eyer, Torin Thatcher, Alec Mango
Film fantastique/aventures
Produit par Charles H. Schneer
Musique de Bernard Herrmann
88 minutes
Effets spéciaux de Ray Harryhausen
Blu ray édité chez Sydonis Calysta
Synopsis :
Sur une mer, du temps des mille et une nuits…
Sinbad, un marin, vogue avec tout son équipage ; lorsque la terre apparaît, Sinbad décide d’accoster sur une ile appelée Colossa…
Les membres de l’équipage sont affamés et assoiffés et espèrent trouver des vivres en abondance sur l’ile ; ils tombent nez à nez avec un cyclope géant qui terrorise un magicien appelé Sokurah ; celui-ci les prévient !
Sokurah possède une lampe magique d’où sort un génie ; le cyclope est vaincu par Sinbad et ses hommes ; Sokurah demande à Sinbad de l’emmener avec lui…
Sinbad arrive dans la ville de Bagdad où il doit retrouver sa femme, la princesse Parisa…
Sokurah joue en fait un double jeu et veut faire du tort à Sinbad ; la lampe a été perdue lors de l’assaut contre le cyclope à Colossa et Sokurah fait un chantage pour y retourner absolument mais Sinbad et le vizir refusent catégoriquement !
Lors d’une soirée de spectacle dans le palais du calife de Bagdad, Sokurah fait des prouesses avec ses tours de magie et fusionnent l’intendante de Parisa avec un serpent, l’assistance est terrifiée !
Le lendemain, Sinbad retrouve Parisa miniaturisée !
C’est l’œuvre de Sokurah, son stratagème fonctionne puisqu’il dit que la seule solution pour que Parisa retrouve sa taille normale est de retourner sur l’ile de Colossa et d’y retrouver la fameuse lampe magique…
Parisa est la fille du calife donc ce dernier est obligé de céder !
Sinbad prend alors la mer, accompagné de Parisa, de dizaines d’hommes et de Sokurah le magicien…
Arrivé sur Colossa, Sinbad ne sera pas au bout de ses peines, des créatures gigantesques l’attendent et il devra se méfier de la perfidie de Sokurah !
Sinbad n’a qu’une obsession : faire retrouver à Parisa sa taille normale et la ramener en vie à Bagdad…
Mon avis :
Appuyé par les effets spéciaux du Maitre absolu Ray Harryhausen, Nathan Juran, dont le talent n’est plus à prouver, s’attaque aux mythes des mille et une nuits avec ce « Septième voyage de Sinbad », soyons nets, c’est fabuleux et ce film est de loin le meilleur de la trilogie et de toutes les adaptations de Sinbad au cinéma…
Ray Harryhausen a mis le paquet et ne s’attarde pas, un de ses monstres arrive dès la cinquième minute, ce film est du pur rêve et un enchantement pour petits et grands !
Dire que l’on est avant « Jason et les argonautes » et pourtant, déjà, la magie opère à vitesse grand V, le spectateur est propulsé dans une histoire d’aventures fantastiques tonique et tonitruante où l’on ne voit pas le temps passer !
Le couple Kerwin Matthews/Kathryn Grant est tout à fait crédible et même si ces comédiens ne sont pas très connus du public ils n’ont rien à envier aux stars hollywoodiennes de l’époque, le bonheur est réellement présent lors du visionnage et la modernité est impressionnante (on n’est quand même qu’en 1958 !)…
Harryhausen et son équipe de techniciens usent de trouvailles et de techniques qui font illusion (la miniaturisation de Parisa est hyper bien effectuée que ce soit au niveau du montage que des décors reconstitués pour l’occasion) ; le personnage du gamin/génie est réjouissant et hyper sympathique, ici aucune violence mais un film gentillet et jamais nunuche !
Avec « Le septième voyage de Sinbad » on est dans le sommet du film d’aventures fantastiques de la fin des années cinquante, le régal est absolu et le film se suit avec grande délectation, le coffret DVD de la trilogie est par ailleurs de grande qualité avec une image plein écran même s’il ne rivalise sans doute pas avec le coffret blu ray sorti récemment chez Sydonis Calysta…
Les films de Sinbad savent allier rêve, aventures et magie avec le plus grand des talents et restent gravés de façon indélébile dans la mémoire de tous les cinéphiles, il est donc nécessaire de les avoir visionnés au moins une fois, on se fera une idée précise de l’étendue du travail de Ray Harryhausen et cela permettra aussi de passer un bon moment…
A chaque prestation, Harryhausen se donne à fond pour la conception de ses effets spéciaux et on peut dire qu’il ne s’est jamais trompé, ici dans « Le septième voyage de Sinbad » il n’y a rien à redire, on assiste à du grand spectacle et c’est la jubilation pendant quasiment une heure trente…
Je vous recommande vivement ce film et vous invite même à le faire découvrir à vos enfants si vous en avez, on assiste à un rêve éveillé et cela fait un bien fou, du fantastique vintage mais avec beaucoup d’action, une intrigue immersive où l’on est plongé du début à la fin, bref, « Le septième voyage de Sinbad » est une incontestable réussite qui fera date dans le cinéma de fantasy d’outre Atlantique de l’époque…
Toujours aussi attrayant même soixante ans après, ce premier opus des « Sinbad » est à ne pas louper !
