samedi 5 novembre 2011

ROBOWAR

ROBOWAR
De Vincent Dawn aka Bruno Mattei
Italie
1988
Nanar Fantastique Guerre
avec Reb Brown, Catherine Hickland
Synopsis :
Sortis de nulle part, des mercenaires ringards doivent retrouver la trace d’un androïde prototype en pleine jungle, durant leurs pérégrinations ils sauvent une femme des mains de guerilleros et se font zigouiller un par un…
Il ne restera que quelques survivants mais ils ne peuvent prédire l’issue de ce cauchemar car le « Robowar » s’avère particulièrement coriace et quasi invincible !
Tout sera mis en œuvre pour percer ce mystère ancestral jusqu’à une explication pour le moins énigmatique sur le pourquoi du comment de l’existence de ce « Robowar » !
Mon avis :
Habitué des nanars « cheap » et incongrus, le père Mattei n’y est encore une fois pas allé avec le dos de la cuillère sur ce coup là !
Incohérences à la pelle, personnages à mourir de rire, « Robowar » en carton pâte montré dès le début (pour la surprise on repassera !) et intrigue poussive sans aucune logique !
On voulait du nanar, on est servis !
La musique est également complètement hilarante, nappes de synthés répétitifs au comique involontaire, tout est paramétré pour atteindre le néant total du cinoche Z, d’ailleurs on constate des plans qui se répètent, accentuant la faiblesse du métrage et rendant illisible l’intrigue, déjà très décousue !
Sans la moindre articulation scénaristique, on se contentera donc de voir une troupe de couillons qui déambule armes à la main et tirant intempestivement au moindre bruit suspect, le plus souvent dans les arbres ou n’importe où, croyant annihiler le fameux « Robowar » !
Mais qui est donc ce « Robowar » ?
Un homme amphibie (ou plutôt en phobie) avec un simple casque de motard, déblatérant des répliques avec une voix aigüe et nasillarde du style « Cible en vue, attendons vos instructions », « Feu ! Feu ! Feu ! »…
Reb Brown, «  l’acteur » principal (c’est un bien grand mot) est vraiment exécrable en Schwarzenegger du pauvre, charismatique comme une lampe halogène et pas du tout crédible, le bougre fait peine à voir !
Les autres se démènent comme ils peuvent mais restent raides comme des piquets et n’éprouvent quasiment aucune conviction dans leurs rôles, on atteint la nullité absolue !
La pouffiasse de service, blonde comme il se doit, n’est pas du tout à la hauteur et manque totalement d’épaisseur, les décors sont insignifiants et le final incompréhensible !
Reste une folie inhérente certaine et un choix de ringardise parfaitement assumé qui font de « Robowar » un exemple de ce que les italiens pillaient dans le ciné US de l’époque, ici, en l’occurrence « Predator » de Mac Tiernan !
Fallait oser !
Mattei l’a fait …
5.5/10



