lundi 24 juillet 2023

Les vautours de Victor Vicas, 1974 (épisode des Brigades du tigre)

 

LES VAUTOURS

de Victor Vicas

1974

Episode des Brigades du tigre

Saison 1 épisode 2

avec Jean-Claude Bouillon, Pierre Maguelon, Jean-Paul Tribout, François Maistre, Hélène Manesse, Jean-Pierre Sentier, Jean-Pierre Bagot, Alain Chevalier, Jacques Harden, René Havard, Antoine Marin, Max Montavon

55 minutes

Série policière

France

Scénario de Claude Desailly

Musique de Claude Bolling

Synopsis :

En 1912, deux pionniers de l'aviation, Hubert Latham et Louis Blériot, rivalisent pour se lancer à l'assaut d'un nouvel exploit : la première traversée de la Manche. Alors que Latham doit réaliser une tentative, son mécanicien découvre que le moteur de l'avion a été saboté. Un briquet est découvert dans le hangar. Son propriétaire est identifié par une femme, cela conduit à l'arrestation de Gustave Lemaire, un des mécaniciens de Blériot.

(source : Orange)

Gustave Lemaire nie catégoriquement les faits et refuse d’être impliqué dans le sabotage de l’avion de Latham ; il prétend qu’il s’agit d’un complot venant d’Yvette Perrottey qui essaie de lui faire porter le chapeau…

Plus tard, Lemaire se rend chez Yvette pour y rencontrer Julien, son mari, mais ce dernier est absent…

Valentin, Pujol et Terrasson se rendent finalement chez Perrottey mais le retrouve mort, asphyxié par les fumées de sa voiture !

Un dénommé Oswald, un homme très dangereux, se cache derrière toute cette manigance !

Moyennant une forte somme d’argent, Oswald est missionné pour faire échouer le dessein de Latham au profit de Louis Blériot !

Comprenant que c’est Oswald qui a tué son époux, Yvette se rend chez Oswald pour le tuer ; hélas ce dernier la drogue et abuse d’elle !

Yvette essaie de joindre Valentin pour le prévenir d’un nouvel attentat contre Latham, mais Oswald étrangle la jeune femme !

Valentin parvient à retrouver l’adresse d’Oswald et se rend chez lui : il a disparu !

Mon avis :

Deuxième épisode des Brigades juste après « Ce siècle avait 7 ans », « Les vautours » est un excellent segment de la série mené à fond la caisse et dirigé de main de maitre par le tandem Vicas/Desailly, le scénario est génial et le personnage de Oswald diabolique !

Le spectateur brigadophile n’a pas le temps de souffler avec une intrigue sans le moindre temps mort, le personnage de Gustave Lemaire (génial René Havard) est à mourir de rire avec ses pétages de durite lors des interrogatoires de police…

La reconstitution avec les vieux avions  est exemplaire et tout sonne juste, ça semble crédible et même si on n’y connaît rien en aviation, on croit à tout !

La belle Hélène Manesse (femme de Maurice Barrier dans le civil) est un régal des yeux et se fait tuer comme une biche par le loup Oswald (Jacques Harden, un acteur terrifiant et vraiment flippant !)…

In extremis, les brigades, par leur perspicacité, parviendront à mettre hors d’état de nuire Oswald dans un final d’anthologie qui clôt ce second épisode avec brio !

Avec « Les vautours » le mythe des « Brigades du tigre » est bel et bien lancé et rien ne semblera l’arrêter !

Tout est génial, le jeu des acteurs, la musique, la mise en scène, les scènes de tension, la peur provoquée avec Oswald, la cocasserie de Gustave Lemaire, ce n’est pas compliqué : ON SE REGALE !

A voir impérativement, « Les vautours » a entériné le succès des Brigades du tigre qui prend, avec cet épisode, son rythme de croisière…

55 minutes de pur bonheur brigadesque !

