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samedi 29 juin 2013

Escalier C de Jean Charles Tacchella, 1985


ESCALIER C

de Jean Charles Tacchella

France

1985

Etude de moeurs/comédie dramatique

avec Robin Renucci, Catherine Leprince, Jacques Bonaffé, Jean Pierre Bacri, Catherine Frot, Fiona Gélin

97 minutes

Synopsis :

Forster Lafond est un critique d'art cynique et qui ne mâche pas ses mots vis à vis des peintures contemporaines...

Son père est diplomate...

Lors d'un vernissage il fait la connaissance d'une jeune femme très arriviste qui voit en lui un levier pour sa carrière, faisant prioritairement une importance sur la vénalité...

Forster vit dans un petit lotissement où des couples n'arrêtent pas se déchirer, qu'ils soient hétéros ou homosexuels...

Un soir, alors qu'il a du mal à trouver le sommeil, Forster entend du bruit sur le palier de son appartement...

Ce qu'il va découvrir va radicalement changer le cours de son existence  !

Mon avis :

Film sur la rédemption d'un homme, d'abord détestable puis empreint de la plus grande humanité, "Escalier C" est une oeuvre très complexe sur la vie de tous les jours, des déboires engendrés par des difficultés, qu'elles soient affectives ou pécuniaires...

Le jeu d'acteurs est certes théâtral mais évoque certaines tragédies antiques tant la qualité et la précision des compositions est exemplaire, ce n'est pas pour rien que Renucci a été nominé aux Césars...

Film de SURFACES, que ce soit dans l'espace géographique du petit lotissement sombre où végètent les protagonistes ou dans les intérieurs torturés de ces derniers, à mi chemin entre éthylisme, dépression nerveuse chronique ou mal être...

Il règne une atmosphère lourde et pesante dans tout cet univers à la fois distant et proche de la réalité...

Le personnage de la vieille dame va entraîner Forster vers un bouleversement complet de sa manière de percevoir les choses, le "sauvant" de sa névrose et lui donnant ainsi un BUT, une ECHEANCE qui lui donne enfin une raison d'exister...

Tacchella arrive à démontrer avec peu de moyens que l'isolement n'est pas une fatalité et fait s'articuler le côté artistique avec le côté métaphysique et psychologique pour abonder dans un catharsis sur la personnalité de Forster, tour à tour méprisable et méprisant avant de lui inculquer la préciosité de la vie et tout ce qui en découle...

Certes la peinture apporte une omniprésence graphique dans "Escalier C" mais celà aurait pu être également le cinéma ou la littérature le prétexte à cette histoire, configurée de main de maître, qui se révèle être particulièrement fine, posée et intéressante...

L'aspect sexuel féminin est aussi un vecteur redondant avec comme "proie" un Renucci jouant habilement de son charme à la fois indécis et difficile...

Malgré le fait qu'il a énormément pris un coup de vieux (le film est bien daté et rebutera les cinéphiles actuels, ceux qui n'étaient pas nés avant son tournage), "Escalier C" reste un magnifique témoignage des productions françaises en matière de cinéma d'auteur et s'impose, de par sa mise en scène et l'implication des acteurs, comme un pilier du genre auquel il s'apparente, avec une issue émouvante et d'une humanité rare...

Note : 9/10





dimanche 23 juin 2013

Maleficia d'Antoine Pellissier, 1998


MALEFICIA

d'Antoine Pellissier

France

1998

100 minutes

Gore underground

Synopsis :

En 1860, pour une raison indéterminée un fiacre s'arrête au beau milieu d'une forêt...

Il est composé de la famille Karlstein avec notamment deux superbes jeunes femmes, Lucy et Christina...

Très vite, tout part en live avec la proximité d'une gigantesque messe noire où des filles volages se sont torturer et sacrifier de façon atroce !

Puis les incantations sataniques d'un gourou prédicateur font se réveiller des dizaines de zombies !

Face à tout ce barouf, la famille Karlstein (ou du moins ce qu'il en reste car les trois quarts de la fratrie se sont fait décimer !) trouve refuge dans un château !

Le lieu s'avère infesté d'une horde de vampires !

Christina et Lucy auront maille à partir avec ces êtres belliqueux et ne sont pas au bout de leurs peines dans une atmosphère où l'anarchie la plus totale sera légion !

