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mardi 11 août 2020

2001 odyssée de l'espace de Stanley Kubrick, 1968

 

2001, ODYSSEE DE L’ESPACE

de Stanley Kubrick

1968

Grande Bretagne/Etats unis

avec Keir Dullea, Gary Lockwood, Douglas Rain

Science-fiction

156 minutes

Budget : 12 000 000 dollars

Scenario de Stanley Kubrick et Arthur C. Clarke

Synopsis :

A l’aube de l’humanité…

Des primates sont intrigués par un gigantesque monolithe qui se trouve en face d’eux…

Plusieurs milliers d’années plus tard, la conquête spatiale est en marche…

David Bowman et Frank Poole, deux astronautes, projettent un voyage spatial sur la planète Jupiter…

Lorsque des hommes partent en reconnaissance, ils tombent sur le fameux monolithe que l’on a vu au début du film…

L’ordinateur central Carl semble avoir perdu la notion d’obéissance et indique des informations erronées puis il refuse à Bowman de lui ouvrir un accès afin qu’il puisse s’extraire de l’endroit où il se trouve !

Arrivé sur Jupiter, Bowman se voit vieillard sur un lit dans une pièce blanche…

Le monolithe réapparait…

Et si ce monolithe était une porte vers l’au-delà ?

Ou vers l’immortalité ?

Le film se clôt par l’image d’un fœtus, comme si Bowman renaissait après sa mort supposée…

Mon avis :

« 2001, odyssée de l’espace » est une œuvre magistrale dans l’histoire du cinéma et c’est un film très ambitieux, le plus abouti de Kubrick…

La science-fiction est dévoilée de façon très lente et contemplative, ici pas de violence ou de bagarres dans l’espace mais un film qui se savoure dans toute sa continuité…

Il a fallu quatre années à Kubrick pour concevoir « 2001, odyssée de l’espace », c’est un film majeur avec beaucoup de musique classique et des passages anthologiques…

La modernité des décors et la manière dont ceux- ci sont filmés est incroyable, aucun film à l’époque n’était allé aussi loin au niveau des trucages et des maquettes (on est 9 années avant « La guerre des étoiles »)…

« 2001, odyssée de l’espace » est un chef d’œuvre absolu, un film monumental et qui ne ressemble à aucun autre, il convient de se laisser transporter par le film et par le génie de Kubrick ; le début avec les primates est phénoménal et a dû nécessiter un travail titanesque, le final est, quant à lui, glaçant et même tétanisant et procure une sensation indescriptible, son impact est bluffant et on sort du visionnage complètement abasourdi !

La science-fiction moderne tient là une de ses œuvres charnières et « 2001, odyssée de l’espace » est un chef d’œuvre absolu sur lequel tout un pan de la SF s’est bâti, il est impératif pour tout cinéphile de l’avoir visionné…

Plus de cinquante ans après, « 2001, odyssée de l’espace » a bien vieilli malgré le temps et les progrès effectués depuis au niveau des effets spéciaux…

L’intelligence absolue du traitement élaboré par Kubrick rend le film passionnant de bout en bout et, malgré sa lenteur, on ne voit pas le temps passer…

Il y a un écran noir pendant dix minutes avant le film et à son entracte, c’est voulu par Stanley Kubrick pour que le spectateur se mette en condition afin d’appréhender le film, c’est un procédé inédit et très intelligent…

Bref, vous pouvez savourer « 2001, odyssée de l’espace » dans des conditions optimales avec un blu ray magnifique, tout cinéphile se doit d’avoir visionné ce film qui figure parmi les plus essentiels du genre de la science-fiction et même de tous les genres confondus…

Une œuvre fabuleuse qui vous laissera un souvenir indélébile !