Note : 9/10










samedi 22 juillet 2023

Victime du vampire d'Adam Friedman, 1993

 

VICTIME DU VAMPIRE

d’Adam Friedman

1993

Etats-Unis

avec Charlie Spradling, Scott Valentine, Ingrid Vold, Richard Zobel, Stephanie Hardy, Cole Mac Kay

81 minutes

Produit par Roger Corman

Film fantastique/Thriller/Erotisme

aka To sleep with a vampire

Synopsis :

Jacob est un vampire.

Chaque nuit, dès le coucher du soleil, il hante les rues des villes en quête de nouvelles victimes.

Nina est aussi un oiseau de  la nuit, fréquentant les bars, les dancing, les boites de strip-tease.

Pour son plus grand malheur, elle va croiser Jacob, et devient sa nouvelle proie.

(source : site horror scary web)

Mon avis :

Houlala le gros navet !

« Victime du vampire » est un film catastrophique et sinistre, il n’y a aucun second degré et le métrage est prétentieux et se prend trop au sérieux !

Au bout du premier quart d’heure, le spectateur est gagné par l’ennui et on se fera chier tout le long jusqu’à l’épilogue, pris de baillements dans cet ersatz de fim de vampire qui n’en a que le titre ; à aucun moment, une goutte de sang ni de passages gore, mais un festival de parlotte dans une ambiance pesante et théâtrale, anémiée de la moindre action, le couple d’acteurs principaux a beau se démener comme il peut, la mayonnaise a bien du mal à prendre et malgré la plastique et le charme de Nina (Charlie Spradling) on tourne en rond, à l’image des pièces de l’appartement de Jacob (le soit disant « vampire ») déclinées en long en large et en travers, à aucun moment le spectateur n’éprouve la moindre empathie avec ce vampire et le fruit de son kidnapping, plus le film avance et plus on a envie qu’il se termine, on est ruinés par un ennui absolu et le final se vit comme une délivrance (le film dure quand même une heure vingt !)…

« Victime du vampire » est un vrai calvaire de visionnage, on pourrait espérer un sursaut dans l’histoire mais il n’en est rien (la séquence avec le fils de Nina ne tient pas debout), seul le personnage du chauffeur de taxi semble un peu attachant mais autrement on devient très vite distant de l’histoire dont on se fiche éperdument (rien n’est indiqué clairement sur les motivations de Jacob), le tout  est hésitant et hyper mal branlé !

Ceux qui sont fans des « Dracula » ou des films de la Hammer, ici on est à 10 000 kilomètres des classiques des films de vampires, on a une œuvre moderne, certes, mais pâle, emmerdante et sans aucune vigueur ni intérêt !

L’insistance sur les scènes de strip tease fait osciller « Victime du vampire » vers le film érotique mais la répétition appuyée de la plastique de Nina finit par lasser et faire décrocher le spectateur ; ici, pas la moindre morsure dans le cou mais de la pignolade de paroles sans que rien n’avance, un comble !

On ne peut même pas qualifier « Victime du vampire » de film d’épouvante car à aucun moment on ne frissonne ou on a la trouille, c’est un film qui ne tient pas du tout ses promesses !

Pour un vrai film de vampires moderne et autrement plus burné, on préfèrera se taper le « Vampires » de John Carpenter sorti 5 ans plus tard, là au moins on prend plaisir au visionnage, ici on a un film raté de bout en bout et hyper prétentieux qui ne décolle jamais, on fait du sur place !

Pourtant c’est Roger Corman qui a produit « Victime du vampire », mais où est passé son humour, son second degré et sa vigueur habituelle ???

C’est sans doute pour cela que « Victime du vampire » n’a pas fait beaucoup parler de lui et est devenu rare voire oublié des cinéphiles trente années plus tard…

Si vous avez une heure vingt à perdre et en vous armant de la plus grande patience et tolérance, vous pouvez tenter de le voir, l’ennui va très vite vous gagner et vous plomber l’ambiance…

Un des pires auto-proclamés films de vampires que j’ai vu !