Mon avis :

Médecin généraliste dans le Sud de la France, Antoine Pellissier s'amuse et se délecte en tournant des petits films amateur axés à 100 % sur le gore, le plus souvent réalisés avec des kilolitres d'hémoglobine et des acteurs non professionnels, une chose est certaine : son enthousiasme est convaincant et pour les adeptes de films d'horreur, on y trouve vraiment son compte !

Avec Pellissier, pas de scénario mais des scènes uniquement prétexte à un déluge d'atrocités (crevages d'yeux au pieu, égorgements, rites sataniques, décapitations à la hache, éventrations et cannibalisme à répétition...) le tout dans un foutoir absolu !

Les comédiens passent leur temps à gueuler et courir pour échapper aux griffes d'un oppresseur improbable et cet amateurisme prête à (sou)rire car le spectateur baigne dans un spectacle d'un amateurisme total !

Mais ce qui fait le charme de Pellissier et de ses oeuvres, c'est sa SINCERITE et la transmission de sa passion pour le genre via une non prétention et une humilité évidente !

Si l'on est aguerri au genre et peu regardant au niveau qualitatif on prendra un panard absolu à visionner "Maléficia", à condition d'opter pour un recul au 431ème degré pour l'appréhender...

Pellissier prend plaisir à communiquer ce qui lui est cher : son amour du cinéma gore !

Ne reculant devant rien, le bougre y met les coudées franches en annihilant même un garçonnet par sa grand mère "qui croyait que c'était un zombi" (sic), on est au plein centre d'un délire d'illuminé, dans le foutoir le plus complet et pourtant la mayonnaise (ou le ketchup en l'occurrence) prend à merveille !

Les dix dernières minutes apportent une originalité au film qui finissait par devenir "victime de ses limites" et le "raped by the beast" final prend alors son essor et sa justification dans un passage apocalyptique jamais vu dans le genre !

Se démarquant de tous ses prédécesseurs et avec un minimum de moyens, on ne peut que lui tirer notre chapeau, vive Antoine Pellissier !

Note : 8,5/10





samedi 22 juin 2013

Terminator 2, le jugement dernier de James Cameron, 1991


TERMINATOR 2, LE JUGEMENT DERNIER

de James Cameron

Etats Unis

1991

avec Arnold Schwarzenegger, Linda Hamilton, Edward Furlong, Robert Patrick

Science fiction

Synopsis :

Etats Unis, années 90...

Deux cyborgs de la catégorie des Terminators sont envoyés du futur...

Un des deux est chargé de protéger John Connor, un adolescent placé dans une famille d'accueil alors que sa mère, Sarah Connor est internée dans une prison psychiatrique...

L'autre, le T-1000, un redoutable androïde hybride qui a la particularité d'imiter les choses qu'il manipule, est chargé de supprimer John Connor...

Le film repose sur une course contre la montre se basant sur le fait de qui atteindra John Connor le premier...

Mon avis :

"Terminator 2" sorti 7 années après le premier opus fit l'effet d'une véritable bombe à sa sortie, attendu comme le Messie par les fans de cette saga initiée par un James Cameron en état de grâce !

Et soyons clairs le résultat est une réussite, Cameron parvient à conserver une suite logique et imparable d'un scénario complexe et multiplie les rebondissements et les scènes d'action !

Un coup de maître...

Schwarzenegger en profite pour se dédouaner de son rôle initial de "méchant" et devient un "Terminator protecteur" pour John Connor alors que le T-1000 parait indestructible, ce qui nous vaut des séquences d'anthologie où rien ne semble l'arrêter !

Certains y ont vu un côté "bourrinant" mais il n'en est rien, on est scotchés du début à la fin du métrage, ça barde et ça bombarde dans tous les coins de l'écran !

Et les FX révolutionnaires pour 1991 où Hollywood commence à se servir de la technologie virtuelle font également mouche et instaurent un nouveau niveau de précision en la matière !

Toutes les générations et tous les cinéphiles (même les moins aguerris en SF) y trouveront leur compte tant le dynamisme de la mise en scène, la précision scénaristique et le suspense omniprésent ont de quoi fasciner, même encore de nos jours !

Faisant figure de levier pour le cinéma fantastique contemporain, "Terminator 2" fut un immense succès et rafla la mise au box office faisant entrer Cameron au rang des réalisateurs les mieux payés de l'histoire du cinéma...