Note : 10/10






dimanche 26 juillet 2020

Profanations de Mike Mendez, 2006


PROFANATIONS
de Mike Mendez
2006
Etats unis
avec Dominic Purcell, Tcheky Karyo, Josie Maran, Clare Kramer, Marcus Thomas
Film fantastique
95 minutes
aka Grave dancers
Synopsis :
Une ville des états unis, au milieu des années deux mille....
Une bande d'amis, Harris Mac Kay, Kira Hayden, Alison Mitchell et Sid Vance ont appris une douloureuse nouvelle, un de leurs camarades s'est tué ; ils vont à son enterrement...
Puis, le soir Harris, Kira et Sid décident d'aller dans un pub et se saoulent, Alison, la petite amie de Harris choisit de rester à la maison...
Peu après, les trois jeunes gens complètement ivres se rendent au cimetière communal ; Sid, particulièrement éméché, lit à haute voix un texte qui était gravé sur une épitaphe qui indique que toute personne qui entend ce texte doit effectuer une danse sur une des tombes présentes dans le cimetière !
Sid, Harris et Kira s'exécutent et procèdent à une danse, ils sont ivres morts !
Harris retrouve sa femme à la fin de la nuit, celle-ci était particulièrement inquiète...
Alison soupçonne Harris de la tromper avec Kira, jeune femme très attirante et Harris avoue à Alison qu'il a donné un smack à Kira pendant leur balade au cimetière mais que celà n'ira pas plus loin ; Alison acquiesce, ne voulant pas perdre Harris dont elle est folle amoureuse...
C'est alors que des événements très étranges secouent la maison de Harris et Alison, cette dernière est persuadée d'entendre des bruits bizarres qui viennent de l'étage, comme des manifestations surnaturelles !
Les mêmes choses se produisent pour Kira et Sid !
Apeurée, Alison a les mêmes symptômes que la schizophrénie, Harris décide alors de contacter Vincent Cochet et son assistante Frances, deux médiums paranormaux, afin qu'ils enquêtent et trouvent la raison des troubles qui secouent la maison...
Après quelques jours, les conclusions sont sans appel, Vincent établit une liaison entre la soirée arrosée au cimetière et les manifestations spectrales !
Vincent comprend le lien entre chaque tombe où les jeunes gens ont dansé et la "punition" qui les attend !
Kira a dansé sur la tombe d'un ancien violeur, Harris d'une tueuse à la hache et Sid d'un enfant pyromane qui a brûlé une maison entière, décimant toute sa fratrie !
Mais ce qui attend les quatre jeunes gens sera bien pire que ce qu'ils avaient pu imaginer !
Mon avis :
Et bien il est pas mal du tout ce "Profanations", ça rappelle beaucoup "Insidious" et "Conjuring" avec un budget moins important certes, mais Mike Mendez a mis du coeur à l'ouvrage en le réalisant, les comédiens sont à fond dans l'histoire et la deuxième moitié du film part carrément en vrille dans l'horreur alors que le début commençait pépère...
Mendez installe ses personnages et à l'arrivée des mediums (avec l'inoxydable Tchéky Karyo), lorsqu'on comprend l'identité des défunts de chaque tombe "profanée", les effets spéciaux se déchaînent et c'est plutôt réussi !
Et puis les érotomanes seront gâtés avec les hyper canons Josie Maran et Clare Kramer, deux bombes absolues ; il y a un grand soin dans les décors (notamment la maison), le public le moins aguerri à ce genre de films se prendra des sursauts lors des scènes flippantes (et il y en a à foison !) ; "Profanations" est un direct to DVD mais sa modernité et le sens de l'application de Mike Mendez n'aurait pas volé une sortie en salles, le film n'est pas plus mauvais qu'un autre, on a vu  largement pire !
Il y a même du renouveau pour le genre grâce à une inventivité certaine (faire partir le paranormal par la séquence dans le cimetière, à mon avis c'est inédit !), Mendez fait un boulot méthodique et appliqué et le passage des exhumations est très réaliste et foutra la trouille à plus d'un(e) !
Très honnête, "Profanations", sans être un chef d'oeuvre, reste un métrage extrêmement sympathique et avec les moyens du bord à sa disposition, Mike Mendez s'en sort pas mal...
On passe un excellent moment, les protagonistes semblent sortis de "Beverly Hills 90210" et c'est délectable de les voir se faire emmerder par les spectres issus des pires tueurs du passé, tout ça parce qu'ils ont picolé un peu trop et fait les zouaves sur les tombes des défunts, bien fait !
Pour une poignée de cerises, on trouve "Profanations" dans les bacs de DVD à 1 euro ou sur Rakuten pour le même prix dérisoire, mais ne boudons pas notre plaisir, Mike Mendez a produit un spectacle honnête qui se visionne avec facilité et grand plaisir !
Dédicace à David Maurice, mon poto cinéphile qui m'avait missionné de faire la critique !
Note : 7/10







