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dimanche 23 février 2020

La guerre des étoiles, un nouvel espoir de George Lucas, 1977


LA GUERRE DES ETOILES
UN NOUVEL ESPOIR
de George Lucas
1977
Etats-Unis
avec Harrison Ford, Mark Hamill, Carrie Fisher, Peter Cushing, Alec Guinness
Space opera
aka Star wars, a new hope
125 minutes
Musique de John Williams
Synopsis :
Sur la planète Tatooine, Luke Skywalker, est encore un jeune homme ; il vit dans une maison troglodyte avec son oncle et sa tante, ceux-ci ne veulent pas lui avouer l’identité de son père, Luke fait des petits travaux en vendant des machines ou des droïdes, il en intercepte deux, l’un des droïdes (R2 D2) diffuse une vidéo de Leia Organa, une princesse, qui supplie qu’on vienne la sauver , Luke est fasciné par cette femme !
Lors d’une sortie avec Obi Wan Kenobi, Luke sympathise avec Han Solo, un chasseur de primes, recherché pour des dettes, son vaisseau le faucon millénaire va leur servir pour s’échapper ; Luke découvre son oncle et sa tante tués !
Dark Vador recherche Skywalker car R2 D2 contient des plans qui l’intéressent pour mettre hors d’état de nuire les rebelles et leur base, dirigés par Leia Organa…
Un aimant magnétique attire le faucon millénium sur l’Etoile noire, la base spatiale de Vador et de l’empire ; Han Solo, Skywalker et Leia sont faits prisonniers au sein de l’étoile noire et manquent d’être écrasés dans un sous- sol de la base ; grâce à C3 PO et R2 D2, ils  parviennent à s’échapper…
Finalement, les soldats rebelles organisent une logistique et s’envolent pour détruire l’étoile noire ; Luke est sur le front et en première ligne en tant que combattant des rebelles, il se souvient de ce que lui a enseigné Obi Wan Kenobi et utilise la « force »…
Luke parvient à détruire l’étoile noire !
Mon avis :
« La guerre des étoiles » (rebaptisé plus tard « Un nouvel espoir ») est le quatrième opus de la saga « Star wars » mais le premier film dans le temps si on n’inclut pas la prélogie, il date de 1977 et lorsqu’il sortit sur les écrans ce fut un vrai coup de tonnerre, le film révolutionna le cinéma de l’époque !
On découvre un monde qui vient de l’imagination de George Lucas, son créateur, fertile en personnages totalement nouveaux et l’engouement fut instantané puisque le film fut un immense succès !
L’originalité de l’histoire, les effets spéciaux (incroyables pour un film de la fin des années 70 !), la tonicité du montage et l’inventivité absolue dont fit preuve Lucas placèrent directement le film au rang d’œuvre culte !
Quand on voit le chemin parcouru sur la saga, on ne peut que prendre un grand plaisir en découvrant (pour les plus jeunes) ou redécouvrant « La guerre des étoiles, un nouvel espoir » qui instaura les bases de la saga et immanquablement il ouvrit les portes à toutes les espérances pour les cinéphiles (en 1977, le terme « geek » n’existait pas encore mais on a là bel et bien le premier film de geeks de tous les temps !)…
Scénario rigoureux, personnages touchants, mise en scène exemplaire et évasion garantie, tous les ingrédients sont présents pour contenter le public fan de science-fiction, « La guerre des étoiles » est un exemple dans le genre et les deux heures défilent impeccablement, on est fascinés et éblouis, la jubilation est complète !
La musique de John Williams appuie encore plus sur le côté épique et les vingts dernières minutes sont à couper le souffle (l’attaque de l’étoile noire par les rebelles), il faut un peu se projeter dans le passé et essayer d’imaginer ce que le film procura à l’époque, en 1977, les gens étaient complètement steackés de voir pareil spectacle sur grand écran !
George Lucas tapa dans le mille et mondialement, les produits dérivés avec les figurines se vendirent comme des petits pains et le public jeune se rua dessus, les dollars coulèrent à flots et « La guerre des étoiles » s’inscrivit comme un des films les plus rentables au monde, jamais un film n’eut autant de succès au niveau du merchandising que ce « Star wars » et les futurs segments qui allaient arriver (« L’empire contre-attaque » en 1980 et « Le retour du Jedi » en 1983) complétèrent le tableau, déjà sacrément rentable pour Lucas !
Mais il n’y a pas que cet aspect, car si on regarde bien le film dans sa globalité (et outre le côté de l’argent), mais nom de dieu : TOUT EST GENIAL !
Le côté « guerre » passe fabuleusement, on a les « bons » (les rebelles) et les « méchants » (l’empire) mais George Lucas ne se contente pas bêtement de nous servir un film manichéen et schématique, non, il va plus loin, en intégrant une alchimie mystique avec cette « force », LA « force » et là ça devient juste génial !
Franchement, après tous les débats interminables sur la trilogie « Disney », il faut impérativement se replonger dans celui-là, le film de 1977, c’est totalement la base, George Lucas c’est le Patron avec un grand « P » et puis c’est tout !
« La guerre des étoiles, un nouvel espoir » est immortel, comment ne pas adhérer ?
Tous les pré geeks, les cinéphiles, les mômes, les vieux, les grincheux y trouveront forcément leur compte et sortiront du visionnage rassérénés !
Avoir osé pondre un film de cette trempe (et qui allait ouvrir autant de portes par la suite) à cette époque moi je dis respect et bravo !
Indémodable, inusable et imparable, « La guerre des étoiles » fait entrer le space opéra dans la légende du septième art, ni plus ni moins, c’est net et sans bavure !
TUERIE TOTALE
Note : 10/10