Il n'en reste pas moins un excellent divertissement, de haut niveau et qui n'a pris aucune ride, même plus de vingt ans après sa création !

Un pilier de la SF qui se savoure avec délectation et qui a le mérite de soulever des interrogations sur le rapport humain/machine, s'articulant sur un constat pessimiste voire effrayant, mais restant toujours intelligent et pertinent...

Ce film est devenu un classique...

Note : 10/10








vendredi 14 juin 2013

DREDD de Pete Travis, 2012


DREDD

de Pete Travis

Etats Unis

2012

Science fiction/Action

avec Karl Urban, Olivia Thirlby, Lena Headey

95 minutes

Synopsis :

Mega City One est une mégalopole où s'entassent 800 millions d'habitants, elle regorge de bas fonds où règnent la misère et la délinquance...

Les autorités policières se déclinent sous forme de "dredds" à la fois, flics, bourreaux et juges qui appliquent directement la justice et la sentence prononcée manu militari par une décharge de pistolet mitrailleur...

Le Dredd en chef doit former une jeune recrue appelée Anderson et éradiquer Madeline Madrigal surnommée "Mama", une dangereuse caïd de la drogue qui contrôle la quasi totalité d'une tour gigantesque de plusieurs centaines d'étages...

A peine arrivés sur les lieux, Dredd et Anderson sont identifiés par les malfrats et Mama réussit à pirater les codes d'accès à la tour !

Dredd et Anderson sont pris au piège et deviennent alors la cible numéro 1 des trafiquants !

Mon avis :

Relecture d'un autre film appelé "Judge Dredd" sorti en 1995 et interprété par Stallone, ce "Dredd" estampillé millésime 2012 tient bien la route et comporte une violence omniprésente et un sens de l'action basique certes, mais très efficace !

La qualité première du métrage est ses décors, littéralement fascinants et rapidement anxiogènes : ce huis clos avec ses dizaines de couloirs gris donne une touche claustrophobique du meilleur effet amplifiée par une mort imminente et possible à chaque minute !

Bien sur ça charcle dru lors de gunfights dépotant et furibards, on est en plein dans du cinéma testostéroné et burné malgré une nouveauté colossale au niveau du scénario, le personnage de la recrue Anderson, petit bout de femme blonde mais surtout MEDIUM et qui peut ainsi sauver la mise au Dredd et anticiper des tas de dangers...

La drogue inédite qui sert de vecteur aux trafiquants et qui est convoitée par bon nombre d'entre eux a la particularité de ralentir la perception, ce qui nous vaudra pléthore de ralentis, voire même une surutilisation de ces derniers dans le film...

Monolithique dans sa description d'un futur que l'on ne souhaite pas proche, car totalement effrayant et déshumanisé, "Dredd" rappelle un peu la froideur de grands films de SF, notamment "Blade Runner", et le personnage de Mama est un sosie aussi bien physiquement que diaboliquement de la Nina Myers de "24"...

Autant d'atouts pour en faire un métrage digne d'intérêt et qui fera se projeter le spectateur dans un dédale d'angoisse souvent ponctué de passages catharsis et de fulgurances gunfightesques...

Très bon film d'action et de SF contemporaine, "Dredd" se suit allègrement et fait passer un bon moment aux aficionados friands d'action...

Hautement recommandable !

Note : 8/10

Critique dédicacée à Fabien






mardi 11 juin 2013

Django Unchained de Quentin Tarantino, 2012


DJANGO UNCHAINED

de Quentin Tarantino

Etats Unis

2012

avec Jamie Foxx, Christoph Waltz, Leonardo Di Caprio, Samuel L. Jackson, Franco Nero, Quentin Tarantino

Western

165 minutes

Synopsis :

Le docteur Schultz est un dentiste d'origine germanique qui sillonne les Etats Unis deux ans avant la guerre de Sécession...

L'esclavage et la traite des noirs est toujours en vigueur dans le pays à cette époque...

Alors qu'il tombe nez à nez avec une bande de malfrats qui traîne une dizaine d'esclaves, Schultz demande d'en acheter un absolument...

Il prend alors sous son aile Django, un athlétique ancien forçat, qui va très vite s'accoutumer à rester avec lui...

Schultz forme Django au maniement des armes à feu et lui explique la raison de son entrain pour l'avoir "acheté" : il est chasseur de primes et "adoubant" Django il en fait ainsi un redoutable disciple !

