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lundi 27 août 2018

Zoltan, le chien sanglant de Dracula d'Albert Band, 1978


ZOLTAN LE CHIEN SANGLANT DE DRACULA
d’Albert Band
1978
Etats-Unis
avec José Ferrer, Michael Pataki, Reggie Nalder, Jan Shutan, Libby Chase, Arlene Martel
Film fantastique
90 minutes
aka Zoltan, hound of Dracula
Synopsis :
Une ville de Roumanie, en 1977…
Des militaires procèdent à des explosions pour tester leur matériel, accidentellement ils font exploser ce qui semble être un caveau souterrain…
Ce caveau abrite les dépouilles des descendants du comte Vlad, plus connu sous le nom de Dracula !
Un militaire est mandaté pour garder le caveau, les autres s’en vont ; c’est alors qu’un mini-séisme fait tomber les caveaux au sol, de l’un d’eux s’échappe un doberman, il attaque et tue le militaire qui faisait le guet !
D’une autre tombe, un homme au faciès monstrueux est ressuscité par le sang que le doberman lui transmet après avoir égorgé le pauvre militaire ; l’homme en question est Veidt Smith et il a pour objectif de retrouver le dernier descendant de la lignée des Dracula encore vivant ; il s’agit de Michael Drake, un psychiatre vivant aux Etats –unis…
Veidt Smith parvient, grâce à des subterfuges, à faire transiter le doberman de Roumanie via les Etats-Unis en le faisant passer pour la dépouille d’un chien que son maitre veut garder (Veidt Smith a dressé le doberman, Zoltan, qui lui obéit au doigt et à l’œil !)…
Michael Drake doit partir camper avec sa femme Maria, leur fils et leur fille Linda…
L’inspecteur Branco, un policier roumain, a découvert la manœuvre de Veidt Smith, il le traque depuis des années ; il a aussi fait le rapprochement entre les tombes ouvertes du caveau et comprend que Veidt Smith veut retrouver Drake…
Arrivés dans un endroit champêtre, la famille Drake, qui se trouve à bord d’un camping- car, entend des bruits bizarres la nuit, Linda, la petite fille de Michael Drake, cherche le chiot de son père qui a brusquement disparu ; elle rencontre fortuitement Veidt Smith, arrivé sur les lieux, puis elle s’enfuit, apeurée !
L’inspecteur Branco parvient à retrouver la maison des Drake ; la voisine lui explique qu’ils sont partis en camping-car, Branco retrouve Michael et prétexte qu’il a eu un héritage et que sa femme et ses enfants doivent regagner la maison…
Branco explique alors tout à Michael Drake et lui fait comprendre qu’il court un énorme danger, par rapport à Veidt Smith et au doberman Zoltan, que ces derniers veulent le tuer !
La nuit tombe et Zoltan attaque le baraquement où se trouvent Branco et Drake…
Une lutte à mort est alors engagée !
Mon avis :
Très honnête petit film, « Zoltan, le chien sanglant de Dracula » est un plaisir à suivre et aussi une histoire particulièrement originale puisqu’ici les vampires ne sont pas des hommes mais bel et bien de solides molosses qui attaquent leurs proies et les mordant au cou jusqu’à ce que mort s’ensuive !
