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dimanche 29 septembre 2013

La Communauté de l'anneau de Peter Jackson, 2001


LE SEIGNEUR DES ANNEAUX, LA COMMUNAUTE DE L'ANNEAU

de Peter Jackson

Etats Unis/Australie/Nouvelle Zélande/Grande Bretagne

2001

173 minutes

avec Elijah Wood, Viggo Mortensen, Liv Tyler, Cate Blanchett, Sean Astin, Christopher Lee

Fantastique épique

d'après J.R.R. Tolkien

Synopsis :

La Terre du milieu, c'est l'anniversaire de Bilbon de Saquet qui fête ses 111 ans !

Sa longévité et son énergie sont dues au fait qu'il est le détenteur de l'anneau...

Son neveu Frodon en sera le légataire, mais Gandalf le magicien l'avertit des "dangers" que représentent la possession de cet anneau, convoité par le Maître des ténèbres, Sauron, ou par Gollum !

Très vite Frodon comprend qu'il doit quitter son village avant une attaque inopinée et soudaine de Sauron...

Ses amis hobbits l'accompagnent et durant leur périple, ils rencontreront la belle Arwen de la peuplade des Elfes mais aussi de terrifiants Goblins ou l'armée sanguinaire des monstrueux Orcs !

La seule issue est de se rendre dans le Mordor, fût ce au péril de leur vie...

Seul cet endroit pourra conserver l'anneau (qui ne peut être détruit !)...

Passant de mains en mains, de possession en possession, quelle sera la destinée de cet anneau, à la fois bienfaiteur et maléfique suivant l'être qui le porte ?

Mon avis :

D'une richesse technique surpuissante, "le Seigneur des anneaux, la communauté de l'anneau" marque le début d'une saga qui tient ses promesses et qui reste extrêmement fidèle à l'esprit de l'oeuvre de Tolkien...

Dès les premières minutes, le spectateur est invité à entrer dans un rêve éveillé !

Mais ce qui frappe le plus, c'est la multiplicité des décors et des endroits "visités" aussi bien par les protagonistes que par celui qui v(o)it le film !

Que ce soit dans une mine sous terre, au sommet d'une montagne enneigée pris dans la tempête d'une avalanche ou en plaine rocheuse, tout y passe ! on a droit à toutes les configurations géographiques possibles et imaginables, accentuant une diversité situationnelle et permettant de multiplier les dangers et les possibilités de menaces !

Jackson se sert du numérique certes, mais avec la plus grande intelligence et fait preuve de retenue, mélangeant décors naturels et artificiels...

Il nous gratifie de plans aériens superbes et de mouvements de caméra insensés et intenses !

L'immense surprise du film (que je ne peux vous dévoiler) apporte une dimension émotionnelle et émotive très forte au métrage, le rendant presque dramaturgique, mais il faut poursuivre ! la vraie STAR du film, c'est l'anneau et il est omniprésent, gardé comme centre du film, c'est cet anneau qui est le vecteur et l'intérêt du film, sans lui pas d'histoire, pas de justification de toutes ces aventures !

Très prometteuse, cette mise en matière augure du sensationnel pour la suite et on peut aisément dire que Peter Jackson réalise là un sans faute !

Bientôt les critiques des "Deux tours" et du "Retour du roi" ici même...

"Le seigneur des anneaux" reste certainement la saga fantastique épique la plus ambitieuse et attrayante du cinéma des années 2000 !

Note : 10/10







mercredi 25 septembre 2013

CARCASS, les dieux du Grind death !


CARCASS

Groupe britannique de Goregrindeath puis Heavy death n’roll

Fondé en 1985 (et oui bientôt trois décennies !) par Bill Steer et Jeff Walker, deux étudiants à la faculté de médecine, Carcass a suivi un parcours légendaire au sein des aficionados de death metal classique puis orientés heavy death en étant les précurseurs de ce style puisqu’ils ont signé en 1991 le premier album de ce genre…

S’orientant sur des thématiques médicales ou pathologiques avec des titres de chansons très explicites comme les incontournables « Regurgitation of Giblets » « Corporeal Jigsore Quandary » ou « Genital Grinder », Carcass acquiert une solide réputation dans le milieu très fermé des combos Grindcore avec notamment « Symphonies of sickness » (1987) et « Reek of putrefaction » (1989) aux pochettes covers inspirées par le « Reanimator » de Stuart Gordon (1985)…

Puis le tournant s’amorcera très nettement avec les trois albums suivants (« Necroticism : descanting the unsalibrious » en 1991 –considéré comme leur meilleur opus-, « Heartwork » en 1993 et « Swansong » en 1995 –carrément différent et vraiment death n’ roll aux antipodes des deux premiers !)…

Bénéficiant du talent des guitaristes, les illustres frères Amott, Michael et Christopher, « Necroticism » est bourré d’énergie vitalisante et bâtit les bases du heavy death, d’ailleurs les deux frères se retrouveront dans Arch Enemy, un clone de Carcass qui apparaitra en 1996 !