Note : 9/10











dimanche 2 juin 2019

Emmanuelle de Just Jaeckin, 1974


EMMANUELLE
de Just Jaeckin
1974
France
avec Sylvia Kristel, Alain Cuny, Christine Boisson, Marika Green, Jeanne Colletin, Daniel Sarky
Film érotique
105 minutes
Musique de Pierre Bachelet
Blu ray édité chez Studiocanal
Produit par Yves Rousset Rouard
Budget : 500 000 dollars
Synopsis :
France, Thaïlande, début des années soixante-dix…
Emmanuelle, une très belle jeune femme, part retrouver Jean, son époux, ce dernier est diplomate au consulat à Bangkok, en Thaïlande…
Emmanuelle prend l’avion pour Bangkok, durant le vol un homme s’approche d’elle et lui fait l’amour ; un second homme s’éprend de la belle et lui fait également l’amour dans les toilettes de l’avion…
Arrivée sur place, Emmanuelle fait la connaissance des autres femmes présentes ; très vite, Emmanuelle commence à trouver le temps long ; pour combler son ennui, elle sympathise avec Marie-Ange, une très jeune femme…
Marie Ange explique les techniques d’onanisme à Emmanuelle et lui parle de ses fantasmes…
Emmanuelle rencontre également Ariane, une archéologue, elle la suit lors d’un périple sur un fleuve et les deux jeunes femmes se livrent à un jeu saphique ponctué de caresses et de baisers…
Jean part à la recherche d’Emmanuelle car le soir venu, elle n’est toujours pas rentrée…
Bee, une des filles présentes chez Jean, allume Jean ; celui-ci, excité, lui fait l’amour de façon brutale…
Jean, à la recherche d’Emmanuelle, sillonne les bars et endroits chauds de Bangkok, il se bagarre avec un homme éméché…
Mario, un homme expérimenté, va provoquer l’initiation érotique d’Emmanuelle et lui explique les tenants et aboutissants de l’amour par des expériences sexuelles provoquées par le hasard…
Lorsqu’Emmanuelle aura assimilé les conseils de Mario, elle se sentira comme une nouvelle femme…
Sur son fauteuil en rotin, elle se maquille devant son miroir et se rend compte qu’après toutes ces aventures, sa vie sexuelle a désormais pris un nouveau tournant…
Mon avis :
Premier film d’une longue série, « Emmanuelle » est une œuvre mythique, un chef d’œuvre du film érotique français qui possède tous les atouts pour instaurer un culte, le film fut gardé à l’affiche des cinémas parisiens pendant deux décennies et son pouvoir d’attraction fut immense, les responsables des salles obscures durent même rajouter des sous titres anglais pour les touristes venus du monde entier ; le budget initial ne fut pas énorme mais « Emmanuelle » rapporta un bénéfice colossal à son producteur Yves Rousset Rouard et fit également entrer Sylvia Kristel dans la légende des icônes sexy du septième art ; l’actrice au corps parfait dégage un charisme instantané et donne une aura tout le long du film, les spectateurs y furent particulièrement réceptifs et le film fit exploser le box office !
La photographie du film est naturelle, Just Jaeckin ne voulait pas utiliser de lumière artificielle et tout est filmé en fonction du soleil ou de la nuit, sans le moindre artifice…
Jaeckin a tourné « Emmanuelle » en six semaines et sans autorisation en Thaïlande aux autorités, il a eu la chance d’avoir la bienveillance d’un seigneur thaïlandais qui régnait là-bas et qui lui conseilla de « faire croire » qu’il tournait un documentaire ; le palais typique de la Thaïlande où est tourné le film est d’ailleurs la propriété de ce seigneur qui accepta de « prêter » sa demeure à l’équipe du film…
La plus grande scène du film, mythique et inoubliable, est celle de l’avion, d’un érotisme fulgurant et si on vous parle d’ »Emmanuelle » vous penserez systématiquement à ce passage en premier !
