LES
YEUX BLEUS DE LA POUPEE CASSEE
De
Carlos Aured
1974
Espagne
Avec Paul Naschy, Diana Lorys, Maria Perschy, Eva
Leon, Ines Morales, Pilar Bardem
Giallo
très malsain
89
minutes
Aka House of psychotic women
Édité chez Artus films
Synopsis :
Gilles, un vagabond, (Paul
Naschy) arrive dans un
village français à la recherche d'un travail. Il obtient rapidement un boulot
auprès d'une femme nommée Claude (Diana
Lorys), qui porte une
main prothétique, cachant une horrible déformation. Elle
lui donne un emploi d'homme à tout faire dans la grande maison où elle vit avec
ses deux sœurs : la nymphomane rousse Nicole (Eva Leon) et
l'handicapée en fauteuil roulant Yvette (Maria
Perschy). Peu de temps
après l'arrivée de Gilles au village, un mystérieux tueur commence à assassiner
des femmes blondes aux yeux bleus et les énucle, signant ainsi ses crimes.
Gilles est rapidement suspecté d'être le tueur en raison de son passé sombre
d'ancien détenu et du meurtre de son ancienne petite-amie. Mais serait-ce
vraiment aussi simple[1] ?
(source : Wikipedia)
Mon
avis :
Artus
films est vraiment le spécialiste pour nous éditer des ovnis et des films
tordus en blu ray et ici franchement ils ont tapé fort !
Soyons
clairs, avec « Les yeux bleus de la poupée cassée » ils ont excellé
et le cinéphile déviant se régalera et en aura pour son argent…
Avec
l’inénarrable Paul Naschy hyper connu des aficionados de cinéma fantastique
espagnol, le film rappelle un peu les « fumettis » italiens, mélange
très malsain de sexe et de gore et le réalisateur Carlos Aured n’y va pas avec
le dos de la cuillère dans le gore dans des séquences proches de l’insoutenable
voire vomitives (le pauvre cochon égorgé en direct live, j’ai vu des tas de
films d’horreur mais là j’ai tourné la tête, c’était too much !)…
Les
scénaristes rivalisent d’inventivité pour les armes utilisées lors des meurtres,
une mention spéciale pour l’ustensile de jardinerie qui dépasse même dans la
cruauté le fameux hachoir…
Les
séquences de massacres font donc très mal et se ponctuent par des passages de
seins nus où le père Naschy s’en donne à cœur joie, il ne s’ennuie pas puisque
c’est lui qui a co-écrit le scénario, pouvant ainsi caser des scènes de sexe où
il profite de la plastique des actrices, toutes plus sublimes les unes que les
autres…
Autrement,
l’histoire est très habile et nous balade totalement puisqu’il y a plusieurs
meurtriers, on pensait que c’était juste Gilles le tueur, mais un
rebondissement va faire tout basculer puisque SPOILER le bougre est tué par les
gendarmes ! SPOILER
Les
meurtres vont bon train après la mort de Gilles et c’est bien là toute l’originalité
de « Les yeux bleus de la poupée cassée » avec un médecin qui utilise
ses pouvoirs d’hypnose pour commanditer la vengeance à distance…
L’issue
est à ce titre incroyable et sidérante et franchement on ne s’y attend pas du
tout !
Pour
les cinéphiles, le contrat est rempli et une nouvelle fois l’édition de Artus
films est nickel…
Les
vingt premières minutes avec l’errance de Gilles en préambule se suivent très
bien et on se régale des paysages et de la technique de filmage…
Le
côté nymphomane des trois sœurs est crédible et Gilles va s’engouffrer de toute
sa volonté dans les jeux sexuels qui lui sont offerts…
Bref,
« Les yeux bleus de la poupée cassée » est globalement un bon film et
reste recommandable, le seul bémol est que c’est très cruel par moments et les
défenseurs de la cause animale auront beaucoup de mal avec la scène du porc
égorgé…
Note
: 7/10
