Open Watching

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lundi 25 avril 2011

LA JOURNEE DE LA JUPE - un peu hors sujet mais bon, je la mets quand même

LA JOURNEE DE LA JUPE
De Jean Paul Lilienfeld
France
2010
avec Isabelle Adjani, Denis Podalydès, Yann Colette, Jackie Berroyer
Produit par ARTE Films

Sonia Bergerac, une professeur de collège, vient souvent travailler en jupe dans l’établissement où elle enseigne…
Elle est considérée comme anti Islam par ses collègues et essaie de discipliner ses élèves, mais elle n’y arrive pas, car ces derniers sont très coriaces, turbulents et lui manquent de respect…

Jusqu’au jour où tout va basculer !

Servi par une interprétation hors pair d’Isabelle Adjani et particulièrement réaliste (ici on appelle un chat un chat), « La journée de la jupe » laisse des séquelles après son visionnage !
Le film soulève des tas de problèmes du quotidien mais n’apporte que très peu de solutions…
L’islam, les tournantes, la violence, le côté arriéré des religions, le port de la jupe, les racailles, bref tout est passé à la moulinette !
Sans complaisance et parfois même avec un humour à froid (on rit souvent jaune !), « La journée de la jupe » est riche en rebondissements, on ne s’ennuie pas …

Même si les policiers du RAID manquent de crédibilité (en effet, dans la vie réelle ce ne sont pas des charlots en panne de cœur, comme indiqué dans le métrage) mais ça ferait déjà bien longtemps qu’ils seraient intervenus !

Il y a également des scènes particulièrement émouvantes où les plus sensibles ne pourront que difficilement retenir leurs larmes, une action indéniable et une tension palpable (Adjani incroyable lors de ses crises de nerfs) malgré un message social transmis avec redondance et parfaitement insoluble eu égard aux mentalités actuelles dans les cités…

Par contre, certains passages sont ridicules comme les journalistes/policiers arrivant en caleçon ou le professeur d’espagnol qui a en permanence son Coran en cours pour démontrer à ses élèves les principes de l’Islam, ça ne tient pas du tout la route !

A voir tout de même, un bon moment de cinéma, à la fois populaire et engagé !
7/10



dimanche 24 avril 2011

SCREAM de Wes Craven, 1996

SCREAM
De Wes Craven
1996
avec Neve Campbell, David Arquette, Courteney Cox, Rose Mac Gowan, Drew Barrymore

La ville de Woodsboro est le théâtre de meurtres tous plus sanglants les uns que les autres…
Un mystérieux tueur cagoulé s’en prend à de frêles lycéens innocents et ne demandant qu’à vivre…
Bientôt l’étau se resserre sur une sombre machination qui semble émaner d’un des lycéens lui-même !
Mais le problème est loin d’être réglé !
Une journaliste mène l’enquête, à l’affût du moindre indice…
La suspicion règne et l’effroi est légion !
Jusqu’à un dénouement parfaitement insensé !

Hommage novateur à tous les slashers qui connurent leurs heures de gloire dans les eighties, « Scream » se démarque de ses prédécesseurs par une acuité scénaristique très maligne et intelligemment mis en exergue !
Un début sur les chapeaux de roue et ça y est !
On est pris dans le film, ça n’arrête plus !
Les personnages bien rodés et la finesse du script, doublé d’un sadisme hors normes au niveau des homicides font décoller le spectateur de son fauteuil !
J’ai adoré le côté burlesque du métrage (notamment le meurtre du garage) et l’esprit bon enfant qui y règne, sans se prendre au sérieux mais qui fout royalement la trouille…
Un succès amplement mérité puisque Scream fera un carton au box office…
Les références pullulent (« Carrie », « Halloween »…) et Craven prouve une nouvelle fois son talent…
Les comédiens sont tous très bons, notamment David Arquette en flic pataud mais efficace et Neve Campbell, sorte de Jamie Lee Curtis moderne, persécutée par le meurtrier au masque funeste, qui lui en veut beaucoup !
Courteney Cox est impitoyable en reportrice bornée et prête à tout pour connaitre la vérité !
Les passages anthologiques (notamment la fête/beuverie nocturne qui dégénère en bain de sang), les décors habilement restitués, l’ambiance très réaliste font de « Scream » un post slasher qui fera date !
Très très bon et n’ayant pas pris une ride, un témoignage de ce qui se faisait de mieux dans le milieu des années 90 aux Etats Unis en matière de films d’horreur !
9/10
vu 6 fois dont 2 au cinéma
critique écrite le 24/04/2011 entre 21h50 et 22h05

