Open Watching

Open Watching

mercredi 25 mai 2011

Bruno Mattei, tâcheron fêlé du gore rital

Bruno Mattei (né le 30 juillet 1931 à Rome), aussi connu sous le pseudonyme anglicisant de Vincent Dawn, est un réalisateur italien de films de série B.
Son œuvre compte de nombreux films d'exploitation, que ce soit le courant post-apocalyptique, l'horreur de cannibale ou le simple copiage de films à plus grand succès.
Ses films sont souvent considérés comme des nanars.

Source : Wikipedia

« J’aime bien mes films, ce sont mes enfants mais si j’en avais la possibilité, je les referais tous ».
C’est par ces mots que Bruno Mattei, lapidaire, commente sa carrière dans l’interview qui lui est consacré sur l’édition DVD des « Virus cannibale ».

Roublard, toujours à l’affût du bon filon cinématographique et jamais gêné par l’idée de copier sur son voisin, Mattei est devenu le réalisateur archétypal du bis italien des années 80. Quitte même à disputer à Ed Wood la couronne de plus mauvais réalisateur du monde.
Sa spécialité ? Un peu de tout du moment qu’il y ait des nichons, de la violence sadique, du gore outrancier et un tout petit budget
Les inombrables pseudonymes de Nobru :
Michael Cardoso - Norman Dawn - David Graham - Bob Hunter - Frank Klox - Werner Knox - Jimmy B. Matheus - Jimmy Matheus - Jordan B. Matthews - J. Metheus - Erik (ou Herik) Montgomery - Stefan Oblowsky - Gilbert Roussel -William Russell - George Smith - Martin Miller - David Hunt


Au départ, l’ami Bruno né à Rome en 1931 est monteur, comme son père dont il reprend la société de montage dans les années 50. Il se vantera d’avoir monté plus de 100 films, surtout dans le cinéma de genre populaire et continuera toujours parallèlement à sa carrière de cinéaste à manier ciseau et colle pour d’autres productions. Il travail ainsi aussi bien pour Sergio Solima que pour Jesus Franco. C’est probablement sa formation de monteur qui explique sa passion immodéré du stock-shot...

Il se met à la caméra dans les années 70 d’abord pour faire des films érotiques de commande sous divers pseudonymes, n’hésitant pas à s’aventurer sur des créneaux particulièrement graveleux où de jeunes filles innocentes sont livrés à la débauche dans des prisons pour femme aux gardiennes sadiques, dans des couvents aux pratiques fort peu catholiques voire dans des camps nazis. Sadisme et érotisme resteront toujours ses genres de prédilection (Faut dire qu’avec des titres comme « les aventures sexuelles de Néron et Popée » ou « Porno Holocaust »...) et fin renard, il n’hésitera jamais dans ses films à déshabiller ses actrices pour les raisons les plus futiles ( qu’on se souvienne de l’actrice de « Virus cannibale » qui se met toute nue et se peint des motifs rituel sur les seins pour aller discuter avec une tribu de papous...).

Il s’essaye aussi (généralement sous le pseudo de Vincent Dawn) aux différents genres en vogue dans le cinéma bis italien : le post apocalyptique ( « Les rats de Manhattan »), le gore ( Zombie 3 cosigné avec Lucio Fulci ) ou le policier (« Cop Game »)
Arrivant après la bataille, il tente de redonner vie jusqu’en plein milieu des années 80 à des genres déjà dépassés depuis dix ans. Il tâte ainsi du western (« Scalps » et « White apache ») ou du péplum (« Les 7 gladiateurs » avec Lou Ferrigno et Sybil Danning !)) sans grand succès.
Son grand truc pour faire passer un téléfilm fauché avec quatre acteurs minables dans un terrain vague pour une superproduction hollywoodienne, c’est le stock shot. Poussé à un degré rarement vu il transforme dans « Virus Cannibale » une foret espagnole en jungle équatoriale de Papouasie en ajoutant aléatoirement dans son métrage des images d’animaux ( y compris africains ou américain) ou des danses tribales volées à un documentaire et tant pis si au passage le format et la qualité de l’image ne sont pas les mêmes...
A la fin des années 70, Bruno a la révélation : Il n’est certes pas le premier réalisateur italien à s’inspirer fortement des succès du box office U.S. mais lui va aller plus loin. Il ne va pas simplement copier les films des autres, il va les photocopier ! Reprenant sans vergogne non seulement le scénario, mais aussi des plans entiers de productions américaine, il enchaîne sans état d’âme des remakes à peine déguisés du Zombi de Romero ( Virus Cannibale), de Rambo II ( Strike Commando I et II) ou de Portés Disparus ( Double Target). Le summum du genre n’est autre que l’hallucinant Robowar, decalque complète de Prédator, avec vue subjective du monstre en fausses couleurs, équipe de mercenaire avec un rigolo binoclard et un éclaireur indien qui reste en arrière affronter mano à mano le Robowar en question et Reb Brown prenant les même poses que Schwarzy. Evidemment le résultat est toujours pitoyable et hilarant.
Poussant le bouchon toujours plus loin, il n’hésite pas à tenter de faire passer ses films pour les suites de grands succès américains. C’est ainsi qu’après avoir longtemps caressé le projet d’un Alien III avant le film officiel de Fincher il nous offre dès 1990 un Terminator II vite rebaptisé Shocking Dark face à des menaces de procès de Cameron et dont l’affiche pille allègrement le visuel de l’original. Il récidive quelques années plus tard avec un Jaws V, film de requin (pas plus nul que le IV en tout cas) où il détourne en plus la musique de Star Wars ! ! Bien sûr après quelques pirouettes judiciaires, Jaws V devient « Cruel Jaws », mais pendant ce temps là, la confusion marche à plein et Bruno vends son film comme des petits pains sur le marché international de la vidéo.

