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dimanche 5 juillet 2020

VIJ de Konstantin Yershov et Georgi Kropachyov, 1967


VIJ
de Konstantin Yershov et Georgi Kropachyov
1967
Russie
avec Natalya Varley, Stepan Chkourat, Alexei Glazyrine, Dimitri Kapka
Blu ray édité chez Artus films
Film fantastique
adapté de l'oeuvre de Nicolas Gogol
78 minutes
Box-office en Russie à sa sortie : 32 600 000 entrées
Synopsis :
Un village de Russie, il y a très longtemps...
Des pèlerins ont terminé leurs études et le recteur de leur église leur indique qu'ils sont en vacances et qu'ils peuvent quitter le village et rejoindre la province dont ils sont originaires...
Parmi eux, un jeune homme nommé Khoma prend la route avec deux de ses camarades...
C'est alors que Khoma et ses amis se perdent et la nuit commence à tomber !
Les trois bougres ont faim, soif et froid...
Finalement, ils trouvent refuge chez une vieille femme...
Il s'agit d'une sorcière, cette dernière jette son dévolu sur Khoma et souhaite qu'il l'embrasse ; Khoma refuse et devient apeuré !
La sorcière l'embarque et s'envole, Khoma a bien du mal à se dépêtrer de la sorcière et la frappe violemment !
Tombant des airs, la sorcière se transforme en une superbe jeune femme mais inanimée !
Khoma est mort de trouille et il retourne dans la chapelle où il était précédemment...
Sotnik, un riche villageois, demande à Khoma de veiller sur sa fille défunte qui se repose dans un cercueil à l'intérieur de la chapelle, il promet une forte somme d'argent !
Khoma devra rester aux côtés de la fille inanimée pendant trois nuits !
Sotnik, le père de la jeune fille, n'a pas précisé à Khoma qu'il s'agissait d'une malédiction...
A peine rentré dans la chapelle, Khoma constate que la jeune femme morte est la même que la sorcière quand elle est tombée au sol !
Terrorisé, Khoma n'est pas au bout de ses peines, la chapelle est hantée par le diable !
Soudain, le cercueil se met à voler et des monstres affreux sortent des murs pour agresser Khoma...
Le "Vij" créature légendaire, fait son apparition ; Khoma est mort de trouille !
Mon avis :
Adapté de Nicolas Gogol et énorme succès en Russie, "VIJ" se base sur une légende et un personnage mythique du folklore fantastique russe...
Le film est une réussite, c'est très somptueux et baroque à l'extrême et la technique employée pour certaines scènes est magnifique, aussi endiablée que pour les films fantastiques d'autres pays que la Russie, celle-ci n'a rien à envier à ses homologues...
Le film est très atypique et le public traditionnel et actuel risquera de détester "VIJ", seuls les purs cinéphiles Open rentreront dans l'histoire qui, il faut bien l'avouer, est hyper insolite et très spéciale...
Après, les fans du cinéma de réalisateurs comme Mario Bava vont adorer "Vij" et on retrouve de grandes similitudes avec le cinéma gothique italien, les fans de ce style se régaleront c'est certain !
La sorcière fait penser à Barbara Steele dans le "Masque du démon" et les multiples monstres tous plus croquignolets les uns que les autres valent leur pesant de cacachuètes !
De courte durée, "Vij" se voit et peut se revoir comme une oeuvre singulière mais indispensable à la culture cinéphilique de chacun...
Son entrain, son dynamisme et sa folie ambiante donnent une plus-value pour ceux qui veulent découvrir des films qui sortent de l'ordinaire, là on est plein dans la marginalité...
Remercions l'éditeur Artus films de nous avoir sorti cette pépite dans un format Blu ray de toute beauté, on peut dire qu'il a tapé dans le mille !
Très esthétique, très bien maîtrisé et particulièrement envoûtant, "Vij" est un vrai régal qui comblera les attentes des cinéphiles aguerris et peut être que les autres publics pourront se prendre au jeu de cette oeuvre sincère, sympathique et paradoxalement accessible, à condition de se laisser porter par l'histoire...
De par sa singularité totale, "Vij" est un film attachant et troublant mais sans être traumatisant...
Je vous encourage à découvrir ce film, véritable relique et témoignage du cinéma fantastique russe, assez avant-gardiste pour l'époque (on est en 1967 !)...
Note : 8/10