BAD BOY BUBBY

BAD BOY BUBBY
Australie
1993
Drame psychologique
Synopsis :
Bubby est un homme d’une quarantaine d’années qui possède des troubles psychiatriques et du comportement proches de l’autisme.
Il vit avec sa mère qui lui impose une cadence de vie infernale, le laissant prostré et enfermé dans un endroit sordide, coupé du monde…
Bientôt le père refait surface et Bubby parvient à s’enfuir de sa tanière maudite…
Il fait la rencontre de musiciens dont il va très vite devenir l’égérie…
Les concerts et les virées nocturnes s’accumulent jusqu’au jour où Bubby … tombe amoureux !
Cela bouleversera sa vie…
Mon avis :
Rarement un métrage n’a provoqué autant d’ambivalence !
Autant la première partie est repoussante, abjecte et dénuée de la moindre compassion envers le spectateur, rien ne lui est épargné ! inceste cradingue, apologie du sale et de la pourriture, chats torturés et étouffés avec un film plastique, pisse, merde, vomi et dialogues orduriers… bref on a droit à tout au niveau de l’infamie, un peu comme si le réal cherchait à tout prix à décontenancer et choquer quoiqu’il advienne…
Mais il n’en est plus rien dès la « libération salvatrice » de Bubby, le personnage principal !
On assiste à la jovialité d’un homme qui retrouve un sens à son existence et qui peut enfin laisser aboutir ses envies, mises en exergue par un don au chant et à la musique…
Et là le film prend ENFIN tout son SENS !
Appuyé par des cadrages léchés de toute beauté et un sens de la réalisation incroyable, on est alors pris dans un dédale, un itinéraire peu commun à ce que l’on avait vu auparavant !
La rencontre de deux handicaps (l’autisme et la myopathie) s’avèrera rédemptrice et véritable levier vers l’amour fou, tremplin d’une vie morne vers une vie passionnée et doté d’un véritable sens !
Malgré quelques petites incohérences, on est simplement scotchés devant cette histoire attachante et à la limite du film fantastique !
Nous aurons en mémoire pendant longtemps cette histoire de Bubby, sorte de Forrest Gump puissance 10 000, à l’humanité retrouvée et amplifiée par le cinquième élément qu’est l’amour !
Ceci étant il faut prévenir le spectateur sur l’aspect hermétique du film, qui risque d’en rebuter plus d’un !
Passée cette considération, on sera unanime sur la mise en scène (d’ailleurs « Bad Boy Bubby » a obtenu une récompense au festival du film de Venise) et sur le jeu de l’acteur principal, ahurissant et habité par un rôle hors du commun et pas accessible à n’importe quel comédien !
OVNI absolu, véritable électrochoc à l’issue libérateur et d’une certaine façon apologie de la passion et de l’amour, « Bad Boy Bubby » reste une claque monumentale dont il sera difficile de se remettre !
A savourer (malgré les réserves émises sur la première partie, très extrême et à la provoc revendiquée et assumée)…
9/10



SCARFACE

SCARFACE
De Brian de Palma
Etats Unis
1983
Policier
avec Al Pacino, Michelle Pfeiffer, Mary Elizabeth Mastrantonio, Steve Bauer et F. Murray Abraham
Synopsis :
L’ascension fulgurante de Tony Montana, au départ simple immigré réfugié politique cubain fraichement débarqué aux Etats Unis puis devenu leader de la pègre via le trafic de cocaïne…
Le film suit son itinéraire, ses coups, ses trahisons avec d’autres mafieux, sa sœur qui lui désobéit, tout est décortiqué de A à Z jusqu’à un final hors du commun qui mettra un terme définitif à sa descente aux enfers…
Mon avis :
Tout d’abord il faut saluer la prestation électrisante et électrique de Pacino dans  ce film !
Il est incroyable !
Pour le reste, rien à redire…
Il s’agit d’un chef d’œuvre, un véritable film culte qui n’a pas pris une seule ride !
Violent (ultra violent même), racé, masculin, « Scarface » tient la dragée haute aux autres films de gangsters, témoignant d’une mise en scène hyper efficace et sans compromis…
Rien ne nous est épargné et tout tranche dans le vif !
Que ce soit les scènes de fusillades, les répliques inhérentes au monde de la pègre et les rapports dominateurs hommes/femmes, rien n’est laissé au hasard et tout s’emboîte à merveille !
La séquence de la « planque » avec agression à la tronçonneuse, le final hallucinant et l’itinéraire de Montana avec montée/ascension/descente fonctionne de manière épatante et tourne à plein régime…
De Palma au firmament de sa carrière !
Les seconds rôles sont époustouflants de maitrise et Pacino domine littéralement le métrage, personne ne lui résiste !
Il y a quand même une morale dans « Scarface » eu égard à son issue qui ne pouvait être autrement !
Le personnage de la sœur ajoute du piment à l’aspect relationnel que Tony entretient avec la gente féminine, en fait « Scarface » est un vrai film de mecs, laissant toute once de pitié et de compassion au vestiaire pour se consacrer exclusivement sur la polarité du « voyou/caïd » et ce, de manière très frontale !
D’ailleurs cela lui vouera un culte chez les gamins des cités sensibles, l’érigeant en caractère iconique, comme celui qui, parti de rien, a tout réussi et baignera dans la luxe via sa baignoire dorée cigare au bec !
Mais attention, il ne faut pas se méprendre ! tout finit par se payer et l’aboutissement n’en sera que plus dévastateur…
Le blu ray sorti récemment est à la hauteur du mythe, parfait et impeccable !
Un métrage toujours d’actualité et qui marqua d’une pierre blanche le polar des années 80, laissant une empreinte indélébile et au demeurant un impact sur cette (dé)génération procurée par le banditisme de haut niveau…
A voir pour comprendre l’effet procuré par le cinéma sur un certain public, et à visionner également pour son plaisir tant les 3 heures passent à une allure jouissive grâce à une dynamique et un sens de la réalisation imparable…
9.5/10