Quand il n'est pas réalisateur, il tâte aussi de la production. C'est ainsi qu'après avoir remplacé dans des conditions houleuses Lucio Fulci sur le plateau de Zombi 3 (voire la chronique de ce film pour comprendre toutes les embrouilles de ce tournage), au côté de son compère Claudio Fragasso, il profite de la présence de son équipe de tournage au Philippines pour demander à Claudio d'enquiller sur un Zombie 4 torché à la va-vite. Lui de son côté tourne en même temps Mission Suicide : Strike Commando 2. Quitte à rentabiliser une session de tournage dans une jungle à l'autre boût du monde autant en tirer le maximum et multiplier les films dans un temps très court. D'où une saison 87/88 particulièrement productive

Vétéran des âges héroïques du bis italien, Mattei se tourne vers la télévision lorsque dans les années 90, la production italienne s'essouffle. Il réalise bien encore quelques téléfilms érotiques mais ne perd pas le feu sacré.
Avec le temps ses films, jugés cheap et mal fichus à leur sortie ont pris une aura mythique avec les années grâce à des amateurs de cinéma décalés qui de Tarantino à Kassovitz (qui aurait aimé faire un film sur le making-of des rats de Manhattan) ont donné à Mattei le statut de cinéaste culte.

Et sous sa casquette, Bruno Mattei, pas dupe une seconde des raisons de cette célébrité nouvelle, sourit et continue à rêver de ses prochains films.

Addendum : On ne croyait pas si bien dire quand nous avons rédigé cette notice aux premiers temps du site, puisque Mattei a repris sa caméra pour nous offrir depuis 2001 une flopée de nouveaux films plongeant avec délice dans le revival du bis des années 80. Tout d'abord quelques téléfilms érotiques : "Belle Da Morire 1 et 2", "Capriccio Veneziano", "Privé" dont les italiens font une grande consommation
Au passage la filmographie de Bruno Mattei est un véritable casse-tête pour celui qui essaye de la reconstituer : les sources consultées se contredisent joyeusement, certains films sont sortis sous trois ou quatre titres différents (sortie sous un titre pour un festival puis un autre en salle, puis encore un autre à la vidéo et un quatrième titre en Belgique ou au Canada) et sont crédités à divers pseudonymes

Source : Rico de Nanarland



Réalisateur peu estimé du milieu où il végète, Mattei peut être considéré et à juste titre comme un pillard du bis.

Alternant les productions fauchés et crétines, il peut se targuer d'accoucher de films complètement frappadingues et dénués de recherche artistique profonde.

Le bougre a quand même réalisé LE chef d'oeuvre de sa longue carrière, à savoir "Hell of living dead"/"Virus Cannibale" qui reste mon film fétiche...

Demeurant cultissime, Mattei souffre du manque de qualité de ses oeuvres au sein du cercle des puristes du gore rital... je dirais que c'est ce qui le rend attachant... cool.gif

Souffrant d'un manque d'ambition flagrant, il n'a jamais réussi à détroner les maitres comme Argento ou Fulci...