dédicace à Bruno Mattei des cahiers du cinéma, à Caroline « Miss Jigsaw » Masson et à Tyron « Colonel Rhode » Capulet


samedi 16 avril 2011

Terminator (1984) de James Cameron

Suite à une micro-tempête électro-magnétique, un être mystérieux fait son apparition. Il s'agit d'un Terminator, un cyborg à apparence humaine, envoyé du futur pour une mission meurtrière. Il a pour objectif de supprimer une jeune femme du nom de Sarah Connor, dont la vie aura une grande importance dans les années à venir. En effet, le fils de Sarah, dont la naissance est imminente, deviendra le chef des forces armées de la résistance humaine contre les machines, au lendemain d'un holocauste nucléaire. Cependant, la résistance a envoyé un des leurs, le sergent Kyle Reese. Ce dernier a pour mission de retrouver et de protéger la jeune femme de ce tueur. Une tache d'autant plus difficile que le Terminator semble quasi-indestructible et que Sarah n'a aucune idée du danger qu'elle encourt...
Réalisation : James Cameron
Scénario : James Cameron, Gale Anne Hurd et Harlan Ellison (non crédité)
Direction artistique : George Costello
Costumes : Hilary Wright
Création du Terminator : Stan Winston
Photographie : Adam Greenberg
Effets spéciaux : Roger George et Frank DeMarco
Société d’effets spéciaux : Fantasy II Film Effects
Montage : Mark Goldblatt
Musique : Brad Fiedel
Société de distribution : Orion Pictures
Budget : 6 400 000 $
Arnold Schwarzenegger (VF : Pascal Renwick) : Le Terminator T-800 (Modèle 101)
Paul Winfield (VF : Jean-Claude Michel) : Lieutenant Ed Traxler
Lance Henriksen (VF : Joël Martineau) : Inspecteur Hal Vukovich
Bess Motta (VF : Marie-Christine Darah) : Ginger Ventura
Earl Boen (VF : Sady Rebbot) : Dr Peter Silberman
Rick Rossovich (VF : Patrick Prejean) : Matt Buchanan
Dick Miller (VF : Edmond Bernard) : L’armurier
Bruce M. Kerner (VF : Maurice Sarfati) : Sergent au bureau
Franco Columbu : Terminator du futur
Bill Paxton (VF : Alain Flick) : Le chef des Punks
Brad Rearden : Punk


Autant le dire de suite, ce film (que vous avez tous forcément vu au moins une fois) révolutionna le genre et fit l’effet d’une bombe à neutrons lors de sa sortie en salles il y a 27 ans !
Mêlant efficacement fantastique, science fiction, action, gunfights survoltés et tension nerveuse, « Terminator » tient aisément la dragée haute à ses prédécesseurs par une réalisation habile sans aucun temps mort et par une rythmique accrocheuse propre au cinéma hollywoodien…
Schwarzenegger allait asseoir sa réputation définitivement avec ce métrage qui tient aisément la route, transcendé par une ambiance de folie de la première à la dernière minute…
Respectant le timing établi, « Terminator » n’a pas pris une seule ride et étonne toujours autant de nos jours par sa sauvagerie et ses passages cultes repris nombre de fois en référence dans d’autres métrages…
Fourmillant d’idées incroyables ciselées au millimètre, ce film est précurseur du genre « cyber SF » et Cameron parvient à rendre crédible un scénario complètement délirant, de prime abord…
Restent des séquences monumentales comme l’arrivée dans la boite de nuit « Technoir », la fusillade monstre dans  le commissariat, les poursuites en voitures et le final totalement ébouriffant et particulièrement bluffant !
La qualité du jeu des acteurs parvient à rehausser la qualité inhérente du film qui, au final, demeure un chef d’œuvre et, avec le temps, un classique !
Les opus suivants sont du même acabit avec l’explosion  sur le deuxième tourné 7 années plus tard…
Quant au 3ème il reste anecdotique malgré de bons passages d’action, pimentés par une frénésie bourrinante de SFX ultra ravageurs et toujours très impressionnants…
Avec « Terminator Renaissance », la saga vire à 360 degrés et prend une toute autre optique, mais le tout s’avère réellement séduisant et rencontrera toujours auprès du public un succès mérité…
Le plaisir est toujours omniprésent et s’en priver serait un tort…
Un des plus grands métrages de SF de tous les temps !

