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dimanche 31 décembre 2017

L'horrible docteur Orlof de Jess Franco, 1962

L’HORRIBLE DOCTEUR ORLOF
de Jess Franco
1962
France/ Espagne
avec Howard Vernon, Diana Lorys, Jess Franco, Conrado San Martin, Richard Valle, Perla Cristal
84 minutes
Policier horrifique
DVD édité dans la collection Mad movies
Blu ray édité chez Redemption
aka Gritos en la noche
Synopsis :
Paris, 1912…
De très jolies filles de petite vertu sont kidnappées en pleine nuit et emmenées dans un château en ruines, où elles sont terrorisées et mordues au sang par un mystérieux individu de forte corpulence ; ces malheureuses sont ensuite emmenées en barque le long d’un canal pour atterrir dans la demeure du docteur Orlof, un ancien médecin qui travaillait dans une prison…
Le but d’Orlof est de mutiler la peau des belles jeunes femmes pour les insérer sur le visage de sa femme, Mélissa, au faciès gravement rongé par une maladie cutanée incurable…
Les enlèvements vont à vitesse grand V et l’inspecteur Tanner, sur le point de sa marier, est chargé de l’enquête, sa mission est double, arrêter le responsable des rapts et retrouver les victimes ou du moins leurs corps !
L’enquête piétine et malgré le fait d’avoir établi un portrait-robot du meurtrier et d’avoir convoqué une dizaine de témoins oculaires, les témoignages de ces derniers ne coïncident pas…
Tanner a alors l’idée de faire servir d’appât sa femme Wanda, celle-ci accepte…
Le docteur Orlof, amateur de soirées dansantes en cabaret, mord à l’hameçon ; il tente de droguer Wanda en lui mettant un soporifique dans sa coupe de champagne, mais Wanda parvient à déjouer le piège d’Orlof…
Wanda a juste le temps de noter un mot à Tanner sur une enveloppe avec son rouge à lèvres ; Tanner, dans un premier temps, ne lit pas tout de suite le mot de Wanda…
Morpho, l’assistant d’Orlof, un homme atrocement défiguré, violente Wanda et l’emmène de force chez Orlof…
C’est alors que Tanner lit le mot et fait la liaison avec Orlof !
Une course contre la montre s’engage alors !
Mon avis :
« L’horrible docteur Orlof » est un film historique et pilier dans la carrière prolifique du maitre Jess Franco, en effet, c’est le film qui intronise le personnage du docteur Orlof pour la première fois, et ce personnage sera revisité et remodelé des dizaines de fois par la suite, aussi bien par Franco que par d’autres cinéastes…
Qualitativement, « L’horrible docteur Orlof » est exemplaire et révolutionnaire pour son époque (nous sommes seulement au début des années soixante !) et Franco déploie un scénario sans failles avec des séquences inoubliables (la nuit est parfaitement bien exploitée), le personnage de Morpho est terrifiant (on dirait presque le Michael Myers du « Halloween » de Carpenter), quant à Howard Vernon il est déjà habité par son personnage et donne une touche classieuse de gentleman alors qu’il n’est ni plus ni moins qu’un psychopathe totalement allumé dans les desseins qu’il projette !
On trouve également dans « L’horrible docteur Orlof » les débuts sous-jacents de l’érotisme capiteux qui allait illuminer toute la suite de la carrière de Jess Franco, des poitrines dénudées, des filles érotisées à maxima et un sens appuyé de la libido dans certaines scènes (Franco bâtit tout son style cinématographique en une heure vingt- cinq, ses codes futurs sont déjà déclinés et entérinés !)…
Le scénario nous donne droit à de multiples rebondissements sur les origines des personnages (Morpho est un tueur en série déclaré mort en prison par… Orlof lui-même !), Franco bénéficie de somptueux décors et les personnages secondaires sont savoureux (Jeannot le clochard qui sera un élément clef pour l’enquête !), quant au final, il est flamboyant et déjà Franco prouve son talent au niveau de la technique pour filmer, l’issue est efficace et prenante, un peu comme à la manière des polars américains de l’époque…
Franco ne vole rien aux autres, il ne s’inspire de personne mais créée SON cinéma, celui qui allait devenir sa marque de fabrique, et tout fonctionne à merveille !
On ne ressent pas de Bavaïsation ni même d’autres influences (cela aurait été facile pour Jess Franco) non, il invente ses codifications, instaure sa manière de filmer comme il l’entend et son cinéma fonctionne au-delà de toutes les espérances…
Œuvre essentielle non seulement pour appréhender le cinéma de Jess Franco mais aussi l’intégralité du cinéma bis européen, « L’horrible docteur Orlof » est un film fabuleux, qui fera date dans l’histoire du cinéma d’exploitation des années soixante, on y découvre un cinéaste déjà très sûr de lui et qui allait, petit à petit, acquérir une grande notoriété auprès des cinéphiles habitués des salles obscures…
A la fois dense dans son atmosphère et basique dans son histoire, « L’horrible docteur Orlof », plus de cinquante ans après, n’a même pas trop vieilli, sa modernité laisse une empreinte indélébile…
Un pur régal et sans doute un des meilleurs films réalisés par Jess Franco, à voir et revoir avec un plaisir immense et une attention soutenue…