Cependant il reste un réalisateur sympa et conscient de sa médiocrité, et c'est déjà pas si mal ! cool.gif
Filmographie (y en a un paquet !!) wacko.gif wacko.gif :
Source : IMDB

Belle da morire 2 (2005) (V) (as Pierre Le Blanc)
Tomba, La (2004) (V) (as David Hunt)
... autre titre : Non aprite quella tomba (Italy)
Mondo cannibale (2003) (V) (as Vincent Dawn)
... autre titre : Cannibal World (International: English title)
Nella terra dei cannibali (2003) (V) (as Martin Miller)
... autre titre : Land of Death (International: English title)
Snuff killer - La morte in diretta (2003) (as Pierre Le Blanc)
... autre titre : Snuff Trap
... autre titre : Snuff movie - la morte in diretta (Italy)
Altra donna, L' (2002) (V) (as Vincent Dawn)
... autre titre : Privè (Italy: DVD title)
... autre titre : The Other Woman
Capriccio veneziano (2002) (as Vincent Dawn)
... autre titre : Venetian Caprice
Belle da morire (2001) (as Vincent Dawn)
... autre titre : Killing Striptease


Ljuba (1996) (as Vincent Dawn)
... autre titre : Body and Soul (International: English title)
Cruel Jaws (1995) (TV) (as William Snyder)
... autre titre : Jaws 5: Cruel Jaws (USA: LD title)
... autre titre : The Beast
... autre titre : Cruel Jaws (France: video title) [fr]
Legittima vendetta (1995) (as Vincent Dawn)
... autre titre : Legitimate Revenge
Occhi dentro, Gli (1994)
... autre titre : Eyes Without a Face
... autre titre : Occhi senza volto (Italy: video title)
Omicidio al telefono (1994) (as Frank Klox)
... autre titre : Telephone Murder
Attrazione pericolosa (1993) (as Pierre Le Blanc)
... autre titre : Attrazione perversa
... autre titre : Dangerous Attraction (International: English title)
Terminator II (1990) (as Vincent Dawn)
... autre titre : Shocking Dark
... autre titre : Shocking dark - Spectres à Venise (France) [fr]
Tre pesci, una gatta nel letto che scotta (1990) (as David Graham)
... autre titre : Three for One (USA)
Desideri (1990) (as Michael Cardoso)
... autre titre : Desire (USA)
... autre titre : Dirty Love 2
... autre titre : Mad Love 2


Nato per combattere (1989)
... autre titre : Born to Fight (International: English title)
Trappola diabolica (1988) (as Vincent Dawn)
... autre titre : Strike Commando 2 (International: English title)
Zombi 3 (1988) (uncredited)
... autre titre : The Beyond (DVD title)
... autre titre : Zombie Flesh Eaters 2 (UK: video title)
Cop Game (1988) (as Bob Hunter)
... autre titre : Giochi di poliziotto (Italy)
Robowar - Robot da guerra (1988)
... autre titre : Robowar (UK: informal English title)
Sortis de route (1988) (as Gilbert Roussel)
Strike Commando (1987) (as Vincent Dawn)
Scalps, venganza india (1987) (as Werner Knox)
... autre titre : Sie kämpft wie ein Mann (West Germany)
... autre titre : Scalps (France: video title) [fr]
Double Target (1987) (as Vincent Dawn)
... autre titre : Doppio bersaglio (Italy: alternative title)
"Appuntamento a Trieste" (1987) (mini) TV Series
... autre titre : Appointment in Trieste
Bianco Apache (1986) (as Vincent Dawn)
... autre titre : Apache Kid
... autre titre : White Apache (USA: video title)
Rats - Notte di terrore (1984) (as Vincent Dawn)
... autre titre : Mutants de la 2eme humanité, Les (France)
... autre titre : Rats
... autre titre : Rats de Manhattan, Les (France)
... autre titre : Rats: Night of Terror
Emanuelle fuga dall'inferno (1983) (as Gilbert Roussel)
... autre titre : Blade Violent (UK: video box title)
... autre titre : Emanuelle Escapes from Hell (USA: literal English title)
... autre titre : Emanuelle in Prison (UK)
... autre titre : Révolte au pénitencier de filles (France)
... autre titre : Violenti, I (Italy: alternative title)
... autre titre : Women's Prison Massacre (USA: video title)
Sette magnifici gladiatori, I (1983)
... autre titre : The Seven Magnificent Gladiators (International: English title)
... autre titre : 7 gladiateurs, Les (France: dubbed version) [fr]
Violenza in un carcere femminile (1982) (as Vincent Dawn)
... autre titre : Caged Women (Italy)
... autre titre : Chicks in Chains
... autre titre : Emanuelle Reports from a Women's Prison
... autre titre : Emanuelle reportage da un carcere femminile (Italy)
... autre titre : Emmanuelle in Hell
... autre titre : Pénitencier de femmes (France)
... autre titre : Violence in a Women's Prison (Canada: English title: video title)
... autre titre : Women's Penitentiary 4
Caligula et Messaline (1982) (as Vincent Dawn)
... autre titre : Caligola e Messalina (Italy)
... autre titre : Caligula and Messalina
... autre titre : Caligula's Perversions (USA: video title)
Nerone e Poppea (1982)
... autre titre : Aventures sexuelles de Néron et de Poppée, Les (France)
... autre titre : Caligula Reincarnated As Nero (USA: video box title)
... autre titre : Nero and Poppea: An Orgy of Power (USA: video title)
Vera storia della monaca di Monza, La (1981) (as Stefan Oblowsky)
... autre titre : Novices libertines, Les (France)
... autre titre : The True Story of the Nun of Monza (Europe: English title)
Holocausto porno (1981) (uncredited)
... autre titre : Porno Holocaust (USA)
Virus (1980/I) (as Vincent Dawn)
... autre titre : Apocalipsis canibal (Italy)
... autre titre : Cannibal Virus
... autre titre : Hell of the Living Dead
... autre titre : Inferno dei morti-viventi
... autre titre : Night of the Zombies (USA)
... autre titre : Zombi 5: Ultimate Nightmare (Italy)
... autre titre : Zombie Creeping Flesh
... autre titre : Zombie Inferno
... autre titre : Zombie of the Savanna
... autre titre : Enfer des morts-vivants, L' (France) [fr]
... autre titre : Virus cannibale (France) [fr]
Altro inferno, L' (1980) (as Stefan Oblowsky)
... autre titre : Guardian of Hell
... autre titre : The Other Hell
... autre titre : The Presence
Sesso perverso, mondo violento (1980) (as George Smith)