Raffiné et jamais graveleux, « Emmanuelle » est un film légendaire qui met en exergue la quête mystique d’une jeune femme qui explore sa sexualité, elle est aidée par un homme déjà mûr, Mario (formidable Alain Cuny) et ce dernier va petit à petit lui faire découvrir la diversité des plaisirs sexuels, par des situations inopinées au gré du hasard des rencontres que fera Emmanuelle, « guidée » et formée jusqu’à un aboutissement de plénitude qui la rassérénera…
Le fameux fauteuil en rotin qu’on voit à la fin du film fit bondir les ventes de fauteuils de ce style et il fut même nommé « Fauteuil Emmanuelle », c’est dire l’impact du film commercialement parlant !
La jeune Christine Boisson est un personnage incendiaire dans le film, elle symbolise la jeunesse et le plan où elle est face à Sylvie Kristel permet à Just Jaeckin de faire le flash- back avec la scène de l’avion ; cette partie du film est fiévreuse et particulièrement érotique, c’est même le point d’orgue du film et sa séquence la plus réussie !
« Emmanuelle » reste un modèle du film érotique à la française et ne se contente pas uniquement d’être une carte postale « vintage » mais bel et bien un métrage doté d’un véritable scénario et d’une direction dans le jeu des acteurs…
Le film fait » années soixante- dix » mais curieusement a bien vécu les années, quarante-cinq ans plus tard, la dynamique et la fascination exercées par « Emmanuelle » sont toujours intactes…
La musique de Pierre Bachelet, que ce soit la chanson du générique ou la musique employée lors des scènes du film, est efficace et le thème musical est doux sans être sirupeux, un coup de maitre de la part de l’artiste…
Bref, si vous souhaitez vivre une très belle expérience de cinéma érotique, appliquée et classieuse, « Emmanuelle » s’impose comme un must have et le blu ray édité par Studiocanal est impeccable avec une image nette qui permet de bien savourer le film et les sublimes paysages où Emmanuelle se promène…
D’une rigueur dans sa mise en scène et d’une attractivité quasi hypnotique, « Emmanuelle » est un film érotique de grande valeur qui plaira à tous les cinéphiles et qui ravira les amateurs d’érotisme soft core…
Une légende absolue maintenant à la portée de tous avec l’édition blu ray !
Note : 8/10












samedi 1 juin 2019

Requiem pour un vampire de Jean Rollin, 1971


REQUIEM POUR UN VAMPIRE
de Jean Rollin
1971
France
avec Marie Pierre Castel, Mireille Dargent, Philippe Gasté, Paul Bisciglia, Dominique Toussaint
95 minutes
Film de vampires
Blu ray édité chez Redemption vidéo
Synopsis :
France, une ville de province au début des années soixante-dix…
Deux très jeunes femmes, Marie et Michèle, sont en fait des évadées d’un centre de redressement, elles ont profité d’un bal costumé pour se faire la belle…
Elles sont poursuivies par une voiture et n’hésitent pas à tirer sur leurs assaillants, qu’elles parviennent finalement à semer…
Elles mettent le feu au véhicule et y laissent un homme, le conducteur, blessé…
Puis Marie et Michèle se changent, elles errent complètement perdues et trouvent refuge dans un cimetière ; Michèle se retrouve dans une tombe et des employés communaux lui mettent de la terre, sans la voir…
Finalement Marie sauve Michèle et les deux jeunes femmes arrivent dans un château situé non loin du cimetière…
A l’intérieur de la bâtisse, elles se déshabillent et dorment, complètement nues, sur le lit d’une chambre…
C’est alors que trois hommes tentent de les violer !
Erika, la maitresse des lieux, est en réalité une femme vampire et les trois hommes font partie de sa secte…
Erika fait devenir Marie et Michèle ses esclaves, les transformant en succubes et leur donne comme mission de ramener des hommes en ville au sein du château pour pratiquer des cérémonies de sacrifices…
Marie et Michèle partent sur la commune avoisinante pour allumer des hommes ; Frédéric tombe dans le piège de Marie ; Michèle amène, quant à elle, un homme dans un endroit champêtre ; les deux couples font l’amour…
Erika semble satisfaite du jeu de Marie et Michèle et un rituel nocturne a lieu au château…
Erika a le pouvoir de faire se transformer les vampires de sa secte en chauve-souris…
Marie tombe amoureuse de Frédéric et préfère le sauver plutôt que le sacrifier, ce qui va poser problème à Erika…
Après avoir retrouvé les armes à feu qu’elles possédaient au début du film, Marie et Michèle décident de s’enfuir du château et tirent sur Erika et ses sbires…
Un carnage a alors lieu !