Visionner « Victime du vampire » ou prendre deux lexomyl vous fera le même effet…

En étant sympa je lui mets 3/10 pour la plastique de Charlie Spradling, quant au reste « Victime du vampire » est un film à fuir et à oublier au plus vite !

Chiant comme la mort !

Note : 3/10








mercredi 19 juillet 2023

Le village des damnés de John Carpenter, 1995

 

LE VILLAGE DES DAMNES

de John Carpenter

1995

Etats-Unis

avec Christopher Reeve, Kirstie Alley, Mark Hamill, Michael Paré, Linda Kozlowski, Thomas Dekker

99 minutes

Film fantastique

aka Village of the damned

Synopsis :

Une ombre mystérieuse survole le village de Midwich dans le comté de Marin. Cet évènement cause l'évanouissement de tous les êtres vivants dans un territoire aux contours nettement définis.

Pendant six heures, Midwich est sans vie.

N'arrivant pas à entrer en contact avec les habitants du village, les populations voisines s'inquiètent.

Des spécialistes du surnaturel se regroupent et tentent d'élucider ce phénomène.

(source : Wikipedia)

Mon avis :

Gamelle totale au box-office à sa sortie et quasi râteau chez les critiques de l’époque, « Le village des damnés » est pourtant un film très intéressant de la part de l’illustre John Carpenter et c’est sans doute son film « incompris » pour 1995 mais heureusement il fut réhabilité quelques années plus tard et deviendra culte pour cinéphiles et les Carpenterophiles !

Eh bien oui !  ce « Village des damnés », remake du film éponyme de 1960, est carrément une tuerie filmique !

Inoubliable avec une entame incroyable et à couper le souffle, le film se suit passionnément et Carpenter a tapé fort au niveau du casting et de la musique !

Christopher Reeve (juste avant qu’il devienne paraplégique après son accident de cheval), Mark Hamill (le Luke Skywalker des « Star wars ») et d’autres seconds rôles, tout ce beau monde est dirigé de main de maitre par un John Carpenter en état de grâce (même les enfants sont crédibles et terrifiants !), Big John s’est surpassé et signe un de ses meilleurs films des années 90 !

Ponctué de nombreuses fulgurances, « Le village des damnés » est un film fantastique remarquable qui clouera le spectateur à son fauteuil…

Chaque séquence est à sa place, tout est millimétré pour susciter l’angoisse, les rythme y va plein pot et la trouille grossit à vue d’œil au fil du métrage ; Carpenter n’a désormais plus rien à prouver et nous balance des passages sidérants (le méga évanouissement des habitants entre autres), le fait que les gamins puissent hypnotiser n’importe qui nous vaudra des moments démentiels et à la limite du délire (les renforts de police qui se font tirer dessus par… d’autres flics devenus déments et sous l’emprise des gamins !) ; Carpenter signe (comme d’habitude) un boulot d’orfèvre et je ne vois pas ce que l’on pourrait redire à ce « Village des damnés », descendu par la critique à sa sortie (peut être que cette modernité dans la mise en scène plaçait le film en avance sur son époque ?), quoiqu’il en soit, on s’en fiche, on savoure littéralement le film avec une issue en trompe l’œil comme sait si bien faire Big John, il n’a rien perdu de sa verve et de son talent mais a gardé toujours intact son pouvoir de fasciner son public de cinéphiles, sur ce coup là il ne s’est pas du tout planté !

On ne peut que saluer l’habileté absolue de Carpenter à faire monter crescendo la peur inhérente à ses films (comme dans « Fog » ou « Prince des ténèbres »), il a toujours su placer ses séquences comme il le fallait et n’est jamais ennuyeux mais, bien au contraire, il fascine le cinéphile par son style inimitable, pas  grossier, mais simple et impressionnant, à chacun de ses films, un nouveau firmament est atteint : CARPENTER EST UN GENIE !