Note : 9/10






jeudi 28 décembre 2017

La nuit des maléfices de Piers Haggard, 1970

LA NUIT DES MALEFICES
de Piers Haggard
1970
Grande Bretagne
avec Linda Hayden, Patrick Wymark, Barry Andrews, Charlotte Mitchell, Michele Dotrice, Wendy Padbury, Tamara Ustinov
Film fantastique
95 minutes
DVD édité chez Artus films
Produit par la Tigon british films
aka Blood on Satan’s claw
Synopsis :
Un village de Grande Bretagne, au dix-huitième siècle…
Un jeune fermier qui labourait la terre d’un champ fait une curieuse découverte, il trouve une partie d’un ossement de crâne avec les yeux sortis des orbites ; c’est la panique, le jeune fermier prévient une  de ses amies, puis le juge du village !
D’étranges phénomènes se produisent, un peu comme si le diable avait pris possession des habitants de la bourgade ; ainsi, Margaret, une jeune fille, voit un corps étranger pousser sur sa jambe, une plaque de peau velue !
Une autre jeune fille, dévergondée et exhibitionniste, dévoile son corps au responsable du collège où elle est élève, l’enseignant repousse ses avances !
Il s’agit d’Angélique Blake et ce sera la première personne à être, de manière flagrante, possédée par un esprit satanique…
Une main avec de gigantesques griffes va s’intégrer sur le bras d’Angélique, comme si un esprit maléfique avait pris possession de l’entité de son corps ; non seulement la possession n’est plus que mentale mais elle devient physique !
Angel Blake va « contaminer » tous ses camarades et ces derniers se réunissent en pleine forêt pour effectuer des messes noires où ils invoquent Satan…
Margaret sera alors sacrifiée lors d’un viol collectif !
Il s’agit de sorcellerie, seul le juge pourra éradiquer ces abominations, il fait appel à un de ses confrères, l’inquisiteur !
Angel Blake est déchainée, seule une purification parviendrait à la guérir…
Alors que tous les suppôts de Satan sont au centre de la forêt, l’inquisiteur, le juge et des villageois non contaminés armés de lances et de torches enflammées prennent d’assaut Angel et les autres !
Parviendront-ils à éradiquer cette malédiction ?
Le naturel remplacera t-il le surnaturel ?
Le village redeviendra t-il calme et tranquille ?
Mon avis :
Petite cousine de la Hammer films et des productions Amicus, la société Tigon british est certes moins connue que ses illustres consoeurs mais a, néanmoins, sorti quelques films particulièrement intéressants dont cette « Nuit des maléfices » qui prend de grandes libertés avec les codes du fantastique d’outre- Manche mais s’avère plus appuyée que la Hammer, surtout pour la perversité ambiante dont elle fait preuve et l’atmosphère insolite qu’elle déploie…
Le personnage incarné par Linda Hayden (que l’on retrouvera dans un des « Dracula ») est très atypique, de par sa jeunesse et du fait qu’elle n’a pas froid aux yeux, son corps sublime et sa plastique envoûtante raviront les cinéphiles érotomanes et le passage où elle dévoile sa poitrine donne une plus- value énorme au film, qui baigne dans l’horreur organique avec des mutations génétiques qui ne sont pas sans rappeler les premiers films de David Cronenberg (un parallèle avec « Frissons » n’est pas fortuit)…
Linda Hayden est la vedette incontestable du film mais les autres comédiens dégagent un fort charisme, eux aussi, et le spectateur est pris dans un tourbillon horrifique dont la tension ne se relâche jamais !
Cette histoire de possession satanique n’est pas simpliste et il s’y greffe bien d’autres éléments scénaristiques comme les conditions des paysans du temps de l’inquisition et toujours l’influence prégnante de la religion qui dirigeait en permanence les codes de vie des croyants ; de ce fait, il est intéressant de noter que l’inquisiteur n’est pas montré ou perçu comme un « bourreau » (comme dans « Mark of the devil ») mais plutôt comme quelqu’un de providentiel qui va tout remettre en ordre et chasser les forces maléfiques pour le bien de tous…
« La nuit des maléfices » est donc un film très intense, bien réalisé et doté de décors magnifiques (la forêt est particulièrement bien exploitée, à la fois lieu de nature et lieu étouffant) et ce métrage très rare se doit d’être réhabilité grâce à Artus films qui, une nouvelle fois, a fait un super boulot !
Tentative réussie de redorer le genre en innovant, tout en prenant de grandes libertés, « La nuit des maléfices », sans être un chef d’œuvre, est un film bougrement sympathique et qui prouve que le cinéma fantastique britannique avait de sacrés atouts et qu’il savait très bien les retranscrire et les mettre en valeur…
Pour les cinéphiles hammeriens, « La nuit des maléfices » est donc hautement recommandable !