L'empire contre-attaque d'Irvin Kershner, 1980


L’EMPIRE CONTRE ATTAQUE
d’Irvin Kershner
1980
Etats-Unis
avec Mark Hamill, Harrison Ford, Carrie Fisher, Billy Dee Williams, Anthony Daniels, Peter Mayhew
Space opera
aka The empire strikes back
127 minutes
Musique de John Williams
Synopsis :
Depuis la destruction de l’étoile noire, l’empire continue d’attaquer les troupes rebelles, leur base se trouve sur la planète Hoth ; Luke est attaqué par un monstre qui ressemble à un yéti, Han Solo part à son secours et finit par le retrouver, il le ramène à la base ; c’est alors que les forces de l’empire assiègent la base des rebelles ! Luke combat les AT AT avec son snowspeeder et parvient à chasser l’empire temporairement…
Luke Skywalker doit partir pour Dagoba, il doit rencontrer Yoda, un Jedi qui doit lui faire son éducation….
Han Solo part avec Leia, Chewbacca et les deux fidèles droïdes, son vaisseau est happé par un gigantesque ver géant, il parvient à s’en extirper in extremis ; il doit faire réparer son vaisseau le Faucon Millenium, pour ce faire il va voir Lando Calrissian, c’est un piège ! Lando abrite en fait Dark Vador et ses troupes !
Han Solo est pris au piège et se retrouve cryogénisé, sa dépouille doit partir pour Tatooine, entre les mains de l’ignoble Jabba The Hut (cf. « Le retour du Jedi ») ; finalement Lando Calrissian se rachète auprès de Leia et lui offre une porte de sortie ; Luke combat Dark Vador et ce dernier lui fait une révélation stupéfiante !
Luke va comprendre qu’il doit utiliser la force en permanence, il perd sa main droite lors du combat !
Sauvé par Leia, un droïde chirurgien lui recréée finalement sa main…
Maintenant, il s’agit pour Luke de retrouver Han Solo…
Mon avis :
Pour tous les cinéphiles et les fans purs et durs de la saga des « Star wars », « L’empire contre-attaque » est considéré comme le meilleur des segments, et c’est vrai ! La fascination opérée et entamée trois années plus tôt est amplifiée ici à maxima, dès les premières secondes jusqu’à son issue « L’empire contre-attaque » produit une réelle sensation de bonheur cinématographique, de plus le scénario est parfaitement étudié avec des révélations à la pelle (notamment une de taille !), les décors et les combats sont monumentaux et la musique de John Williams prend aux tripes !
« L’empire contre-attaque » c’est du plaisir en barres, jamais le rythme ne faiblit, jamais le spectateur ne perd son attention lors du visionnage, même les effets spéciaux n’ont pas perdu leur impact malgré quarante années au compteur ; les acteurs (Harrison Ford et Mark Hamill) et la belle Leia/Carrie Fisher (RIP) ont su insuffler à leurs personnages une grande crédibilité, à aucun moment ils ne sont ridicules, c’est du à la direction des acteurs, la magie opère aussi grâce à eux !
Les deux droïdes (C3 PO/Z6 PO et R2 D2) apportent une dose d’humour et le film est toujours bienveillant dans sa totalité (même Lando Calrissian finit par se racheter, ce n’est pas définitivement le salopard que l’on pourrait croire), on est emportés dans un tourbillon de séquences de folie (le ver géant, les combats sur Hoth, la planète enneigée, l’arrivée de Luke sur Dagoba, la découverte de Yoda, le combat Luke/Dark Vador), « L’empire contre-attaque » conforte et confirme le dessein de George Lucas, il veut faire REVER et il y parvient très habilement !
Jackpot total et planétaire, sans compter tous les produits dérivés, « L’empire contre-attaque » inscrit désormais la saga des « Star wars » dans la légende absolue et fait partie intégrante du patrimoine de la science- fiction et du Space opera, il inscrit ce genre comme pierre angulaire du cinéma et tout le monde s’y retrouve, que ce soit les cinéphiles, le public classique ou les plus jeunes, comment ne pas être fascinés par cette saga monumentale ?
On peut difficilement faire mieux en terme d’évasion de science-fiction, « L’empire contre-attaque », outre son attractivité sidérante, offre également une parabole manichéenne sur le bien et la mal, sur la « force » qui peut aider à combattre, voulue comme une VOLONTE surpuissante qui dépasse la peur et l’hésitation, chacun pourra se retrouver et s’identifier en Luke Skywalker et chacun puisera l’énergie de ce film pour se propulser dans les difficultés quotidiennes et obtiendra une sensation de puissance, de FORCE, le message délivré par George Lucas n’est pas anodin et est très symbolique !
Même avec l’aspect mystique, « L’empire contre-attaque » est aussi et surtout un très grand spectacle de cinéma, on ne peut bouder ce film qui déploie tous les moyens pour apporter la jubilation au cinéphile, l’aventure se combine à la science-fiction et les codes de ces deux genres vont de pair et s’allient prodigieusement pour notre plus grand bonheur…
Quarante années plus tard, « L’empire contre-attaque » reste toujours LA référence au niveau du space-opéra !
Note : 10/10