Les exterminateurs de l'an 3000 de Giuliano Carnimeo, 1983


LES EXTERMINATEURS DE L'AN 3000
de Giuliano Carnimeo
1983
Italie
avec Beryl Cunningham, Venantino Venantini, Robert Ianucci, Alicia Moro, Luciano Pigozzi
Film fantastique post apocalyptique
Blu ray édité chez Pulse vidéo
92 minutes
Synopsis :
En l'an 3000, après un apocalypse nucléaire qui a ravagé la planète...
Alien, un guerrier, combat Crazy Bull, un horrible ennemi qui tue tous ceux qu'il rencontre ; il y a une pénurie d'eau et chacun se bat pour trouver des sources d'eau potable...
Tommy, un petit garçon, vit dans une base recluse où les rares survivants à l'apocalypse cherchent par tous les moyens à cultiver des sources d'eau via les plantes ; mais rien n'y fait et la mort les attend !
Quelques hommes de la base partent en expédition avec pour mission de remplir la citerne d'un camion...
Tommy se hisse avec eux alors que celà lui était interdit, vu son jeune âge...
Tombant sur Crazy Bull, tous les hommes sont tués !
Seul Tommy survit car il était caché !
Alien retrouve Tommy et refuse de le tuer à la condition qu'il lui indique une source d'eau pérenne...
Tommy est blessé au bras droit, en fait il a un bras bionique !
Papillon, une des connaissances d'Alien, est un ancien cosmonaute qui bricole sur des voitures ; Alien lui demande de remettre en état le bras de Tommy...
Une fois le bras guéri, Alien et Tommy reprennent la route avec un des véhicules réparés par Papillon...
Trash, une jeune femme, ancienne compagne d'Alien, se met en chemin pour contrecarrer Alien et Tommy...
Finalement Alien et Trash se remettent ensemble !
Ils arrivent dans un bâtiment désaffecté et découvrent une pompe d'eau à l'intérieur !
C'est alors que des hommes mutants aux visages mutilés les attaquent !
Mon avis :
Avec ce "Exterminateurs de l'an 3000" on est vraiment dans le trou du cul d'un genre peu prolixe : le film de "post apo" ; le film pompe sans la moindre honte les deux premiers "Mad Max", les vingt premières minutes sont carrément un copié collé en plus pourri du premier "Mad Max", les acteurs sont laids et sales et, hormis quelques cascades, on finit par se lasser, le film est répétitif, lourdingue et peu crédible (les mecs restent sans boire en plein soleil), il faut reconnaître que les cascadeurs n'ont pas chômé mais c'est bien maigre et ça ne peut pas faire la qualité d'un film, il faut quand même un minimum !
Mais qu'est -il arrivé à Carnimeo, l'illustre réalisateur d'un des meilleurs gialli de tous les temps ("Les rendez-vous de Satan" avec Edwige Fenech sorti chez Le chat qui fume) ?
Il a aussi réalisé l'affreux mais sympa "Ratman", cent fois plus réjouissant que cet "Exterminateurs de l'an 3000"...
Ici on est dans le niveau zéro du film post apo et les cinéphiles préféreront mille fois plus des films comme " 2019 après la chute de New York", beaucoup plus structuré et même plus "riche" au niveau du déroulement de l'histoire...
Ce qu'il manque à "Exterminateurs de l'an 3000", c'est la variété, l'originalité ; les décors sont toujours les mêmes, l'acteur principal est expressif comme un saladier de carottes râpées et puis les protagonistes sont laids comme des poux ; le gamin du film a joué dans "Frayeurs" de Fulci, c'est peut être celui qui dégage le plus d'intérêt pour le film...
ça bourrine grave et les dialogues sont parfois limites, mais on ne peut pas dire que l'on prenne du plaisir au visionnage, UN COMBLE !
Le genre du post apo est assez sympa et agréable à voir d'habitude, mais là "Les exterminateurs de l'an 3000" on a l'exemple du plus mauvais film du genre...
Heureusement, le blu ray édité par Pulse vidéo est excellent, l'image impeccable et les bonus sont conséquents (l'écrivain est passionnant) mais bon le film est très bas de gamme et s'oublie une fois visionné...
Pour finir, "Les exterminateurs de l'an 3000" se prend trop au sérieux on n'a même pas le plaisir de se marrer comme devant un nanar de derrière les fagots, on a quasiment rien à se mettre sous la canine, en fait...
Totalement dispensable !
Sortez nous "Stryker" en blu ray ou même "2019" mais évitez des navets comme celui- ci !
Note : 3/10