« Zoltan, le chien sanglant de Dracula » est donc un mix entre un animal attack et un film vampirique et tout fonctionne plutôt bien ;  Albert Band connaît bien son travail et adopte une posture hyper méthodique et parfaitement lisible et compréhensible pour le spectateur, il évite la surenchère dans le gore (une seule scène vraiment gore dans le métrage) mais cela ne l’empêche pas d’être très efficace et de garder une tension dans le film, suffisamment pour tenir le spectateur en haleine jusqu’à la fin…
La continuité des plans séquences sonne juste grâce à un montage équilibré et le jeu des acteurs est bon, y compris les gamins, l’ensemble est tout à fait crédible !
Reggie Nalder a vraiment une sale tronche, la tête de l’emploi, il ferait peur à une couvée de singes et d’ailleurs, lorsqu’on voit son faciès sur la jaquette, on s’attend à un film carrément effrayant alors qu’en fait « Zoltan, le chien sanglant de Dracula » est un film relativement pépère et peu traumatisant…
Michael Pataki se révèle excellent et la musique est à mourir de rire tellement elle est kitsch (on dirait du Bontempi façon « Les Deschiens ») et pourtant « Zoltan, le chien sanglant de Dracula » ne peut se cataloguer comme un nanar, la réalisation est sérieuse et appliquée et le film n’est pas trop ridicule, hormis le score…
« Zoltan, le chien sanglant de Dracula » préfigure toute une flopée de films qui allaient voir le jour dans les années quatre-vingts et qui reprendront le bestiaire des animal attack s’inspirant des monstres des années cinquante, Albert Band a ouvert une brèche cinématographique où des dizaines d’autres réalisateurs allaient s’engouffrer… pour notre plus grand plaisir…
Techniquement, le film est excellent, notamment un super plan où l’on voit Zoltan sur le toit de la cabane, en pleine nuit, avec une pleine lune derrière qui fend le ciel, un peu comme le fit Terence Fisher avec son « Chien des Baskerville » et sa lande énigmatique dans le film de la Hammer, vingt ans plus tôt…
Franchement, « Zoltan, le chien sanglant de Dracula » c’est du beau boulot, on se régale et tous les cinéphiles férus de fantastique y trouveront leur compte…
Série B très sympathique, « Zoltan, le chien sanglant de Dracula » est hautement recommandable et son aspect hybride (il alterne l’animal attack et le fantastique vampirique) est décliné avec une grande classe et sans surenchère dans l’horreur, donc on va dire que même un public adolescent pourra le visionner sans être réellement traumatisé…
De plus, ce film est assez rare (il est passé sur 13ème rue, une chaine du satellite, au début des années deux mille) il existe en DVD mais zoné 1…
Un blu ray avec la version française ça serait sympa, messieurs les éditeurs…
Du boulot honnête qui ravira tous les cinéphiles et un film passe-partout et tous publics !
Note : 8/10