Total recall de Paul Verhoeven, 1990


TOTAL RECALL
de Paul Verhoeven
1990
Etats unis
avec Arnold Schwarzenegger, Sharon Stone, Rachel Ticotin, Michael Ironside, Ronny Cox
Film fantastique
113 minutes
Blu ray édité chez studiocanal
d'après une nouvelle de Philip K.Dick
Musique de Jerry Goldsmith
Maquillages de Rob Bottin
Produit par Andrew Vajna et Mario Kassar
Budget : 65 000 000 dollars
Recettes mondiales au box office : 261 317 000 dollars
Synopsis :
2048, sur Terre et sur Mars, qui est devenue une planète colonisée...
Douglas Quaid, un ouvrier, semble mener une existence tranquille avec sa femme Lori ; Douglas fait souvent les mêmes rêves où il se voit sur Mars avec une superbe femme brune, ces rêves l'obsèdent...
Une entreprise qui possède des agences propose à ses clients un voyage sur Mars par le biais d'implants greffés au cerveau, Doug voit la publicité plusieurs fois et décide de franchir le pas, il se rend à l'agence Recall et choisit un implant qui le mettrait en situation d'être un agent secret à la recherche de la fameuse femme brune qu'il voyait dans ses rêves...
Hélas, l'opération d'implant tourne au fiasco et Douglas fait une embolie shizophrénique, il finit par être maîtrisé et se retrouve allongé au sol dans le centre-ville ; il voit un de ses collègues mais celui-ci l'agresse avec trois autres hommes, Douglas les tue !
A peine rentré chez lui, Douglas est de nouveau agressé... par Lori, sa femme !
Lori est en fait complice de Richter, un homme dangereux, qui travaille pour Cohaagen, un homme très puissant qui contrôle toutes les colonies sur Mars !
Douglas a le temps de s'enfuir et un homme lui indique en lui téléphonant qu'il doit prendre une valise...
Après avoir récupéré la fameuse valise, Douglas retire un émetteur qui était placé dans son cerveau ; Richter et ses hommes arrivent pour tuer Douglas !
Douglas se rend sur Mars et doit rencontrer une Mélina, qui travaille dans un lupanar...
Douglas va devoir affronter maintes situations et sera traqué par Richter, bien que Cohaagen ait stipulé qu'il voulait Douglas Quaid vivant !
Cohaagen a pour objectif de ne pas renouveler l'oxygène sur Venus ville et sur les colonies de Mars, des milliers d'hommes et de mutants risquent la mort...
Avec l'aide de Mélina, Douglas est chargé de se rendre sur un dôme qui permettrait d'éviter la catastrophe !