Note : 8/10






lundi 25 décembre 2017

CHILDREN OF BODOM, focus sur leur discographie

CHILDREN OF BODOM
Groupe finlandais de métal mélodique
Children of Bodom est un groupe phare de la scène scandinave du métal death mélodique…
Ils débutent leur discographie en 1998 avec l’album « Something wild » mais allaient exploser l’année suivante avec « Hatebreeder » en 1999, considéré encore de nos jours comme leur meilleur album…
Et pourtant Children of Bodom, ce n’est pas que « Hatebreeder », il convient de s’attarder sur leur discographie car ils ont pondu d’excellents albums bien après et que leur carrière fulgurante est largement à la hauteur des attentes des métalleux, qui ne s’y trompèrent pas en érigeant Children of bodom au rang de groupe culte…
Suivra en 2001, un album fabuleux, incroyable dans ses sonorités, « Follow the reaper » qui contient des bombes qui allaient devenir des standards du groupes (« Hate me ! », « Bodom after midnight », « Everytime I die »), « Follow the reaper » est un disque hyper addictif et on peut l’écouter en boucle pendant des heures, tant le plaisir d’audition est magnifique !
En 2003 sort « Hate crew death roll » avec un morceau d’ouverture à fond les gamelles (« Needled 24/7 ») et des chansons d’anthologie (le final éponyme est à tomber par terre), c’est que du bonheur et Children of bodom, avec ce disque, entérine définitivement son  style, un mélange de death/thrash/black mixé à du mélodeath avec une touche symphonique et beaucoup d’utilisation de claviers…
Puis en 2005, Children of bodom prend une tournure radicale dans sa carrière avec le monumetal « Are you dead yet ? », des morceaux plus hargneux mais Alexi Laiho maitrise comme jamais son jeu de guitares et nous assène de soli et de plans rythmiques uniques en leur genre ; il intègre également des plans de métal industriel, notamment dans les intros de ses chansons, une fois de plus, une bombe !
L’album suivant est une nouvelle fois une pure raclée (on est jamais déçu avec Children of bodom) et « Blooddrunk » (littéralement « bourré au sang ») est certainement leur album le plus ambitieux et le plus risqué, il marque un tournant énorme à 360 degrés dans leur carrière avec même des intros limite proches de la techno (« Tie my rope »), mais cette fois ci ils accélèrent le rythme et la dextérité de Laiho n’est plus à démontrer (« Hellhounds on my trails », « Smile pretty for the devil » sont des tueries absolues !)…
Vient un album de reprises (« Skeletons in the closet »), encore une fois phénoménal qui reprend Trust/Anthrax, Sepultura, Iron Maiden, Slayer, Alice Cooper, Pat Benatar, Suicidal tendencies mais aussi… Britney Spears !
On est en 2011 et on pensait que COB avait tout fait, tout exploré, tout explosé et bien ils sortent LE meilleur album de leur illustre carrière : « Relentless reckless forever » !
C’est leur album le plus varié à ce jour, le plus appliqué et le plus mélodique également…
Aucune répétition mais des arrangements, des compositions qui atteignent le génie total !
C’est un album extrêmement complexe et diversifié qui fera date dans l’histoire du heavy metal ; tout métalleux digne de ce nom se doit de l’avoir écouté au moins une fois, il est extraordinaire !
En 2013, c’est un peu la déception avec « Halo of blood » malgré un retour aux sonorités black metal du début, mais qui tourne court !
« Halo of blood » est pas mal mais en deçà de ses prédécesseurs, le niveau a tellement été haut avec « Relentless » qu’ils ne pouvaient plus le surpasser…
En 2015 sort « I worship chaos » et l’impression est en demie teinte malgré la superbe reprise de Kenny Loggins « Danger zone », Laiho a toujours autant la pêche dans les partitions de guitares et s’en sort, une nouvelle fois, étonnamment bien !
On attend un nouvel album qui ne devrait pas tarder à arriver pour 2018…

Children of Bodom est un super groupe de métal, accessible à tous et vraiment intéressant !