dimanche 19 août 2018

La secte de Michele Soavi, 1991


LA SECTE
de Michele Soavi
1991
Italie
avec Kelly Curtis, Tomas Arana, Herbert Lom, Giovanni Lombardo Radice, Donald O’Brien, Mariangela Giordano
Film fantastique
111 minutes
Blu ray édité par Le Chat qui fume
Produit par Silvio Berlusconi
aka La sette
Synopsis :
Etats-Unis, début des années soixante-dix, un groupe de hippies qui campait recueille un homme étrange appelé Damon, il lui offre gîte et couvert mais ce dernier est en fait le gourou d’une secte satanique qui, à la nuit tombée, va tuer tous les hippies !
Allemagne, au début des années quatre-vingt- dix, Miriam Kreist, une institutrice, jolie femme mais frustrée de ne pas avoir rencontré l’âme sœur et qui n’a pas connu ses parents, a un accident de la route causé par Moebius Kelly, un vieillard qui titubait au milieu de la route…
Heureusement, l’accident est sans gravité et la voiture est légèrement amochée…
Miriam, qui culpabilise énormément, recueille le vieil homme chez elle…
Moebius tient un discours incohérent mais Miriam ne se méfie de rien…
Pendant la nuit, Moebius injecte un insecte dans la narine de Miriam !
Les médias font état de multiples crimes dans la région, notamment supposés être le fruit d’une secte satanique qui sévit à grande échelle !
Lorsque Miriam se réveille, Moebius Kelly a disparu de sa maison…
Miriam contacte alors Franz Pernath, un médecin de l’hôpital local, et lui explique tout ; Pernath comprend que Moebius est un gourou et décide de protéger Miriam !
Kathryn, une amie de Miriam, est prise d’un délire et part allumer des routiers de nuit, un d’eux tombe sous son charme, mais pour une raison et une motivation inconnues, le routier poignarde à mort Kathryn…
Miriam est appelée pour venir reconnaître le corps de Kathryn à la morgue de l’hôpital, c’est alors que Kathryn est prise d’une catalepsie et une dose minime qui lui restait d’adrénaline la fait revenir quelques secondes à la vie !
Miriam est terrorisée et Kathryn s’auto-égorge avec un scalpel !
Pendant ce temps, le docteur Franz Pernath, visite les sous- sols de la maison de Miriam et découvre un passage secret situé au fond d’un puits !
Ni une ni deux, Franz tombe dans le creux du puits et constate qu’une cavité communique avec un endroit de la forêt ; il va y découvrir une messe satanique où Claire, une jeune femme, est sauvagement sacrifiée !
Franz essaie de prévenir Miriam mais il est déjà trop tard !
Moebius Kelly, que l’on pensait décédé, est en fait ressuscité et a pour but de kidnapper Miriam pour lui faire enfanter l’antéchrist !
Mon avis :
Avec « la secte » Soavi a placé la barre vraiment très haut, cela prouve son obsession à se régénérer et à ne jamais refaire le même film, ce qui est tout à son honneur, « la secte » est donc son film le plus complexe et de loin, son film le moins connu et pourtant il est très intéressant, d’abord au vu d’un scénario très fourni avec beaucoup de rebondissements et des passages réellement effrayants (plus que dans « Sanctuaire »), Soavi prend des risques énormes mais encore une fois (et je ne sais pas comment il fait !) ça marche ! tout fonctionne et on comprend tout à la fin ATTENTION SPOILER NE PAS LIRE SI VOUS N’AVEZ PAS VU LE FILM : Kelly Curtis, qui ne connaissait pas ses parents est en fait une fillette rescapée des hippies massacrés, elle est l’ELUE pour enfanter l’antéchrist et Moebius a mis vingt années pour la retrouver !!!!!!! ça fait froid dans le dos !!!!! FIN DU SPOILER
Mais où Michele Soavi va chercher tout ça ???
Hitchcock est battu à plat de couture, « La secte » c’est juste de la bombe ce film !!!!!!!
Soavi n’arrête pas et nous balade quasiment pendant deux heures avec une intrigue tarabiscotée à l’extrême, tous les comédiens sont impeccables (Kelly Curtis, parfaite, c’est la sœur de Jamie « Halloween » Lee Curtis), Herbert Lom est insensé dans son rôle de gourou vieillard à qui on accorde à tort la confiance, on a également Giovanni Lombardo Radice dans un petit rôle au début comme membre de la secte et Soavi fait une apparition comme magicien dans un spot télévisé (il faut avoir l’œil pour le repérer !), mais franchement ce film laisse un souvenir indélébile ! il est vraiment terrible !
On a rarement vu au cinéma un film sur les sectes réalisé avec autant de brio, l’histoire s’étale sur une vingtaine d’années, tout concorde et tout coïncide si on veut bien avoir la patience d’attendre les cinq dernières minutes et là on se prend une volée !
Le blu ray édité par Le chat qui fume est splendide et on se régale avec une image superbe, un travail impeccable a été fourni de la part de l’éditeur !
Soavi n’aura pas fini de nous étonner, « La secte » va lui servir de tremplin pour ses films futurs (« Dellamorte dellamore »), il montre et prouve qu’il peut jouer dans la cour des très grands et qu’il a tout pigé de l’enseignement que lui a prodigué son Maitre, Dario Argento…
« La secte » tout comme tous les autres films de Michele Soavi est une réussite incontestable, ce film est à visionner sans faute et surtout, il faut bien attendre la fin pour tout capter, car il faut le reconnaître c’est loin d’être évident …
Soavi a sorti une nouvelle fois une pure BOMBE !
Note : 10/10