dimanche 16 février 2020

Le justicier braque les dealers de Jack Lee Thompson, 1987


LE JUSTICIER BRAQUE LES DEALERS
de Jack Lee Thompson
1987
Etats-Unis
avec Charles Bronson, Kay Lenz, John P. Ryan, Perry Lopez, Dana Barron, Danny Trejo, Mitch Pileggi
96 minutes
Film d’action
aka Death wish 4, the crackdown
Produit par la Cannon films
Budget : 5 000 000 dollars
Recettes au box- office américain : 6 880 310 dollars
Synopsis :
Etats-Unis, Los Angeles, années quatre vingts…
Paul Kersey, au passé tumultueux de “justicier expéditif”, a refait sa vie ; il est désormais en couple avec une très belle femme, Karen Sheldon, qui travaille comme journaliste, elle a une fille, Ericka ; un soir Ericka doit sortir avec un de ses amis, mais en fait son boy friend traine dans des endroits louches de la ville, Ericka absorbe une dose de drogue fournie par un dealer, elle décèdera d’un arrêt cardiaque !
Paul Kersey mène son enquête et se rend dans la salle de jeux où se trouvait le fameux dealer, il le poursuit et l’abat avant qu’il ne s’électrocute sur une grille située au-dessus d’auto tamponneuses !
Zacharias, un homme riche, contrôle le cartel de la drogue, qui est écoulée de Colombie…
Un homme du nom de  Nathan White prend contact avec Kersey, il lui propose un marché : il lui donne tous les éléments, tous les dossiers, les planques de Zacharias et l’autorise à tout liquider sans que la police ne s’en mêle !
Kersey accepte et se fait passer pour un majordome lors d’une fête donnée par Zacharias, Kersey met tous les téléphones de la villa de Zacharias sur écoute et remonte tous les endroits où se trouve la drogue grâce aux conversations…
Zacharias fait transiter la cocaïne à l’intérieur de poissons, dans une usine située non loin de sa planque…
Kersey se rend sur place et provoque une hécatombe !
Pensant avoir terminé  son « travail », Paul Kersey retourne voir Nathan White ; il a la surprise de découvrir un autre homme qui s’était absenté trois mois ! 
Nathan White a piégé Kersey et en fait il est lui aussi un puissant narco-trafiquant, il a fait tout cela pour se débarrasser de ses trafiquants rivaux afin de tout contrôler lui- même dans la ville !
Karen Sheldon est alors kidnappée !
Retrouvant la trace de ses ravisseurs, Kersey ne pourra empêcher la mort de Karen !
Fou de rage, Paul Kersey applique une nouvelle fois SA justice !
Dans un terrain vague, il va mettre hors d’état de nuire la totalité des dealers et bonnets de la drogue qui contrôlaient le marché de la cocaïne, il aura ainsi vengé la mort de Karen et d’Ericka !
Mon avis :
Nous voici donc avec le quatrième segment de la saga des « Death wish », toujours avec l’inoxydable et illustre Charles Bronson dans le rôle de Paul Kersey mais cette fois ce n’est pas Michael Winner qui réalise le film mais Jack Lee Thompson et ce que l’on peut dire, c’est qu’on n’y perd pas au change !
Cette fois Kersey ne s’attaque plus aux loubards de cités mais aux dealers et surtout aux gros bonnets de la drogue de Los Angeles ; c’est toujours autant efficace et on prend toujours un grand plaisir à suivre le film ; toujours produit par le tandem Menahem Golan/Yoram Globus, les deux bougres n’y vont toujours pas de main morte au niveau de la violence, ça barde toujours autant !
On nous gratifie de séquences assez morbides (l’enquête de Karen la journaliste la conduit dans une morgue où l’on voit des cadavres de morts d’overdose) mais également des scènes de fusillades/gunfights qui dézinguent tout ; une originalité est à noter dans la diversité des lieux et des décors (l’usine de poissons, la villa de Zacharias, la salle de jeux) et surtout il n’y a pas un temps mort de tout le film !
Le début avec le coup du rêve est lui aussi excellent et donne une facette de Paul Kersey juste et en continuité avec son esprit torturé, eu égard à ce qu’il a vécu après les décès de sa femme et de sa fille…
On aurait pu penser un relâchement ou que Lee Thomspon s’appuie sur les acquis précédents des films précédents et bien pas du tout !
Il déploie une originalité, un sens de l’innovation qui est tout à son honneur et qui rend bien la qualité de ce « Justicier braque les dealers », pas du tout essoufflé par rapport aux précédents mais bel et bien dans une juste continuité !
Pas trop d’optimisme dans le scénario, les morts se comptent à la pelle et l’happy end est en demie teinte, OK les méchants sont tous butés mais dommage que Karen ne survive pas, les scénaristes n’ont pas voulu la laisser en vie, ce qui justifiait peut être la furie de Kersey/Bronson, qui n’a quand même pas de chance dans les films de la saga…
Efficace, bien mené, carré et robuste, « Le justicier braque les dealers » est un opus juste, sincère qui s’inscrit bien dans la saga, le cinéphile fan d’action, de Charles Bronson et de la firme Cannon se délectera sans le moindre doute devant ce déploiement d’action, d’inventivité à tenir en haleine et d’efficacité…
Un opus très tonique qu’il faut impérativement avoir visionné si vous avez déjà vu les précédents !
Note : 7.5/10