Django connaît trois frères dont la tête est mise à prix et va guider Schultz vers l'endroit où ils se trouvent, un échange de bons procédés en quelque sorte...

Django veut retrouver son épouse qui a été kidnappée dans la propriété de l'infâme Candie, un homme richissime qui a fait fortune en mettant en scène des combats à mains nues et à mort sur des esclaves...

Croyant arriver à leurs fins, Django et Schultz intègrent la propriété de Candie lors d'un dîner et sont persuadés que ce dernier ne va se rendre compte de rien, car leurs présences est à la base uniquement pour négocier un marché...

Le bras droit de Candie reconnaît alors le lien marital entre Django et sa femme !

Mon avis :

Avec "Django Unchained", Tarantino signe ici sa première exploration d'un genre qui lui est fétiche : le Western !

Et le moins que l'on puisse dire c'est qu'on en redemande, Tarantino a une nouvelle fois réussi son pari en redonnant forme et force à un genre qu'il affectionnait tout particulièrement, réussissant à (re)créer un souffle épique et dynamique en y apposant toujours son style et sa patte qui lui est chère !

Insufflant majestueusement et sans détour un réalisme et un  sens du rythme époustouflant, "Django Unchained" va plus loin encore que dans les précédents métrages de Tarantino, on a le sentiment que plus il tourne plus il agrémente qualitativement son talent, recherchant à tout prix la difficulté et s'en sortant à chaque fois avec les honneurs...

Tarantino transmet avec finesse sa passion du cinéma et glorifie cette dernière par une mise en scène euphorisante, singulière, électrisante et toujours originale...

Ce melting pot, ce mélange des genres lui va à merveille et il parvient à la fois à se faire plaisir et à NOUS faire plaisir !

Regorgeant de scènes cultes instantanément, "Django Unchained" est un pur bonheur !

La maîtrise absolue dont fait preuve Tarantino est bel et bien intacte et les deux heures quarante cinq passent comme une lettre à la Poste, faisant moins la part belle aux longs monologues qu'aux gunfights hypra sanguignolents, Tarantino n'oubliant jamais que les pétarades de colts sont l'apanage du genre auquel il rend un hommage appuyé et passionné...

"Django Unchained" est un pur régal que l'on ne peut occulter, la direction d'acteurs est précise et savoureuse, offrant un grand moment de cinéma, intemporel et jubilatoire, loin des autres productions aseptisées que Hollywood nous ressasse sans cesse...

Tarantino réconcilie tout le monde avec le/son cinéma et chacun y trouvera son compte avec "Django Unchained" que ce soit les cinéphiles purs et durs et exigeants que le public lambda...

On passe un moment extraordinaire !

Note : 10/10








dimanche 9 juin 2013

Apocalypse Now Redux, de Francis Ford Coppola, 2001


APOCALYPSE NOW REDUX

de Francis Ford Coppola

2001

avec Martin Sheen, Marlon Brando, Dennis Hopper, Robert Duvall, Harrison Ford, Aurore Clément, Larry Fishburne

Guerre vue de l'intérieur

195 minutes

Synopsis :

1968, en plein conflit américano vietnamien...

Le lieutenant Willard est chargé de retrouver le Colonel Kurtz, dissident de l'armée américaine qui se trouve à la frontière cambodgienne...

Willard est un homme torturé, accro à la boisson et souffrant d'une névrose...

Il embarque avec l'aide de mercenaires triés sur le volet et se renseigne de manière approfondie sur le parcours et le pedigree de Kurtz, un homme pour le moins singulier voire exceptionnel, qui avait intégré les parachutistes tardivement et qui est blindé de décorations...

De fil en aiguille, Willard parvient à arriver sur le lieu contrôlé par le colonel Kurtz...

Ce qu'il va découvrir dépasse l'entendement !

Mon avis :

Il est des films qui vous marquent à jamais, qui déploient une force, une puissance hors du commun et qui se révèlent impénétrables, un peu comme si on était en plein milieu d'un rêve et que l'on n'arrive plus à discerner les choses mais qu'on les laissent s'immiscer en nous, dans notre fore intérieur...

"Apocalypse Now" fait partie des cinq plus grands films de l'histoire du cinéma, par sa prestance et les moyens colossaux mis en oeuvre pour le bâtir, il demeure à jamais gravé dans la mémoire du septième art et Coppola l'a un peu construit comme un Pharaon aurait fait construire une pyramide...