Sanctuaire de Michele Soavi, 1989


SANCTUAIRE
de Michele Soavi
1989
Italie
avec Tomas Arana, Barbara Cupisti, Asia Argento, Giovanni Lombardo Radice, Hugh Quarshie, Fedor Chaliapine
Film fantastique
98 minutes
aka La Chiesa
Blu ray édité par Le Chat qui fume
Synopsis :
Pendant une période au Moyen-âge, des chevaliers teutoniques massacrent des habitants soupçonnés de satanisme ; un immense charnier est créé et les corps des défunts sont jetés dans un trou creusé dans la terre…
Un des morts semble bouger, ce qui terrorise un des chevaliers ; il sera décidé de construire un lieu de culte par-dessus le charnier afin que les hérétiques ne puissent jamais remonter à la surface !
Une ville d’Allemagne, cinq siècles plus tard…
Dans une cathédrale en cours de restauration, Evan, le bibliothécaire qui vient tout juste d’être recruté se lie d’amitié avec Lisa, la restauratrice, une superbe femme ; Lotte, la fille du contremaitre et responsable des travaux, est malicieuse et se balade un peu à droite à gauche dans les sous-sols du bâtiment, sans l’autorisation de son père, ce qui lui vaudra de multiples engueulades…
Alors qu’une cérémonie avec des dizaines de personnes doit avoir lieu dans la cathédrale, Evan, par un geste maladroit, actionne un élément d’une statue qui fait se refermer les portes de l’église et qui « réveille » les démons qui étaient enfouis depuis le moyen-âge !
Le père Gus et d’autres gens à l’intérieur n’arriveront pas à lutter contre des phénomènes surnaturels, une goule gigantesque comme sortie de l’enfer s’agrippe à une jeune femme et copule avec elle et les personnes présentes dans l’autel sont massacrées !
Lotte parvient à s’échapper lorsque tout le bâtiment s’effondre…
Dans la périphérie de la ville, Lotte semble comme attirée par un trou lumineux dans le sol, à côté d’un chantier…
Elle va découvrir une chose qui dépasse l’entendement ; et si la porte de l’enfer ne s’était jamais refermée !
Mon avis :
Auteur d’un documentaire sur son Maitre, Dario Argento, « Dario Argento, le monde de l’horreur » en 1985 et du légendaire « Bloody bird » en 1987, super slasher qui renouvela le genre par son originalité, Michele Soavi est un cador du cinéma de genre italien qui a collaboré comme homme à tout faire avec les plus grands (D’amato, Lamberto Bava, Argento et même Fulci, pour ne citer qu’eux) ; ici, avec « Sanctuaire » il s’attaque à du très lourd et lorsqu’on sort du visionnage, il est indéniable que l’on soit subjugué par l’inventivité de sa mise en scène, Soavi a gagné son pari et haut la main !
Aucun autre réalisateur jusqu'alors n’a atteint le sommet de l’art développé par Soavi qui nous montre ce que l’on pourrait qualifier d’ »Inferno » bis mais avec une texture dans la réalisation très proche de l’alchimie, développée dans le film de Dario Argento ; le début avec les chevaliers médiévaux est flamboyant, Soavi maitrise à fond alors que c’est seulement son deuxième métrage à proprement parler, il utilise des trouvailles techniques sidérantes comme la vue sous le casque des chevaliers ou des plans en hauteur, son boulot est irréprochable et il place sa caméra exactement où il faut, bref, du très grand art !
Puis vient la cathédrale, LE lieu du film, on pense au « Nom de la rose » et les trognes des pères de l’église ne sont pas étrangères au film de Jean-Jacques Annaud mais là on est vraiment dans un film fantastique et les décors, quels décors ! Soavi exploite à fond l’aspect folklorique et déploie des astuces pour créer la peur qui fonctionnent à plein régime !
On retrouve Asia Argento en gamine espiègle mais elle a un rôle prépondérant dans le film, le final magnifique rappellerait presque « Suspiria » avec ce sourire magnifique et magistral qui viendrait presque désamorcer toutes les choses épouvantables que l’on vient de vivre, cela donne également un côté mystique et magique (le même sourire que Jessica Harper, énigmatique, je suis sûr que la fin avec ce sourire est un hommage appuyé de Soavi à son mentor, Dario Argento !)…
« Sanctuaire » est un chef d’œuvre absolu sans aucune fausse note, Soavi se régale et NOUS régale par un film au déroulement ingénieux et astucieux, on est pris dans l’intrigue du début à la fin et ce n’est que du bonheur…
Pour tout cinéphile fan de cinéma italien, « Sanctuaire » est une pièce maitresse et l’édition Blu ray de l’éditeur « Le chat qui fume », qui a fourni un excellent travail, nous permet de savourer « Sanctuaire » dans des conditions optimales, c’est un miracle !
D’autant qu’il faut vraiment réhabiliter les premiers films de Michele Soavi, qui a tout pigé aux codes du genre, mais qui en développe d’autres multiples facettes, faisant preuve d’une imagination débordante qui, en rendu sur l’écran, fascine encore (le film n’a pas pris une ride !)…
Pour tout cinéphile, « Sanctuaire » est un achat OBLIGATOIRE, on redécouvre ce film exemplaire et miraculeux et on ne peut que s’agenouiller, SOAVI IS THE MAESTRO !!!!!
Note : 10/10













