Open Watching

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dimanche 29 novembre 2015

Le mort dans le filet de Fritz Böttger, 1960

LE MORT DANS LE FILET
de Fritz Böttger
1960
Allemagne
aka L’ile du sadique
aka Horrors of spider island
aka It’s hot in paradise
aka Ein toter hing im netz
avec Alexander d’Arcy, Rainer Brandt, Walter Faber, Helga Franck, Harald Maresch, Helga Neuner, Dorothee Parker, Gerry Sammer
Nanar fantastique
Post synchronisé par, notamment, Jean Amadou
77 minutes
Synopsis :
New York, 1960…
Gary, un propriétaire de cabaret où se produisent des spectacles dansants, fait passer une audition à plusieurs postulantes, Georgia, Ann, Gladys, May, Nelly, Kate, Babs et Linda, les jeunes femmes doivent se montrer peu avares de dévoiler leurs charmes et sont sommées d’exhiber leurs magnifiques jambes à Gary, elles sont toutes embauchées pour un voyage à Singapour…
Hélas, leur avion se crashe en pleine mer !
Les survivants échouent sur un radeau pneumatique et arrivent sur une île perdue en plein milieu de l’océan…
Assoiffées, les filles finissent par trouver une source le long d’une falaise et découvrent une cabane…
Elles y trouvent, horrifiées, un homme mort accroché à une gigantesque toile !
Gary s’échappe un soir et est mordu par une grosse araignée mutante…
Deux hommes, Bobby et Mike Blackwood, qui ravitaillaient l’homme mort de la cabane, tombent nez à nez avec les filles chaudes comme la braise…
Gary, devenu mutant hideux et agressif, cherche par tous les moyens à tuer tous ceux qui l’approcheront…
D’abord terrifiées, les filles s’organisent pour survivre et résister à leur agresseur alors que Bobby et Mike essaient de les charmer à des fins libidineuses…
Mon avis :
Tourné en Yougoslavie en deux mois, « Le mort dans le filet » est l’un des films les plus « à la rue » de toute l’histoire du cinéma !
Bourré d’incohérences (l’avion se crashe en pleine mer, mais comme par hasard il y a des rescapés qui, en plus, trouvent un canot pneumatique !), des erreurs scénaristiques à la pelle (les deux braves gars qui arrivent avec des caisses de whisky !), des bagarres dignes de catch féminin uniquement pour dévoiler les seins nus des filles, un trucage pour l’araignée complètement rudimentaire fait avec des bouts de carton et de ficelle, « Le mort dans la filet » est un pur nanar incroyable de culot, Böttger torche son métrage à l’arrache et il y croit ferme !
Des moyens financiers faméliques (le contrôleur aérien tout seul à son poste, les mêmes décors qui reviennent de façon récurrente, beaucoup de plans nocturnes pour masquer la pauvreté de l’ensemble, une action molle et anémiée) font de ce « Mort dans le filet » un des sommets du genre nanar assumé et décomplexé, ce qui finit par le rendre touchant…
A la fois lunaire et obscur, « Le mort dans le filet » est l’un des plus gros OFNIS (objet filmique non identifié) des années 60 et le spectateur sort du visionnage hagard et perplexe mais de bonne humeur (on se poile grave avec ce film !), les cinéphages cinéphiles ouverts sur tous les cinémas se régaleront sans nul doute avec ce petit bijou iconoclaste et barré, à la limite de la déviance cinématographique (un érotisme prégnant ne quitte jamais la pellicule et ce, dès l’entame, avec l’hallucinante « audition » racoleuse et blindée en effets d’exhibitions pour appâter le chaland et maintenir son attention pour la suite)…
Si le but de Böttger était de faire peur, et bien c’est raté !
Par contre, on se délectera de rigolade avec une approche du film fantastique aussi ridicule que fascinante, il y a ce petit quelque chose dans « Le mort dans le filet » qui fait qu’on s’en souvient longtemps après l’avoir vu, peut être grâce à cette densité de fascination qui opère sans cesse et cette aura revigorante qui fait se distinguer ce film de tous les autres…
Une sortie DVD en France serait inespérée pour redécouvrir ce monument extrêmement rare, Artus films me parait être le prétendant idéal pour l’éditer…
Ancré par son charme et sa fougue dans la mémoire cinéphilique des connaisseurs, « Le mort dans le filet » est un film unique en son genre, il ne ressemble à aucun autre et je vous invite à le visionner si l’occasion se présente…
Un régal !