Sexual aberration - sesso perverso (1979) (as Jimmy Matheus)
... autre titre : Sexe interdit, Le (France) [fr]
Cicciolina amore mio (1979) (as Jimmy B. Matheus)
Emanuelle e le porno notti nel mondo n. 2 (1978) (as J. Metheus)
... autre titre : Emanuelle and the Erotic Nights (video title)
... autre titre : Emanuelle e le porno notti (Italy: short title)
... autre titre : Emanuelle e le pornonotti nel mondo
... autre titre : Emmanuelle the Seductress
... autre titre : Porno Exotic Love (USA)
... autre titre : Sexy Night Report (USA: informal English title)
Notti porno nel mondo (1977) (as Jimmy Matheus)
... autre titre : Emanuelle and the Porno Nights (Australia: video title)
... autre titre : Mondo Erotica (UK: video box title)
... autre titre : Mondo Erotico (UK)
KZ9 - Lager di Sterminio (1977)
... autre titre : S.S. Extermination Love Camp (USA: video title)
... autre titre : SS Extermination Camp
... autre titre : SS campo de sexo y violencia
... autre titre : SS campo extermination
... autre titre : Women's Camp 119
Casa privata per le SS (1977) (as Jordan B. Matthews)
... autre titre : Private House of the SS
... autre titre : SS Girls
... autre titre : Hôtel du plaisir pour le SS (France) [fr]
À l'est du Rio Concho (1976) (as Gilbert Roussel)
... autre titre : Ça va paniquer! (France)
Cuginetta... amore mio! (1976)
... autre titre : Love Sacrifice
Armida, il dramma di una sposa (1970) (as Jordan B. Matthews)

Lucio Fulci, le pape du gore transalpin

Né en 1927, artisan du cinéma populaire italien, avant de devenir incroyable réalisateur de films monstrueusement gore qui allaient révolutionner ce genre, Fulci est un personnage à part dans le cinéma fantastique, une icône, un mythe, une légende, un incontournable qui allait rafraichir ce genre qui commençait à s'essouffler, bref un précurseur, un inventeur, un dieu, tout simplement !
Après quelques séries B allant du western ("Le temps du massacre") au polar ("Carole, les salopes vont en enfer", "la machination") voire même la comédie (Fulci réalisa des films avec le comique italien Toto).
Vers la fin des années 70, notre cinéaste décide de revisiter le mythe des morts vivants (sans doute le "Dawn of the dead" de Romero et son immense succès planétaire lui a mis la puce à l'oreille) et là Fulci lance LA bombe, LA référence, LA clef de voûte du gore rital, à savoir "L'enfer des zombies" (aka Zombi 2, Zombies Flesh eaters)...
... Suivront coups sur coups "L'au delà", "Frayeurs", "La maison près du cimetière", films incroyablement Gore et avec le style unique propre à Fulci, coloré, chaud, réaliste et en même temps glauque, craspec et dégoulinant de sueur et de sang
Peu après, une autre bombe gore, mais pas avec des zombis cette fois là, débarque dans sa filmo, à savoir "L'éventreur de New York", giallo gore saisissant de cruauté et d'un réalisme incroyable, mettant en lumière les obsessions du réalisateur pour les climats poisseux et cradingues... une réussite incontestable !!!!
Sans omettre de citer "La guerre des gangs" aka "Contraband" aka "The smuggler" petit bijou de polar violent et sympathiquement gore
et "Nightmare concert" sorte de pastiche de sa carrière reprenant des scènes de ses films...
Fulci s'est éteint en 1996 à l'âge de 69 ans, il a rejoint les zombies pour toujours, ceux qu'ils savaient mieux que personne mettre en scène... RESPECT !!!