mercredi 15 août 2018

Ghosthouse d'Umberto Lenzi, 1988


GHOSTHOUSE
d’Umberto Lenzi
1988
Italie/Etats-Unis
avec Lara Wendel, Donald O’Brien, Mary Sellers, Ron Houck, Kate Silver, Greg Rhodes, Timothy Van Patten
Film fantastique/films de demeures
95 minutes
aka La casa 3
aka La maison du cauchemar
Produit par Filmirage
Synopsis :
Etats-Unis, Boston et sa banlieue, en 1967 puis en 1987…
Henrietta Baker, une fillette, vit dans une grande maison avec ses parents, un soir elle tue son chat, son père Sam, pour la punir, l’enferme dans la cave de la maison…
Henrietta trouve un mannequin d’un clown, il s’agit d’un caméo maléfique qui va entrainer la fillette dans une folie meurtrière !
Vingt années plus tard, Paul Rogers, un étudiant en informatique très calé, alerte Martha, sa petite amie, sur des signaux étranges qu’il reçoit de sa Cibi ; les deux jeunes gens décident de partir sur l’endroit d’où sont émis les signaux qui font penser à des appels aux secours…
Ils rencontrent durant leur trajet Pepe un SDF qu’ils prennent en stop et, arrivés sur lieux, ils trouvent des jeunes gens : Susan, la petite amie de Mark Dalen, Jim, son frère et Tina, sa petite sœur…
L’endroit d’où venaient les signaux est en fait la maison des Baker !
La police, débarquée sur les lieux après l’appel de Paul Rogers, explique à celui-ci que la maison a été abandonnée après le triple meurtre et que seul Valkos, un contremaitre municipal devenu désaxé, reste sur les lieux pour y effectuer des travaux de jardinage…
Très vite, des manifestations étranges et fantômatiques vont régner sur la maison, le spectre d’Henrietta avec son clown réapparait et provoque des meurtres sans arrêt !
Valkos attaque Martha avec une serpe et Tina est prise de crises de démences !
Le cauchemar ne fait alors que commencer !
Mon avis :
Avec ce « Ghosthouse » dont le titre original est « La casa 3 », Umberto Lenzi a voulu faire une suite aux deux premiers « Evil dead », soyons nets, il s’est planté mais quel bonheur de visionner ce nanar pur jus où c’est un festival au niveau des faux raccords et autres incohérences scénaristiques, on les compte par dizaines et le film se savoure entre potes avec le rituel bière/pizzas avec poilade garantie !
Comédiens neurasthéniques, histoire bordélique à l’extrême, nanar qui n’a ni queue ni tête, « Ghosthouse » dans le genre c’est du haut niveau, il ferait passer « Les rats de Manhattan » pour « Citizen Kane » et on a peine à croire que Lenzi réalisa huit ans auparavant des films comme « Nightmare city » !
On y trouve la belle Lara Wendel, aperçue dans le « Ténèbres » de Argento (c’est la victime de Cristiano Berti, l’adolescente en minijupe qui meurt sous les coups de hache en pleine nuit, dans le jardin du meurtrier !) mais aussi cette trogne de sadique de Donald O’Brien vu dans « Zombie Holocaust » de Girolami  ou « Quatre de l’apocalypse » de Fulci, sauf que là on ne comprend rien sur ses motivations puisqu’il se pend alors qu’il allait attraper sa proie (ne cherchez pas d’explication, même le scénariste du film n’en a pas trouvé ! ), et Pepe, ah Pepe ! le black obèse autostoppeur SDF avec sa main en squelette factice qui apparaît, puis s’en va puis réapparait 40 minutes après alors qu’il était à 40 kilomètres de la casa des Baker !
Bien sûr, personne ne suit les conseils de précautions de Paul (quel con celui- là !), surtout il faut bien fermer A CLEF la porte du camping- car, cause à mon cul ma tête est malade, Lenzi n’a pas réalisé son film il l’a chié et on soupçonne qu’aucun script n’a mis les pieds sur le tournage !
On se demande comment Paul a trouvé un jerricane d’essence dans la crypte de la tombe d’Henrietta et idem pour l’épitaphe qui ne colle en rien de façon logique avec l’histoire !
Ça fonctionne quand même car même si le spectateur est pris pour un âne, bah on suit le film, on a envie d’aller jusqu’au bout car diantre ! la gamine Henrietta avec son clown, mais qu’est ce que c’est que cette histoire il doit bien y avoir une explication !
Les flics, on se demande ce qu’ils font !
La baraque, genre depuis 20 ans, aucune agence immobilière n’a voulu la revendre et se faire de l’argent ? d’où viennent ces satanés signaux de Cibi qu’on entend au début ??
Lenzi pique des trouvailles à droite à gauche à « Amityville » ou à « Poltergeist » et agrémente son pudding de séquences un peu gore (dont une hyper bancale, le meurtre de Tina coupée en deux !), des robinets qui coulent du sang ou un gouliboulga laiteux sous les fondations de la baraque qui engloutit un pauvre gus, mais franchement c’est du nawak à 200 % ce « Ghosthouse » !
Quant à la fin, alors là, je sais pas quelle idée a pris Lenzi mais ma foi, il s’en sort pas mal car tout le long c’était plutôt mal barré !
A voir au 127ème degré, « Ghosthouse », dans le genre nanardesque, se pose comme un pilier, on ne pensait pas qu’on pouvait encore réaliser des films pareils à l’orée des années 90…
Prévoir des bières et se laisser porter par un flot ininterrompu de connerie pendant une heure trente, rameuter ses potes fans de nanars et pas regardant, telles sont les conditions indispensables pour savourer « Ghosthouse », le « White fire » du film de maison hantée !
Note : 4/10