Note : 8.5/10






samedi 28 novembre 2015

SAN ANDREAS de Brad Peyton, 2015

SAN ANDREAS
de Brad Peyton
2015
Etats-Unis
Avec Dwayne Johnson, Alexandra Daddario, Kylie Minogue, Carla Gugino, Colton Haynes
Film catastrophe intelligent
114 minutes
Budget : 110 000 000 dollars
Box office mondial : 270 000 000 dollars
Synopsis :
Villes de Los Angeles et San Francisco, 2015…
Nathalie, une jeune femme, fait une chute de voiture dans une route escarpée, elle est sauvée in extremis par Ray Gaines, un pompier pilote d’hélicoptère…
Le professeur Lawrence Hays, un éminent spécialiste des phénomènes sismiques, effectue des recherches poussées sur la « faille de San Andreas » qui s’ouvre à peu près tous les cent cinquante ans en Californie…
Emma est sur le point de devenir l’ex épouse de Ray, celle-ci ayant entamé une procédure de divorce ; Blake, leur fille d’une vingtaine d’années appréhende ce moment, tout comme son père qui souffre énormément de cette séparation, d’autant plus qu’ils ont perdu leur première fille dans un accident de rafting dont Ray se considère comme responsable…
Le beau-père de Blake, Daniel Riddick, est un riche industriel qui a fait fortune dans l’immobilier…
Lorsque la faille de San Andreas s’ouvre, d’immenses tremblements de terre ont lieu dans un rayon d’une centaine de kilomètres…
Ben Taylor et son frère Ollie, deux jeunes gens qui avaient sympathisé avec Blake, se retrouvent bloqués dans le parking souterrain d’une tour…
Alerté par sa fille, Ray va tout faire pour la sauver !
Mon avis :
« San Andreas » est avant tout un hommage à tout un pan du cinéma catastrophe des années soixante dix (on pense immédiatement à des films comme « Tremblement de terre » et même « La tour infernale »), le tout mixé à des films d’actions où tout se joue au fil du rasoir (le début fait beaucoup penser à « Speed »), pour ainsi dire ça n’arrête pas ! Le spectateur est propulsé dans un tourbillon d’enchainements de situations toutes plus périlleuses les unes que les autres, rendues crédibles par une application dans la mise en scène et un jeu d’acteurs soigné voire touchant et attachant…
Dwayne Johnson prouve ici qu’il n’est pas qu’un « Monsieur Biscotos » mais bel et bien doté d’un jeu dramatique et qu’il peut s’avérer expressif et empathique (la scène de l’hélicoptère où il évoque la mort de sa fille est très poignante, le final également), cet acteur rendu dans la peau d’un personnage meurtri par son passé est à la hauteur de la mélancolie qu’il dégage, même avec sa carrure impressionnante…
Alexandra Daddario devient une star planétaire avec « San Andreas », la jeune femme endosse quasiment le rôle clef du film, elle dresse un fil d’Ariane, un fil conducteur de l’intrigue où tout converge vers son personnage…
Emprunté à « 2012 » de Roland Emmerich, la thématique du tremblement de terre et du tsunami se bonifie encore plus dans « San Andreas », plus les années avancent et plus la technique d’effets spéciaux s’avère bluffante…
Conventionnel dans son intrigue (les parents qui doivent sauver leur progéniture coûte que coûte, le danger latent et omniprésent), « San Andreas » réussit la double gageure de faire passer un agréable moment au spectateur tout en le projetant dans un festival de SFX extrêmement bien réalisés, on est pris en haleine du début à la fin du film…
D’une efficience totale et d’un impact très fort (il n’est pas exclu d’avoir la larme à l’œil lors de certaines séquences), « San Andreas » est réellement une grande réussite, un plongeon dans une aventure humaine hors du commun avec un scénario rondement mené et sans faille (hou ! le jeu de mot pourri !)…
Bref, vous l’aurez aisément compris, « San Andreas » c’est quasiment deux heures de bonheur à voir et à revoir sans modération, ce film se hisse au panthéon des meilleurs films catastrophes américains toutes périodes confondues…