En 1996, c’est le split et sort un album d’inédits « Wake up and smell the carcass » regorgeant de titres phares tous plus faramineux les uns que les autres !

Donnant quelques prestations lors de festivals de concerts vers 2011/2012, le miracle s’accomplit avec une reformation et un album à la clef en septembre 2013 !

« Surgical steel » dépasse toutes les espérances et les remet en position de leaders de la scène avec une dynamique imparable et une technique de dextérité toujours autant maîtrisée !

A nouveau Carcass tabasse !

 







dimanche 22 septembre 2013

Lady Killer (série THRILLER produite par Brian Clemens), 1973


LADY KILLER

Série THRILLER

de Bill Hays

Grande Bretagne

Produit par Brian Clemens

avec Robert Powell, Barbara Feldon

1973

70 minutes

Synopsis :

Paul Tanner, un play boy fait la connaissance d'une superbe femme américaine, Jennifer, dans un luxueux hôtel britannique...

L'homme passe régulièrement et intempestivement des appels téléphoniques à un mystérieux interlocuteur...

Finalement Jennifer, tombant sous le charme de Paul, finit par l'épouser...

Ils vivent dans le manoir de Paul, situé en plein bord de mer, jouxtant une falaise...

Mais Paul cache un double jeu et mène une double vie !

Josie, une autre femme, est le vecteur d'une sombre et funeste machination dans lequel il se trouve impliqué !

Tout bascule !

Jennifer se retrouve dès lors en proie à un grand danger...

Parviendra t-elle à s'échapper de ce traquenard ?

Mon avis :

Initiée par Brian Clemens, le créateur de "Chapeau Melon et Bottes de cuir" et le réalisateur de "Capitaine Kronos contre les vampires", "Thriller" est une série mythique qui intrigua les téléspectateurs français de la défunte "Cinq" entre 1986 et 1987 et qui devint culte à vitesse grand V pour les fans friands de téléfilms d'angoisse voire à connotation fantastique...

"Lady Killer" est le tout premier segment de la série et élabore les bases d'un style certes "so british" mais qui parvient à tenir en haleine malgré une trame théâtrale et peu empreinte à l'action rythmée...

On base tout sur les décors et sur le jeu des acteurs, avec une pincée de scènes extérieures, le reste du temps tout est tourné en intérieur (probablement en studio)...

Mais l'histoire en elle même est particulièrement originale et l'angoisse monte petit à petit jusqu'à des révélations pour le moins sidérantes mais plausibles !

Dès lors Brian Clemens se régale et nous régale en nous manipulant de droite à gauche par un rebondissement fulgurant et d'une intelligence rare !

La qualité de la mise en scène, combinée au talent des comédiens et à un scénario très fouillé, parvient dès lors à nous faire comprendre le quid de Paul, le personnage principal, et tout devient limpide et compréhensible en une fraction de seconde, du travail d'orfèvre !

Réellement intéressant et ciselé au millimètre près, "Lady killer" peaufine un peu ce qui avait été précédemment entrepris par Hitchcock mais s'en démarque par un académisme profond, sans pour autant blaser le spectateur ni en étant une des ces innombrables "vieilleries" qui furent l'apanage des lucarnes d'outre Manche dans les années 70, car "Thriller " possède une grande modernité dans son traitement et sa mise en images...

Le charme des deux actrices et leur ressemblance physique apporte un plus à une trame machiavélique et très étudiée pour un téléfilm de cet acabit...

Bref, tout est intéressant dans "Lady killer" et son atypisme en fait certainement un pilier des séries d'angoisse estampillées millésime seventies...

A voir absolument, pour sa finesse et pour la qualité de son propos...

Note : 9/10




dimanche 15 septembre 2013

LE HOBBIT, un voyage inattendu de Peter Jackson, 2012


LE HOBBIT, UN VOYAGE INATTENDU

aka THE HOBBIT, AN UNEXPECTED JOURNEY

Etats Unis

de Peter Jackson

2012

avec Ian Mac Kellen, Martin Freeman, Richard Armitage, Ken Stott, Christopher Lee

160 minutes

Aventures épiques fantastiques

Synopsis :

Un pays imaginaire dans une période inconnue...