John Carpenter a su traverser les époques et les décennies sans aucune fausse note, chacun de ses films est une offrande pour tout cinéphile et « Le village des damnés » ne déroge pas à la règle, c’est une nouvelle fois un chef d’œuvre !

Il a bonifié et modernisé son modèle du film de Wolf Rilla de 1960 et n’a pas « massacré » l’original mais y est resté fidèle, tout en parvenant à en décliner une version propre au cinéma des années 90…

« Le village des damnés » est un Carpenter qui tient du miracle et on ne peut que saluer les performances des acteurs mais aussi la musique (élaborée en partie par John Carpenter comme toujours) pour donner à l’ensemble une sensation orgasmique lors du visionnage…

Quand on pense qu’à sa sortie, le film fut un échec commercial et critique, c’est très étrange !

Il est amplement temps de réhabiliter ce film même si cela commence à se faire, je le placerai au même niveau que « Fog » ou « Prince des ténèbres », en aucun cas on ne peut qualifier « Le village des damnés » de ratage, il devait s’agir d’un malentendu à sa sortie pour qu’il se fasse étriller de la sorte par les critiques !

« Le village des damnés » de Carpenter, c’est 100 minutes de pur bonheur qu’il convient de visionner absolument !

100 minutes de jubilation = du Carpenter tout simplement !

Note : 9/10










samedi 15 juillet 2023

Vertical Limit de Martin Campbell, 2000

VERTICAL LIMIT

de Martin Campbell

2000

Etats-Unis

avec Chris O’ Donnell, Bill Paxton, Scott Glenn, Robin Tunney, Izabella Scorupco, Nicholas Lea

124 minutes

Film d’aventures

Budget : 75 000 000 dollars

Recettes mondiales au box-office : 215 663 000 dollars

Synopsis :

Pendant une escalade à Monument Valley dans l'Utah, Royce Garret et ses deux enfants, Peter et Annie, accompagné de deux amis, prennent du bon temps en plaisantant entre eux.

Soudain, un de leurs coéquipiers d'escalade tombe et son accrocheur se détache de la paroi entraînant avec lui son compagnon de cordée et Royce Garret en même temps.

(source : Wikipedia)

Mon avis :

Film très spectaculaire et pas mal du tout, « Vertical Limit » rend hommage aux alpinistes de l’extrême qui se rendent dans des conditions climatiques défavorables pour profiter de leur passion…

Le début rappelle celui de « Cliffhanger » avec Stallone tourné 7 ans plus tôt mais la comparaison s’arrête là ; « Vertical Limit » pâtit de beaucoup de longueurs et de scènes de parlotte, dans lesquelles s’imbriquent des moments de bravoure qui donnent de l’intérêt au film, malgré qu’il faille attendre une bonne heure pour le « nœud » de l’histoire (c'est-à-dire la chute dans la crevasse)…

Heureusement, Martin Campbell est un honnête réalisateur (on lui doit deux James Bond et deux Zorro) et il parvient à donner de la crédibilité à son métrage avec des acteurs convaincants…

Certains plans sont carrément bluffants (les explosions avec la nitroglycérine, les passages avec l’hélico, la chute des alpinistes dans la crevasse, les avalanches monstrueuses…) du coup on se prend dans l’intrigue et on ne décolle plus jusqu’à l’issue !

Les alpinistes présents sur le site font penser à des surfeurs et leur soirée barbecue/picole montre leur fratrie, mais le côté le plus intéressant du film c’est l’aspect du dépassement de soi et de l’épuisement avec en bouquet final le plus souvent : la mort !

L’aspect fraternel frère /sœur est montré de façon hyper sommaire et la densité dont il aurait fallu faire preuve humainement est très succincte dans le film, notamment à cause du manque de tragique (ils ont quand même perdu leur père, ce qui n’est pas rien !)…

On reconnaît bien là les américains et l’aspect hollywoodien du film, « Vertical limit » y aurait gagné en étant moins en dilettante sur la psychologie des personnages, il se consacre avant tout sur l’extrême et le spectaculaire, Martin Campbell veut donner au spectateur qu’il en ait pour son argent au détriment de l’aspect réellement dramatique du scénario (tout le monde ne survivra pas !)…

Malgré ces quelques réserves, le spectateur passera un agréable moment et savourera les superbes paysages de montagne et les envolées de caméras magnifiques !