Les démons de Jess Franco, 1973


LES DEMONS
de Jess Franco
1973
Portugal/France
avec Britt Nichols, Howard Vernon, Anne Libert, Carmen Yazalde, Cilhangir Gaffari, Karin Field
Fresque historique
114 minutes
aka Les nonnes de Clichy
Blu ray édité chez Artus films
Synopsis :
Une province d’Angleterre, au dix- septième siècle…
Lord Jeffries, Lady de Winter et Renfield, son amant, font partie de la monarchie qui gouverne sur le territoire ; toute la population les craint et ils ont décision de vie ou de mort sur quiconque, notamment les femmes accusées d’être des sorcières ou des hérétiques qui ne respectent pas à la lettre les codes de la religion…
Ainsi, Jeffries, Lady de Winter et Renfield assistent régulièrement à des mises à mort sur un bûcher où la pauvre victime, après avoir passé un test, se voit contrainte d’être exécutée par immolation !
La vieille sorcière sacrifiée prétend que ses deux filles la « vengeront » et prédit le pire à De Winter et Jeffries !
Lord Malcolm de Winter, avec l’assentiment de Milady de Winter, doit parcourir les couvents pour vérifier si le christianisme est bien appliqué…
Au couvent de Blackmoor, on signale l’attitude curieuse de deux nonnes, Margaret et Kathleen, sa soeur, Margaret se livre à des séances d’onanisme régulières et soutient que le diable a « envahi son corps »…
Lady de Winter fait convoquer les deux nonnes et se livre au « test » initié par Lord Jeffries, elle constate en palpant Margaret que cette dernière n’est plus vierge !
Elle fait transférer Margaret dans son domaine en vue d’une exécution au bûcher !
C’est alors que Renfield, qui menait un double jeu, avoue son amour fou à Margaret et décide de la libérer et de la sauver des mains de Milady de Winter…
Alors qu’un complot contre le roi se trame, Renfield et Margaret partent de nuit du domaine des de Winter pour quitter définitivement l’Angleterre…
Des spadassins attaquent Renfield avec leurs épées, celui-ci est blessé !
Mon avis :
Avec « Les démons », Jess Franco signe ici son chef d’œuvre ultime, d’une durée inhabituelle pour un film de Franco (quasiment deux heures !) qui en font un film-fleuve !
Jess Franco s’est énormément appliqué, que ce soit pour les costumes ou pour les décors, il signe un drame sur l’inquisition et les comédiens et comédiennes se sont donnés à fond, aucune fausse note n’est à déplorer au niveau de l’interprétation et le moins que l’on puisse dire c’est que Jess Franco a tout donné pour rendre son film crédible (exit les délires de « La fille de Dracula » ou « Les expériences érotiques de Frankenstein »), ici ça ne blague pas et le spectateur assiste à un spectacle monumental avec, certes, toujours les séquences insistantes de lesbianisme ou d’onanisme féminin, mais qui servent parfaitement l’intrigue !
Nous sommes dans une relecture du film » Les diables » de Ken Russell sorti deux ans auparavant et Jess Franco ne s’est jamais caché vouloir flirter avec le succès de son homologue ; il signe un film de la même qualité que celui de Russell, parfois il le surpasse même !
« Les démons » est un film très méthodique, qui prend son temps et qui balade le spectateur dans un voyage dans le temps de façon hyper rigoureuse, tout en posant une histoire d’amour impossible (Margaret et Renfield, un couple contradictoire et pourtant épique, c’est là que réside tout l’intérêt du film !)…
Bien sûr, ça barde au niveau des tortures et Jess Franco met le paquet dans l’horreur avec des ustensiles utilisés à l’époque de l’inquisition (un peu comme pour l’inénarrable « Mark of devil » tourné en 1971 !)…
Franco s’applique et ça se voit, dès les premières minutes, on se retrouve embringués dans une histoire prenante voire fascinante et on ne décolle pas de l’écran, « Les démons » est un film passionnant et qui tient en haleine de l’entame jusqu’à l’épilogue…
Les personnages sont calés juste comme il faut (Karin Field en Milady de Winter est une immonde garce qui prend plaisir à infliger la souffrance tout comme l’acteur iranien Cillhangir Gaffari, Britt Nichols est au sommet de sa beauté, elle est magnifique et se dote d’un jeu impeccable)…
Film trépidant et à suspense, « Les démons » se met dans le haut du panier dans la carrière de Jess Franco, l’édition blu ray de Artus films est comme toujours prodigieuse et le bonus avec Alain Petit s’avère, comme d’habitude, un vrai régal !
« Les démons » ou comment Jess Franco est parvenu à renouveler son style sans rien bâcler et au final nous pondre une œuvre culte, loin des standards et qui tranche avec tous les autres films sur l’inquisition par un réalisme appuyé et une mise en scène sans failles…
Un film exemplaire à visionner toutes affaires cessantes !
Note : 9/10