Le justicier de New York de Michael Winner, 1985


LE JUSTICIER DE NEW YORK
de Michael Winner
1985
Etats-Unis
avec Charles Bronson, Martin Balsam, Deborah Raffin, Ed Lauter, Gavan O’ Herlihy
Film d’action
92 minutes
Produit par la Cannon films
aka Death wish 3
Synopsis :
Quartier de Belmont, New York, Etats-Unis au milieu des années quatre vingts…
Paul Kersey doit rendre visite à son ami Charley, un de ses frères d’armes durant la guerre de Corée où Kersey fut objecteur de conscience ; arrivé dans l’appartement de Charley, Paul Kersey découvre son ami mort, il a été tabassé et tué par des voyous qui infestent le quartier et qui s’en prennent même à des personnes âgées pour leur voler leur argent !
La police arrive quasiment en même temps que Kersey dans l’appartement et le voyant une arme à la main, ils l’arrêtent, pensant que c’est lui le coupable…
Dans la prison du commissariat, Kersey se bagarre avec quelques voyous mais l’inspecteur de police le reconnaît !
Kersey a un lourd passé de « justicier » et l’inspecteur lui propose un deal : il veut bien le relâcher mais en échange Kersey devra « nettoyer » le quartier de ses gangsters !
L’avocate Kathryn Davis, commise d’office, est fascinée et tombe amoureuse de Kersey ; ce dernier retourne dans le quartier de Belmont et Bennett Cross, un ancien ami de Charley, propose à Paul de loger dans l’appartement de Charley…
Le couple Kaprov sympathise avec Kersey et l’invite à diner ; lors du repas, Kersey poursuit quelques loubards qui s’en prenaient à l’appartement des Kaprov !
Kersey fait sa loi et applique sa justice manu militari ; dès qu’un voyou essaie de voler le sac à main d’une vieille dame, Kersey le course puis le flingue !
Rodriguez, un des habitants du quartier, est agressé puis sa femme est violée sauvagement par le gang de voyous !
Rodriguez et Kersey constateront le décès de la jeune femme à l’hôpital d’une hémorragie interne due à ses blessures !
C’en est trop !
Kersey, avec l’aide de Rodriguez, s’arme d’un fusil mitrailleur que possédait Bennett !
Kersey va pouvoir nettoyer la ville et flinguer à tout va !
La police semble dépassée et c’est un vrai carnage !
Une guérilla urbaine totale a alors lieu !
Mon avis :
Avec ce troisième opus de la saga des « Death wish » (qui est souvent le préféré de nombreux cinéphiles), on assiste à un tournant à 360 degrés puisqu’on est clairement mois dans un polar que dans un film d’action pure !
Et ça barde ! dix fois plus que dans ses prédécesseurs, « Le justicier de New York » mise avant tout sur les gunfights et la destruction massive, Winner est toujours aux manettes mais il occulte cette fois l’aspect psychologique pour se concentrer sur le bourrinage ! on dirait presqu’un nanar ! le côté grave et sociologique inhérent aux deux premiers est balayé, le film est hyper manichéen et rentre dans le lard et pourtant tout fonctionne !
L’efficacité semble être le maitre mot du film, la violence est surmultipliée et les moyens mis à disposition sont toujours conséquents ; Bronson, plus monolithique que jamais, a toujours une super forme, il y a une « Mac Gyverisation » du personnage de Kersey, il « bricole » des pièges contre les voyous et va leur faire l’enfer, il entre dans la bagarre et nul ne pourra le stopper, Bronson il n’a pas grand-chose à faire dans un film, dès qu’il apparaît on comprend tout de suite qu’il ne plaisante pas et que ça va chier grave !
C’est ce charisme que l’acteur a qui fait toute la qualité du film !
Peut- être un peu exagéré, « Le justicier de New-York » est vraiment un jeu de massacre, on se croirait dans un video game mais le tout est hyper soigné, Michael Winner réalise son film de façon consciencieuse et casse la baraque au sens propre comme au sens figuré…
Les seconds rôles sont intéressants (le vieux vétéran avec sa mitrailleuse, le couple de jeunes latinos honnêtes ou les deux vieux qui donneraient leur chemise –ah le repas avec le chou farci !-), Kersey/Bronson semble être le sauveur, le Messie pour tous ces gens, face à la gangrène des voyous !
Et à chaque raclée que met Bronson, les habitants du quartier l’applaudissent, comme pour manifester leur exutoire face à ce justicier qu’ils attendaient, cela parait inespéré pour eux !
Tout compte fait, « Le justicier de New York » s’avère beaucoup plus sympathique que les deux premiers, plus noirs et nihilistes, ici c’est carrément le Western, on croirait parfois un film fantastique tant la violence déployée est irréelle !
La Cannon a décuplé les moyens et le scénario est très basique mais au final, la jubilation s’impose obligatoirement…
Pour ceux qui veulent avant tout de l’action alors oui !  « Le justicier de New York » sera surement leur préféré de toute la saga…
Ce troisième segment redonne un souffle nouveau et booste la série des « Death wish », on prendra un grand plaisir au visionnage et on pourra se faire une idée de l’étendue du travail de Michael Winner mais également de toute l’équipe du film, les cascadeurs, les décorateurs…
« Le justicier de New York » c’est du méga lourd et un film d’action bourré d’énergie à ne surtout pas rater !
Note : 8/10