Film au budget conséquent, « Vertical limit » fut un immense succès au box-office à travers le globe et, avec le temps, même si c’est exagéré, devint un film culte…

A la renommée mondiale  et référence dans le monde des fans d’alpinisme, « Vertical limit » est un spectacle très honnête et bien mis en scène, les acteurs y croient et ça se voit et c’est l’occasion de revoir Bill Paxton, décédé depuis, dans un de ses meilleurs rôles…

La très belle Izabella Scorupco ne gâche rien au film et nombre de plans séquences sont particulièrement impressionnants (la pâle de l’hélicoptère, les nombreux dévissages de cordées…).

Bref, globalement, les cinéphiles amoureux de la montagne et des grands espaces, mais aussi des aventures humaines extrêmes, devraient adorer « Vertical limit », un film fidèle au monde de l’alpinisme et qui s’est bonifié avec les années (23 années au compteur) grâce à un dynamisme aidé par des moyens importants…

L’issue est dramatique et l’épilogue ne laissera pas la vie sauve à tout le monde, mais cela est dû à la crédibilité des situations, pour cela, Martin Campbell ne nous prend pas pour des andouilles (les conditions de survie dans une crevasse sont limitées et le réalisateur le sait, il joue donc la carte de l’honnêteté, ce qui est tout à son honneur !)…

Un peu comme dans « Aguirre, la colère de Dieu » de Werner Herzog, « Vertical limit » est un film sur le dépassement des moyens humains et sur l’épuisement physique et mental, c’est un vrai film d’aventures mais qui explore de temps en temps cette parabole…

« Vertical limit » est donc un film à voir, sans violence ni scènes choquantes, vous êtes assurés de passer un excellent moment de cinéma…

FONCEZ !

Note : 7.5/10









 

samedi 8 juillet 2023

De si gentils petits monstres de Max Kalmanowicz, 1980

 

THE CHILDREN

DE SI GENTILS PETITS MONSTRES

de Max Kalmanowicz

1980

Etats-Unis

avec Sarah Albright, Jeptha Evans, Nathanael Albright, Martin Shakar, Gil Rogers

93 minutes

Film d’horreur

Musique de Harry Manfredini

Blu ray édité chez Pulse video

Synopsis :

Alors qu'il se rendait dans la ville de Ravensback, un car de transport scolaire traverse un étrange nuage jaune et toxique provenant d'une centrale nucléaire voisine.

Pendant qu'il fait sa ronde, le shérif Billy Hart tombe sur le bus entièrement vide, le chauffeur et les cinq enfants ont disparu.

Il part aussitôt alerter leurs parents mais son adjoint retrouve trois d'entre eux sur une route, en pleine nuit.

Alors qu'il se dirige vers eux, il remarque leur regard étrange et leurs ongles noirs. Soudainement, il est brûlé vif.

(source : Wikipedia)

Mon avis :

Film à l’affiche légendaire qui fit fantasmer des centaines de cinéphiles dans les vidéoclubs dans les années 80, « De si gentils petits monstres » sort miraculeusement en blu ray chez l’éditeur Pulse en juin 2023 et je n’en attendais pas autant, je pensais voir un nanar et ce film m’a complètement scotché ! hyper immersif et très méthodique dans son déroulement scénaristique, « De si gentils petits monstres » est un modèle du film d’horreur, tout y est ! angoisse, gore, sensation de piège, gamins zombies et musique terrifiante (quoique souvent pompée sur celle de « Psychose » !), « The children » ça barde méchamment avec une sensation d’être happé par l’intrigue (on ne décroche pas du début à la fin !) et une ambiance très oppressante et vraiment anxiogène…