Mon avis :
Dans la carrière et dans la filmographie de Jean Rollin, « Requiem pour un vampire » s’impose comme une œuvre essentielle car c’est ici la première fois qu’il utilise « l’écriture automatique » chère à nombre de ses films (il le dit lui-même dans les bonus du blu ray sorti chez Redemption vidéo)…
Du coup, soyons clairs, c’est le bordel complet !
On assiste à un déluge de faux raccords (les flingues apparaissent et disparaissent au bon gré des séquences, les deux héroïnes errent, complètement déboussolées, on ne comprend rien au début) et pourtant l’alchimie Rollinienne donne un charme fou au film avec toutes les codifications que le bougre créée et qu’il réintégrera dans toutes ses futures créations, mais ici avec la pornographie en boosteur (il y a énormément de parties carrées et de sexe dans « Requiem pour un vampire », plus qu’à l’accoutumée !)…
L’actrice Marie Pierre Castel trouve ici LE rôle de sa carrière, elle dégage un charisme phénoménal, autant qu’une Brigitte Lahaie ou qu’une Barbara Steele, Rollin, dans ce film, sublime la beauté de l’actrice et elle est totalement en état de grâce, comme habitée par son personnage…
Autre originalité de folie : pas un dialogue pendant cinquante minutes !
Cela renforce l’aspect ésotérique du film et le côté avant- gardiste propre au cinéma voulu par Jean Rollin, ce n’est qu’à la cinquantième minute que les deux personnages de Marie et Michèle se décident à communiquer, brisant ainsi  le côté autistique du film…
Rollin n’a pas peur de choquer le spectateur basique et la prude censure de l’époque avec des scènes de sexe pas piquées des hannetons et notamment des aisselles non rasées et des pénétrations simulées, mais aussi, dans ce qui fait le folklore horrifique de ses trouvailles, de vraies chauve- souris, dont une apposée sur un sexe féminin ( !!!!!!)
Rollin prouve une nouvelle fois son originalité et le film en déconcertera plus d’un, « Requiem pour un vampire » est hyper désordonné mais, cependant, réellement intéressant pour comprendre les motivations du Maitre…
Il s’est lâché et a tout laissé se dérouler, un peu au hasard, mais tout compte fait, l’attractivité de ce film doit beaucoup au charisme des deux actrices principales et à leur implication, et cela n’a pas dû être facile !
A réserver bien entendu à un public adulte et aguerri, « Requiem pour un vampire » est sans nul doute le film vampirique le plus extrême de Rollin mais aussi un point d’orgue dans sa filmographie qui fera muter son style par la suite…
Un Rollin à marquer d’une pierre blanche et à découvrir pour tous les cinéphiles adeptes de fantastique tricolore, ici il a atteint des sommets dans le baroque et le glauque !
Note : 9/10











La nuit des morts-vivants de George A. Romero, 1968


LA NUIT DES MORTS VIVANTS
de George A. Romero
1968
Etats-Unis
avec Judith O’Dea, Russell Streiner, Duane Jones, Karl Hardman, Bill Cardille
96 minutes
Film d’horreur
DVD édition 30ème anniversaire supervisée par John Russo
aka Night of the living dead
Scénario de George Romero et John Russo
budget : 114 000 dollars
Synopsis :
Pittsburgh, une ville de Pennsylvanie, à la fin des années soixante…
Johnny et sa sœur Barbara se rendent en voiture au cimetière communal, l’endroit est quasiment désert…
Alors que Barbara prie sur une tombe, son frère lui fait peur en lui disant que quelqu’un va venir la « chercher » ; cela semble prémonitoire puisqu’un cadavre revenu à la vie et se déplaçant de façon robotique s’en prend aux deux jeunes gens…
Johnny est agressé violemment et mordu par le mort –vivant, puis ce dernier poursuit Barbara, qui pense trouver refuge dans sa voiture, mais elle n’a pas les clefs pour la démarrer !
Le zombie s’approche dangereusement et casse une vitre de la voiture, Barbara est terrorisée !
Elle enlève le frein à main mais le véhicule percute un arbre ; Barbara a juste le temps de quitter la voiture et court à bâtons rompus loin du cimetière…
Demandant de l’aide, elle trouve refuge dans une maison qui semble abandonnée…
Elle va y trouver Ben, un homme solide, qui lui explique qu’il faut barricader la maison à tout prix, les autorités ayant prévenu via la radio et la télévision qu’une situation inexpliquée frappe le pays : les morts sont revenus à la vie et attaquent la population pour dévorer les gens !