Filmographie de Lucio Fulci (du plus récent au plus ancien) :

Voix Profondes (Voices from Beyond) (1994)
Les portes du silence (1992)
Hansel et Gretel
Demonia
Nightmare Concert (1990 )
The House of clocks (TV)
The Sweet house of Horrors
Les fantômes de Sodome
Touch of the death
Zombi 3 (1988)
Aenigma( 1987)
Le miel du diable (Dangerous Obsession) (1986)
Murderock (1984)
2072, les mercenaires du futur (1983)
La Malédiction du Pharaon (Manhattan Baby)
L'éventreur de New York (The New York Ripper) (1982)
Le chat noir (Il gatto nero)
La maison près du cimetière (The House by the Cemetery)
L'au-delà (The Beyond) (1981)
L'Emmurée Vivante
Frayeurs (City of the living dead) (1980)
L'enfer des zombies (Zombie 2) (1979)
The Psychic ( 7 note in nero) (1977)
Les Quatre de l'Apocalypse (I quattro dell'apocalisse) (1975)
Croc Blanc
La longue nuit de l'exorcisme (Dont' torture a duckling) (1972)
Les Salopes vont en Enfer (Carole, Le venin de la peur) 1971
Beatrice Cenci, liens d'amour et de sang (1969)
Perversion Story (Una sull'altra) (1969)
Le Temps du Massacre (1966)
I Maniaci (1964)
I Ladri (1959)

David Warbeck (RIP) parti trop tôt...

DAVID WARBECK

David Warbeck est un acteur de cinéma de genre né en 1940 en Nouvelle Zélande à Christchurch et décédé en 1997 alors qu’il allait avoir 57 ans.
Ce comédien s’est taillé la part du lion avec de nombreuses collaborations à des œuvres cultes, notamment tournés avec Lucio Fulci, Antonio Margheriti ou Tonino Ricci, pour ne citer qu’eux…
Chacune de ses prestations a été très remarquée grâce à son physique de beau gosse, en même temps sûr de lui et fonceur…
Il brille de mille feux en médecin protecteur de la sublime Catriona mac Coll dans le classique indémodable « L’au-delà » - « The beyond ».
On le retrouve également dans des rôles récurrents d’aventuriers à la recherche de divers trésors mais Warbeck ne s’est pas cantonné uniquement dans ces prototypes de personnages.
Autant à l’aise dans des compositions de sous Indiana Jones (très en vogue à une certaine période dans le ciné bis rital) que dans des prestations plus ambigus (tous les cinéphiles ont en mémoire cet immense acteur moins cabotin que charismatique), David Warbeck a côtoyé les plus belles figures féminines de la catégorie auquel il s’apparente…
En témoignent Janet Agren (à deux reprises dans « Panic » en 1977 et « Ratman » en 1988), Mimsy Farmer (dans le « Black cat » de Fulci) et bien sûr Catriona Mac Coll, à qui il laissera un souvenir indélébile –elle me l’a elle-même avoué lorsque je l’ai rencontré en 2006 au MK2 à Paris et était très peinée de son décès-…
Bref, David Warbeck peut bel et bien demeurer comme icône absolu.
Il a quand même engrangé de beaux succès et promotionné ainsi nombre de productions à priori anodines…
C’est lui qui a apporté sa marque de fabrique de personnage masculin sur certaines œuvres et qui a, par son alchimie et son charisme, permis le succès de ces dernières.
Un immense acteur, parti beaucoup trop tôt !
David, We miss you !

Filmo express :
1988 : Ratman
1987 : Le temple du dieu soleil
1986 : Miami Golem
Formule pour un meurtre
1983 : Les aventuriers du cobra d’or
1982 : The black cat aka le Chat noir
1981 : Tiger Joe
The last hunter
1980 : L’au-delà aka The beyond
1977 : Panic
1973 : Le serpent noir

Tisa Farrow, petit bout de femme pour grand bis

Tisa Farrow est la sœur de la célèbre actrice Mia Farrow, elle est née le 22 juillet 1951 à Los Angeles en Californie.

Tisa est surtout connu du public aficionado du cinéma d’exploitation pour son rôle de la fille du savant dans le chef d’œuvre « L’enfer des zombies » de Lucio Fulci que tout le monde ici a vu…

Sa carrière ne s’arrête pourtant pas uniquement à cette œuvre puisque la bougresse a enchaîné d’autres pièces maîtresses dans sa carrière (et non des moindres !) comme l’inénarrable « Anthropophagous » du père D’Amato et l’incroyable actioner revendiqué « sous Apocalypse now » - « the Last hunter » du non moins fameux Antonio Margheriti, habitué du genre, avec comme partenaire David « The beyond » Warbeck et dans un petit rôle Margit Evelyn « Hell of livng dead » Newton et des rats, du sang, des hélicoptères et de la fureur.