samedi 23 décembre 2017

Le baiser du vampire de Don Sharp, 1963

LE BAISER DU VAMPIRE
de Don Sharp
1963
Grande Bretagne
avec Isobel Black, Clifford Evans, Edward de Souza, Jennifer Daniel, Noel Willman, Barry Warren
Fantastique vampirique
88 minutes
Production Hammer films
Scénario de Anthony Hinds
Blu ray édité chez Elephant films
aka Kiss of the vampire
Synopsis :
Un pays d’Europe centrale, fin du dix-neuvième siècle…
Une procession vers un cimetière est troublée par un homme étrange, le professeur  Zimmer, ce dernier est un chasseur de vampires, il plante violemment une pelle en métal dans le cercueil alors que le corps de la défunte est sur le point d’être inhumé, du sang jaillit, la morte était en fait une vampire !
Gérald et Marianne Harcourt, un couple de jeunes mariés, part en voiture pour leur lune de miel ; la voiture tombe en panne, à cours d’essence ; Gérald et Marianne trouvent refuge dans une auberge, ils en sont les uniques clients !
Le docteur Ravna, propriétaire d’un château voisin, invite le couple à diner chez lui ; il leur présente Carl et Sabena, ses enfants ; Marianne est fascinée par le jeu de piano de Carl, elle semble envoûtée !
Le professeur Zimmer a une fille, Tania, devenue vampire depuis son adolescence, qui erre chez le docteur Ravna ; lorsque le lendemain, Ravna réinvite le couple Harcourt pour un bal masqué au sein du château, il s’agit en fait d’un piège !
Ravna n’est autre que le gourou d’une gigantesque secte de vampires et il envoûte la jeune Marianne et drogue Gérald !
Gérald est chassé du château et Marianne a totalement disparu…
Ce n’est que lorsque le professeur Zimmer explique à Gérald la vérité sur le comte Ravna que les deux hommes s’allient pour un double objectif : pour Zimmer, retrouver sa fille Tania et pour Gérald, sortir Marianne des griffes de Ravna…
Attendant la nuit tombée et l’arrivée de la pleine lune, Zimmer provoque une incantation mystique dans le but d’anéantir Ravna !
Mon avis :
Considéré comme le troisième opus des « Dracula » de la firme Hammer, « Le baiser du vampire » l’est uniquement si on considère la chronologie des réalisations antérieures mais en fait, ce film est un « copié collé » des « Maitresses de Dracula » avec quelques libertés scénaristiques (Yvonne Monlaur est remplacée par le couple Edward de Souza/Jennifer Daniel, Van Helsing devient le professeur Zimmer et le baron Meinster est calé sur le personnage de Ravna), l’histoire est quasi identique mais Don Sharp y intègre des séquences nouvelles et inédites (le bal, qui sera une forte influence pour Polanski pour son « Bal des vampires » et surtout le final avec le massacre effectué par des chauve- souris) et l’ensemble est une grande réussite…
Réalisé adroitement « Le baiser du vampire » vaut beaucoup pour son ambiance très insolite malgré quelques séquences un peu cucu la praline (Gérald qui bécote sans arrêt Marianne), en fait le personnage le plus intéressant est  vraiment Zimmer (Clifford Evans, un habitué de la Hammer), ce clone de Van Helsing en plus costaud semble torturé par le fait que sa fille Tania (Isobel Black, actrice au charme juvénile) soit devenue vampirette à l’âge adolescent par le biais du « gourou » Ravna, Zimmer sombre alors dans l’alcool mais a plus d’un tour dans son sac et maitrise bien les sciences occultes, ce qui lui permettra d’anéantir Ravna et ses disciples et de sauver la mise à Gérald Harcourt…
Bref, tout est bien qui finit bien et on ne s’ennuie à aucun moment ; comme toujours les décors sont fabuleux et le sens narratif parvient à captiver aisément le spectateur ; le pré-générique est impressionnant, introduisant le personnage de Zimmer avec son chapeau à la « Ze do caixao » (c’est à se demander si José Mojica Marins ne s’est pas inspiré de ce look pour son « Coffin Joe » !), « Le baiser du vampire » est une œuvre majeure pour la Hammer films car il y a une grande volonté de faire du « nouveau », de transgresser les codes pour, au final, les sublimer ! et c’est réussi !
Don Sharp nous donne une mise en scène presque du même niveau que celle de Terence Fisher et donne, par sa rigueur, de l’importance à un film qu’il ne faut surtout pas occulter sous prétexte qu’il est méconnu ou loin des standards Hammerien…
« Le baiser du vampire » a bel et bien sa place parmi par les autres classiques de la Hammer et se doit d’être réhabilité tant son importance est grande et justifiée…
Le blu ray de Elephant films est somptueux et les bonus avec Nicolas Stanzick sont vraiment très intéressants, il va à fond dans l’analyse du film et nous apprend des choses que seuls les cinéphiles aguerris peuvent connaître (Polanski fréquentait assidument les cinémas de quartiers parisiens et c’est lorsqu’il vit « Le baiser du vampire » qu’il élabora sa trame pour « le Bal des vampires », c’est ce film qui lui a produit le « déclic » !)…
Cela donne donc une grande épaisseur au « Baiser du vampire », en le visionnant, on comprend que ce film est historique !
Une nouvelle fois on se régale et « Le baiser du vampire » est un métrage à voir sans modération ni réserves, le plaisir est au rendez-vous et on aurait tort de se priver !