10/10

vu au moins une vingtaine de fois dont la première au cinéma à sa sortie




vendredi 15 avril 2011

Carnival of souls - Le carnaval des âmes, 1962

Carnival of Souls
Réalisateur : Herk Harvey
Producteur : Herk Harvey
Scénario : John Clifford
Musique : Gene Moore
Date de sortie : 26 septembre 1962
À la suite d'une course de voitures improvisée, un véhicule transportant trois jeunes femmes tombe d'un pont et s'enfonce dans une rivière. Unique rescapée, Mary, une organiste professionnelle, part ensuite s'installer à Salt Lake City où son nouveau travail l'attend, mais des évènements étranges surviennent bientôt ...
On a rarement atteint un niveau onirique de cette trempe au cinéma…
Oubliez tout ce que vous avez vu précédemment, embarquez pour des paysages lunaires, dénués du moindre artifice pour un voyage hors du temps et des normes…
Carnival of souls est un film à part, magistralement réalisé, subtilement interprété et qui laisse une empreinte indélébile après sa vision.
Que dire ? nous sommes littéralement sidérés, bernés et floués, mais le film n’est pas un piège, plutôt un doux périple à travers l’inconscient, pénétrant les doutes de son héroïne et ravivant l’imaginaire de celle-ci via un dédalesque subsconscient où s’enchevêtrent à la fois la réalité et l’iréel …
Les plans nocturnes percent la rétine et coincent le spectateur, comme une voiture au bout d’un fossé, arrivant au terme et à destination, mais vers quelle destination ?
L’issue du film est incroyable et parfaitement habile, d’une froideur calculée, jouant à la fois sur l’esthétisme et sur la raison perturbée et exacerbée, on ne s’en remet que difficilement…
Une approche visionnaire et magistrale d’un cinéma expérimental, d’un genre stylé et unique, Carnival of souls est impérativement à découvrir si ce n’est déjà fait, il explore le subconscient et invoque le cinéma pour faire passer un message psychanalytique, transgressif et obscur…
Incroyable de bout en bout et extrêmement avant-gardiste, un classique abouti qui fera date !
10/10

vu 2 fois




samedi 9 avril 2011

Luigi Montefiori, l'icône de Joe d'Amato



George Eastman, de son vrai nom Luigi Montefiori, est un acteur, réalisateur et scénariste italien de série B, né le 16 août 1942 à Gênes.

Figure emblématique et incontesté d’un certain cinéma de genre, quelquefois nanardesque et souvent axé sur le « gore » bien poisseux, ce comédien à la carrure imposante est resté dans bon nombre de mémoires cinéphiliques pour ses prestations remarquées dans de nombreuses œuvres, et laisse sans nul doute une empreinte indélébile.

Que ce soit en tueur psychopathe, en monstre cannibale, en homme singe (?) ou en pêcheur méditerranéen priapique chasseur de zombies, le bougre sait y faire pour marquer les esprits !

Un parcours impressionnant jalonné par une collaboration récurrente avec Joe d’Amato et de tout le gratin du bis rital lui a offert des rôles en or, sur mesure…

On retiendra bien évidemment sa prestation dans « Anthropophagous », un des films d’horreur les plus traumatisants jamais réalisés et sa suite non-officielle « Rosso sangue » où Eastman incarne, sans décrocher un seul mot de tout le métrage, un monstre tueur d’une barbarie hors du commun !
A noter une mini-carrière de réalisateur avec le très rare « 2020 texas gladiators », sorte de sous Mad Max très en vogue à l’époque et le morne « Metamorphosis » réalisé tardivement en 1990, bien après la vague des séries Z qui firent le succès et la reconnaissance de Montefiori…

Il a tourné une scène hot avec son épouse d’alors, la bombesque Serena Grandi (bien connue par les cinéphiles érotomanes pour son personnage dans « Miranda » de Tinto Brass) dans le giallo « Portait of Giola » - « Delirium » dans l’hexagone- et a collaboré au script du très bon « Aquarium » - « Bloody bird » de Michele Soavi en 1987.

Actuellement, Eastman ne tourne pratiquement plus et refuse même d’être présent à des conventions de dédicaces, c’est son choix, respectons le !