2019 après la chute de New York

2019 APRES LA CHUTE DE NEW YORK
de Martin Dolman aka Sergio Martino
Italie
1983
Nanar de science fiction
avec Michael Sopkiw, Valentine Monnier, Anna Kanakis, George Eastman
Synopsis :
2019, après le passage d’un cataclysme thermonucléaire qui a tout ravagé sur son passage, New York, Brooklyn et les quartiers du Bronx sont le territoire des « irradiés » les quelques survivants contaminés qui résistent face aux assauts des terrifiants « Euraks ».
Un guerrier stellaire est missionné par l’alliance gouvernementale pour retrouver la trace de l’unique femme féconde restante sur l’hémisphère…
Son objectif est de la ramener en Alaska afin de la conduire pour un voyage sur une autre planète (la constellation Alpha du Centaure) afin qu’elle puisse procréer et peupler de nouveau l’univers.
Notre héros est aidé dans sa tâche par un homme à la main métallique, un cyborg et un nain facétieux et mongolo…
Son périple sera parsemé d’embûches ; notamment il devra affronter « Big Ape » un homme singe et bien d’autres surprises l’attendent !
Mon avis :
« 2019 après la chute de New York » est un ersatz pompage de « New York 1997 », « Mad Max 2 » et « La planète des singes » à la sauce Spaghetti nourri de répliques débiles, de décors improvisés et tourné complètement à l’arrache, comme à l’apogée des nanars qui fleurissaient à la pelle chez nos amis transalpins au début des eighties …
et le père Martino n’y est pas allé de main morte !
tout est bon, tout est possible et rien n’est épargné au spectateur, friand de nanardises et de poilades intempestives du meilleur acabit !
J’arrive pas à me défaire de ce film en fait…
Il procure un bonheur incroyable, un sens de l’humour si involontaire qu’il en devient presque « hantant »…
Les acteurs jouent comme des brêles, les vaisseaux spatiaux font passer « San Ku Kaï » pour du Emmerich, les hommes singes sont laids et on y croit pas une seconde !
Quand même, en y réfléchissant c’est carrément abusé !
Il y a quelques trouvailles au niveau de l’enchainement des plans séquences et un excellent dynamisme qui fait que l’on ne s’ennuie jamais !
Savourons, savourons ce film car il n’y en aura plus jamais…
Témoignage d’une époque, à mille de lieux des productions d’aujourd’hui, « 2019 après la chute de New York » a le mérite ultime d’assumer complètement sa ringardise et c’est ce qui le bonifie et fait son charme, mélange candide de science fiction et d’aventures…
Doté de passages hilarants et filmé à l’emporte pièces, « 2019 » a encore de nos jours une force, un impact sur les cinéphiles peu regardants qui l’érige au statut d’icône du Z rital….
Martino y a eu cru en 1983 et il a eu raison !
Son œuvre restera gravé à jamais pour quiconque…
9/10