Note : 9/10







mardi 24 novembre 2015

Pour une poignée de spaghettis 2, Rosalita de Pascal Frezzato, 2015

POUR UNE POIGNEE DE SPAGHETTIS 2 ROSALITA
aka Per un pugno di spaghetti 2 Rosalita
de Pascal Frezzato
2015
France
avec Bruno Dussart, Krystin Chaplain, Patrick Lalande, Adrien Erault, Dominique Botras, Martial Marie
Court métrage
16 minutes
Western fantastique
Produit par Gremlin'z productions
Synopsis :
Nous retrouvons l'homme que l'on appelle "L'étranger" à l'endroit où nous l'avions quitté lors du précédent opus...
Il est toujours tenu en duel par trois pistoleros mais une jeune femme brune (Rosalita) complète le trio...
Tenu en joue, l'étranger a plus d'un tour dans son sac mais c'est sans compter face à la pugnacité de Rosalita qui veut tout faire pour le mettre hors d'état de nuire...
Une fusillade monstre éclate !
L'étranger, par sa montre magique, fait venir un gigantesque vaisseau d'où sort un fusil mitrailleur à laser, il abat ses trois belligérants et le vaisseau s'écrase sur un quatrième, un gringo mexicain...
Le duel entre l'étranger et Rosalita en tête à tête peut dès lors commencer, leurs fusils s'enrayant, ils combattent manu militari !
Quelle sera donc l'issue de ce duel sans pitié ?
Mon avis :
Appliqué dans son travail et véritable passionné de cinéma d'exploitation, Pascal Frezzato décide de donner une suite au premier "Pour une poignée de spaghettis" et tourne pratiquement à un an d'intervalle ce second segment qui s'avère toujours aussi tonique et sympathique, de nouveau avec Bruno Dussart à la prestance stoïque...
Pascal Frezzato a eu l'excellente idée de féminiser son court métrage en y intégrant la belle Krystin Chaplain et cette dernière crève l'écran ; cette actrice est très dégourdie et rentre avec une facilité déconcertante dans son personnage, elle évite les clichés et par son charme volcanique booste totalement le métrage, elle évoque les "bandidas" des westerns italiens, la comparaison avec Claudia Cardinale ou Marilu Tolo dans le "Roy Colt et Winchester Jack" de Mario Bava n'est pas fortuite et même justifiée...
Les moyens sont plus conséquents dans cette suite, Pascal utilise des drones et a soigné encore plus ses effets spéciaux (les explosions, les vaisseaux spatiaux, les mini effets gore lors de la fusillade)...
Toute la charpente du film est construite sur la bonne humeur et la conviction des acteurs (tous non professionnels) qui s'en sortent avec les honneurs et la facétie dont fait preuve Pascal Frezzato rend son oeuvre encore plus sincère, on est là pour amuser et s'amuser, ce qui ne veut pas dire que l'on fait n'importe quoi ou que l'on bâcle son travail, non, Pascal, en grand passionné, sait EXACTEMENT ce qu'il fait et pourquoi il le fait...
On s'embarque donc dans un western d'aventures fantastiques jubilatoire et très dépaysant, à la fois rassérénant et jouissif, doté d'une atmosphère joviale et sans la moindre prétention...
Pascal Frezzato a même inséré une scène de gunfights très réussi avec un bond de Bruno Dussart qui montre bien qu'il a payé de sa personne physiquement...
Rosalita fait partie intégrante de "Pour une poignée de spaghettis 2" et elle vole presque la vedette à Bruno Dussart, elle irradie la pellicule et semble totalement à l'aise...
Plus de recherches dans les cadrages, une utilisation intelligente et astucieuse du soleil en plan fixe avec voix off à l'appui en guise d'entame, plus de dialogues, plus de densité, plus de relief et de peaufinage, bref, Pascal Frezzato tient ici sa meilleure réalisation, il s'est surpassé et prouve son talent une nouvelle fois !
Avec l'accumulation d'expériences de tournages il bonifie son style et le public en redemande !
On lui souhaite de continuer dans tous ses projets, il y met du plaisir et de la sincérité et c'est la meilleure qualité qui soit pour un cinéphile...
Les plus ouverts sur les mélanges de genres se régaleront et les néophytes également...
Du beau travail !

Note : 9/10 pour sa sincérité touchante et la transmission de sa passion !