dimanche 28 juin 2020

Perversion story de Lucio Fulci, 1969


PERVERSION STORY
de Lucio Fulci
1969
Italie/France/Espagne
avec Jean Sorel, Marisa Mell, Elsa Martinelli, Alberto de Mendoza, John Ireland
Giallo/film de machination
107 minutes
Blu ray édité chez Le chat qui fume
Musique de Riz Ortolani
aka Una sull'altra
aka La machination
aka One on top of the other
Synopsis :
Ville de San Francisco, fin des années soixante...
George Dumurrier, un docteur, est responsable d'une clinique ; la situation financière de la clinique est désastreuse et George s'est endetté jusqu'au cou et doit des sommes d'argent importantes à de multiples personnes...
Sa femme, Susan Dumurrier, est dépressive et souffre d'un asthme sévère, elle doit prendre un traitement très lourd ; George a une maîtresse, Jane, qui est photographe de mode...
George doit s'absenter de son domicile, il donne des consignes strictes à une infirmière qui veillera sur Susan, George insiste bien sur les doses de médicaments à administrer et qu'il ne faut surtout pas confondre les flacons de médicaments, sans quoi ce serait mortel pour Susan !
Peu de temps après son départ, on prévient George que sa femme est décédée !
Une importante somme d'argent d'assurance vie (un million de dollars !) doit revenir à George, par conséquent de la mort de sa femme...
Alors qu'il est avec Jane, George est contacté pour se rendre dans un bar à strip tease pour faire connaissance avec une certaine Monica Weston ; arrivé sur les lieux, George est perturbé : Monica Weston est le sosie en blonde de sa femme Susan !
George entreprend une relation avec Monica et Jane s'en mêle, souhaitant un plan sexuel à trois !
Henry Dumurrier, le frère de George,va tout faire pour faire accuser George de machination, prétendant qu'il a tué sa femme pour toucher l'assurance vie et ainsi renflouer ses dettes et les finances de la clinique !
L'inspecteur Wald, recoupe les indices et tout semble incriminer George alors qu'il n'y est pour rien !
Henry sort en fait avec Susan (la femme de son frère !) depuis longtemps et c'est lui qui a fomenté ce coup machiavélique !
Et si, par le biais de Monica Weston, Susan n'était pas morte ?
Quel serait l'intérêt pour Henry que George soit condamné à la peine capitale ?
Un autre personnage, psychopathe celui là, va tout bouleverser, il est fou amoureux de Monica/Susan et ne supporte pas de la voir avec un homme !
Une surprise phénoménale attend le spectateur à la toute fin du film !
Mon avis :
"Perversion story" marque un tournant dans la filmographie de Lucio Fulci, c'est aussi un de ses meilleurs films et il vaut et prévaut par la rigueur de son scénario et la façon dont est racontée l'histoire, c'est proprement hallucinant et fabuleux !