Douglas a une mission double : rester en vie et atteindre un pressoir métallique pour enclencher le retour de l'oxygène sur Mars !
Tout ceci n'était pas un rêve et s'avérait bien réel, c'est à Douglas Quaid de se battre maintenant et de gagner quoiqu'il arrive...
Mon avis :
Méga blockbuster de science-fiction de 1990, "Total recall" tient largement ses promesses et dès la musique du générique (super boulot de Jerry Goldsmith) le spectateur est "happé" par le film et n'en décroche plus !
"Total recall" c'est une pure tuerie et il faut dire qu'avec Paul Verhoeven on est sûr qu'on va avoir du lourd !
ça barde avec des scènes gore, des mutants effrayants (Rob Bottin s'est surpassé !) et une Sharon Stone hyper sexy (deux ans avant "Basic Instinct"), le scénario est prenant et finalement pas si compliqué, on prend un réel plaisir en visionnant "Total recall", c'est une heure 53 minutes de bonheur total...
Ceci étant, on n'est pas dans un film tous publics et certains passages sont très impressionnants, Verhoeven n'a pas lésiné sur l'hémoglobine mais c'est comme à son habitude, ce n'est pas pour rien qu'on le surnomme "le Hollandais violent"  !
"Total recall" se savoure du début à la fin, il y a énormément d'action, des poursuites ; le film a été tourné en studios mais également au Mexique, les repérages n'ont pas dû être évidents mais au final c'est fabuleux !
Bien sûr ça a coûté une blinde (65 millions de dollars !) mais ça a rapporte 200 millions de dollars de plus que son coût initial, donc le genre est toujours hyper  rentable et le duo Mario Kassar/Andrew Vajna se frotte les mains, ça plus la popularité de Schwarzenegger on est gagnants à coup sûr !
"Total recall" c'est le genre de films qui ne s'oublie pas, je l'ai vu à sa sortie en salles en 1990 et tout est gravé dans la rétine, c'est tellement balaise qu'on se souvient de tout !
Bref on passe un super moment de science-fiction, c'est très dynamique, surpuissant dans la mise en scène et parfaitement paramétré !
Le blu ray sorti chez studiocanal est excellent, image nickel et son à se péter les tympans, il faut mettre le film à un volume élevé pour l'apprécier...
"Total recall" c'est que du bon, du très lourd et un des meilleurs Schwarzenegger des années 90, quand on pense que l'année suivante en 1991 sortait le deuxième "Terminator", c'est une claque chaque année avec le père Schwarzy !
Immanquable !
Note : 9.5/10