dimanche 5 août 2018

La dernière maison sur la gauche de Wes Craven, 1972


LA DERNIERE MAISON SUR LA GAUCHE
de Wes Craven
1972
Etats-Unis
avec David Hess, Sandra Cassel, Lucy Grantham, Fred J. Lincoln, Jeramie Rain
Slasher/rape and revenge
91 minutes
aka The last house on the left
Budget : 90 000 dollars
Recettes au box-office : 3 100 000 dollars
Synopsis :
Une ville des Etats unis, au début des années soixante-dix…
Mari Collingwood, une adolescente, dont le père John est médecin, fête son anniversaire, elle a dix –sept ans…
La jeune femme projette d’aller à un concert des Bloodsuckers (littéralement les « suceurs de sang ») en ville avec sa meilleure copine, Phyllis Stone ; les parents leur donnent donc l’autorisation, afin de ne pas contrarier Mari…
Krug Stillo, Fred Weasel Podowski, Sadie et Junior Stillo, le fils de Krug, sont de très dangereux malfaiteurs recherchés par la police et qui ont tué leurs assaillants, ils se sont réfugiés dans une chambre miteuse et délabrée de la ville…
Mari Collingwood et Phyllis Stone, arrivées en  ville le soir du concert, cherchent à se procurer de la marijuana, alors qu’elles marchent dans la rue, elles alpaguent un homme et lui demandent si ce dernier pourrait leur donner de la marijuana…
L’homme en question n’est autre que Junior Stillo !
Tout va partir en live !
Fred Weasel Podowski, Sadie, Junior Stillo et Krug vont d’abord séquestrer Mari et Phyllis, puis les emmener les yeux bandés en pleine forêt, limitrophe de la ville !
Avec une barbarie irréelle et sauvage, les deux jeunes femmes vont subir les pires actes !
John et Estelle, les parents de Mari, s’inquiètent de ne pas avoir leur fille revenir à la maison…
La police semble inefficace et incompétente pour retrouver Mari et Phyllis…
Jusqu’au moment où tout va basculer et les bourreaux vont payer leurs crimes par le plus grand des hasards et la manière la plus fortuite qui soit !
Mon avis :
Remake moderne du chef d’œuvre de Bergman « La source » et tout premier film du légendaire Wes Craven, cette « Dernière maison sur la gauche » est sans doute un des films les plus sévères de tout le septième art ; slasher déjanté aux personnages ultra sadiques, « Last house on the left » barde à 500 à l’heure et seuls les cinéphiles les plus aguerris en la matière pourront tenir le choc, les autres arrêteront surement le visionnage en cours, tant la cadence est rude à tenir !
Galerie de psychopathes violeurs, les rôles interprétés par David Hess et ses acolytes sont répugnants et l’empathie vient vite pour les deux adolescentes, d’abord maltraitées puis, qui vont subir un calvaire !
Craven a mis le paquet dans l’ignoble et l’ignominie et n’a rien occulté, ni la nudité ni le gore, « La dernière maison sur la gauche » est un film BARBARE et il faut bien une journée pour se remettre du visionnage ; Bergman  a créé le rape and revenge en 1960, Wes Craven l’a amplifié douze années plus tard, ouvrant la porte à des dizaines d’autres réalisateurs qui n’en demandaient pas tant et qui ont compris que le filon rapporterait, eu égard au côté voyeuriste du spectateur qui en veut toujours plus dans la violence !
La police est ridiculisée dans ce film et parait complètement à l’ouest et à contre-courant dans l’intrigue, les deux adolescentes symbolisent la pureté, l’innocence et ce qui va leur arriver, ce qu’elles vont subir rappelle la défloraison, l’hymen déchiré mais ici dans les pires conditions par des êtres crapuleux et immondes (Craven ne prend pas de gants et montre TOUT –comme Lustig dans « Maniac » avec Joe Spinell, tourné huit années plus tard-), autant vous dire que rien ne nous est épargné et qu’il faut avoir le cœur solidement accroché lors du visionnage…
Mon ami Pierre Bertrand m’a expliqué les motivations de Craven pour qu’il réalise ce film, un jour, avec son fils, ils regardaient les informations télévisées et un reportage sur la guerre du Vietnam les traumatisa, le fils de Craven demanda à son père « pourquoi tant d’horreurs à la télévision ? » et bien « La dernière maison sur la gauche » est un peu la réponse de Wes Craven à tout cet establishment, à toutes ces corporations des médias !  Voilà un bien joli pied de nez en quelque sorte, un exutoire pour Craven !
La violence est montrée à l’état brut, sans distance, sans compromis, c’est cela qui fait que le film fait innover le cinéma et les déroulés scénaristiques ; avec un budget dérisoire, Craven fait plonger le spectateur dans une horreur viscérale et outrancière (il n’est pas exclu de s’évanouir, comme indiqué dans la bande annonce) et le film fut interdit totalement de diffusion pendant trente ans au Royaume uni, ce qui lui fit une sacrée publicité dans les autres pays et assura son succès et sa rentabilité (trois millions de dollars de recettes au box-office et un statut immédiat de film-culte !)…
Quoiqu’il en soit, « La dernière maison sur la gauche », outre son aspect ragoûtant et rébarbatif, est une œuvre essentielle du cinéma extrême qui marqua d’une pierre blanche le genre et qui mit en selle Wes Craven, pour qui la carrière démarra sur les chapeaux de roues…
La prestation de David Hess (qui signe également la musique du film sous le nom de David Alexander Hess) lui collera à la peau dans nombreux de ses autres films (« La maison au fond du parc » de Ruggero Deodato, où l’acteur reprendra un rôle similaire à celui de Krug)…
La brutalité de « La dernière maison sur la gauche » ne doit en aucun cas altérer la qualité de la mise en scène de Craven ni le culot absolu dont il fit preuve à l’époque !
Une bombe !
Note : 10/10