lundi 23 novembre 2015

WONDERLAND de James Cox, 2003

WONDERLAND
de James Cox
2003
Etats-Unis
Avec Val Kilmer, Christina Applegate, Paris Hilton, Kate Bosworth, Lisa Kudrow, Josh Lucas, Dylan Mac Dermott
Chronique de mœurs/Drame policier
104 minutes
Synopsis :
Californie, été 1981…
Ron Launius, Billy Deverell, Barbara Richardson et Joy Miller sont sauvagement assassinés, la police découvre leurs corps criblés de balles et violentés à mort dans leur luxueuse propriété de Wonderland…
Une des dernières personnes à les avoir vus en vie, John Holmes, est un célèbre acteur de films pornographiques qui est arrivé en fin de carrière et effectue des trafics douteux…
Dawn, une très jeune femme d’à peine une vingtaine d’années, est folle amoureuse de John et le suit partout dans ses pérégrinations, le couple se drogue sans arrêt à la cocaïne…
La descente aux enfers s’amorce pour John lorsque celui-ci trahit Eddie Nash, un riche producteur, il donne des détails et des éléments à Ron et Billy pour aller cambrioler le domicile d’Eddie !
Outre le fait de le tabasser, Billy et Ron humilient Eddie Nash qui fait fissa le rapprochement avec John Holmes et comprend qu’il a été trahi…
Après un carnage et dénué de toutes chances de s’en sortir, John Holmes atterrit chez son ex épouse, Sharon, les vêtements ensanglantés…
Sharon se rend compte que John n’a aucune plaie sur lui et le vire manu militari de sa maison…
Toutes les suspicions convergent vers John et la police l’arrête, un long interrogatoire avec les inspecteurs va commencer…
Mon avis :
Retraçant avec minutie et réalisme le meurtre de plusieurs trafiquants de drogue qui défraya la chronique aux débuts des années quatre vingts dans les milieux huppés d’Hollywood, « Wonderland » est un film exemplaire d’une virtuosité de mise en scène et d’un jeu des comédiens parfaitement élaboré…
Val Kilmer fait reposer le film entièrement sur ses épaules et il n’y a quasiment aucune séquence où on ne le voit pas, il parvient à donner à son personnage de Holmes à la fois une compassion, un charme et une antipathie, un dégoût…
C’est cette ambivalence qui fait la force du film, très tonique voire quelques fois à la limite de la frénésie, James Cox usant de techniques de surexpositions d’images pour accentuer la vivacité de l’histoire, menée tambour battant et sans aucun temps mort…
Il s’inspire même du procédé de montage alterné déjà utilisé par Gus Van Sant pour « Elephant », filmant plusieurs  scènes identiques mais à des endroits différents, du coup le spectateur est totalement bluffé par la maestria de la réalisation…
« Wonderland » est sans doute le métrage où il y a le plus de consommation de produits stupéfiants de toute l’histoire du cinéma (Tony Montana et son « Scarface » sont battus à plate couture !) mais c’est aussi, à l’instar de « Boogie nights », sorti six années auparavant, l’un des rares films qui s’intéressa au milieu des films X des années soixante dix aux Etats-Unis et qui se sert de tout l’univers qui gravite autour pour dresser une intrigue policière…
D’une qualité indéniable et d’un sens du graphisme qui a fait ses preuves, « Wonderland » redonne une vision différente de ce que l’on connaissait de l’Amérique au cinéma et dévoile le côté sombre des paillettes et les méfaits de la toxicomanie et de l’alcool sur les vedettes de l’époque, avec un certain humour noir et un sens acide de la dérision…
A réserver à des cinéphiles qui n’ont pas froid aux yeux, « Wonderland », avec le temps, se bonifie et fera date dans le genre des chroniques de mœurs tant la réalisation y est imparable et l’interprétation juste…
Dédié à Pierre

Note : 10/10





samedi 21 novembre 2015

Couples infidèles de Michel Ricaud, 1992

COUPLES INFIDELES
de Michel Ricaud
1992
France
Avec Tennessy, Christophe Clark, Charlene, Philippe Soine, Christelle Deballières
Film pornographique
85 minutes
Produit par Marc Dorcel
Synopsis :
Dans la chambre d’une maison luxueuse, le soir…
Après une étreinte passionnée, un couple s’endort…
Ils vont rêver par saynètes interposées de situations à connotations sexuelles et ce, chacun de leur côté…
Un coup l’homme trompe son épouse et inversement…
Des endroits insolites ponctuent leurs songes érotiques (une cave à vins, une alcôve, les toilettes d’un restaurant, un manoir où se trouvent deux soubrettes, l’escalier d’une demeure) et des objets de leur quotidien servent de leviers à leurs jeux sensuels…
Des pilules énergisantes, une caméra vétuste, un briquet en métal ou le plan d’une maison dessiné sur un parchemin, tout sera prétexte à la luxure et aux plaisirs charnels…
Mon avis :
Alors que ses premières réalisations étaient loin d’être folichonnes, Michel Ricaud signa un contrat mirobolant avec Marc Dorcel en 1985 pour tourner, moyens pharaoniques à l’appui, une tripotée de films (on en dénombre environ une cinquantaine) qui firent date dans l’histoire du X hexagonal…
Avant sa disparition en 1993, Ricaud tournait en moyenne jusqu’à une quinzaine de films par an et redora le blason du film pornographique avec un style qui lui était propre, utilisant de superbes actrices dans des parties carrées esthétiquement magnifiques…
« Couples infidèles » fait partie de ses réalisations  « haut du panier » avec une mise en scène hyper aboutie et des plans fabuleux lors de copulations calculées et d’une sensualité hors normes…
Ricaud avait l’art et le don d’arriver à faire déclencher au spectateur une indicible excitation avec des trouvailles sidérantes dans la continuité de ses séquences, notamment par des techniques sensorielles envoûtantes dont lui seul avait le secret d’alchimie…
Ce qu’il y a de bien avec cet immense réalisateur, c’est qu’il est INUSABLE, inoxydable et en avance totale de vingt ans sur son époque, il a su moderniser un genre quelque peu en dilettante vers le milieu des années quatre vingts et grâce au budget illimité alloué par Marc Dorcel, Ricaud parvint à ériger ses films au sommet des classiques du X…
Il prouve largement que sur ce terrain, les français sont meilleurs que leurs homologues américains et qu’avec du talent on peut tout faire par son savoir-faire et signer de son empreinte un style vraiment propre à la tradition et au respect de la qualité sans sombrer dans le graveleux ou le vulgaire de bas étage…
Pour « Couples infidèles », Michel Ricaud s’est inspiré du film d’Andrew Blake « Night trips » mais l’a décliné d’une autre manière, la SIENNE, le résultat est sans appel il dépasse largement le film d’outre Atlantique, tant par la texture du scénario que par la technique de filmage…
Un must have pour tout fan de films X encore disponible à la vente sur le site de Dorcel…