dimanche 19 juillet 2020

Mad Max au delà du dôme du tonnerre de George Miller et George Ogilvie, 1985


MAD MAX AU DELA DU DOME DU TONNERRE
de George Miller et George Ogilvie
1985
Australie/Etats unis
avec Mel Gibson, Tina Turner, Bruce Spence, Angelo Rossitto, Paul Larsson
Aventures fantastiques
107 minutes
aka Mad Max  beyond thunderdome
Musique de Maurice Jarre
Synopsis :
Trois ans après le deuxième opus de la saga...
Max Rockatansky erre dans le désert d'Australie, il se fait voler son chargement et ses chameaux qui lui servaient de moyens de locomotion par Jedediah, un bandit qui sillonne les contrées à bord d'un avion bimoteur...
De fil en aiguille Max arrive à Bartertown, la ville du troc, où les pires malfrats vivent en s'échangeant des objets divers et où le méthane créé par des porcelets leur permet d'avoir de l'énergie...
Bartertown est régi et contrôlé par une femme appelée Entity, elle trône en hauteur ; Entity s'intéresse à Max et lui propose un marché : s'il veut garder la vie sauve, il lui faudra affronter une sorte d'humain monstre composée de deux personnes Maître Bombe et Bombe...
Bombe est un colosse sur lequel se trouve Maître Bombe, une sorte de nain qui est sa "tête" et qui le contrôle...
Max repart victorieux du combat qui se déroulait dans le dôme du tonnerre, un gigantesque cercle de ferraille, le combat est très spectaculaire !
Mais Entity ne tient pas ses engagements et Max est condamné au goulag, c'est à dire un bagne !
Max parviendra à s'enfuir mais manque d'être tué par des sables mouvants...
Déshydraté et affamé, Max est laissé pour mort en plein désert !
Lorsque des enfants finissent par trouver Max, ils l'emmènent avec eux dans une oasis où ces derniers ont trouvé refuge....
Savannah, une jeune femme qui régit les enfants, descendants des survivants d'un crash d'avion, accueille Max...
A cause de sa ressemblance, les gamins sont persuadés que Max est le capitaine Walker et qu'il peut les sauver ; le capitaine Walker était le pilote de l'avion qui s'est crashé et les enfants essaient, tant bien que mal, de le remettre en état...
Max comprend alors que la seule possibilité de sauver les enfants et Savannah est de retrouver Jedediah et son avion, pour se faire, Max va tenter de retourner à Bartertown...
Passant par un passage secret, Max et les enfants ne seront pas au bout de leurs peines !
Le lendemain matin, Entity et des dizaines de guerriers sanguinaires se déploient avec un seul but  :  tuer Max et les enfants venus troubler Bartertown !
Une autre difficulté se pose : l'avion de Jedediah est trop petit et ne peut accueillir tout le monde !
Mon avis :
Troisième  segment de la saga culte des "Mad Max", "Mad Max au delà du dôme du tonnerre" est incontestablement le moins réussi car, vu les antécédents, Miller a choisi d'enlever la violence, ce qui est une énorme erreur et qui rend le film inadapté par rapport aux autres...
Mais le pire c'est la présence des enfants, complètement hors sujet, comme si on mettait Les gendarmes de Saint Tropez dans un film de zombies !
Le naufrage est complet et on a bien du mal à comprendre où George Miller a voulu en venir car il faut bien reconnaître la qualité de la mise en scène et des cascades, très bien réalisées, mais l'histoire pâtit de tas de faiblesses malgré la présence de Tina Turner, assez charismatique dans le rôle d'Entity...
Miller s'est bel et bien planté et les fans mordus des deux premiers "Mad Max" furent très déçus lorsqu'ils découvrent Mad Max 3...
Trente ans plus tard, Miller remettra le couvert avec "Mad Max fury road", bien plus fidèle à l'esprit de violence inhérent à Mad Max et qui combla ce que les spectateurs étaient en droit d'attendre....
Outre le fait de non-violence dans "Mad Max 3", on pourra toutefois apprécier quelques bons passages du film, comme la reconstitution de Bartertown, le combat dans le Thunderdome (qui rappelle le clip de Duran Duran "Wild boys"), la scène des sables mouvants ou les séquences nocturnes et le final de poursuite avec l'avion bi moteur, mais tout ça sans la moindre violence, sans le stress ou la tension que nous procuraient Mad Max 1 et 2 !
En fait "Mad Max au delà du dôme du tonnerre" est un Mad Max castré ou un Mad Max Canada dry, ça a le goût d'un Mad Max, ça a l'enveloppe d'un Mad Max, mais ça n'en est pas un !
Une poignée de cinéphiles sont pour la réhabilitation de ce film, mais franchement, il faut mieux revoir les deux premiers et le quatrième, plus couillus et plus proches de l'univers Mad Maxien que celui-ci...
Si l'on considère le deuxième comme culte absolu, la vision de ce troisième a du laisser un goût hyper amer, on veut bien le croire !
A voir uniquement si on veut avoir vu l'intégrale des Mad Max et si on est hyper "open", les fans puristes risqueront de déchanter lourdement !
Note : 5/10