Fulci injecte une sacrée dose d'érotisme et dote son métrage de tas de trouvailles techniques (les effets de miroirs, le passage de la copulation vue de sous le matelas et surtout le split screen) mais il y a également une narration dingue avec une première demie heure lente et pépère puis une explosion sur les dix dernières minutes, le spectateur est baladé et balayé toutes les trente secondes, les rebondissements se comptent à la pelle ; Fulci s'est déchaîné et les spécialistes parlent de "Perversion story" comme d'une déclinaison latine d'Hitchcock, ce qui est tout à fait vrai !
La beauté féminine est mise en premier plan et le film aurait été impossible à sortir de nos jours, les ligues anti sexisme auraient hurlé !
Quoiqu'il en soit, "Perversion story" est un régal, un summum de la manipulation, que ce soit pour le personnage de George que pour le spectateur ; le cinéphile spectateur assiste à du grand spectacle, du haut niveau de cinéma, on est témoin d'une histoire abracadabrante mais Fulci, par son talent, retombe sur ses pattes quoiqu'il arrive, c'est ça la magie de son cinéma et elle opère à merveille dans ce film...
La musique très jazzy de Riz Ortolani, les décors, la qualité des plans (juste un tout petit faux raccord, lors de la séquence dans le club de strip tease on voit un homme en arrière plan s'allumer une cigarette, le plan suivant on le voit sans sa cigarette !) mais surtout cet enchevêtrement de folie de situations où tout rebondit sans arrêt, cette déstabilisation est délicieuse et celà créée un suspense démentiel !
Un énorme remerciement à l'éditeur du Chat qui fume de nous avoir offert pareil film en blu ray avec la version française rallongée de 107 minutes, le film est tellement prisé des cinéphiles qu'il est épuisé en un mois !
Chanceux sont donc ceux qui le possèdent !
Fulci ouvre son cinéma au genre du giallo avec "Perversion story" et une nouvelle fois c'est un coup de maître !
Il apparaît en clin d'oeil en graphologue ; "Perversion story", c'est toute l'époque où les moeurs se libéraient et où les cinéastes osaient tout, Fulci pétait la forme et ça se voit, il transmet son art cinématographique par une méthode simple et compliquée à la fois (le film est un vrai dédale) mais garde en permanence son sens de l'efficacité !
"Perversion story" n'est jamais ennuyeux et même si c'est un film hyper vintage, la modernité de son histoire est imparable ; Fulci se hisse parmi les meilleurs et préfigure le "Oiseau au plumage de cristal" d'Argento qui sortira l'année d'après...
"Perversion story" est un film monumental !
Note : 10/10