Note : 10/10

vendredi 20 novembre 2015

JURASSIC WORLD de Colin Trevorrow, 2015

JURASSIC WORLD
de Colin Trevorrow
2015
Etats-Unis
Avec Omar Sy, Brice Dallas Howard, Chris Pratt, Nick Robinson, Ty Simpkins, Vincent d’Onofrio
Aventures fantastiques
124 minutes
Produit par Steven Spielberg
Budget : 150 000 000 dollars
Synopsis :
Isla Nublar, île au large du Costa Rica, 2015…
Indominus Rex, un dinosaure hybride créé génétiquement, est la dernière création de Simon Masrani, un milliardaire via la société In gen, qui élabore des dinosaures nouvelle génération en but de faire sensation dans le parc d’attractions qui accueille et attire des dizaines de milliers de spectateurs par jour…
Claire Dearing, une des directrices du parc, veille à ce que la logistique se passe correctement, elle est souvent surmenée…
Zach et Gray, les deux neveux de Claire, doivent faire une excursion d’une semaine et leur mère a chargé Claire de les surveiller…
Claire confie la « garde » des deux jeunes à une baby sitter, ce qui provoque les foudres de leur mère…  
Vic Hoskins, le responsable de la sécurité, commet une erreur monumentale et laisse s’échapper le Indominus Rex qui s’enfuit et dévore d’autres dinosaures…
C’est la panique totale dans le parc, plusieurs dizaines de dinosaures s’échappent et attaquent les visiteurs…
Zach et Gray, partis en excursion avant que l’alerte soit donnée, se perdent dans la forêt et cassent leur téléphone…
Claire part à leur recherche…
Mon avis :
Après la trilogie « Jurassic Park », voici donc un nouvel ersatz qui fit un carton monumental au box office mondial mais qui, hélas, ne tient pas vraiment ses promesses eu égard au potentiel qu’il avait vis-à-vis des nombreux cinéphiles qui attendaient ce moment avec la plus grande impatience…
Au bout de quelques minutes et malgré des images magnifiques, on comprend tout de suite que « Jurassic World » ne tient pas la route : acteurs trop formatés et peu impliqués, mise en scène sans risques, scénario convenu et sans surprises, codage blockbusterien sans âme…
Seule reste la forme, elle, très habile, mais le fond est digne du plus mauvais métrage hollywoodien, on sent que l’influence de Spielberg (pourtant aux commandes de la production) est absente…
On a envie de baffer les deux gamins, l’actrice Dallas Howard est aussi expressive dans les scènes de panique qu’une courgette dans les étals de Lidl, quant au bellâtre de service ça se voit qu’il n’a jamais mis les pieds à l’actor’s studio…
Et quel dommage ! Ils avaient 150 millions de dollars à disposition et se cantonnent uniquement sur l’île ; une virée dans un Manhattan à la « Cloverfield » aurait pu être gigantesque !
Au lieu de ça, on assiste à du politiquement correct, du gentil et sympa sans le moindre relief, même les dinosaures ont l’air paumés, c’est dire…
Il ne reste quasiment aucun point marquant, aucun souvenir lorsque l’on sort du visionnage, on a eu droit à un métrage fade, plat et dépourvu d’originalité…
Si vous avez des enfants, aucun risque, vous pouvez leur montrer ce spectacle familial (selon la formule consacrée), les cinéphiles fanatiques d’animal attack seront fortement déçus…
Le seul intérêt de « Jurassic World » réside dans deux trois scènes hyper bien foutues (les raptors volants qui attaquent la foule, la caméra survolant le parc et la séquence finale nocturne avec le Indominus Rex), c’est quand même maigre et les dinosaures ont plus à se mettre sous la dent que le spectateur !
On aurait voulu plus de méchanceté !