jeudi 13 février 2020

Annihilator, "Ballistic sadistic" 2020


ANNIHILATOR
Album « Ballistic Sadistic »
2019
Sorti le 24 janvier 2020
17ème album studio d’Annihilator, « Ballistic Sadistic » figure largement parmi les meilleurs albums du groupe.
Jeff Waters nous balance 10 titres thrash pur qui dézinguent tout !
Une rapidité, une dextérité hors normes avec des compos hallucinantes, tout est maitrisé de A à Z pour notre plus grand plaisir, Waters s’est surpassé et on se demande où il va chercher toute son inspiration !
Des morceaux comme « Riot » (le meilleur de l’album), « Armed to the teeth », « The attitude », « Psycho ward » sont des tabassages en règle et Waters n’oublie jamais que l’auditeur attend du plaisir avant tout à l’écoute, il remplit ainsi parfaitement son contrat et s’érige comme un génie du genre…
Faire du thrash technique à ce niveau là ça relève du miracle et aucun album d’Annihilator n’est décevant, celui-ci figure dans le top 5 des meilleurs du groupe…
Tout métalleux se doit de posséder ce fantastique album qui se positionne déjà comme l’album de l’année, je ne vois pas ce qu’on pourrait reprocher à « Ballistic, sadistic » il est percutant, tonique et trippant !
Une véritable raclée !
10/10







dimanche 9 février 2020

Shocker de Wes Craven, 1989


SHOCKER
de Wes Craven
1989
Etats-Unis
avec Mitch Pileggi, Heather Langenkamp, Peter Berg, Camille Cooper, Michael Murphy
109 minutes
Film d’horreur
Bande originale avec, entre autres, Megadeth et Alice Cooper
Budget estimé : 5 000 000 dollars
Synopsis :
Etats-Unis, banlieue de Los Angeles, à la fin des années quatre-vingts…
Horace Pinker est un très dangereux tueur en séries qui tue des familles de la ville à l’arme blanche…
Jonathan Parker, fils adoptif du  lieutenant de police Don Parker, reçoit un coup violent à la tête lors d’un match de football américain, peu de temps après Jonathan a des visions lors de cauchemars récurrents où il voit Horace Pinker commettre ses crimes…
Il essaie de convaincre son père adoptif mais ce dernier n’a que faire de ses dires !
Lorsqu’Alison, la petite amie de Jonathan, est tuée et vidée de son sang, Jonathan est en rage !
Il finit par convaincre Don Parker qui se rend dans l’entrepôt de Pinker avec quelques policiers, c’est l’hécatombe et Pinker parvient à s’enfuir…
Plus tard, Pinker est finalement arrêté et condamné à la chaise électrique ; lorsqu’on l’installe pour être tué, Pinker parvient à supporter la décharge de courant !
Il agrippe une femme qui se trouvait à côté de lui et prend possession de son corps ; lorsque l’ambulance emmène la femme (en fait Horace Pinker), il a le temps de s’échapper…
Jonathan se rend compte du subterfuge de Pinker puisque le tueur boite ; lorsque Pinker prend possession des corps on peut reconnaître que c’est lui grâce au fait qu’il boite !
Horace Pinker prend de multiples apparences et sème la zizanie en tuant plusieurs personnes lors de son parcours meurtrier !
Jonathan se souvient d’un pendentif porte bonheur que lui avait donné Alison, ce dernier se trouve au fond d’un lac…
Jonathan comprend que Pinker passe par le courant électrique des prises ou de la télévision pour se « balader » comme il veut lors de ses meurtres…
Aidé par quelques amis de son lycée, Jonathan décide de coincer définitivement Horace Pinker en stoppant l’électricité de la ville, ils se rendent à un transformateur !
Mais Pinker parvient à prendre l’identité de… Don Parker !
Mon avis :
Tourné en dix semaines, « Shocker » est réalisé par un ponte du cinéma d’horreur, j’ai nommé le regretté Wes Craven qui nous a signé une palanquée de classiques du genre ; ici il s’est donné un mal fou et a revigoré le genre en y intégrant d’énormes originalités ; son film est tonique, surpuissant et très violent, il finira par avoir accès au statut de film culte pour les fans de slashers et de thrillers et cette distinction est méritée !
Le script est un peu un mélange entre « Les griffes de la nuit » et « Hidden » de Jack Sholder, le personnage de Horace Pinker est totalement nouveau dans le bestiaire des tueurs en série et il s’avère redoutable et vraiment très méchant !
Blindé de moments brutaux et assez gore dans l’ensemble, « Shocker » tient bien en haleine malgré une dernière partie qui frise le portnawak et quelques ellipses difficiles à comprendre (le pendentif dans le lac qui finit par être retrouvé on ne sait pas comment, le passage sur l’antenne géante, très peu crédible) ; Wes Craven utilise le même procédé des rêves que dans son « A nightmare on Elm Street », d’ailleurs l’actrice Heather Langemkamp apparaît en caméo au début comme première victime de Horace Pinker…
La meilleure séquence du film reste la scène de la chaise électrique avec, cerise sur le gâteau, un morceau de Megadeth, et le film prend une nouvelle tournure pour partir complètement en live !
Très sympathique, « Shocker » est un des films les plus réussis de Wes Craven, il a osé en permanence et la gageure qu’il a entreprise fonctionne au-delà de toutes les espérances, les jeunes acteurs sont à fond dans leur rôle, Mitch Pileggi en Horace Pinker fait vraiment peur et se dote d’un charisme certain et indéniable, la caméra tournoie très vite lors des meurtres et la tonicité de l’ensemble (la scène du parc notamment) est bluffante !
Des trouvailles scénaristiques sont bienvenues pour rehausser l’action horrifique avec l’idée qu’un tueur puisse passer par le courant électrique, le rendant ainsi quasiment invincible et imprenable !
Les dix dernières minutes c’est un délire absolu avec Pinker poursuivi par Jonathan sur des plateaux télé ou des films diffusés, Craven s’est lâché et il faudra s’armer d’une grande ouverture pour entrer dans son trip !
Dans l’ensemble, « Shocker » est un excellent slasher qui fait preuve d’une grande originalité et qui pourra difficilement décevoir le public de cinéphiles fans de films d’horreur, de plus, « Shocker » est estampillé dans la plus pure tradition « films des années 80 », donc que demande le peuple ?
Un bijou, ce film !
Note : 7.5/10