CRAWL d'Alexandre Aja, 2019


CRAWL
d'Alexandre Aja
2019
Etats unis
avec Kaya Scodelario, Barry Pepper, Morfydd Clark, Ami Metcalf, George Somner
87 minutes
Film d'épouvante/Animal attack
Budget : 17 000 000 dollars
Recettes mondiales au box-office : 91 542 097 dollars
Synopsis :
Une ville de Floride à la fin des années deux mille dix...
Haley Keller, une très belle jeune femme, sort d'un cours de natation ; sa soeur l'alerte sur le fait qu'un ouragan va arriver sur la ville, il sera très puissant et dévastateur !
Le père de Haley, Dave, ne donne plus de signes de vie, ce qui inquiète la jeune femme...
Dave vit encore dans la grande maison familiale qui doit être vendue ; Beth, la soeur de Haley, prévient Haley que l'ouragan va être extrêmement dangereux mais Haley veut à tout prix retrouver son père !
Marvin, le policier ex petit ami de Beth, dirige un barrage routier pour détourner les automobilistes de la zone de l'ouragan ; Haley n'a que faire de ses dires et prend une route isolée, elle arrive à la maison de Dave...
N'entendant personne à l'étage, Haley décide d'aller au sous sol, elle est attaquée par un énorme alligator !
Finalement Haley parvient à retrouver Dave, il est très gravement blessé !
Haley essaie de hisser son père et de l'extirper du sous sol mais cette fois, plusieurs alligators monstrueux arrivent et tentent de les dévorer !!!!!
La situation semble inextricable d'autant que l'ouragan a également déclenché un tsunami et l'eau monte à vitesse grand V !
Le danger est double : il faut absolument remonter sur le toit de la maison pour ne pas être noyé mais également combatte les alligators avec les moyens du bord, c'est à dire pas grand chose !
Haley et Dave vont devoir se serrer les coudes et Dave rappelle à sa fille les cours de natation qu'il lui a inculqués, Haley nagera en crawl pour remonter à la surface de l'eau...
Les alligators sont féroces et coriaces, ce qui complique la tâche !
Haley et son père pourront-ils sortir de ce cauchemar ?
Mon avis :
Cinéaste expatrié outre Atlantique, Alexandre Aja est un réalisateur très respectueux du genre et il sait très bien contenter le public qui lui est fidèle, et chacun de ses films lui garantit un succès à coup sûr...
"Crawl" ne déroge donc pas à la règle et Aja remporte une nouvelle fois le jackpot, il faut dire que son film est hyper bien troussé malgré quelques ficelles scénaristiques un peu limites mais franchement c'est du bon spectacle !
Une équipe venant de Serbie (le film a été tourné à Belgrade), l'actrice Kaya Scodelario est très mignonne et colle bien son personnage dans une dimension jusqu'au-boutiste ("Crawl" est un film sur le dépassement de soi et la pratique du sport -en l'occurrence, la natation- sert de levier pour faire rebondir l'histoire)...
La dimension paternaliste est également très présente dans le film et le lien du sang permet parfois de faire accomplir des miracles...
Les alligators sont impressionnants et le décor du sous sol est bien retranscrit, d'ailleurs Aja ne tourne pas autour du pot, le premier alligator apparaît dès la dixième minute, Aja ne perd pas de temps, ce qui donne un côté hyper direct à son film !
Sur certains passages, Kaya Scodelario a du en baver, rien n'est facile dans "Crawl" et il faut avoir un tempérament d'endurance et des conditions de sportif si l'on veut s'en sortir !
Bref, sans être un chef d'oeuvre absolu, "Crawl" est un film loyal et honnête, qui parvient à tenir en haleine du début au dénouement et sur le plan action/épouvante, "Crawl" est méritant, c'est si bon de voir une production mêlant ces deux genres sortir en 2019, ces genres étant, le plus souvent, dénigrés...
Seuls restent des types comme Alexandre Aja pour nous procurer ces sensations avec un budget confortable et un rendu nickel !
On aurait tort de bouder le spectacle, "Crawl" est particulièrement réussi et Aja remplit son contrat avec brio, il n'a désormais plus rien à prouver et nous a démontré son savoir faire avec ses oeuvres précédentes ; "Crawl" est destiné à un public de teen movies mais on peut dire que même les cinéphiles exigeants trouveront leur compte avec ce film...
Du beau boulot, un film à voir absolument, témoignage moderne d'un genre rare de nos jours, l'animal attack !
Note : 7/10