Note : 9.5/10







dimanche 17 décembre 2017

Les maîtresses de Dracula de Terence Fisher, 1960

LES MAITRESSES DE DRACULA
de Terence Fisher
1960
Grande Bretagne
avec Yvonne Monlaur, Peter Cushing, David Peel, Martita Hunt, Freda Jackson, Fred Johnson, Andree Melly
85 minutes
Fantastique vampirique
Produit par la Hammer Major
Blu ray édité chez Elephant films
aka Brides of Dracula
Scénario de Jimmy Sangster, Peter Bryan et Edward Percy
Synopsis :
Dans une contrée de la Transylvanie au dix- neuvième siècle…
Une jeune femme, Marianne Danielle, est conduite par un cocher alors que la nuit tombe, le cocher va extrêmement vite, ce qui incommode Marianne ; finalement le cocher la dépose à côté de la taverne d’un village puis disparaît fissa, l‘abandonnant…
Marianne devait se rendre dans un pensionnat de jeunes filles tenu par Monsieur Lang pour y enseigner l’algèbre…
Comprenant que cela va être difficile de trouver une chambre pour passer la nuit, Marianne semble désemparée…
C’est alors que rentre dans l’auberge la baronne Meinster, une vieille dame ; cette dernière offre immédiatement gîte et couverts à Marianne…
La baronne met en garde Marianne que son fils souffre d’une  grave pathologie…
De fil en aiguille, Marianne rencontre le fils Meinster, tombant d’affection pour lui elle lui donne la clef pour qu’il se libère de la chaine que sa mère lui a mis !
Gabriel Van Helsing, un professeur théologien chasseur de vampires, arrive sur les lieux ; par les traits d’une chauve-souris, Meinster intègre bientôt le pensionnat tenu par Lang, où Marianne Danielle travaille…
Le baron Meinster va vampiriser la baronne, sa propre mère puis Greta, la servante du château et même Gina, une jeune femme qui se trouve dans le pensionnat tenu par Monsieur Lang…
Alors que Marianne est en danger de mort, Van Helsing déboule in extremis !
Le baron Meinster a contaminé quasiment toutes les filles de la contrée et veut mordre Marianne au cou pour en faire sa succube !
Mon avis :
« Les maitresses de Dracula » est le second segment de la série des « Dracula » réalisés par Fisher, intermédiaire entre « Le cauchemar de Dracula » et « Dracula, prince des ténèbres » mais ici Christopher Lee n’apparaît pas, il est remplacé par David Peel, censé être comme son « héritier » vampirique sur la Terre…
Et en fait c’est le personnage de Marianne (superbe Yvonne Monlaur) qui lui vole la vedette, élément féminin étant le protagoniste principal du film...
Soyons clairs, « Les maitresses de Dracula » est un film unique dans le genre vampirique/gothique, tous les ingrédients du style sont exploités fabuleusement et le spectateur suit l’ensemble avec délectation, que ce soit pour les décors, pour l’atmosphère implacable et pour le jeu des acteurs, on se prend un pied absolu !
Cushing en Van Helsing est immanquable et les scénaristes (ils s’y sont mis à trois !) donnent des intentions inédites à leurs personnages (tout le monde admet que le baron Meinster/ David Peel a un côté efféminé voire carrément « gay » !), il se créée sa « cour » par l’intermédiaire des filles qu’ils vampirisent et contaminent en les mordant au cou, un peu comme un jeu sexuel de domination qui entrainera la « prolifération » des vampires et Marianne semble être sa promise, c’est sans  doute pour cela qu’il l’épargne, la gardant comme morceau de choix final…
« Les maitresses de Dracula » est bourré de moments cultes (lorsque Marianne découvre le baron qui se penche dans le vide, le début avec la course du cocher dans la forêt, l’arrivée dans le pensionnat, les chauve-souris qui virevoltent dans le ciel nocturne), Terence Fisher signe ici un film glaçant, osé et nouveau qui permet ainsi à la Hammer de s’ériger comme LA firme des œuvres gothiques à part entière, le succès fut inouï que ce soit en France, aux Etats-Unis et même au Japon, le film fit un carton !
Encore de nos jours, « Les maitresses de Dracula » n’a rien perdu de sa superbe et reste un segment essentiel du mythe de Dracula, il se savoure avec délectation et le travail effectué par Elephant films pour le format du blu ray est à tomber au sol !
L’image est impeccable et c’est le moment ou jamais pour tout cinéphile de s’approprier la meilleure version à ce jour de ce film, pierre angulaire des films de la Hammer, on ne pouvait espérer meilleur support et meilleures conditions pour le voir !
Bourré de métaphores (Nicolas Stanzick l’explique très bien dans son analyse du film, dans les bonus), « Les maitresses de Dracula » est du aussi grand niveau que « Le chien des Baskerville », les spécialistes hammerophiles lui vouent un culte tout particulier qui est justifié, il est inutile de vous dire que « Les maitresses de Dracula » est immanquable et se doit d’être visionné impérativement…
Une pièce maitresse dans la filmographie des films de la Hammer !