Zombie strippers de Jay Lee, 2008


ZOMBIE STRIPPERS
de Jay Lee
2008
Etats unis
avec Robert Englund, Jenna Jameson, Roxy Saint, Jennifer Holland, Shamron Moore
Film d'horreur
94 minutes
Synopsis :
Une ville du Nebraska, aux états unis, à la fin des années deux mille...
Alors que George W.Bush a été réélu une nouvelle fois comme président des Etats unis, il a déclaré la guerre à quasiment tous les pays du monde !
Un virus bactériologique a été dérobé par un militaire dans une base secrète ; ce dernier l'a fait se développer aux Etats unis et des soldats armés jusqu'aux dents ont pour mission d'empêcher ce virus de proliférer !
C'est peine perdue et des centaines de personnes sont contaminées, se transformant en zombies affamés de chair humaine et avides de sang...
Un commando détecte un endroit où il y a plein de zombies ; l'un des membres du commando est mordu au bras et s'enfuit de sa base...
Il finit par atterrir dans le sous-sol du Rhino, une boite de striptease géré par Ian Essko, puis le soldat devient à son tour zombie et s'attaque à Kat, la stripteaseuse star du club !
Une autre stripteaseuse, Lilith, devient victime du zombie et très vite celà devient le foutoir !
Mais Ian Essko n'a qu'une idée en tête, faire un maximum d'argent et en fait la situation l'arrangé puisque les stripteaseuses effectuent quand même des danses érotiques, même en étant zombifiées, ce qui plait aux clients, insouciants du danger qu'ils courent !
Jessy et Jeannie, les autres strip teaseuses, feront la même chose que Kat et Lilith, jusqu'à ce que le commando de soldats finisse par retrouver la trace du soldat perdu et manquant à l'appel...
Ian possède un arsenal dans une armoire de son bureau...
Le carnage peut alors commencer !
Mon avis :
"Zombie strippers" est autant un film de zombies que moi je suis évêque, "Machete" c'est "Citizen Kane" à côté !
Pour se réclamer respectueux du genre, le minimum serait d'en conserver les bases or, ici, à part le premier quart d'heure, c'est le bordel total !
Pendant une heure vingt, le film se passe dans le club de strip tease et c'est hyper répétitif, sans la moindre inventivité, on a l'impression de voir les scènes tourner en boucle !
Les strip teaseuses sont mordues ou dévorées par les zombies et... se relèvent, parlent et retournent danser ! FOUTAGE DE GUEULE
Filmé en huis clos sans doute because un petit budget, le manque d'argent n'excuse pas tout, il y a un minimum syndical à respecter ; Robert Englund semble s'ennuyer comme pas possible, les nanas (Jenna Jameson en tête) sont refaites de partout et les effets gore sont alternés CGI/maquillages mais ça reste hideux...
On a l'impression de tourner en rond et que le film est bloqué, un peu comme un vinyl rayé ; "Zombie strippers" est mille fois moins bien que ses avatars italiens des années 80 !
C'est une pantalonnade, une bouffonnerie à oublier au plus vite !
Continuer à parler de ce film lui ferait trop d'honneur donc ce sera ma plus courte critique !
A fuir comme le choléra !
Note : 1/10