20 000 lieues sous les mers de Richard Fleischer, 1954


20 000 LIEUES SOUS LES MERS
de Richard Fleischer
1954
Etats-Unis
avec Kirk Douglas, James Mason, Peter Lorre, Paul Lukas, Carleton Young
Film d’aventures fantastiques
127 minutes
d’après Jules Verne
Produit par Walt Disney
Budget : 5 000 000 dollars
Synopsis :
Une ville côtière des Etats-Unis, en 1858…
Ned Land, un harponneur très costaud, est un marin aguerri et bagarreur, la population est terrorisée par ce qui semble être un « monstre marin » qui coule tous les navires et les chalutiers qui s’aventurent en mer ; Pierre Aronnax, un très grand scientifique, est dépêché sur San Francisco, il a lu aussi entendu parler de ce fameux »monstre marin » et aimerait comprendre et résoudre cette malédiction !
Assisté de Conseil, son bras droit et domestique, Aronnax embauche également Ned et ils décident de partir en pleine mer avec quelques autres hommes…
Au bout de plusieurs jours, à part quelques dauphins, Aronnax et son équipage ne distinguent rien de vraiment exceptionnel ; jusqu’à ce qu’un vaisseau marin ne se heurte à la coque de leur navire et fasse chavirer l’embarcation !
Seuls Aronnax, Conseil et Ned Land parviennent à s’en sortir ; les trois hommes s’introduisent à l’intérieur de ce qui semble être un sous-marin !
Visitant son intérieur ils n’y trouvent personne ; en fait le propriétaire des lieux s’appelle le capitaine Nemo, son sous- marin ultra moderne est le Nautilus…
Nemo et ses hommes étaient partis dans les fonds marins pour ramener des pierres précieuses et de quoi se nourrir…
Le domestique Conseil, Aronnax et Ned Land finissent par tomber nez à nez avec le capitaine Nemo, ce dernier n’est pas belliqueux et leur propose de les accueillir ; Ned Land y voit une sorte d’enfermement et d’emprisonnement et tente de se rebeller !
Aronnax est fasciné par toute la technologie utilisée par le capitaine Nemo pour son vaisseau le Nautilus, qui fonctionne en autonomie totale…
Aronnax parle à Nemo du fameux monstre marin qui est recherché par toute la population sur la terre ferme…
C’est alors que Nemo détecte un calamar gigantesque qui s’approche dangereusement du Nautilus ; Ned Land sort pour l’affronter avec son harpon !
Quelle sera l’issue de ce combat titanesque ?
Aronnax, Conseil et Ned parviendront-ils à quitter définitivement le Nautilus ?
Le calamar géant est-il réellement le monstre marin identifié par la population ?
Mon avis :
« 20 000 lieues sous les mers » est un véritable régal, un enchantement, on prend un plaisir immense lors du visionnage et ce classique du film d’aventures maritime reste très fidèle à l’œuvre de Jules Verne, on trouve certains éléments de « L’ile mystérieuse » comme le personnage du capitaine Nemo et les « balades » sous-marines avec ses scaphandres bien particuliers…
Kirk Douglas (qui vient de nous quitter en 2020) incarne un robuste harponneur et sa prestance est colossale, mais James Mason (que l’on trouve aussi dans le mythique « Voyage au centre de la terre » de Henry Levin en 1959, autre adaptation de Jules Verne) et Peter Lorre s’avèrent, eux aussi, très charismatiques…
Bourré de scènes sous-marines fantastiques, « 20 000 lieues sous les mers » est certes une production Disney mais ici rien de mièvre ni de cucu, mais bel et bien de l’aventure pure et des séquences inoubliables et cultes (l’attaque du calamar géant avec ses tentacules mastodontesques, la découverte du Nautilus, l’intérieur du sous-marin, qui vaudra au film l’oscar des meilleurs effets spéciaux et des meilleurs décors, distinctions amplement méritées !)…
Bref, on se délecte totalement et le film, tous publics, ravira également les cinéphiles même les plus exigeants, il suffit de garder une âme d’enfant pour apprécier « 20 000 lieues sous les mers » et se laisser transporter par cette histoire magique et très bien réalisée, dès le commencement et jusqu’au final on se prend un grand plaisir à s’immiscer dans ces aventures bon enfant et sans la moindre violence…
Les répliques sont d’époque et qu’est ce que ça fait du bien d’entendre autre chose que des jurons ou des engueulades comme dans les films actuels ! Un respect immense pour le spectateur qui décuple encore plus le plaisir provoqué par ce film, tout y est un travail d’orfèvre et « 20 000 lieues sous les mers » fait un bien fou et déstresse du quotidien !
66 ans après, le bonheur à voir ce film est resté intact ; un MONUMENT !
Note : 10/10