Tisa la belle n’hésitera pas à se dépoitrailler dans une séquence qui restera dans les mémoires de tous les chanceux qui auront pu mater ce film !

Outre des personnages à priori anodins, on notera tout de même un certain genre et une distance toujours prise par l’actrice, évitant ainsi la grandiloquence et l’éxagération, ce qui créera une empathie certaine vis-à-vis du spectateur, le charme de Tisa faisant le reste…

A l’allure frêle et au physique passe-partout, la belle se taille quand même une sacrée part du lion et peut se targuer sans difficultés à avoir contribué à rehausser les films dans lesquels elle a joué…

Elle aura illuminé de sa grâce « Anthropophagous » avec la scène nocturne, très très glauque, mais passant comme une lettre à la Poste, ou le passage du cimetière espagnol de « Zombi 2 » où, comme un cheveu sur la soupe, elle se paie le culot d’embrasser Ian mac Culloch (autre habitué du genre) avant de se faire attaquer par un mort vivant, scène sortie de nulle part et particulièrement vivifiante !

Bref, une carrière assez courte, émaillée d’œuvres cultes et une présence discrète mais cependant très charismatique, comme dirait l’adage « ce qui compte ce n’est pas la quantité, c’est la qualité », cet aphorisme résume totalement le parcours de Tisa !

Tisa we love you !


Filmo express :
1978 : Mélodie pour un tueur
1979 : L’enfer des zombies
1980 : Héros d’apocalypse aka The last hunter
The grim reaper aka Anthropophagous

AL CLIVER, un acteur à la trogne inoubliable

AL CLIVER

Al Cliver, de son véritable nom Pier Luigi Conti est né à Alexandrie en 1951.
Il a grandi en Italie avant d’entamer une mini carrière dans le mannequinat.
Une trogne inoubliable et emblématique du cinéma bis l’ont fait côtoyé les plus pittoresques réalisateurs du style.

Allant de Fulci (à plusieurs reprises) à Jess Franco, on peut dire sans se tromper que le bougre a écumé les rôles importants dans chacun de ses métrages, laissant son empreinte bourrue dans chacune des oeuvrettes où il aura sévit.
Sa prestation la plus marquante reste incontestablement celle du batelier dans « Zombi 2 » aka « Zombie Flesh eaters » aka « l’enfer des zombies », un des meilleurs films (le ?) de Lucio Fulci.
Il y apporte un souffle certain, en binôme masculin avec Ian mac Culloch, autre habitué du genre et contribue aisément à amplifier le charme de ce masterpiece.

Prisonnier de son aura, Cliver aura le bonheur (c’est tout relatif) d’enquiller sur d’autres rôles tous le plus souvent formatés sur le même type de personnage, ce n’est pas forcément à son avantage mais d’un autre côté on allait pas lui proposer des compositions mélodramatiques et puis, tout le monde y trouvera son compte.

« Mondo cannibale » (1980) de Franco, LE monument du « non-cinéma » par excellence lui offre son rôle le plus abouti, le plus surréaliste et sans doute le plus marquant de sa filmo !

Actuellement Cliver ne tourne pratiquement plus du tout mais sillonne les conventions de dédicaces un peu à droite à gauche, il reste gravé dans la mémoire des « fulciologues » et aura sans doute marqué les esprits par ses prestations inoubliables et indissociables d’un certain cinéma de genre.

Une très grande figure du bis !

Filmo express :
L’Enfer des Zombies(1979) Lucio Fulci
Mondo Cannibale (1980) Jess Franco
Sexo Cannibale (1980)Jess Franco
Le Chat Noir(1981) Lucio Fulci
L’Au-delà(1981) Lucio Fulci
2020 Texas Gladiator (1982) Joe d’Amato
Le gladiateur du futur (1983) Joe d’Amato
2072, les mercenaires du Futur(1984) Lucio Fulci
Murderock(1984) Lucio Fulci
Soupçon de mort(1988) Lucio Fulci
Les Fantômes de Sodome (1989) Lucio Fulci
La Casa nel Tempo (1989) Lucio Fulci
Demonia (1990) Lucio Fulci

samedi 21 mai 2011

PIRANHA 3D, Alexandre Aja 2010

PIRANHA 3D
Alexandre Aja
Etats Unis
2010


avec Elisabeth Shue, Kelly Brook, Christopher Lloyd

Synopsis :
Etats Unis, 2010.
Un séisme sous marin dans le lac de Victoria Lake fait réanimer et s’échapper des milliers de piranhas mutants datant de l’ère d’il y a deux millénaires.
La shériff et son adjoint dépêchés sur les lieux ne savent pas très bien encore à quoi s’attendre…
Les jeunes de la cité balnéaire préparent une fête aquatique, ils sont des centaines à s’être donnés rendez vous !
Ça va partir en live !