Bilbo de Saquet, un Hobbit vit paisiblement dans une demeure troglodyte où il ne manque de rien...

L'arrivée inopinée de Gandalf, un magicien va bouleverser son existence...

Ce dernier trace un signe sur sa porte...

Le soir venu, une horde de nains débarque chez Bilbo, ils font une razzia dans son garde manger et lui proposer de déchiffrer un parchemin rempli de runes qui lui servira de contrat pour embarquer dans une aventure hors du commun...

D'abord réticent puis laissant une nuit passer, Bilbo finit par accepter ce deal...

Il va se retrouver au coeur d'une quête vers un trésor, le coeur de la terre, et devra affronter mille et un dangers pour sauvegarder sa vie !

Mon avis :

Préquelle de la mythique trilogie du "Seigneur des anneaux" toujours réalisée par Peter Jackson, "Le Hobbit" a le mérite de proposer une entame de la saga tout en restant indépendant de cette dernière...

Grande réussite, le film remplit aisément son contrat et la durée des 160 minutes, pouvant paraître rebutante surtout si l'on est néophyte en la matière, se suit avec régal et sans le moindre ennui...

Le niveau des effets spéciaux se situe même un cran en dessus de productions comme "Avatar", c'est vous dire si le spectacle est flamboyant et détonnant...

L'intelligence de Peter Jackson réside surtout à rendre lisible et crédible une histoire de fantastique épique en se dotant de moyens financiers considérables mais exploitant cette donnée correctement et avec un timing frôlant la perfection !

En tous points féérique, "le Hobbit" renvoie à un spectacle familial et tous publics mais où les purs geeks tout comme les spectateurs lambda trouveront leur compte s'ils sont friands de magie et d'aventure...

"Le Hobbit" et "le Seigneur des anneaux" est aux années 2010 ce que "Star Wars" était aux années 70/80, c'est à dire du spectacle avant tout et de nourrir l'attente de cinéphiles cinéphages qui sont là avant tout pour se faire PLAISIR et pour REVER !

Et là Peter Jackson a tapé droit dans le mille !

Quand on voit le parcours accompli depuis "Bad Taste" en 1987, on a de quoi rester pantois !

Les décors mi numériques mi naturels sont à la hauteur d'un script parfaitement calibré revigorant l'action et l'omniprésence d'une richesse graphique jamais atteinte jusqu'à maintenant !

Ponctué de créatures toutes plus impressionnantes les unes que les autres, Peter Jackson y intègre un humour bienvenu à la hauteur de l'ambition colossale sur le point de départ du film...

Je ne vois pas comment on pourrait être déçu face à une telle maestria déployée avec autant d'amour pour le septième art...

Bravo et à voir toutes affaires cessantes, un métrage ultime pour l'héroïc fantasy, intégré dans son époque mais rendant hommage en même temps à tout un pan du cinéma d'aventures, avec les moyens actuels...

Fantastique !

Note : 10/10






samedi 7 septembre 2013

The devil's rejects de Rob Zombie, 2005


THE DEVIL'S REJECTS

aka Les rebuts du diable

de Rob Zombie

Etats Unis

2005

avec Bill Moseley, Sheri Moon Zombie, Sid Haig, Ken Foree, Danny Trejo

107 minutes

Road movie sanglant

Synopsis :

Une petite ville du Texas, 1978...

La police donne l'assaut dans une ferme suspectée d'être le repaire de dangereux psychopathes qui kidnappaient des jeunes femmes afin de les violer et les mutiler...

Otis (le chef de la bande) et Baby (sa soeur) parviennent à s'échapper, la mère, par contre est appréhendée et capturée par les forces de l'ordre...

Otis et Baby doivent retrouver le Capitaine Spaulding aka Cutter, le père naturel de Baby afin que celui ci les mette à l'abri...

Après un massacre dans un motel où le groupe de musique de Roy Sullivan périt dans d'atroces conditions, Baby, Otis et Cutter trouvent refuge dans un lupanar dirigé par Charlie...

Alors que la mère se fait torturer à mort, la police redouble d'effort pour coincer Otis et fait appel à des indicateurs qui connaissent bien l'endroit où vit Charlie...

Parviendra t-elle à capturer ceux que l'on appelle "les rebuts du diable" qui sèment mort et désolation ne faisant aucune distinction ni pitié lors de leurs forfaits ?

Mon avis :

Véritable bombe pondue par un Rob Zombie en état de grâce, "Devil's rejects" est un film qui devance tous ces prédécesseurs au niveau de la violence !