dimanche 2 février 2020

Angel heart d'Alan Parker, 1987


ANGEL HEART
d’Alan Parker
1987
Etats-Unis/Canada/Grande Bretagne
avec Mickey Rourke, Robert de Niro, Lisa Bonet, Charlotte Rampling, Stocker Fontelieu
Thriller fantastique
113 minutes
Produit par Mario Kassar et Andrew Vajna
Edité en DVD chez studiocanal collection Série noire
Budget : 17 000 000 dollars
Synopsis :
Etats-Unis, 1955…
Harry Angel, un détective privé est mandaté par Louis Cyphre pour retrouver la trace d’un certain Johnny Favourite, ancien chanteur de jazz qui devait une grosse somme d’argent à Cyphre ; appliqué, Harry mène une enquête très précise et se rend dans un hôpital pour identifier le nom d’un médecin en lien avec Johnny Favourite ; Angel retrouve le fameux docteur devenu âgé et prenant de la morphine ; alors que Harry lui dit qu’il va revenir dans une heure et laissant réfléchir le vieux médecin, il retrouve ce dernier mort d’une balle en pleine tête…
Commençant à paniquer, Harry Angel retourne en urgence voir Louis Cypher pour lui dire qu’il arrête l’enquête de peur d’être accusé du meurtre ; cynique, Louis Cyphre lui propose alors 5000 dollars s’il continue ses investigations, finalement Harry cède…
Parti en Louisiane, Harry assiste à de multiples séances de sacrifices vaudous et tombe amoureux d’une jeune femme appelée Epiphany Proudfoot dont la mère Evangeline fut une maitresse de Johnny Favourite !
Durant ses pérégrinations, Harry rencontre Margaret Krusemark, une médium qui l’accueille dans son cabinet, très vite, lorsqu’Angel questionne Margaret sur Johnny Favourite celle-ci décide de le chasser…
Revenant plus tard dans l’appartement de Krusemark, Harry la retrouve éventrée !
Harry, sous le charme d’Epiphany, passe une nuit d’amour avec elle…
Lorsqu’il revient le lendemain, Epiphany est retrouvée morte par la police, un revolver dans les parties génitales !
Fou de rage, Harry Angel fait une esclandre à Louis Cyphre ; il va comprendre qu’il a été manipulé et que Louis Cyphre est en fait « Lucifer », le diable !
Une révélation finale va faire basculer Harry dans la névrose pure ; il semblerait que tous les meurtres qu’il a laissés derrière lieu étaient de son fait !
L’issue se trouve dans un pot situé chez Margaret Krusemark, la clef de l’énigme se trouve dans ce pot…
De façon frénétique, Harry fonce chez Krusemark et retrouve le fameux pot !
Il le casse et trouve quelque chose à l’intérieur, c’est la fin pour lui !
Mon avis :
Nous ayant habitué à signer que des chefs d’œuvre, Alan Parker avec ce « Angel heart » ne déroge pas à la règle et nous pond une nouvelle fois une bombe, un modèle de thriller à l’atmosphère ultra poisseuse où il ne sera pas exclu pour le spectateur d’avoir la trouille !
Mickey Rourke était alors au sommet de sa carrière avant qu’il ne sombre dans l’alcool et De Niro est si bon dans son rôle que Parker refusa de la diriger mais le laissait faire en « free style » (procédé très rare et peu donné à un acteur, l’un des seuls avec Marlon Brando à avoir ce privilège !)…
Méthodique et très riche, l’histoire d’ »Angel heart » se savoure, Alan Parker ponctue son film de passages érotiques très capiteux et le spectateur est happé dans un dédale avec beaucoup de décors différents (il faut au moins trois visionnages pour comprendre et appréhender « Angel heart »), Parker a une obsession sur les ventilateurs et les multiples flash backs avec Johnny Favourite de dos foutent une trouille de folie, Parker réussit la double gageure de fasciner et de mettre mal à l’aise en même temps…
Les seconds rôles sont impeccables, Lisa Bonet (qui sera la future femme de Lenny Kravitz) et Charlotte Rampling, immense actrice, donnent au film une classe et une érotisation gigantesques !
Il ne faut pas en dire trop mais sachez qu’avec « Angel heart » c’est un voyage aller sans retour avec les ténèbres et l’enfer, mené par un Mickey Rourke qui signe ici son meilleur rôle avec celui de « Motorcycle man » dans « Rusty James » de Coppola, il est à fond dans la peau d’Harry Angel et l’empathie se fait immédiatement dès qu’il allume sa Camel en effritant l’allumette avec son pouce…
Aujourd’hui quelque peu oublié (le film a plus de trente ans), « Angel heart » n’a rien perdu de son impact et de sa force, c’est un vrai film de cinéphile et il convient de se replonger dedans à intervalles réguliers, eu égard à sa qualité et à tout le travail d’Alan Parker (dans les bonus on apprend que l’équipe bossait de six heures du matin à très tard le soir, tout le monde était impliqué de façon soutenue et la récompense fut le triomphe en salles à sa sortie)…
« Angel heart » est un superbe thriller à avoir vu absolument !
Note : 10/10