CQJEP :
Avec la bénédiction financière des frères Weinstein (producteurs réputés), Aja a carte blanche pour laisser aller sa folie et soyons nets, « Piranha 3D » est une bombe où tout part en vrille mais où rien n’est laissé au hasard !
Solide mise en scène, nerveuse et efficace, aucun temps mort à déplorer et des moyens conséquents font du métrage un petit chef d’œuvre où tout passe comme une lettre à la Poste !
Que ce soit la dynamique imparable du film, les acteurs (et actrices, hum…) les effets gore monstrueusement réussis, le timing des plans, le scénario qui s’imbrique parfaitement, « Piranha 3D » est une grande réussite !
Le clou du film est cette séquence d’une dizaine de minutes, le « bloodbath » (en français le bain de sang) où Aja filme avec maestria un passage sorti de nulle part, où les baigneurs vocifèrent pendant que les piranhas cassent la graine ! UNE LEçON DE CINEMA !
Du même tonneau que le premier « Dents de la mer », la modernité en plus !
Complètement décomplexé (ce mot est très à la mode, mais pourtant c’est tout à fait le terme à employer !) et véritablement déjanté, le métrage a, à tout moment, réussi là où bon nombre ont échoué précédemment car il n’est jamais grotesque ou ridicule …
Son efficacité hors normes et sa manière de traitement en font un petit chef d’œuvre quasi impossible à occulter, via des scènes s’imprégnant dans la rétine et l’imaginaire du spectateur via notamment des scènes sous marines époustouflantes de réalisme (dans la lignée d’ « Abyss » de Cameron, tourné vingt et un ans auparavant).
On ne s’ennuie pas, on rigole, on passe un très bon moment, « Piranha 3D » ou l’apothéose du film « fun », un traitement et une mise en images parfaite pour un divertissement de haute volée à ne pas rater !
Aja délivre ici son meilleur film à ce jour, loin des contraintes et de l’establishment cinématographique ! Il se lâche et nous aussi !
Ça fait du bien…
10/10

dimanche 15 mai 2011

Captivity la bouzasse totale avec Elisha

CAPTIVITY
De Roland Joffé 
2009
Etats-Unis
Avec Elisha « Kim Bauer » Cuthbert

Jennifer, un jeune top model part dans une discothèque latino et se fait kidnapper.
Son geôlier va multiplier les tortures à son encontre.
Cependant, elle se croyait seule mais non …

Alors là soyons nets, « Captivity » est un foutage de gueule royal, un torture porn accumulant les clichés et les invraisemblances aux kilomètres !
Dans la lignée de « Murder set pieces » aussi nul !
Piquant toutes les idées du 1er Saw et les plans de torture à Hostel, ce film n’a aucune imagination et recèle de faiblesses et d’incohérences totales.
Cuthbert (mais qu’allait-elle foutre dans cette galère ?) change de tenue tous les plans, un coup elle est fringuée en pantalon et le plan suivant elle apparaît en mini jupe, couille dans le potage niveau script !
Elle ne trouve rien de mieux que de baiser avec le type voisin de sa « cellule » au lieu de vouloir s’échapper !!!!!! ON CROIT REVER
Les deux flics se prennent deux blastages de fusil à pompe et l’un d’eux se relève et marche dix minutes après !
Le gros porc poignardé dans sa baignoire arrive à monter les étages et va dans le salon pour étrangler Elisha ! BIEN SUR ! TOUT LE MONDE Y CROIT !
Une merde sans nom un foutage de gueule total !
Rien à sauver ! sinon les 10 euros pour le DVD ou la place de ciné perdue pour cette arnaque pachydermique, aseptisée et nullissime !
Un calvaire pour l’héroïne comme pour le spectateur qui se révèle être une ineptie incroyable, aussi crédible que d’une vacuité abyssale !
Consternant.
2/10

samedi 14 mai 2011

Breakfast Club de John Hughes, 1985

BREAKFAST CLUB
De John Hughes
Etats Unis
1985
avec Emilio Estevez, Ally Sheedy, Molly Ringwald

Quelques adolescents se retrouvent “collés” dans l’amphi de leur lycée...
L’occasion pour chacun d’eux de faire un « point » sur leur situation de teenager, en plein milieu de l’Amérique des années 80…