Partant de la fuite radioactive d’une centrale nucléaire qui va contaminer les occupants d’un bus de ramassage scolaire, « De si gentils petits monstres » y va crescendo  dans la flippe pour trouver sa vitesse de croisière après le premier tiers du film et après, rien n’est épargné au spectateur avec des maquillage gore vraiment dégueux (on se croirait avec les zombies « 4 fromages » de Gianetto de Rossi dans le « Frayeurs » de Fulci !), en fait, en fouillant un peu sur le net on apprend que le film est produit indirectement par la Troma ! et c’est à fond dans le style de la firme de Lloyd Kaufman !  de la cuisse à tout va, de l’alcool et nombre de déviances (les gamins zomblards, les policiers un peu caricaturaux, les « bouseux » moustachus et cerise sur le gâteau une femme enceinte avec un final à couper le souffle !)…

Tout est très bien réalisé, que ce soit au niveau des décors, de l’ambiance, des techniques de filmage et de l’architecture des maisons et des bâtiments, on suit le film religieusement, sans dire un seul mot, se demandant bien ce que les séquences suivantes vont nous réserver !

« De si gentils petits monstres » est donc loin d’être un film ridicule mais, bien au contraire, très efficace dans l’angoisse qu’il suscite et il tient en haleine avec nombre de surprises et un twist à la toute fin glaçant et vraiment atroce !

Tout le monde est inconnu du grand public (comme souvent dans les productions de chez Troma) y compris le réalisateur mais tout le monde y croit et se donne du mal pour donner de la qualité et le rendre crédible, et ça marche ! et au-delà de toutes les espérances !

Le pitch des enfants tueurs sera repris dans quelques autres films comme « Les révoltés de l’an 2000 » de Narciso Ibanez Serrador ou aussi dans « Beware children at play », une autre production Troma sorti plus tard dans les années 90…

Complètement déviant et barré et outre son originalité, « De si gentils petits monstres » s’inscrit dans la droite lignée des horror movies américains à petit budget du début des années 80 et son rythme et sa dynamique nous font oublier son côté vintage et kitsch…

Parfois sacrément gratiné (les nanas ont toutes le feu aux fesses et n’hésitent pas à faire des avances à tout beau mâle se présentant), avec des effets gore bien croustillants et réussis, « The children » se suivra avec grand plaisir et ravira les cinéphiles friands de gore en manque de sensations fortes !

Le blu ray est de très bonne qualité avec une image plein cadre et une version française d’époque plutôt correcte…

Pour sa rareté totale, ce blu ray est donc à posséder impérativement pour les fans des vidéos clubs des années 80, c’est l’occasion pour réhabiliter ce film (n’ayons pas peur des mots) culte et devenu légendaire les années passant…

Encore une fois Pulse video sort du lot et tire son épingle du jeu en osant sortir ce « De si gentils petits monstres » en format haute définition, cette offrande s’avère inespérée et fera figure de Graal pour tout cinéphile !

De l’angoisse, du gore, de la flippe et une « nuit des morts vivants gamins » à l’issue incertaine et hyper glauque (j’ai eu les poils qui se sont dressés !), « De si gentils petits monstres » est une incontestable réussite à tous les niveaux…

TUERIE TOTALE !!!!!!!

Note : 8/10








samedi 1 juillet 2023

MAUSOLEUM de Michael Dugan, 1983

 

MAUSOLEUM

de Michael Dugan

1983

Etats-Unis

Avec Bobbie Bresee, Marjoe Gotner, Laura Hippe, Julie Christy Murray, Norman Burton, Sheri Mann

96 minutes

Film d’horreur/film de possession

Blu ray édité chez Pulse/Vinegar syndrome

Synopsis :

Traumatisée par la mort de sa mère, qu'elle pense due à la possession par un démon, Susan commence à ressentir elle aussi ce même démon qui l'habite.