La fille de Dracula de Jess Franco, 1972


LA FILLE DE DRACULA
de Jess Franco
1972
France/Portugal
avec Britt Nichols, Howard Vernon, Anne Libert, Jess Franco, Daniel White
Film érotique fantastique
Blu ray sorti chez Artus films
aka A filha de Dracula
82 minutes
Synopsis :
Une ville du Portugal, au début des années soixante-dix…
Luisa, une très jolie jeune femme, est l’héritière de la dynastie des Karlstein ; sa grand –mère est mourante et Luisa se rend à son chevet ; la baronne Karlstein, avant de décéder, l’informe que son grand-père repose dans une crypte souterraine et qu’il n’est autre que le vampire descendant du comte Dracula ; la grand- mère prévient Luisa qu’il faut absolument éviter que le comte agresse d’autres personnes et ne se régénère par le sang de ses potentielles victimes…
Luisa se rend alors dans la crypte et constate que les dires de sa grand –mère s’avéraient réels !
Hélas, Luisa, happée par le vampire, devient une succube vampire à son tour, elle prend goût à la luxure et au vampirisme…
Karine, une jeune femme habitant dans la bourgade, va se livrer à des jeux saphiques avec Luisa, qui va multiplier les meurtres un peu partout !
L’inspecteur Ptuschko, un policier chargé d’élucider tous ces mystérieux crimes, fait appel à Cyril Jefferson, un témoin crucial, qui prétend savoir où se trouve la clef de cette énigme…
L’enquête sera rude et tous les éléments concordants n’amènent pas l’inspecteur vers Luisa, qui parvient à chaque fois à passer entre les mailles du filet…
Karine, la compagne du jeu lesbien avec Luisa, finit par être tuée, le cou ensanglanté par une morsure vampirique de Luisa…
Jusqu’au jour où tout bascule ! Ptuschko et Cyril Jefferson découvrent le pot aux roses en se rendant dans la crypte familiale…
Ils y découvrent non pas un, mais deux cercueils !
Mon avis :
On est clairement en plein dans la période bordélique de Jess Franco, celle où il se permettait tout et bafouait les codes du fantastique en s’appropriant à sa sauce les grands personnages des Classics monsters (Frankenstein en fit aussi les frais) ici quasi pas de vampirisme (un pauvre Howard Vernon raide comme un balai dans sa tombe qui apparait quatre fois dans le film toujours dans la même posture !) mais des scènes de broute minou à n’en plus finir (dont une de dix minutes), on se croirait chez Kechiche dans  « La vie d’Adèle » et pourtant, oui on pourrait difficilement le croire, « La fille de Dracula » est un film très réussi !
D’abord parce que Franco est très malin et sait nous tenir en haleine tout le long des une heure vingt de son métrage ; il développe même certains codes giallesques qui seront repris plus tard par les plus grands (l’œil en gros plan comme l’a fait Argento pour son « Ténèbres »), il rembarre tous les à priori du cinéma fantastique pour développer une attitude totalement freestyle, certes les scènes érotiques sont interminables mais au fait est-ce vraiment le plus important ?
Franco se paye le luxe d’interpréter un personnage (le plus intéressant du film, Cyril Jefferson) et au bout de vingt minutes de bobine, le spectateur est pris dans l’intrigue jusqu’à la fin et n’en démord plus (sans jeu de mot facile !)…
La musique de Daniel White est envoûtante, tout comme les décors et l’architecture ; le charme de Britt Nichols relègue toutes les pin-ups de l’époque au rang de potiches et Nichols magnifie par sa prestance bon nombre de séquences, érotiques ou non…
Certes, comme toujours chez Franco, le sexe est omniprésent mais c’est pour mieux apaiser la violence des passages de meurtres, on est dans du très haut niveau de cinéma populaire d’exploitation, les prémices du grindhouse, en somme…
Certes les puristes de la Hammer hurleront, mais les gars on n’est pas là pour voir Christopher Lee ou Peter Cushing, on a affaire à du cinéma latin, pas plus bête qu’un autre et je dirais même du cinéma élitiste, comme nul autre, à part Jess Franco, ne savait réaliser dans ce genre (l’érotico-vampirique), alors savourons ce film qui, même s’il est loin d’être parfait, amène une plongée dans l’ésotérisme et l’insolite…
Donné pour les plus ouverts des cinéphiles, « La fille de Dracula », outre ses défauts, recèle aussi de qualités et de passages immersifs avec un scénario bancal mais totalement imprégnant…
Pour tout curieux du cinéma ibérique franquiste, « La fille de Dracula » est une perle, une œuvre indémodable et qui n’a pas pris une ride, Franco savait déployer une très grande modernité dans sa façon de filmer et maitrisait son style (ce n’est pas pour rien qu’il fut assistant d’Orson Welles !)…
Avec « Le miroir obscène », « La fille de Dracula » est un des meilleurs métrages du Maitre…
Maintenant qu’Artus films nous l’a sorti dans un blu ray impeccable, il n’y a plus aucune excuse pour zapper ce film !
Une grande découverte pour ce film à part et à visionner impérativement !
Note : 9/10