Barbara fait une crise de panique et s’évanouit !
Ben fouille dans la maison et trouve un fusil et des munitions ;  il parvient à barricader les portes et les fenêtres de la maison comme il peut…
La nuit commence à tomber et les zombies arrivent par dizaines !
C’est alors qu’Harry, vraisemblablement le propriétaire de la maison, sort de la cave où il s’était caché, avec sa femme, sa fille et un de leurs amis…
Harry se clashe à de multiples reprises avec Ben sur la stratégie à adopter pour se défendre face aux morts-vivants agresseurs, finalement, pensant bien faire, Harry prend une fourgonnette qui était stationnée devant la maison et fonce chercher de l’essence ; finalement la fourgonnette prendra feu !
La fille de Harry est malade, en fait, elle a été contaminée en étant mordue par un des zombies…
Barbara revient à elle et supplie Ben d’aller chercher son frère au cimetière, Ben lui explique que Johnny doit être mort à l’heure qu’il est…
Une longue nuit de cauchemar se déroule avec pour unique objectif celui de rester en vie !
Mon avis :
« La nuit des morts-vivants » est le plus grand film d’horreur qui existe au monde, il a révolutionné complètement le genre et le culot dont fit preuve George Romero à l’époque (on est à la fin des années soixante !) fait du film quelque chose de totalement inhabituel au cinéma, on créée un style nouveau à tous les points de vue, c’est l’ancêtre du gore mais aussi une parabole sur la société qui prendra ses marques dix années après dans « Zombie »…
Tourné avec un budget dérisoire (114 000 dollars), « La nuit des morts vivants » se dote d’une créativité, d’une inventivité incroyables et hors normes pour l’époque ; les morts dévorent la population, les quelques rescapés sont retranchés dans une maison et Romero joue à fond la carte de la claustrophobie, les protagonistes sont enfermés dans un piège, tout comme le spectateur qui assiste, impuissant, à l’agression des personnages face aux morts-vivants ; c’est une plongée dans les tréfonds des peurs viscérales, comme une antichambre de la mort et Romero met le paquet sur les scènes de terreur, et ce, dès le prologue avec ces jeunes gens dans un cimetière qui vont découvrir et subir l’innommable…
Le personnage de Ben est anticonformiste au cinéma américain et c’est bien là toute l’originalité de « La nuit des morts vivants », il est noir alors que la ségrégation et le racisme continuaient de gangréner les Etats-Unis dans les années soixante, Romero opte pour cette marginalité de choisir un acteur de couleur afin d’appuyer son propos humaniste et dénonciateur de la société américaine et de ses travers communautaires…
Hyper culotté, Romero réinvente la peur au septième art avec des gros plans sur les visages des morts-vivants en pleine nuit, ce plan séquence sera repris onze années plus tard par Lucio Fulci dans son « Enfer des zombies », basé sur le même postulat mais avec un aspect scénaristique sur le vaudou…
Quoiqu’il en soit, « La nuit des morts vivants » est un vrai coup de tonnerre dans le cinéma d’horreur moderne, loin des films de la Hammer, loin des productions de Roger Corman ou des bricolages de Herschell Gordon Lewis, « Night of the living dead » est LE film qui  a tout effacé et tout  fait recommencer dans l’histoire de l’horreur au cinéma…
Devenu un classique instantanément et énorme claque à sa sortie, c’est aussi un des films les plus rentables de l’histoire et qui reste dans toutes les mémoires des cinéphiles…
George Romero accède avec « La nuit des morts vivants » au rang de star et devient mondialement connu, ce qui lui facilitera les opportunités pour continuer sa carrière ; il entamera de nombreuses séquelles de NOLD et explosera littéralement dix ans plus tard avec « Zombie » qui reste son meilleur film à ce jour…
Avec « Night of the living dead » il pose et élabore les bases, les fondations sur lesquelles tout un pan du cinéma d’horreur mondial s’est bâti et sans ce film, nombre de productions (italiennes comme américaines) n’auraient jamais sans doute vues le jour…
C’est donc dire l’énorme importance et la grande influence que « La nuit des morts vivants » a eu pour le cinéma d’horreur et même pour le cinéma en général…
Monument absolu, « La nuit des morts vivants » est un des plus grands films fantastiques de tous les temps, on ne peut se proclamer cinéphile sans avoir vu ce chef d’œuvre qui prend une place de choix au septième art et qu’il est impératif de visionner…
Note : 10/10