Note : 10/10







Le fascinant capitaine Clegg de Peter Graham Scott, 1962

LE FASCINANT CAPITAINE CLEGG
de Peter Graham Scott
1962
Grande Bretagne
avec Peter Cushing, Yvonne Romain, Michael Ripper, Oliver Reed, Patrick Allen, Sydney Bromley, Jack Mac Gowran
Fantastique/film de pirates
82 minutes
Produit par la Hammer films
Blu ray édité chez Elephant films
aka Night creatures
Synopsis :
A la fin du dix-huitième siècle, sur une ville côtière de Grande-Bretagne…
Le capitaine Clegg, à la tête d’une horde de flibustiers, capture et châtie un mulâtre costaud sous prétexte que celui-ci aurait tenté de tuer son épouse ; l’homme est laissé à l’abandon sur une ile déserte avec la langue et les oreilles mutilées…
Quelques années plus tard, Le capitaine Collier se rend clandestinement dans la ville de  Romney Marsh, il interrompt la cérémonie dans l’église du révérend Blyss, il le soupçonne de faire de la contrebande d’alcool avec tous les autres villageois…
Harry Cobtree est amoureux d’Imogène, une serveuse de la taverne locale ; c’est alors que le mulâtre est sauvé par les hommes de Collier et qu’on l’amène dans la taverne pour se moquer de lui ; dès que le mulâtre voit le révérend Blyss, il panique et se jette sur lui !
De plus, les hommes de Collier sont terrorisés par des sortes de fantômes à cheval qui errent en pleine nuit dans une forêt proche des côtes de Romney Marsh ; la contrebande d’alcool va bon train, le révérend Blyss utilisant des passages secrets au nez et à la barbe de Collier !
C’est alors que la tombe de Nathaniel Clegg, le pirate du début du film, est exhumée !
Il n’y a personne dans la sépulture… le capitaine Collier commence à comprendre la supercherie !
Et si Blyss et Clegg n’étaient en fait que la même personne ?
Mon avis :
« Le fascinant capitaine Clegg » est un film hybride qui mêle plusieurs genres (aventures, fantastique, film de pirates) mais qui, grâce au talent déployé, garde toujours une identité propre aux films de la Hammer et… on se régale complètement !
Œuvre farfelue et pourtant très maitrisée, « Le fascinant capitaine Clegg » va extrêmement vite et Peter Graham Scott opte pour un déroulement scénaristique assez speed et très riche ; ça n’arrête jamais, quasiment aucun temps mort mais des séquences rapides et une histoire rocambolesque mêlant fantômes, contrebande d’alcool, interrogations multiples (notamment sur l’identité du Capitaine Clegg) et plans inoubliables…
Tout va vite mais rien n’est bâclé, rien n’est réalisé à l’emporte pièces, Graham Scott maitrise son sujet et sait parfaitement comment faire pour captiver le spectateur et il tape dans le mille !
L’issue dramatique complète et rajoute sur l’atypisme du film et on pourra s’émouvoir de ce choix mais en ayant vécu un film hors normes et d’une singularité exemplaire, encore plus s’agissant d’une production Hammer qui, ici, a pris un énorme risque (nous ne sommes pas dans un film de vampires) et au final, s’en est sortie avec les honneurs…
« Le fascinant capitaine Clegg » contentera immanquablement tous les cinéphiles, aussi bien les « Hammerophiles » que le public classique, les éléments déployés dans le film exercent encore de nos jours une attraction et un pouvoir de fascination dû en grande partie à la modernité et au grand sens de la dynamique du film…
L’initiative de Elephant films de ressortir « Le fascinant capitaine Clegg » en HD est audacieuse et totalement réussie, on redécouvre dans des conditions optimales ce film très rare et c’est presqu’un pèlerinage lorsqu’on le revoit, par rapport à la VHS que l’on possédait, usée et illisible, c’est du pain béni !
« Le fascinant capitaine Clegg » est sans doute le film le plus à part dans tous ceux produits par la Hammer, mais c’est également l’un des plus attachants et Peter Cushing tenait beaucoup à ce rôle, il y transmet tout son charisme et le résultat global est inoubliable !
Un film essentiel pour pouvoir capter toute la diversité que pouvait produire la firme de la Hammer, qui ne se reposait jamais sur ses lauriers après chaque succès au box- office mais se lançait des challenges en permanence…
Un film jubilatoire et parfaitement immanquable !
Note : 10/10