Quoiqu’il en soit, on peut réellement parler d’icône du cinéma bis avec Montefiori, emblème d’un cinéma d’un autre âge, auquel il aura apporté une grande part de l’édifice et qui procure, encore de nos jours, un certain plaisir à revoir ses films, voire une délectation sans limites.

EASTMAN RULEZ !
Filmographie express :

1969 : Satyricon (Fellini - Satyricon) : Minotauro
1972 : L'Appel de la forêt (The Call of the Wild) : Black Burton
1973 : Baba Yaga : Arno Treves
1977 : Black Emanuelle autour du monde (Emanuelle - Perché violenza alle donne?) : Guru Shanti
1980 : Antropophagus : Nikos Karamanlis
1980 : La Nuit fantastique des morts-vivants (Le Notti erotiche dei morti viventi) : Larry O'Hara
1981 : Porno holocaust : Dr. Lemoir
1981 : Horrible (Rosso sangue) : Mikos Stenopolis
1982 : Les Nouveaux barbares (I Nuovi barbari) : One
1982 : Delizie erotiche
1982 : Les Guerriers du Bronx (1990: I guerrieri del Bronx) : Golan
1983 : La Guerre du fer (La Guerra del ferro - Ironmaster) : Vood
1983 : Le Déchaînement pervers de Manuela : Jacob
1983 : 2019 après la chute de New York (2019 - Dopo la caduta di New York) : Big Ape
1983 : Le Gladiateur du futur (Endgame - Bronx lotta finale) : Kurt Karnak
1984 : L'Exécuteur (Blastfighter) : Tom
1986 : Atomic Cyborg (Vendetta dal futuro) : Raoul Morales
1987 : Les Barbarians (The Barbarians) : Jacko
1987 : Le Foto di Gioia : Alex
1990 : Il Ritorno del grande amico
1990 : Metamorphosis : Man in the office (cameo)

mardi 5 avril 2011

Giovanni Lombardo Radice



Giovanni Lombardo Radice est un acteur italien né sous le signe de la balance le 23 septembre 1954 à Rome, qui a connu des heures de gloire, par le biais de productions de films d’exploitation mais également de véritables chefs d’œuvre du cinéma de genre, le plus souvent principalement sous la direction de metteurs en scène de renom, comme Antonio Margheriti ou Lucio Fulci, pour ne citer qu’eux…

Charismatique à l’extrême et pourtant au physique frêle d’adolescent attardé (notamment son rôle dans « la Maison au fond du parc » où il gravite dans un univers dépravé et en pleine névrose), Lombardo Radice tient la dragée haute aux autres comédiens et se distingue par une implication dans son personnage rarement vue et atypique par rapport au propos du film, y apportant une stylisation qui transcende le métrage…

Ce « plus » apporté avec une réelle conviction y est peut être pour beaucoup dans le succès et la qualité des films dans lesquels cet acteur hors-pair a tourné !

Lombardo Radice (également connu sous le pseudonyme de John Morghen) se taille quand même la part du lion avec une filmographie à tomber par terre avec des réalisateurs très diversifiés (Fulci, Margheriti, Deodato, Lenzi et Soavi, excusez du peu !).

Un pilier essentiel du cinéma bis, très accessible et très gentil dans la vie de tous les jours, mais conscient de la chance infinie qu’il a eu d’œuvrer dans autant de productions où il a su insuffler un boostage énorme lors de scènes véritablement cultes (remember la séquence de la perceuse dans « La Paura » de Fulci ou la danse extatique dans « House on the edge of the park » de Deodato).

Pour résumer, un comédien emblématique d’un genre en perdition, qui apporta indéniablement ses lettres de noblesse au 7ème art du bis, dévoilant la face cachée d’un acteur énigmatique à chacune de ses apparitions, tantôt victime tantôt bourreau.

Un acteur sur qui on a pu compter pour revitaliser le ciné d’exploitation, incontournable et inoubliable dans l’inconscient des cinéphiles de sa catégorie !

Filmo express :
1980
La Maison au fond du parc (House on the edge of the park) de Ruggero Deodato
Frayeurs (City of living dead, La Paura) de Lucio Fulci

1981
Cannibal ferox d’Umberto Lenzi
Pulsions cannibales (Cannibal apocalypse) d’Antonio Margheriti

1987
Bloody bird (Stagefright, Aquarium) de Michele Soavi

1990
Sanctuaire (La Chiesa) de Michele Soavi