samedi 20 juin 2020

ATOMIC CYBORG de Sergio Martino, 1986


ATOMIC CYBORG
de Sergio Martino
1986
Italie/Etats unis
avec Daniel Greene, John Saxon, Janet Agren, George Eastman, Claudio Cassinelli, Donald O'Brien
Film d'action fantastique
94 minutes
Musique de Claudio Simonetti
Effets spéciaux de Sergio Stivaletti
Blu ray édité chez Pulse
aka Vendetta dal futuro
Synopsis :
1997, une ville d'Arizona...
Paco Queruak est un cyborg, son bras a été opéré après un grave accident et possède des tissus cybernétiques, par conséquent, celà lui procure une force surhumaine ; il est mandaté pour éliminer un responsable d'une association mondiale humanitaire qui a des desseins qui contrecarrent les projets de Francis Turner, un riche industriel salopard de la pire espèce...
L'opération tourne mal et Turner envoie des hommes armés jusqu'aux dents pour tuer Paco, qui en sait beaucoup trop !
Après avoir volé une voiture, Paco Queruak part au Nouveau Mexique, il trouve refuge dans le motel de Linda, une jolie blonde qui tient un bar toute seule, elle organise des combats de bras de fer le soir et sert de repaire pour des prostituées...
Peter Howell, un des hommes de Francis Turner, parvient à retrouver la trace de Paco en l'ayant surveillé par hélicoptère...
Raul Morales,  un des clients du bar de Linda, provoque un esclandre avec Paco, mais celui-ci ne se laisse pas intimider et lui met une rouste ; Paco se retrouve avec la malveillance de Morales qui cherche à le tuer pour se venger ; Morales tend un piège à Paco en lui faisant croire qu'un bus rempli d'écoliers va tomber d'une falaise ; Paco se rend sur place et tente de faire remonter le bus avec sa remorque, c'est un piège et le bus est vide, Paco manque d'être tué et s'échappe après avoir été torturé par Morales !
Paco tombe amoureux de Linda...
Une prostituée et un client pour une passe arrivent chez Linda...
Il s'agit de deux cyborgs mandatés par Turner !
Ils en veulent à Paco et une très violente bagarre éclate !
Linda et Paco parviennent à s'extraire du motel...
Linda s'enfuit avec le camion d'un de ses amis, Paco, quant à lui, se retrouve au sein d'une usine, Turner le suit, armé d'une fusil laser...
Pour gagner la confiance de Paco, Francis Turner lui propose un marché ; c'est alors que lorsque Paco s'approche de lui, Turner essaie de le tuer avec le laser du fusil !
Mon avis :
Beaucoup considèrent "Atomic Cyborg" comme un bon gros nanar et bien "nanar", pas tant que ça en fait ! Il est pas mal du tout ce petit film, il mêle action, film fantastique et enjeux politiques ; on peut dire que Sergio Martino a fait du bon travail, il s'est même surpassé !
Il n'y a pas un seul temps mort, les paysages de l'Arizona sont nickels, la pléiade d'acteurs de bis répond présent avec vigueur (une pensée pour Claudio Cassinelli décédé, lors du tournage, d'un accident d'hélicoptère, ce qui fera modifier le scénario par Martino mais sans dénaturer l'histoire) et des explosions réelles (on est loin des maquettes pourraves habituelles !), des pontes du cinéma bis : George Eastman en gros relou adepte du bras de fer et John Saxon, un habitué des bisseries macaronis et l'atout charme du film, la belle Janet Agren, mais aussi une apparition éclair de Donald O'Brien avec sa trogne de sadique, ici dans un rôle beaucoup plus sage...
Bref, on a du beau monde au compteur et l'histoire se suit de manière agréable, le film est facilement visible et certains passages pompent complètement le premier "Terminator" et pour les cinéphiles pointilleux et exigeants, on remarquera même un pompage flagrant de "Blade runner" (la cyborg blonde qui se bat en faisant des pirouettes rappelle Daryl Hannah, c'est vous dire si ça va loin !)...
La musique de Claudio Simonetti est sympa et marrante, à la première demie heure, elle se répète en permanence, ça fait un peu cheap et pour certains c'est à se pisser de rire !
Suffisamment rare pour qu'on s'y intéresse, "Atomic cyborg" est désormais présenté dans un très beau combo Blu ray/DVD par l'éditeur PULSE, du beau boulot, cette édition est très honnête et permet ainsi de faire découvrir ce très sympathique film au plus grand nombre !
Les cinéphiles fans de bisseries transalpines des années quatre- vingts seront donc aux anges, quant aux autres ils apprécieront un bon film d'action à la croisée de "Mad Max" et "Terminator" parfaitement bien mis en scène et dont la dynamique ne faiblit quasiment jamais...
Avec "Atomic cyborg" on s'amuse beaucoup et le pari de Sergio Martino est amplement rempli...
Du tout bon, foncez !
Note : 7/10