dimanche 10 décembre 2017

La nuit du loup-garou de Terence Fisher, 1961

LA NUIT DU LOUP-GAROU
de Terence Fisher
1961
Grande-Bretagne
avec Oliver Reed, Anthony Dawson, Yvonne Romain, Clifford Evans, Catherine Feller
Film fantastique
91 minutes
Production Hammer films
Blu ray édité chez Elephant films
aka Curse of the werewolf
Synopsis :
Espagne, au dix-huitième siècle…
Un mendiant se rend de manière fortuite à un banquet organisé par le marquis Siniestro ; ce dernier l’humilie mais son épouse le convainc de lui donner à boire ; finalement le pauvre mendiant est envoyé dans un cachot où il va rester plusieurs années, devenant comme un animal…
Une servante de Siniestro sourde et muette rejoindra le mendiant, suite à une altercation musclée avec le marquis ; de fil en aiguille la servante sera violée par le mendiant, devenu hirsute et comme une bête sauvage…
Libérée, la servante sera recueillie par la femme d’Alfredo Corledo, elle est enceinte du mendiant !
Décédant le jour de son accouchement, elle donne naissance à Léon, qui sera élevé par Alfredo et sa femme…
Les paysans du village voient leurs troupeaux de moutons égorgés, on suspecte un loup ; le cantonnier municipal est sommé par sa hiérarchie d’abattre le loup…
Selon une vieille superstition, Léon est né le soir de Noël, fête chrétienne, et le fait qu’il soit le fruit d’un viol est contre-nature avec la date de sa naissance, symbolisée par la naissance du Christ…
Bientôt, Alfredo Corledo, se rend à l’évidence, c’est son fils qui a égorgé les moutons lors de ses escapades nocturnes…
Léon, devenu adulte, trouve un emploi chez un riche caviste ; il tombe amoureux de Cristina Fernando, la femme promise à son patron…
Leur amour va se compliquer et devenir quasiment impossible lorsque Léon, pris de crises de démence, se transforme en un loup-garou sanguinaire !
Mon avis :
Film absolument unique et inédit pour la Hammer film (en effet, c’est le seul répertorié comme film de « loup-garou »), « La nuit du loup-garou » bénéficie de la flamboyance propre aux œuvres de Terence Fisher, réalisateur attitré de la Hammer et cette fois on explore le bestiaire de ce qui était possible de développer avec un lycanthrope incarné par Oliver Reed, soyons nets, « La nuit du loup-garou » est un chef d’œuvre absolu, un film immense et occulté à tort lorsque l’on parle de films de loup-garou, on pense aux films modernes du genre (« Hurlements » de Joe Dante ou « Le loup- garou de Londres » de John Landis) mais on oublie ce film, qui a pourtant une place de choix dans la déclinaison du mythe au septième art…
Atypique cette idée de placer l’intrigue en Espagne mais en fait on apprend dans les bonus du blu ray que c’était uniquement pour une commodité financière, le décor était déjà planté entièrement pour un autre film qui ne vit pas le jour et qu’il fallait exploiter…
Du coup, cela booste le film plutôt que cela le dessert, car il règne une atmosphère propre et singulière, se démarquant doublement de ce que la Hammer films avait pour habitude de nous offrir…
Toujours avec cette application dans le récit, Terence Fisher soigne sa mise en scène de façon exemplaire et nous gratifie de moments inoubliables (le final avec la cloche de l’église, le mendiant devenu bestial et animal dans son cachot, les passages nocturnes…), mais outre le fait que « La nuit du loup-garou » soit un film fantastique dans la plus pure tradition, c’est également une belle histoire d’amour et surtout une chronique de mœurs mettant en parallèle la bourgeoisie dédaigneuse et le « petit peuple », on capte bien cette symétrie entre ces deux mondes et le message transmis par Fisher est bel et bien social avant d’être effrayant (même si l’un n’empêche pas l’autre)…
L’érotisation des actrices est poussée à son summum avec les deux actrices principales (Yvonne Romain à la poitrine opulente et Catherine Feller au charme poupin) et donne une plus- value incroyable pour la mémorisation des séquences par le spectateur…
« La nuit du loup-garou » est un film inoubliable et qui a gardé encore de nos jours une force et un impact intacts ; prenant un risque important en délaissant les films de vampires, Terence Fisher a réussi à donner un nouveau style aux films de la Hammer, il a laissé de côté les complications pour aller au plus simple et nous narre une belle histoire, ponctuée de séquences mémorables et avec des décors flamboyants…
Certains hammerophiles considèrent même « La nuit du loup-garou » dans le trio de tête des films de la firme…
Le blu ray de Elephant films retranscrit à la perfection le rendu du métrage et le travail de restauration est impressionnant, on découvre ou on redécouvre « La nuit du loup-garou » avec passion et délectation !
« La nuit du loup-garou » a également un côté très émouvant et il est immanquable pour tout cinéphile, il figure dans un pan indispensable de la production cinématographique de la Hammer films et se doit d’être apprécié toutes affaires cessantes…
Un régal !