mardi 14 juillet 2020

Pulsions de Brian de Palma, 1980


PULSIONS
de Brian de Palma
1980
Etats unis
avec Michael Caine, Angie Dickinson, Nancy Allen, Keith Gordon, Dennis Franz
105 minutes
Thriller
Musique de Pino Donaggio
Blu ray édité chez Carlotta
aka Dressed to kill
Budget : 6 500 000 dollars
Recettes au box-office américain : 31 899 000 dollars
Synopsis :
New York, états unis, au début des années quatre-vingts...
Kate Miller, une superbe femme blonde d'une cinquantaine d'années, est frustrée sexuellement et se trouve obligée de simuler ses orgasmes lorsque son mari lui fait l'amour...
Kate est suivie par le docteur psychiatre Robert Elliott avec qui elle a entrepris une psychanalyse...
Kate a des pulsions de libido énormes et fantasme énormément ; un jour, dans un musée, Kate sent qu'un homme s'approche d'elle et semble s'intéresser à elle, elle est prise d'un désir incontrôlable et finit par retrouver l'homme dans un taxi, celui-ci lui fait l'amour subitement, Kate est excitée lorsque le chauffeur du taxi les regarde, la sensation de voyeurisme lui provoque des orgasmes violents...
Puis Kate va au domicile de ce mystérieux "homme du musée" et elle découvre en fouillant dans ses affaires qu'il a la syphilis, elle a peur et quitte précipitamment le domicile...
Dans l'ascenseur, elle se rend compte qu'elle a oublié son alliance chez cet homme ; elle décide de remonter pour aller la récupérer...
C'est alors que dans l'ascenseur, Kate est sauvagement lacérée au rasoir par une femme blonde dont on ne peut voir l'identité car elle porte de grosses lunettes noires  !
Lorsque l'ascenseur s'ouvre, Liz Blake, une call girl, assiste à la mort de Kate, ensanglantée !
Liz a la temps de récupérer le rasoir, la femme blonde s'enfuit...
Liz est interrogée par le commissaire Marino, qui semble la considérer comme première suspecte dans le meurtre de Kate...
Peter Miller, le fils de Kate, est un jeune inventeur qui créée des prototypes de surveillance, il se place discrètement devant le cabinet du psychiatre Robert Elliott et comptabilise les allers et venues de ses patients en prenant des clichés...
Afin d'être disculpée par le détective Marino, Liz, avec l'aide de Peter, décide de mener ses propres investigations...
Un soir, dans le métro new-yorkais, Liz est attaquée par la fameuse femme blonde à lunettes noires !
Mon avis :
Comme toujours chez Brian de Palma, il y a cet hommage appuyé à son maître Alfred Hitchcock, mais ici De Palma se surpasse en insérant énormément de sexe à son intrigue, toujours également sa mise en scène hyper rigoureuse, De Palma prend son temps au début du film (la séquence dans le musée) pour surprendre le spectateur avec le passage dans le taxi, très osé pour un film grand public et qui valut à De Palma une interdiction aux mineurs, sans faire de jeu de mots vaseux, "Pulsions" est un film culotté !
Le meurtre de l'ascenseur est un modèle de mise en scène, De Palma utilise tout l'espace qui lui est alloué et ce passage est grandiose (je n'ai hélas pas vu la version Uncut, mais le peu que j'ai vu m'a grandement convaincu !)...
Comme Hitchcock l'avait fait avec "Psychose", De Palma choisit d'éliminer le personnage principal du film au début, puis l'histoire s'oriente vers la mystérieuse tueuse blonde aux lunettes noires, on se croirait presque dans un giallo !
Le personnage de Liz, joué par Nancy Allen (la compagne de De Palma à la ville) donne un aspect tonique au film et le final est similaire à celui de "Carrie" (une survivante qui hurle, se réveillant après un cauchemar !)...
Le protagoniste joué par Michael Caine est inattendu et surprenant, De Palma se sert de la schizophrénie (tout comme Hitchcock avec Norman Bates dans "Psychose") et l'issue est sidérante et carrément effrayante !
D'une rigueur et d'un sens de la méthode pour amener la peur, "Pulsions", outre les scènes de sexe, va bien plus loin que les autres thrillers dans son cheminement cinématographique, De Palma signe ici un de ses films les plus inspirés...
La musique de Pino Donaggio est remarquable, tous comme les seconds rôles, notamment le fils de Kate, inventeur, qui mettra du piment dans l'histoire, mettant à profit ses talents d'ingéniosité pour aider Liz dans son enquête parallèle à celle de la police...
Bref, "Pulsions" c'est du très bon thriller pour un public adulte et averti, un blu ray sorti chez Carlotta est essentiel pour voir ou revoir ce chef d'oeuvre et on se situe dans "l'âge d'or" de de Palma, dans sa période où chaque offrande  était une vraie tuerie à chaque fois !
Une vraie bombe et je vous laisse découvrir l'identité du tueur, vous allez être glacés d'effroi !
Une réussite absolue !
Note : 10/10