Note : 6/10






Le deuxième souffle d'Alain Corneau, 2007

LE DEUXIEME SOUFFLE
d’Alain Corneau
2007
France
Avec Daniel Auteuil, Monica Bellucci, Eric Cantona, Michel Blanc, Daniel Duval, Philippe Nahon, Jacques Dutronc
Polar
155 minutes
Synopsis :
Paris, Marseille, banlieue parisienne, pendant les années 60…
Gustave Minda dit « Gu », un célèbre gangster condamné à une lourde peine de prison, parvient à s’évader avec deux de ses complices, l’un d’eux décède lors de la fuite…
Gu retrouve Manouche, sa femme qui tient un restaurant et Alban, son bras droit, les deux jeunes gens lui trouvent une planque sûre où il peut se reposer…
Le commissaire Blot traque incessamment Minda et questionne tout son entourage, il met un point d’honneur à coincer le malfrat…
Bientôt, Gu se retrouve à cours d’argent et on lui propose un casse bien tentant qui, une fois achevé, lui permettrait de quitter la France pour partir définitivement en Italie avec Manouche…
Provoquant un carnage durant le casse, et peu après, Gu se fait piéger en pleine rue, il s’évade du commissariat où il était interrogé et battu et rejoint le dernier étage d’un immeuble…
Une centaine de policiers à ses trousses établissent un siège dans le bâtiment !
Mon avis :
Ce « Deuxième souffle » est le remake du film éponyme de Jean Pierre Melville, soyons honnête, même si cette version de 2007 a de nombreuses qualités elle reste en deça de son prédécesseur qui s’avère plus dense dans sa mise en forme et dans son atmosphère plus tendue que peine à retrouver Corneau, la gageure étant de haut niveau et la barre située à grande altitude…
Malgré tout, et si l’on fait abstraction de tout cela, « Le deuxième souffle » apporte un aspect revigorant aux films policiers des années post 2000 et Corneau a la très bonne idée d’y distiller des fusillades que n’auraient pas reniées John Woo ou Brian de Palma…
En effet, Alain Corneau qui connaît très bien les codes du polar ou du film noir a su moderniser le genre et, adaptant sa mise en scène et sa direction d’acteurs, il propulse son œuvre dans un tourbillon cinématographique où chacun est à sa place (il n’y a pas de compétition parmi les illustres comédiens mais bel et bien un rendu honnête et structuré)…
Monica Bellucci est toujours aussi féminine et superbe, le rôle a été taillé à sa mesure, Auteuil semble habité par le personnage de Gu et Michel Blanc est tout à fait crédible dans le rôle du commissaire (exit Jean Claude Dusse qui lui collait à la peau), Cantona a une carrure exactement en rapport avec Alban (incarné initialement par Michel Constantin) et c’est un plaisir de retrouver Jacques Dutronc et même Philippe Nahon, deux pures trognes ultra charismatiques dans le film…
Bénéficiant de moyens de productions colossaux et d’une reconstitution des années soixante très soignée et appliquée, « Le deuxième souffle » n’est pas un film inutile, il « toilette » l’original et en apporte une nouvelle version incluant des idées modernes et novatrices tout à fait bien venues…
Plaisant à suivre, « Le deuxième souffle », outre son honnêteté et sa bonne foi, vous fera passer un moment agréable et il est certain que les fanatiques du cinéma de Melville reconnaitront bien la « patte » du polar hexagonal, Corneau en étant à la fois le précurseur et l’héritier…
Du grand polar !

Note : 8/10






mardi 17 novembre 2015

BORDERLAND de Zev Berman, 2007

BORDERLAND
de Zev Berman
2007
Etats Unis/Mexique
avec Sean Astin, Rider Strong, Martha Higareda, Brian Presley, Jake Muxworthy
105 minutes
Horreur/Thriller
Synopsis :
Ed, Henry et Phil, trois jeunes gens, décident d'effectuer un "spring break" dans une ville à la frontière américano-mexicaine, alcool à flots, drogues et prostituées sont de la partie pour plusieurs jours, dans un bar tenu par la serveuse Valeria, l'un des jeunes hommes est agressé par un client qui essayait de violenter Valeria...
Après avoir consommé des champignons hallucinogènes et après s'être amusé dans une fête foraine, Phil,décide de rentrer à l'hôtel en taxi...
Il est kidnappé par de dangereux individus et atterrit dans une planque où Randall, le premier tortionnaire, le séquestre et le tabasse...
Ed et Henry partent à la recherche de Phil et de fil en aiguille, ils comprennent qu'une secte satanique locale sème la terreur lors de rites ponctués de sacrifices...
Ulises, un flic revanchard qui a perdu un de ses collègues, s'allie avec Henry et Ed alors que  Lupe, la cousine de Valeria qui tient une épicerie, est agressée lors d'une nuit par les monstres sanguinaires responsables du rapt de Phil...
Lors d'une course poursuite nocturne sur les toits, Ed s'en sort in extremis...
Le Grand Prêtre, le grand gourou, est confiné dans un endroit tenu secret, il procède à des incantations et se prépare à décapiter Phil !
Lourdement armés et déterminés à rendre la justice, Ulises et Henry débarquent dans l'antre des disciples du Grand Prêtre...
C'est le carnage complet !
Mon avis :
Partant sur le même postulat que des films comme "Hostel" ou "Spring breakers", "Borderland" se démarque rapidement de ses prédécesseurs pour emboîter sur une violence craspec ciblant surtout les aficionados de torture porn mais le film est plus malin que ça et dépasse les codes de ce genre pour entraîner le spectateur dans une course contre la montre à la fois effrayante et bourrée  d'action...
On n'a pas le temps de souffler, empreint d'une énorme tonicité "Borderland" ne lésine nullement sur les effets chocs et s'appuie sur des faits réels, ce qui glace encore plus le sang et amplifie encore davantage l'impact du film...
Les acteurs sont tous très convaincants et l'intrigue dresse un constat tétanisant sur les pratiques des sectes mexicaines, végétant dans l'esprit collectif du pays en presque totale impunité !
D'un réalisme omniprésent et respectant les morceaux de bravoure quand il le faut, "Borderland" se dote ainsi d'un timing qui décuple le côté oppressant qu'il provoque incessamment et s'avère exemplaire dans sa mise en situation, s'érigeant parmi les meilleurs films d'horreur contemporains, du moins dans la période post 2005...
Marquant le renouveau d'un genre qui commençait à s'effriter au fil des années, "Borderland", outre une histoire bien rodée, renvoie à la peur viscérale presque de façon organique (les charniers, l'acharnement des disciples, le côté "solennel" des messes noires)...
Prenant le parti pris d'utiliser le folklore satanique pour donner du crédit aux tueurs, "Borderland" tape dans le mille et là où ça fait mal sur des séquences incroyables comme la fille décapitée affublée d'une tête de bouc, l'ambiance est ultra glauque et prenante en même temps !
Polar d'horreur et film d'investigations, "Borderland" est une plongée dans le monde satanique mexicain, immersion dans un panorama peu exploité au cinéma, il convient d'avoir le coeur bien accroché pour le visionner mais celà reste un excellent métrage, bien plus fûté qu'il n'aurait pu paraître, Zev Berman n'y est pas allé comme un bourrin mais s'est appliqué à retranscrire une terreur sourde et indicible...
Un film qui barde !

