samedi 9 juillet 2022

CUJO de Lewis Teague, 1983

 

CUJO

de Lewis Teague

1983

Etats-Unis

avec Dee Wallace, Danny Pintauro, Daniel Hugh Kelly, Christopher Stone, Billy Jayne, Ed Lauter

91 minutes

Film d’épouvante/animal attack

Directeur de la photographie : Jan de Bont

d’après un roman de Stephen King

musique de Charles Bernstein

budget : 5 000 000 dollars

recettes au box-office : 21 000 000 dollars

Synopsis :

Cujo, un saint-bernard très gros mais très gentil, est mordu par une chauve-souris enragée.

Plus tard, la famille Trenton - composée de Vic, qui travaille dans la publicité, de sa femme Donna et leur jeune fils Tad - emmènent leur voiture chez le mécanicien Joe Camber pour des réparations, et y croisent Cujo, qui est l'animal de compagnie de la famille Camber.

Donna remarque la morsure de Cujo.

Peu après, le mariage de Vic et Donna est mis à l'épreuve lorsque Vic apprend que Donna a une liaison avec son ex-petit ami du lycée, Steve Kemp, alors que la publicité de Vic pour des céréales échoue. 

(source : Wikipedia)

Mon avis :

Adaptation très réussie d’un roman de Stephen King, « Cujo » fut un énorme succès  au box-office, c’est un film d’angoisse dans la lignée des « dents de la mer » ou des « Oiseaux » d’Hitchcock, on classe ce film dans la catégorie des « animal attack », genre qui florissait dans les années 80 aux Etats-Unis…

La mise en scène de Lewis Teague est très carrée et particulièrement efficace ; le film prend son temps avant de décoller dès que le « duel » Donna/Cujo s’installe, le film prend alors son essor et rien ne semble stopper la frayeur (aussi bien pour les protagonistes que pour le spectateur médusé !), ça y va sec avec un montage hyper efficient et des plans serrés ! N’oublions pas que c’est l’illustre Jan de Bont qui est directeur de la photo, ce qui nous vaudra des séquences très impressionnantes (rien que le début avec la poursuite entre Cujo et le lapin, filmé avec le moyen d’une steadycam et qui met directement dans l’ambiance !)…

Le problème de couple entre Vic et Donna est relégué au second plan, mais tout est très bien joué et semble crédible ; même le gamin est parfait dans son rôle, pas du tout insupportable, ses accès de terreur et notamment sa crise d’épilepsie dans la voiture sont parfaitement dirigés par un Lewis Teague au sommet de sa forme et de son art, il réalise ici peut être son meilleur film !

La première demie heure est plutôt pépère mais, en revanche, le film décolle à fond dans l’horreur dès que la voiture ne démarre plus et que Donna est bloquée avec son fils face au Saint Bernard mastoc devenu fou (il a été mordu par une chauve- souris qui lui a refilé la rage et devient incontrôlable !!!!)…

La musique de Charles Bernstein est excellente et bien au diapason des scènes, elle amplifie la terreur provoquée (un passage ressemble un chouya à la musique de « Jaws » !)…

« Cujo » est un film très éprouvant où le stress est omniprésent et où ça ne se relâche quasiment jamais jusqu’à une issue bienveillante (heureusement !) mais où Dee Wallace en a bien bavé (l’actrice est excellente et, de l’aveu de Stephen King himself, il pense que c’est la meilleure performance d’une actrice pour toutes les adaptations de ses romans confondues, c’est dire !)...

Film très exigeant dans sa réalisation, « Cujo » deviendra rapidement un classique du « animal attack » et le succès fut instantanément au rendez-vous ; c’est un film très lisible, au scénario simple et facile à décoder, pas de prétention ni de complication, l’histoire se suit de façon linéaire et le spectateur est « happé » par un scénario prenant et habile dans l’angoisse, « Cujo » c’est vraiment du sérieux, on n’est pas dans un nanar du tout mais dans un métrage d’épouvante pur et dur, à réserver à un public aguerri (les scènes du cri du môme lors de l’attaque sont difficiles à encaisser et la VF est excellente, retranscrivant les vociférations et la terreur absolue vécue par le bambin -pas facile à jouer, il a à peine une dizaine d’années !-)…

Franchement, « Cujo » c’est du très bon boulot, la mise sous tension se fait progressivement et ça y va crescendo jusqu’à ce que ça pète, et là ça ne rigole plus du tout !

L’histoire de l’adultère fait partie de l’histoire mais il conviendra plutôt de s’intéresser au « combat » humain/animal, bien plus captivant et attrayant, le fan de film d’angoisse sera comblé et en aura pour son argent !

« Cujo » est une adaptation approuvée par Stephen King et demeure un modèle de l’animal attack, dans le genre c’est une incontestable réussite !

Ceux qui l’ont visionné se souviennent très bien de « Cujo », il laisse une empreinte indélébile et fait vraiment peur…

On ne regardera plus les gros Saint-Bernard de la même manière après avoir vu ce film !

Note : 8/10








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