dimanche 12 juillet 2020

Alien Covenant de Ridley Scott, 2017


ALIEN COVENANT
de Ridley Scott
2017
Etats unis/Grande Bretagne
avec Michael Fassbender, Katherine Waterston, Danny Mac Bride, Billy Crudup, Demian Bichir
Science fiction
122 minutes
Budget : 97 000 000 dollars
Recettes mondiales au box office : 240 891 763 dollars
Synopsis :
Décembre 2104, aux confins de la galaxie...
Un vaisseau spatial, le Covenant, fait route vers une destination déjà établie lorsque le responsable de l'équipage propose de se poser sur une planète qui semble hospitalière et qui correspond à être viable pour un être humain...
Tennessee, un pilote de l'expédition reste à bord et quelques membres de l'équipage sortent pour explorer la fameuse planète...
Ce n'est autre que la planète que l'on avait vue dans l'épisode précédent ("Prometheus"), la planète est en fait peuplée de xénomorphes, des aliens très dangereux !
Très vite, les hommes du vaisseau sont attaqués...
La panique s'installe à vitesse grand V et lorsque Tennessee décide de quitter la planète devenue hostile, un immense xénomorphe se place sur le vaisseau !
Un combat sans merci a lieu avec l'une des femmes spationautes et le xénomorphe s'avère particulièrement coriace !
De plus, lors de leur expédition, les membres du vaisseau Covenant ont ingéré par leurs oreilles des mini aliens de la taille d'une puce qui, très vite, se sont inséminés dans leurs organismes !
L'un d'eux présente des douleurs terribles et il est ramené à l'infirmerie du vaisseau !
L'horreur a alors lieu lorsque le xénomorphe sort de son dos, le tuant et tuant également une de ses co-équipières !
La situation devient alors particulièrement critique, c'est une course contre la montre qui s'engage !
Mon avis :
"Alien Covenant" est la suite directe de "Prometheus" sorti cinq ans auparavant et les fans puristes de la quadrilogie des "Alien" initiée en 1979 par Ridley Scott ont crié à la trahison, déjà même avec "Prometheus"....
C'est vrai qu'on est loin des films d'avant et que Scott a avant tout misé sur la forme que sur le fond ; ceci étant, le spectacle est bel et bien là et il faut reconnaître des qualités à "Alien Covenant", le film est très gore, même si il s'agit de CGI et la musique est particulièrement efficace, elle rend un côté immersif immédiat pour que le spectateur s'imprègne dans l'histoire, ça c'est un bon point !
Mais alors qu'est ce qui a pris à Ridley Scott sur certains passages de nous infliger certains moments totalement hors sujet ?
C'est quoi ce "cours de flûte" ?
Sinon c'est hyper bien foutu, la planète qui devient hostile, l'arrivée des xénomorphes à la 48ème minute, il faut être patient !
Encore une fois et à l'instar de certains "Star wars", "Alien Covenant" se bonifiera avec le temps, celà ne fait aucun doute ; Ridley Scott perturbe le fan de base et n'en fait un peu qu'à sa tête, il faut donc une capacité d'acclimatation au spectateur pour accepter et digérer ça...
On observe pas mal de similitudes avec "Aliens" de Cameron (l'équipage du Covenant qui part en exploration sur la planète bourrée d'aliens, les attaques sanglantes, le final sur le vaisseau avec le gros xénomorphe qui cherche par tous les moyens à entrer), le spectacle est loin d'être catastrophique mais il manque ce petit quelque chose, cette étincelle que l'on avait dans les précédents films...
Katherine Waterston n'est pas Sigourney Weaver, elle n'a aucun charisme, son visage est monolithique et inexpressif ; seules quelques séquences sauvent "Alien Covenant" (la douche, l'arrivée de l'équipage, l'infirmerie avec l'alien qui sort du dos du type et aussi le passage des oeufs, là on retrouve fugacement l'esprit des premiers "Alien")...
Mais parfois on en vient à se demander si c'était vraiment utile de créer ces préquelles, Scott le fait-il pour l'argent ou pour procurer du plaisir au public ?
Bref, il faut se faire un avis tranché, ce qui explique le succès phénoménal du film au box office, tout le monde s'est rué dans les salles pour découvrir ce "Alien Covenant" et financièrement parlant Ridley Scott est tranquille !
Les cinéphiles y trouveront leur compte, les puristes de la saga risquent d'être décontenancés, en tout cas visuellement c'est du très beau spectacle, donc à vous de voir !
Scott déploie une imagination énorme et prolifique, à nous de capter son message... ou pas !
Note : 7/10