Pour l'époque, c'est du jamais vu, c'est sidérant, INCROYABLE...

La personnalité ambigüe de Willard et l'aura déployé par Brando en font un maître absolu de la composition, intégrant un personnage d'un calme olympien alors qu'on s'attendait à un comportement belliqueux, il "manipule" avec grâce et virtuosité le film et on peut dire que c'est le plus grand acteur de tous les temps, d'une prestance emblématique presque divinatoire, hors du commun car explosant tous les codes du jeu d'acteur, il n'a pas besoin de plus, il EST Kurtz et ça s'arrête là...

Outre Brando, "Apocalypse now" est une leçon de cinéma et on se demande comment Coppola a pu tourner une oeuvre aussi ambitieuse, forte et globalement FOLLE, car c'est la FOLIE qui y règne pendant plus de trois heures !

Folie certes mais Folie CONTROLEE !

Miraculeux plans suraériens des dizaines d'hélicoptères qui déboulent dans le ciel, incertaines les séquences d'explosions au napalm calculées au millimètre, bouleversants les passages sur l'horreur de la guerre, guerre sanguine et sanguinaire qui fait virevolter les vies à tous bouts de champs et en quelques secondes !

D'une modernité absolue, Kurtz le gourou fou pourrait être Bachar Al Assad, UN SEUL homme qui en régente des milliers, loin de toute liberté et de tous clivages il a parvenu en quelques jours à bâtir son empire et à intégrer son commandement dans les têtes et les esprits de la population qui est la sienne...

Il accepterait même sa propre mort, la préférant à un jugement (dixit lui même, dans une scène fascinante !)...

"Apocalypse now" est loin de tout, au dessus de tout...

Un film mémoire, historique en tous points, monumental, viscéral, grandiose, fascinant, électrisant et d'une force unique, une expérience qui ne se vit pas mais qui se rêve !

Note : 20/20

critique dédicacée à Pierre qui a une nouvelle fois vu juste en scannant Marlon Brando et le qualifiant de personne habitée peut être par la bipolarité sûrement par l'autisme de haut niveau, merci frère pour ta clairvoyance unique et si rassérénante...






dimanche 2 juin 2013

TESTAMENT, les Dieux du Thrash U.S.


TESTAMENT

Heavy Thrash américain issu de la Bay area

Né en 1983, le combo Testament a traversé toutes les époques du thrash metal avec un brio indéniable et supporté toutes les modes en se renouvelant sans arrêt mais en conservant toujours la qualité d'un talent forgé par des années de travail et multipliant la dextérité dans chacun de leurs morceaux...

Preuve en est leur premier opus "The legacy", petite merveille de heavy thrash qui fait immédiatement fureur auprès des thrashers avides de sensations fortes et headbangantes !

Puis ça n'arrête plus, à raison d'un album tous les ans, Testament, devenu figure de proue du style, enchaîne avec "The new order" en 1988, "Practice what you preach" en 1989 et "Souls of black" en 1990, trois albums, trois bombes  !

En 1992 sort  "The ritual" et son mythique "Electric crown" qui marque un tournant dans leur carrière, ils se réinventent en gardant toujours la même énergie et s'en sortent une nouvelle fois avec les honneurs !

"Low" en 1994 les amènent à modifier leur style pour une démarche plus posée, plus moderne et presque "core"...

En 1997 sort alors "Demonic", incontestablement leur album le plus brutal, presque du death metal, Testament surfe sur la période satanique alors en plein essor et met les coudées franches dans une musique ultra violente, se référençant aux tueurs en série ("John Doe", le tueur du "Se7en" de Fincher) ou aux rites démoniaques, le tout baignant dans une modernité de son inédite pour l'époque !

Habitués des "raclées musicales" ils embauchent Dave Lombardo pour "The gathering" en 1999 et sortent un album monstrueux, au son surpuissant et à la fureur mastodontesque !

En 2001, un passage à vide mais ils réenregistrent certains morceaux de la période 1987/1990 sur "First strike, first deadly" baptisé pour la circonstance "First strike, still deadly"...

Quel plaisir de réécouter ces morceaux cultes avec un son moderne et amplifié !

Il faudra attendre 7 années avant de se mettre sous la canine un nouvel opus et là... "The formation of damnation" (2008) nous comble au delà de toutes les espérances !