Note : 8/10






lundi 16 novembre 2015

La pianiste de Michael Haneke, 2001

LA PIANISTE
de Michael Haneke
2001
France/Autriche
avec Isabelle Huppert, Benoit Magimel, Annie Girardot, Susanne Lothar, Anna Sigalevitch
131 minutes
Chronique dramatique
Edité chez MK2 éditions
Synopsis :
Vienne, Autriche, début des années 2000…
Erika Kohut est un éminent professeur de piano, elle donne des cours ultra ciblés au sein du conservatoire de la ville, une de ses élèves est Anna Schober, la jeune femme se rend dingue rien qu’à l’idée qu’elle ait des remontrances de la part d’Erika, qui s’avère très exigeante…
Erika vit encore avec sa mère, une vieille femme possessive et irascible qui passe son temps à polluer et pourrir sa fille…
En guise de vie sexuelle, Erika fréquente des sex shops ou des peep shows où elle visionne des films pornographiques…
Walter Klemmer, un de ses élèves pianistes, adepte de hockey sur glace, tombe éperdument amoureux d’Erika et veut la forcer à entamer une relation passionnée…
D’abord réticente, Erika finit par accepter mais en posant certaines « conditions »…
La névrose de la femme va basculer dans des rapports sadomasochistes qui confinent à la pure folie…
Mon avis :
On le savait depuis déjà bien longtemps, Michael Haneke a la réputation d’être un cinéaste très exigeant voire austère, ses métrages précédents sont d’une noirceur et d’une opacité parfois difficiles à cerner et là, avec « La pianiste », on ne déroge pas à la règle, c’est un film glacial, perturbant et glauque…
Mais la réalisation épurée et froide emporte l’adhésion du cinéphile grâce à une direction d’acteurs parfaite, notamment lors de plans qui évoquent le catharsis des personnages, et Haneke pousse dans le choquant et l’extrême sans vergogne (le reniflement de mouchoirs remplis de sperme, la scarification du vagin, le vomi après l’étreinte…), Haneke n’épargne rien au spectateur mais c’est pour justifier la pathologie d’Erika et ainsi la transcender dans son quotidien…
Le rôle incarné par Annie Girardot était initialement destiné à Jeanne Moreau mais l’interprétation des comédiens est sensationnelle, la direction d’Haneke a su capter l’intensité et la présence dans l’espace de chacun des protagonistes pour sublimer des séquences inoubliables proches du génie…
C’est toute cette alchimie qui fait que l’on s’attache au film et qu’on le suit avec intérêt et fascination, Haneke nous transporte dans le monde de la folie mais parvient à nous faire garder les pieds sur terre par le réalisme de ses décors (la cuisine, la salle de bains, l’amphithéâtre du conservatoire)…
Le spectateur est projeté dans un univers à la fois proche et lointain de la réalité, proche par le quotidien et la vie banale de tous les jours, lointain par les sous-entendus gravitant dans la pathologie de l’actrice principale qui fait tomber l’anodin dans l’insolite puis dans la schizophrénie la plus déviante et malsaine…
Cette divergence psychique lui sert de levier pour appuyer ses pulsions destructrices et non coordonnées, il y a des changements d’avis, des modifications de comportements sans arrêt dans « La pianiste » qui perturbent et le spectateur et le fil de l’histoire…
Haneke, en grand metteur en scène, laisse filer sa caméra dans ce tohu-bohu mental et perce l’inconscient du spectateur par un talent indescriptible propre aux grands réalisateurs et que seul lui est en mesure de maitriser…
Auréolé à juste titre de nombreux prix, « La pianiste » est très grand film qui se réserve à un public averti et qui laisse une sensation bizarre après son visionnage, comme si nous avions atteint un niveau supérieur de cinéma, une étape supplémentaire dans la recherche cinématographique…