mercredi 17 juin 2020

VAMPIRES de John Carpenter, 1998


VAMPIRES
de John Carpenter
1998
Etats unis
avec James Woods, Sheryl Lee, Daniel Baldwin, Thomas Ian Griffith, Mark Boone Junior, Maximilian Schell
Film d'horreur
108 minutes
Blu ray édité chez Studiocanal
Budget : 20 000 000 dollars
Synopsis :
Etats unis, Mexique, fin des années quatre -vingt dix...
Jack Crow est le chef d'une armée de chasseurs de vampires, il est employé par le Vatican, quand il était plus jeune, sa famille a été massacrée par Valek, un redoutable vampire, très grand et fort ; Jack se rend près d'une maison abandonnée, suspectée d'être un des repaires d'une horde de vampires ; il ne s'est pas trompé et c'est un vrai carnage !
Jack est aidé par plusieurs comparses dont Anthony Montoya, qui tracte avec un treuille les vampires dès qu'ils sont tués de son 4X4...
Jack et sa bande décident d'aller se saouler et ils vont dans un bar où il y a des prostituées, parmi les filles présentes se trouve Katrina, une très belle blonde, Montoya flashe sur elle...
Lorsque Katrina se retrouve seule dans une pièce,  Jan Valek, le redoutable vampire l'agresse en plongeant du plafond et la mord au cou !
Puis Valek et des dizaines de vampires commettent un massacre, Jack a bien du mal à les combattre, les vampires sont très coriaces !
Montoya emmène Katrina dans une chambre d'hôtel et Jack les rejoint...
Jack est reçu par un des dignitaires du clergé puis il repart !
Un ultime combat contre les vampires l'attend mais la situation se complique : Katrina est devenue une vampire !
Cette fois ci les vampires semblent invincibles et sortent de terre par dizaines !
Jack devra livrer une guerre sans merci, finira t-il par tuer et éradiquer définitivement Valek ?
Mon avis :
Après avoir exploré nombre de thématiques du cinéma fantastique, son style de prédilection, Carpenter s'attaque maintenant au thème des vampires, il modernise totalement les codes du film de vampires et nous offre un Van Helsing newlook avec un James Woods fonceur et sûr de lui, qui mène une traque sans répit contre une horde de vampires régie par Valek, une montagne dont le physique est éloigné de celui de Christopher Lee, mais qui s'avère très convaincant...
Carpenter n'y va pas avec le dos de la cuillère et ça barde dès l'entame du métrage, appuyé de passages très gore et illuminé par l'actrice Sheryl Lee, personnage central du film et ultra sexy !
Carpenter mise beaucoup sur l'action et on peut noter très peu de temps morts, sauf au milieu du film quand Carpenter cherche à trouver un prétexte pour faire rebondir son intrigue, mais, grâce à son talent, il y arrive et le film redémarre à fond les bananes, remis à flots !
Carpenter est comme toujours ultra méthodique dans sa mise en scène et le plaisir est réel lorsque l'on visionne "Vampires", c'est un de ses films les plus violents mais les paysages du Mexique et du sud des Etats unis sont habilement exploités et procurent une plus value indéniable, inscrivant presque "Vampires" comme un western moderne...
Jubilatoire et prenant, "Vampires" fait honneur au film d'horreur vampirique moderne et l'originalité déployée par Carpenter est crédible, le film n'est jamais ridicule !
Les fans puristes de Carpenter trouvent souvent que "Vampires" est un de ses moins bons films, je ne les rejoins pas, je l'ai vu au cinéma à sa sortie en 1998 et j'ai été subjugué en sortant, au point d'en avoir discuté avec le projectionniste du cinéma qui, lui aussi, avait adoré ce film !
Il faudrait réhabiliter "Vampires" et les cinéphiles y trouveront leur bonheur, c'est un film enjoué, violent et très tonique et, ne serait-ce que pour Sheryl Lee, il vaut le coup d'oeil !
Carpenter n'a donc pas dit son dernier mot et trois ans plus tard, en 2001, il nous sortira "Ghosts of Mars", tout aussi monstrueux et qui s'inscrit bien dans la continuité entamée par "Vampires", Carpenter se renouvelle en permanence et marie avec brio l'originalité avec l'efficacité, c'est un cinéaste passionnant !
Note : 9/10