samedi 22 octobre 2011

Le Massacre des Morts Vivants de Jorge Grau, 1974

LE MASSACRE DES MORTS VIVANTS
Aka Let corpses sleeping lie
Aka Living dead at Manchester Morgue
De Jorge Grau
1974
avec Arthur Kennedy, Christina Galbo
Espagne
Tourné en Grande Bretagne
Synopsis :
Le destin croisé d’un motard écologiste et d’une jeune femme extrêmement jolie au détour d’une station d’essence va muter en cauchemar sordide…
Un matériel agricole laisse se libérer des ondes thermiques qui se répandent dans les cerveaux de nourrissons les rendant particulièrement agressifs puis… réveillent les défunts !
Un commissaire de police acariâtre mène l’enquête mais il multiplie les pistes brouillées et se trompe totalement sur la culpabilité d’un soi disant criminel qui n’est autre que celui qui a compris le mystère !
Bientôt la population est prise par la panique et rien ni personne ne stoppera cette hécatombe !
Le point central, lieu clef de voûte sera l’hôpital de la ville…
Mon avis sur ce film :
Misant à la fois sur le caractère écolo avec un propos particulièrement appuyé et revendiqué, l’action, l’investigation, l’horreur, le gore, le drame et la densité des personnages, « Le Massacre des Morts vivants » est un métrage d’une rigueur remarquable et exemplaire…
Aucun plan ne s’avère inutile et dès les premières minutes, on est totalement pris et impliqué dans ce film, qui ne laissera aucun moment de répit !
Un montage nerveux et solide vient renforcer l’intérêt apporté à l’intrigue, via des séquences incroyables (le cimetière, les paysages de la lande, l’hôpital particulièrement glauque et le style très seventies) qui confèrent à créer et faire ressentir une atmosphère pesante et funeste !
Tout est paramétré dans l’horreur qui se déroule crescendo et met le spectateur dans une situation oppressante voire étouffante, le tout savamment réalisé et témoignant d’une redoutable maitrise technique !
A ce titre, le passage de la jeune toxicomane assaillie par le mort vivant alors qu’elle effectuait une séquence de shoot, la gamine trisomique de l’épicerie, Guthrie le zombi clochard errant le long du fleuve près de la colline, cet ensemble s’avère REELLEMENT terrifiant et traumatisant, amplifié par une mise en images brute de décoffrage, ne se refusant aucun excès horrifique (la standardiste éventrée par son vagin et autres joyeusetés bien inhérentes à l’époque et mises en exergue par des SFX craspecs)…
Un film à voir et à revoir, qui s’avère particulièrement doué et intelligent dans son traitement et qui restera sans conteste un classique du fantastique Ibérique, transcendant les codes instaurées par Hollywood et laissant sa « patte » européenne avec un brio indéniable, bousculant les tabous du film de morts vivants et allant même encore plus loin que ses illustres prédécesseurs (je pense notamment à « Night of living dead » de Romero tourné 6 années auparavant)…
« Le Massacre des Morts Vivants » repousse les limites de la bienséance et fait preuve d’une originalité, ce qui est tout à son honneur, Jorge Grau a remporté un challenge sur un style plutôt casse gueule et l’on ne peut que le féliciter !
Un régal pour les amateurs, qui n’a pas pris une ride grâce à son dynamisme et son ouverture stylée au niveau de l’approche à imposer la terreur, restant un classique du genre à redécouvrir impérativement voire à réhabiliter !
10/10






FAST AND FURIOUS 5

FAST AND FURIOUS 5
Etats Unis
2011
avec Jordana Brewster, Vin Diesel

Synopsis :
Dominic Torreto, sa sœur et le mari de cette dernière refont des siennes !
Après l’évasion spectaculaire de Dom, sauvé in extremis d’une sentence de prison à perpétuité, les bougres atterrissent à Rio de Janeiro.
Ils vont démanteler un vaste trafic visant à éliminer un célèbre élu local corrompu !
Ils seront aidés dans leur tâche par des contacts qu’ils ont là bas et même par… la police elle-même ! lassée par toutes ces immondices de politiciens véreux et affairistes !
Mais cela s’avère loin d’être évident, notamment à cause d’un coffre fort inviolable et caché dans une forteresse inaccessible !
Des dizaines de millions de dollars sont en jeu !
La course poursuite peut dès lors débuter !
Elle ne sera pas de tout repos…

Mon avis sur ce film :
5ème opus d’une saga très célèbre et à succès, « Fast and furious 5 » impressionne surtout par ce sentiment d’impunité qu’ont les protagonistes !
Je reconnais que les cascades sont superbes, les poursuites accrocheuses et les scènes d’action très trépidantes, niveau « entertainment » rien à redire, on passe un réel bon moment !
Ceci dit, on n’y croit pas une seconde tant la balourdise du scénario interpelle même le moindre cinéphile basique…
Jordana est sensée être enceinte de quelques semaines et on la voit bondir, courir à fond les bananes, se catapultant sur les toits métalliques de favellas bidonvilles lors d’une scène totalement irréaliste où « comme par hasard » les « gentils » ne sont jamais atteints par les balles des « méchants » et où, à l’inverse, les « méchants périssent » par dizaine sous le flot des balles de Dominic et sa bande !
TOUT CECI EST ULTRA MANICHEEN ET NE SERT QU’A CONTENTER QU’UN PUBLIC ADDICT AU CINEMA MAC DO !!!!
Lors de la mini alliance avec la police brésilienne, bien sur seuls 2 officiers sont impliqués, en aucun cas leurs collègues flics ne sont mis au parfum !!!
Un peu gros tout de même !
Et en contrepartie de leur soutien, les voitures de police (à peu près une vingtaine de caisses mises à disposition de Dominic !) arrivent comme tombés du ciel !!!!!
Du foutage de gueule total !
L’unique intérêt du métrage réside dans les scènes d’action mais ce dernier peine à rendre l’intrigue à peu près debout et souffre d’un grand manque de crédibilité (d’ailleurs qui semble assumé) !
On est là pour en mettre plein la vue à un public peu regardant qui gobe tout ça, aussi vu aussi oublié !
Bref, ceux qui souhaitent mettre leurs neurones aux abonnés absents se régaleront, les autres passeront leur chemin et constateront une nouvelle fois que parfois le ciné U.S. nous sort des trucs d’une vacuité abyssale !
4/10 pour le charme de Jordana Brewster et pour la poursuite scotchante du début …