Un justicier dans la ville 2 de Michael Winner, 1982


UN JUSTICIER DANS LA VILLE 2
de Michael Winner
1982
Etats-Unis
avec Charles Bronson, Anthony Franciosa, Jill Ireland, Lawrence Fishburne, Vincent Gardenia, Robin Sherwood, Silvana Gallardo
Polar ultra violent
88 minutes
Produit par Menaham Golan et Yoram Globus
aka Death wish 2
Budget : 2 000 000 dollars
Synopsis :
Los Angeles, début des années quatre-vingts…
Paul Kersey se remet de ce qu’il a vécu précédemment, sa fille Carole est toujours lourdement handicapée et mutique, elle est toujours hospitalisée en psychiatrie après l’agression qu’elle a subie et le choc de la mort de Joanna, sa mère…
Paul a retrouvé une nouvelle petite amie Geri Nichols, une journaliste blonde, Kersey projette même de la demander en mariage ; alors que Paul était tranquille avec Carole et Geri, des voyous lui volent son portefeuille !
Puis, retrouvant l’adresse de Kersey indiquée sur ses papiers, les loubards pénètrent chez lui !
S’ensuit une agression atroce où Rosaria, la gouvernante de Kersey, est violée plusieurs fois et tabassée à mort !
Kersey rentre à ce moment à son domicile avec sa fille, les loubards sont encore là ! ils assènent un coup sur la tête à Paul, qui s’évanouit, puis ils kidnappent Carole !
Violée à de multiples reprises, Carole, essaie de s’échapper du repaire des voyous, elle se défénestre et s’empale sur les pics d’un portail en métal !
Paul, d’abord groggy, comprend que Carole est morte ; il va ressortir son revolver et tout faire pour retrouver les gangsters et venger la mort de sa fille…
Cette fois ci et contrairement au premier opus, il a identifié les visages des agresseurs…
Méthodiquement, inlassablement et sûr de lui, Kersey écume les quartiers louches de Los Angeles, il loue une chambre dans un hôtel de passes, il s’habille comme un voyou et cette fois ci le ménage va pouvoir commencer !
Le commissaire Frank Ochoa, l’ancien policier chargé de l’enquête de New York lors de la première partie, n’a pas oublié Kersey, il le prend toujours en filature pour voir ce qu’il souhaite faire après la mort de Carole…
Plus déterminé que jamais, Paul Kersey va abattre un par un tous les loubards dans un flot de sang et un crépitement de balles incessant !
Mon avis :
« Un justicier dans la ville » premier du nom ne faisait déjà pas dans la dentelle, mais alors ce deuxième opus ouch ! il est encore cent fois plus terrible que son prédécesseur !
Les passages de viols (il y en a plusieurs !) sont atroces et carrément pornographiques (dans le sens littéral, c'est-à-dire obscènes), Winner a eu beaucoup d’ennuis avec la censure, les passages avec le viol de la pauvre gouvernante et celui avec Carole Kersey (handicapée donc personne vulnérable) sont très très durs et Winner en a  fait beaucoup TROP, il n’était pas obligé de mettre le paquet, on dirait qu’il a cherché à mettre la nausée au spectateur (pas besoin d’en rajouter avec les coups de ceinture sur les fesses ou sur l’empalement, même les pires films italiens ne sont pas allés aussi loin !)…
« Un justicier dans la ville 2 » est un film extrême, d’une violence inouie et il va sans dire que le public féminin ou sensible pourra passer son chemin aisément, même Gaspar Noé avec « Irréversible » passe pour « Mary Poppins » à côté !
Hormis ces réserves, le film se suit très bien et est toujours efficace, Bronson prouve une nouvelle fois qu’il est un excellent acteur et Jill Ireland (sa femme à l’écran comme à la ville) s’en sort honnêtement dans le rôle de la journaliste allergique à la violence ; on retrouve également Lawrence Fishburne dans un de ses premiers rôles au cinéma…
C’est produit par Menahem Golan et Yoram Globus, la « Cannon films » donc il ne faut pas s’étonner de la surenchère de brutalité du film, les deux bougres sachant très bien que ça va attirer le public friand de violence !
Ils ne s’y sont pas trompés le film fit un gros carton au box-office et les critiques hostiles au film accusèrent à l’époque Michael Winner de vouloir uniquement faire des films pour l’argent, ce que ce dernier se défendit vigoureusement…
Ça reste un bon polar urbain dans l’ensemble et le blu ray édité par Sidonis Calysta est simplement miraculeux, l’image est nette et à tomber par terre ; pour les cinéphiles qui connaissaient déjà ce film par le biais des cassettes VHS ou des DVD, sachez que le travail effectué pour la haute définition est fabuleux !
« Un justicier dans la ville 2 » est un film intéressant même si le côté sociologique du premier est légèrement en retrait dans le deuxième, qui privilégie davantage l’action et la violence et la barbarie, si vous avez le cœur bien accroché et que vous n’avez pas de problème viscéral sur les scènes de viols dans un film, « Un justicier dans la ville 2 » devrait vous combler, d’autant que là les conditions avec le blu ray sont optimales !
P.S. :le film à sa sortie était interdit aux mineurs, c’est justifié, donc ne laissez pas trainer votre blu ray entre toutes les mains !
Note : 7/10