Star wars, l'ascension de Skywalker de J.J. Abrams, 2019


STAR WARS, L'ASCENSION DE SKYWALKER
de J.J. Abrams
2019
Etats unis
avec Billy Dee Williams, Carrie Fisher, Mark Hamill, Daisy Ridley, John Boyega, Keri Russell, Adam Driver
142 minutes
Space opéra
Musique de John Williams
Budget : 275 000 000 dollars
Recettes au box-office mondial : 1 074 144 248 dollars
Synopsis :
Rey suit les enseignements de Leia Organa pour accomplir sa destinée de Jedi, Finn, le fidèle combattant continue à combattre les Sith ;  Kylo Ren, ennemi juré de Rey, et l'empereur Palpatine, chef des Sith, décident de détruire les vaisseaux de l'alliance lorsqu'ils s'approchent de leur base et pourtant la résistance s'organise !
Rey apprend qu'elle est la petite fille de l'empereur, elle devra le combattre !
Lors d'un duel avec Kylo Ren, Rey doit utiliser une force démultipliée, elle voit alors Luke Skywalker !
Après avoir vaincu l'empereur, Rey se fait appeler Rey Skywalker !
C'est l'épilogue d'une saga immense...
Mon avis :
Alors là ! c'est fabuleux, flamboyant et très réussi, il faut être clair : "L'ascension de Skywalker" est le Star Wars le meilleur depuis "La revanche des Sith" et "L'empire contre attaque", le plaisir au visionnage est immense et le personnage de Rey (Daisy Ridley est magnifique !) prend un envol insoupçonné avec un final bouleversant où l'on ne peut retenir ses larmes !
Les effets spéciaux numériques sont lisibles, le spectacle est incroyable et les fans de "Star wars" déçus par les précédents segments retrouveront leur foi dans la saga avec "L'ascension de Skywalker", c'est sans conteste le meilleur des trois produits pas Disney, et de très loin !
Les révélations continuent de nous éblouir et le passage sur l'océan (le combat entre Rey et Kylo Ren) est à tomber par terre !
A noter trois clins d'oeil à Carrie Fisher (RIP), Harrison Ford et Mark Hamill et le retour réjouissant de Lando Calrissian (super sympathique Billy Dee Williams !), "L'ascension de Skywalker" renoue complètement avec ce qui faisait la marque de fabrique des "Star wars" de la grande époque et ce n'est que du bonheur !
IL faudrait vraiment être grincheux ou tatillon pour ne pas apprécier "L'ascension de Skywalker" qui se place dans la saga grâce à J.J. Abrams qui sauve les meubles, après la déconvenue du précédent "Les derniers Jedi", on retrouve la saveur et la magie inhérente à "Star wars" et le succès phénoménal du film est amplement mérité, on ne se sent plus trahis !
Instantanément, on est pris dans l'action et celà ne faiblit jamais jusqu'au final, du super beau travail !
La conclusion de la saga ne pouvait espérer se faire de si belle manière et on peut remercier J.J. Abrams d'avoir su régénérer à ce point la légende des "Star wars", on peut même dire qu'il est fidèle aux opus de 1977, 1980 et 1983, bien plus que les autres initiés à partir de 1999, J.J. Abrams surpasse certains autres segments ("La menace fantôme" et "L'attaque des clones", notamment)...
Fantastique à tous les niveaux, "L'ascension de Skywalker" est une pure tuerie qui ravira les fans de "Star wars" de la première heure, ça fait un bien fou et on en  avait tellement besoin !
Note : 10/10