De plus en plus, son mari et son médecin remarquent de troublants changements en elle…

(source : Wikipedia)

Mon avis :

Film de possession atypique, « Mausoleum » reprend un peu la trame scénaristique de « L’exorciste » de Friedkin mais en l’agrémentant de tas de singularités, c’est un film d’horreur peu banal avec des trouvailles inattendues et des idées peu ordinaires…

La sépulture de la famille Nomed (Demon à l’envers) semble atteinte d’une malédiction et quiconque s’y rendra se trouvera possédé à son tour et commettra des méfaits atroces !

C’est le cas de Susan qui, alors petite fille, se retrouvera hantée à l’âge adulte et se verra devenue un monstre, de plus avide de sexe et cet appétit libidineux sera fatal pour tous les hommes qu’elle rencontrera !

Son mari, Oliver, un cadre très riche, s’en rendra compte petit à petit au fur et à mesure et devra faire appel à un psychiatre qui suit Susan depuis plusieurs années…

Le prêtre de « L’exorciste » est dès lors remplacé par un psychiatre qui aura bien du mal à calmer les pulsions meurtrières de Susan, cette dernière commettant des crimes atroces et parfois se mutant en un monstre !

Bien que très vintage et kitsch, la mise en scène de « Mausoleum » est efficace et la technique de filmage est remarquable (le début dans le fameux mausolée filmé du plafond, la caméra qui suit Susan de hauteur et en mouvement, c’est du très beau boulot !)…

On est interloqués également par les nombreuses scènes de sexe très racoleuses et redondantes qui, au final, sont là plus pour satisfaire le spectateur voyeur que pour dynamiser l’histoire (elles ne servent pas à grand-chose et sont proches du remplissage inutile, le film n’en a pas forcément besoin pour prouver la possession de Susan !)….

En revanche, les maquillages gore sont de très grande qualité et pour l’époque (on est en 1983 !) ça barde méchamment ! outre que le film fasse assez peur il est extrêmement sanglant et se destine à un public aguerri et averti (le film est interdit aux moins de 18 ans et classé « R » restricted aux Etats-Unis !)…

Bobbie Bresee, l’actrice qui joue Susan, a un physique de playmate toute droit sortie d’un magazine de charme et le réalisateur Michael Dugan use et abuse de la plastique avantageuse de la jeune femme qui dévoile ses attributs sans la moindre retenue !

A noter les décors très impressionnants comme la maison immense ou le cimetière assez vaste, le final  est par contre incompréhensible (SPOILER ON : que vient faire le jardinier mort tué depuis longtemps ? avec son rire satanique, ça fait un peu comme un cheveu dans la soupe, que s’est-il passé dans la tête des scénaristes ?? SPOILER OFF)

Au vu de sa rareté, « Mausoleum » est tout de même un film à recommander et à posséder impérativement, le blu ray Pulse/Vinegar syndrome est impeccable et le boulot très propre, les cinéphiles friands de films gore ne pourront pas passer à côté !

Film très déviant, « Mausoleum » n’est pas sans rappeler les fumetti italiens des années 80 avec une bonne dose d’érotisme décomplexé et du gore bien cradingue, Michael Dugan a pété une durite et s’est grave lâché, donc attention au choc, les fulgurances sanglantes sont nombreuses dans « Mausoleum » et ce n’est pas toujours de très bon goût, vous voilà prévenus !

A visionner pour sa rareté (le film était tombé dans l’oubli) et à réhabiliter pour les goreux, « Mausoleum » est l’exemple typique du film d’horreur américain proche de l’extrême du début des années 80…

Le film a pris un sacré coup de vieux et pourra paraître risible (vive les brushings LOL) mais heureusement il a l’avantage d’être dynamique et captivera le spectateur dès son prologue…

Seul bémol, une fin ratée et pas du tout crédible !

Les curieux peuvent jeter un coup d’œil, on n’est pas dans l’ultime chef d’œuvre mais on pourra passer un bon moment…

Note : 7/10