Note : 9/10






samedi 14 novembre 2015

Ken Park de Larry Clark et Edward Lachman, 2002

KEN PARK
de Larry Clark et Edward Lachman
2002
Etats Unis
avec Maeve Quinlan, Tiffany Limos, James Ransone, James Bullard, Adam Chubbuck
Chronique sociale
95 minutes
Scénario de Harmony Korine
Synopsis :
Visalia, Californie, années 2000…
Ken Park, un jeune skateur se suicide en se tirant une balle en pleine tête en public…
Peaches, une adolescente typée vit avec son père, il est veuf et a perdu sa femme alors que Peaches avait à peine deux ans, le père entretient une mise en scène évangélique sur le culte du défunt et se révèle très croyant et pratiquant…
Il surprend sa fille en rentrant plus tôt que prévu au domicile alors que celle-ci s’apprêtait à faire une fellation à un de ses amis…
Tate est un jeune perturbé qui vit avec ses grands-parents, il est irascible et insulte ses aïeuls lors d’une partie de scrabble mouvementée…
Shawn, un autre ado du cercle amical précité, entretient une relation sexuelle débridée et décomplexée avec Rhonda, une trentenaire, mère d’une petite fille et mariée à un joueur de football américain…
On apprendra que Ken Park avait mise enceinte sa petite amie et qu’il ne trouvait plus la force d’assumer cette situation…
Quant à Peaches, Shawn et Tate, ils se livrent à des séances de triolisme particulièrement torrides et rendent hommage à leur ami Ken lors d’un jeu amical qui a lieu juste après leurs multiples étreintes…
Mon avis :
Attention chef d’œuvre !
« Ken Park » s’appuie sur un réalisme ultra crû multipliant les séquences sans compromis et, outre une violence verbale et graphique à la fois, se dote même de plans pornographiques (entendez par là des passages de copulations non simulées) mais c’est cet ultra réalisme, cette peinture sociétale de la réalité de tous les jours qui permet d’asseoir la crédibilité du film et de l’histoire des personnages…
Les multiples déviances sexuelles sont exposées ici sans aucune fioriture ce qui renforce l’aspect pathologique des personnages et rend attachant le métrage, à la fois drame déchirant et chronique de mœurs, « Ken Park » est une œuvre du cinéma indépendant d’outre Atlantique sans équivoque ni compromis et qui va au cœur des problématiques, s’appuyant sur les thématiques liées à l’adolescence (la souffrance, la découverte du sexe, l’entre-deux enfance/âge adulte...).
C’est Harmony Korine qui signe le scénario, plus de dix ans avant son « Spring breakers », « Ken Park » est un peu « l’embryon » de « Spring Breakers », il y a pas mal de points communs entre les deux films, cette fascination pour le sexe, les armes à feu, la luxure et l’alcool…
Mais il y a une mise en garde importante, « Ken Park » est un film très difficile, dur à regarder et il est impératif qu’il soit montré à un public adulte (sa crudité lui valut une interdiction totale dans plusieurs pays et le film est interdit aux moins de dix huit ans, à ne pas mettre devant tous les yeux, donc !)…
Le personnage du père autoritaire et alcoolique est répugnant, la mère trentenaire « éphèbophile » et le père de Peaches semblent bien plus « déviants » aux yeux de Larry Clark que la ribambelle d’adolescents qui gravite autour d’eux sauf, bien sûr, le personnage de Tate, responsable d’un double parricide conçu de façon atroce et méthodique, et totalement psychopathe (la scène de la retransmission du match de tennis avec l’onanisme bizarre corde liée au cou met vraiment très mal à l’aise !)…
Mais il faut juger le film dans sa globalité et au final, « Ken Park » est une œuvre très sincère, qui sort complètement des sentiers battus et qui met pleinement en exergue le talent des réalisateurs et du scénariste, conscients des limites du septième art et qui ont poussé aux extrêmes les possibilités de ce dernier…
Préparez- vous à du cinéma de haut niveau à condition d’avoir l’esprit cinéphile ouvert et aguerri aux scènes de sexe…
Les spectateurs puritains ou facilement choqués pour un oui ou pour un non, je vous déconseille fortement de voir « Ken Park » !

Note : 9.5/10