Avec « Breakfast Club », Hughes a tapé très fort !
Aussi bien dans le cœur que dans l’âme et dans les consciences…
Reflet parfait  de la société U.S. des eighties, servi par ces ados parfaitement conscients de ce qui leur arrive…
Ce passage médian entre l’enfance et l’âge adulte où tous les doutes sont possibles, s’accorde avec une pertinence du propos et une intelligence dans son traitement rarement vue dans le panorama du cinéma d’alors…
Il s’agit bien d’un « teen movie » oui, mais pas comme les autres !
L’interprétation des jeunes acteurs est parfaite et va en dessus de la mêlée de ce qu’on avait l’habitude de voir…
Scrutant leurs difficultés, Hughes les transcende par une mise en scène gracile, fluide et étonnamment réfléchie…
De plus, il n’y a jamais de vulgarité contrairement aux fleurons du genre, le parti pris est de ne pas céder à la facilité…
Et ça marche !
Le score anthologique (avec notamment le morceau phare de Simple Minds) permet d’intégrer immédiatement le spectateur dans l’ambiance et ce dernier en sort rasséréné, heureux et déconcerté… un peu comme à la sortie d’une séance de psychothérapie comportementale.
Exsangue du moindre défaut, témoignage d’une époque et formidable leçon de cinéma, « Breakfast Club » laisse une empreinte indélébile après visionnage et demeure LE meilleur teen movie jamais réalisé à ce jour, précurseur noble d’un style victime de ses multiples dérives postérieures via pléthore de navets !
Il reste un film culte pour beaucoup et c’est tout à fait justifié, si l’on considère son intelligence de traitement et sa richesse de propos et d’interrogations soulevées…
Un petit chef d’œuvre qui n’a pris aucune ride, à voir dans l’impérative si ce n’est déjà fait !

9.5/10

vu 2 fois en l’espace d’une vingtaine d’années



samedi 7 mai 2011

Speed (1994) avec Keanu Reeves, Dennis Hopper et Sandra Bullock

SPEED
De Jan de Bont
1994
avec Keanu Reeves, Sandra Bullock, Dennis Hopper, Jeff Daniels

Les occupants d’un ascenseur d’une tour sont pris en otages par un psychopathe.
Jack Traven et son coéquipier arrivent à les sauver in extremis, mais l’agresseur parvient à prendre la fuite…
Blessé, le coéquipier de Jack est mis en suspens…
Jack est confronté à un autre problème de taille !
Le psychopathe a piégé un bus de la ligne 2525, si le conducteur descend sa vitesse à un point donné, le bus explose !
Jack va tout faire pour empêcher cela !
Aidé par Annie (une des passagères), il va s’introduire dans le bus et tenter de désamorcer la bombe !
Si le bus s’arrête pour cause de panne d’essence, ce sera l’hécatombe !
Le terroriste est particulièrement vicieux, il a placé des caméras et introduit un système d’amorce explosive particulièrement difficile à endiguer !
Une course contre la montre commence !
Elle ne sera pas de tout repos !
« Speed » est un modèle du genre, mélange entre film d’action, polar et film catastrophe, ce métrage est un pur régal !
Certes, on a du mal à y croire, mais le talent de Jan de Bont parvient à faire admettre, même au spectateur le plus blasé, l’iréel !
Des plans incroyables (comme la scène de l’ascenseur au début) et le filin accroché à une poutre sur le toit de la tour qui retient le câble de l’ascenseur, l’explosion du bus (vide) qui vient s’encastrer sur un avion long courrier et surtout le coup magistral de Jack allongé sur le dos sur une planche à roulettes parvenant à passer sous le bus en essayant de désamorcer la bombe, le tout à grande vitesse !
Des séquences de folie pure qui font redoubler le stress vécu par le spectateur jusqu’à une issue salvatrice clôturée par un happy end un peu nunuche, reconnaissons le ! mais ici on est à Hollywood !
Dennis Hopper est magistral et nous régale d’une composition dont seul lui a le secret, il est génial en terroriste déjanté et expert en explosifs !
Keanu Reeves est rempli de testostérone et livre un combat sans merci pour éradiquer le mal et faire triompher la justice !
Sandra Bullock ajoute un charme et sa féminité est bienvenue au milieu de cet univers de mâles…
Le passage de la « poussette »  vaut son pesant de cacahuètes et respire la déstabilisation, parfaitement bien rôdée et amenée dans le déroulement du métrage, accentuant une nouvelle fois le stress chez le spectateur, déjà particulièrement éprouvé !
La décapitation sur le toit de la rame du métro est également bien vue !
Un excellent film, « Speed » est un concentré d’action, un florilège de scènes dynamiques où cela n’arrête pratiquement jamais une seule seconde ! (la remise des médailles est le seul temps mort du film, tout le restant n’est qu’action pure à 200 à l’heure !).
A voir et revoir avec le même plaisir !
9/10