Fidèle à leurs standards habituels, Chuck Billy et ses comparses délivrent toujours une musique autant pêchue et ravageuse et la mayonnaise prend toujours aussi facilement !

En 2012 sort "Dark roots of the earth" LE meilleur album thrash de cette année avec le "Phantom Antichrist" de Kreator !

ça bombarde en martelant une musique ultra thrash, ultra groovy et survoltée, bien plus thrash que Slayer ou d'autres groupes, empêtrès dans un Core un peu mou du genou, non avec Testament, ça barde et ça bardera toujours à fond les bananes !

Au niveau mondial et plus précisément en outre Atlantique, Testament est le leader du thrash moderne, fidèle à ses convictions et sensibles à ce que ses fans attendent d'eux, à savoir ne jamais être déçus !

A la carrière exemplaire, "Testament" n'est pas prêt de rédiger le sien, tant leur musique est immortelle !

 

 





samedi 1 juin 2013

D WAR de Shim Hyung-Rae, 2007


D WAR

aka La guerre des dragons

de Shim Hyung-rae

Corée/Etats Unis

2007

avec Jason Behr, Amanda Brooks, Robert Forster, Craig Robinson

Fantastique

90 minutes

Synopsis:

Selon une légende asiatique ancestrale, un dragon sort des océans lorsque deux jeunes gens s'unissent du haut d'une falaise...

Une armée de combattants dirigée par un autre dragon se doit de les combattre afin de les éradiquer, la prophétie se répétant au fil des siècles...

Un jeune garçon d'une dizaine d'années déterre involontairement et malencontreusement d'une malle un talisman magique, alors qu'il était chez un antiquaire avec son père...

15 ans plus tard, l'homme est devenu un célèbre journaliste et la prophétie se répète de nouveau, alors qu'une jeune femme avec un dragon tatoué semble être elle aussi la réincarnation de la légende évoquée plus haut...

Les dragons envahissent Los Angeles, espérant annihiler la fille nommée Sarah !

Le journaliste va tout faire pour la retrouver et la sauver !

Mon avis :

Navet proche du nanar (l'humour en moins) D WAR est un désastre aussi bien sur le plan scénaristique que dynamique !

1 heure et demie pour dix minutes de scènes d'action qui, reconnaissons le, tiennent à peu près la route, sinon un film imbitable et prétentieux jonché d'incohérences, tourné dans un jem'enfoutisme le plus total !

Jason Behr, le beau gosse de service est aussi charismatique qu'une poignée de porte et Amanda Brooks est d'une fadeur et d'une inconsistance de jeu rarement vue !

Hyung_rae se fout du monde et prend vraiment le spectateur pour un con, avec des exemples d'erreurs de script à la pelle !

Un budget de 75 millions de dollars pour film désastreux qui ferait passer "Transformers" pour "Citizen Kane" où le héros se fait tirer dessus, tombe à terre et se relève comme si de rien n'était au plan suivant, où les dragons dévastent tout sur leur passage sans arriver à attraper deux personnes qui courent à 10 kilomètres heures, dialogues débiles, interprétation nulle et SFX CGI laids et inconsistants, bref "D WAR" est une arnaque complète !

Le lien entre la légende coréenne et la ville de Los Angeles est fortuit et invraisemblable, tout comme la fin du film où on perd complètement pied !

Sarah choisit de mourir pour donner raison aux dragons et à la prophétie, bref on patauge dans la semoule dans une histoire décousue, et bien sûr les flics arrivent à point nommé dans des séquences tirées par la tignasse, on croit rêver !

Multipliant les fautes de goût (Sarah ne porte pas de soutif en sortant de la salle de sport, et vlan le plan racoleur sur son entrejambe quand elle se lève de son lit d'hôpital, mais au fait pourquoi est elle enfermée à l'hosto ?) et d'une ambiance abrutissante et débilitante, "D WAR" remporte la palme des films de monstres les plus nuls existant...

C'est là qu'on se dit que vraiment à l'époque de Ray Harryhausen c'était quand même autre chose, une autre mentalité ! pas pour faire du fric bêtement et aveuglément mais pour donner une âme à ces/ses créatures et transporter le spectateur dans la magie du cinéma !

Ici, aucune magie mais du foutage de gueule et un naufrage fait par un sagouin qui a salopé tout le boulot !

Bref à fuir, vous le verrez une fois mais pas deux !

Note : 2/10