samedi 15 octobre 2011

White Fire de Jean Marie Pallardy, 1985

VIVRE POUR SURVIVRE aka WHITE FIRE aka LE DIAMANT
De Jean Marie Pallardy
France/Turquie
1985
100’
avec Robert Ginty, Jess Hahn et Fred Williamson
Synopsis :
Difficile de raconter ce film !
Il y est question d’une mine où se trouve un diamant d’une taille gigantesque et fortement convoité, par des trafiquants sans scrupules et par un frère et sa sœur, qui elle-même travaille pour la société qui exploite la mine…
Ils sont épaulés par un vieil homme costaud et bourru qui les couvre dans leurs exactions mais tout part en live le jour d’un meurtre qui va tout changer…
Une Italienne est également sur le coup mais je n’en dévoilerai pas plus, car « Vivre pour survivre » est un énorme portnawak, tourné sans script et truffé de scènes incongrues toutes plus délirantes les unes que les autres avec un final à la hauteur de ses ambitions antérieures : on y comprend strictement rien de rien !
Ce que j’en pense :
Jean Marie Pallardy est un réal qui officiait principalement dans le film érotique lourdingue mais là il n’y est pas allé de main morte !
Tourné sans le moindre script, ce « White Fire » est l’un des plus grands nanars de tous les temps, à se pisser de rire, ici le comique involontaire est légion et inonde chaque plan !
Ginty est aussi à l’aise dans son rôle qu’un macaque égaré dans un magasin de porcelaine, la blonde joue comme une courgette sur un étal de marché et Jess Hahn a une présence pachydermique…
Tout n’est prétexte à…rien !
Le métrage avance à la va-comme-je-te-pousse sans la moindre cohérence scénaristique et est dénué de la moindre application dans sa manière d’accumuler les séquences !
Bourré de faux raccords, on se croirait dans un mix entre Tex Avery, Les Charlots et un film d’aventures, avec un zeste de violence et de sexe !
Et c’est justement ce qui fait l’intérêt du film, on en arrive à comptabiliser les erreurs, à cataloguer par dizaines les inepties que » White fire » comporte !
Si l’on est réceptif à ça, alors c’est la poilade absolue, on est pliés de rire durant l’intégralité du visionnage !
Tombant comme un cheveu sur la soupe, on constate des trouvailles complètement barges et hors de propos, comme ce bûcheron tronçonnant une bûche sur un port maritime, comme cet institut de chirurgie esthétique qui ne sert à rien à l’histoire, comme ces bastons à deux euros dignes d’un Lucky Luke bourré au Jack Daniel’s et au Lexomil, bref ça disjoncte complètement et surtout sans arrêt !
Des acteurs turcs pur jus viennent compléter la galerie de trognes patibulaires et la garde robe très tendance années 80 ne fait qu’accentuer le délire pour un nanar foutoir carrément à côté de la plaque et proprement indescriptible !
Perso, j’ai du le voir 6 fois et je me prends toujours autant des barres de rire à chaque fois !
Par contre, avertissement : surtout ne pas le voir seul ! mais plutôt entre potes et avec boissons et pizzas à disposition !
Soirée réussie garantie…
Le film qui fait passer « Les Bronzés font du ski » pour « La Liste de Schindler » !
10/10
spéciale dédicace à Pierre Jean, Fabien, Mily, Aurore, Guillaume et Nobru (faut que tu vois ça !)