Note : 10/10






OPERA de Dario Argento, 1987

OPERA
de Dario Argento
1987
Italie
avec Urbano Barberini, Michele Soavi, Cristina Marsillach, Daria Nicolodi, Ian Charleson, Coralina Cataldi Tassoni
Thriller
107 minutes
Blu ray édité chez le Chat qui fume
Budget estimé à 8 000 000 dollars
Synopsis :
Une ville d’Italie, au milieu des années quatre-vingts…
Betty, une jeune cantatrice prodige, est appelée à remplacer au pied levé une autre diva qui s’est fait renverser par une voiture, Betty doit interpréter une version de « Macbeth » dans un prestigieux opéra de la ville… Sa prestation est exemplaire et elle est couverte de compliments malgré un incident pendant la représentation ; un projecteur se décroche de son socle et provoque un début d’incendie…
Il s’agit en fait d’un incident dû à un tueur psychopathe qui se trouvait à l’étage supérieur de l’opéra ; Betty est harcelée et Mira, une de ses amies, se rend à son domicile ; l’inspecteur Alan Santini doit effectuer la protection de Betty…
Alors que la tenue de scène de Betty est abimée, elle se rend avec Giulia, une des régisseuses, dans un atelier pour recoudre la robe ; le psychopathe que l’on ne peut identifier car il porte une cagoule noire, tue Giulia de manière sauvage et ligote Betty en lui mettant des aiguilles le long des paupières afin qu’elle ne ferme pas les yeux pour assister au meurtre de Giulia !
Santini mandate Daniel Soave pour venir interroger Betty et la protéger…
Il va se passer des choses effroyables dans l’appartement de Betty jusqu’à une révélation sidérante : une petite fille, voisine de Betty, la sauve du tueur, en passant par une trappe reliée derrière les murs du bâtiment !
Le tueur court toujours et en veut plus que jamais à la belle Betty !
Quelle sera l’issue de ce cauchemar ?
La police, composée de dizaines d’hommes expérimentés, parviendra t-elle à neutraliser ce psychopathe ?
Mon avis :
Et bien je peux vous dire qu’il s’agit là d’un des meilleurs films dans la catégorie « thrillers » réalisés par Dario Argento et je ne comprends toujours pas pourquoi on s’est acharné sur ce film, le considérant comme « raté », « chant du cygne » ou « navet » dans sa carrière !
Il faut vraiment être de très mauvaise foi pour ne pas reconnaître que Dario était encore en très grand forme avec « Opéra », ce film comporte des plans et des cadrages fabuleux, l’histoire est un modèle d’inventivité et déclenche une trouille quasi-hitchcockienne (ah le passage avec Daniel Soave –Michele Soavi, non crédité au générique- est mémorable) et « Opéra » est un vrai régal !
Avec Betty/Cristina Marsillach, Argento retrouve la MUSE qui lui manquait après Jennifer de « Phenomena » et Suzy Banner/Jessica Harper de « Suspiria », il sublime la beauté de la jeune femme et en fait SON héroïne, elle irradie le film tout le long et préfigure même la Ana Manni de « Stendhal syndrome » qui sera incarnée par Asia, la propre fille de Argento !
Non là franchement « Opéra » c’est du caviar !
Un thriller nerveux, glauque, très travaillé (la séquence du survol des corbeaux en caméra subjective est monumentale et à couper le souffle) et l’idée des murs avec un mètre d’épaisseur de vide, où l’on peut se faufiler, a même été repris par le duo Cattet/Forzani dans « L’étrange couleur des larmes de ton corps », c’est dire si « Opéra » a eu un impact énorme sur les cinéphiles et qu’il préfigure même le néo giallo, le giallo moderne !
Et la fin dans les montagnes suisses rappelle texto les paysages de « Phenomena » avec le souffle du vent sur les sapins, « Opéra » est un immense Dario Argento, l’histoire prend en haleine dès le début et on a juste à se laisser porter par le film pendant une heure quarante…
La scène du mannequin et du bidon d’essence est la seule fausse note de « Opéra », autrement tout passe impeccable !
Le travail fabuleux effectué par l’éditeur « Le chat qui fume »  nous permet de savourer « Opéra »  dans des conditions idéales et optimales et il est impératif pour tout cinéphile de posséder ce magnifique blu ray, qui fera date et qui s’avère être un des meilleurs supports existants du film, LE meilleur support même, je n’en vois pas d’autre…
Plaisir absolu et où on pouvait encore apprécier le cinéma de Dario Argento, « Opéra » est à visionner comme une bénédiction, comme l’héritage de tous ses films précédents, il a mixé les codes qu’il a inventés pour les retranscrire dans la modernité, dans les années quatre-vingts, il a réactualisé le style Argento, le résultat est saisissant et la jubilation totale !
A réhabiliter absolument, c’est maintenant ou jamais !
Note : 10/10