Outrancier dans son fond et dans sa forme mais passionnant à suivre car parfaitement rythmé et bien joué, ce métrage tient largement ses promesses et se distingue des autres par une originalité peu commune ou très peu exploité, à savoir qu'on a plus de compassion pour les tueurs que pour la police...

"The devil's rejects" est un mastodonte, une machine de guerre qui annihile tout sur son passage, recelant de moments d'anthologie et ponctué de dialogues cultes même si faisant la part belle aux invectives...

Faisant référence non sans un humour décalé et jubilatoire à plusieurs événements d'outre Atlantique ou à des figures emblématiques comme Groucho Marx ou même Elvis Presley, Rob Zombie se fait plaisir et NOUS fait plaisir et ne plagie à aucun moment les autres (même si le tout début peut faire légèrement penser à "Massacre à la tronçonneuse")...

Un montage ultra serré se servant de plans fixes et un final prodigieux tout en nuances permet au spectateur de garder un recul approprié face à ce déchaînement de brutalité (Rob Zombie n'y allant vraiment pas de main morte) et fait accéder l'oeuvre au sommet du genre, sorte de mélange entre "La dernière maison sur la gauche", "Tueurs nés" et "Dirty Harry"...

Toute une culture vintage se retrouve dans un film qui mettra tout le monde d'accord, transcendé par une folie pure et ambiante que l'on n'avait pas vue depuis longtemps !

Déjà huit ans et pas une seule ride !

Un pur must à déguster sans modération !

Note : 10/10






mercredi 4 septembre 2013

URGA (Close to Eden) de Nikita Mikhalkov, 1991


URGA

aka Close to Eden

De Nikita Mikhalkov

1991

Fable poétique

Russie

Produit par Jérôme Seydoux

105 minutes

Synopsis :

Une province perdue et désertique de la Mongolie, au début des années 90…

Un couple vit dans une habitation de type yourte avec ses trois enfants…

La femme n’a qu’une peur, accoucher d’un quatrième…

Un inconnu, suite à un accident de camion, se voit offrir le gîte et semble impressionné par la vie familiale…

La femme du foyer décide de missionner son mari pour aller en ville…

Elle lui demande de ramener des préservatifs …

Mon avis :

D’une portée poétique voire onirique sidérante, « Urga » est sans conteste un des films les plus atypiques du début des années 90…

Mikhalkov fait virevolter sa caméra lors de plans séquences d’une justesse et d’une habileté imparables, transcendant les situations les plus anodines en moments touchants et intimistes…

Il y a à la fois un côté rudimentaire et un aspect moderne et sophistiqué dans ce métrage faisant la part belle aux côtés techniques via des éclairages montant en puissance et en luminosité…

Axé sur une trame solide mais simple (la vie des peuplades mongoles de nos jours), il transperce un décalage saisissant sur le mode de vie rituel de ces derniers, à contrario des coutumes occidentales centrées sur l’argent ou la réussite sociale…

Implantés localement, les mongols ont de quoi vivre aussi bien (voire mieux) que nous, n’ayant pas cette « pression mentale » qui nous assène et ce côté surdimensionné de l’avoir sur l’être, ils fonctionnent suivant l’instinct qui les prédispose à demeurer dans l’existence qui est la leur…

 La « virée » dans la métropole chinoise voisine est souvent cocasse voire caricaturale, un peu comme dans « Crocodile Dundee » avec cet énorme décalage campagne/ville où tout parait difficile à lire et transcrire lorsque l’on ne possède pas les codes inhérents ou bases civilisationnelles pour s’intégrer dans cette course folle, stressée et stressante, où personne ne prend le temps de s’arrêter ou… de vivre, tout simplement !

Le rêve avec l’arrivée de Genghis Khan et tout ce qui en suit, se savoure à un rythme effréné et donne une sacrée leçon de mise en scène aussi bien au spectateur qu’aux réalisateurs de tous bords, tant on y sent une maîtrise et un sens de la dynamique saisissants !

Contrasté et métaphorique à l’extrême, « Urga » (c’est le nom de la lance/lasso qui sert de parade amoureuse chez les mongols, ces derniers se pourchassant à cheval et s’attrapant avant la copulation) finit presque comme il débute avec une trame identique reprenant les personnages dans la même situation mais habités par un apaisement évident eu égard aux pérégrinations incorporées le long du film…

Véritable pan du cinéma russe, « Urga » est une œuvre magistrale à avoir visionné impérativement et qui alimente le renouveau de ce genre quelque peu en déclin…

Note : 10/10