dimanche 13 septembre 2026

Les yeux bleus de la poupée cassée de Carlos Aured, 1974

 

LES YEUX BLEUS DE LA POUPEE CASSEE

De Carlos Aured

1974

Espagne

Avec Paul Naschy, Diana Lorys, Maria Perschy, Eva Leon, Ines Morales, Pilar Bardem

Giallo très malsain

89 minutes

Aka House of psychotic women

Édité chez Artus films

Synopsis :

Gilles, un vagabond, (Paul Naschy) arrive dans un village français à la recherche d'un travail. Il obtient rapidement un boulot auprès d'une femme nommée Claude (Diana Lorys), qui porte une main prothétique, cachant une horrible déformation. Elle lui donne un emploi d'homme à tout faire dans la grande maison où elle vit avec ses deux sœurs : la nymphomane rousse Nicole (Eva Leon) et l'handicapée en fauteuil roulant Yvette (Maria Perschy). Peu de temps après l'arrivée de Gilles au village, un mystérieux tueur commence à assassiner des femmes blondes aux yeux bleus et les énucle, signant ainsi ses crimes. Gilles est rapidement suspecté d'être le tueur en raison de son passé sombre d'ancien détenu et du meurtre de son ancienne petite-amie. Mais serait-ce vraiment aussi simple[1] ?

(source : Wikipedia)

Mon avis :

Artus films est vraiment le spécialiste pour nous éditer des ovnis et des films tordus en blu ray et ici franchement ils ont tapé fort !

Soyons clairs, avec « Les yeux bleus de la poupée cassée » ils ont excellé et le cinéphile déviant se régalera et en aura pour son argent…

Avec l’inénarrable Paul Naschy hyper connu des aficionados de cinéma fantastique espagnol, le film rappelle un peu les « fumettis » italiens, mélange très malsain de sexe et de gore et le réalisateur Carlos Aured n’y va pas avec le dos de la cuillère dans le gore dans des séquences proches de l’insoutenable voire vomitives (le pauvre cochon égorgé en direct live, j’ai vu des tas de films d’horreur mais là j’ai tourné la tête, c’était too much !)…

Les scénaristes rivalisent d’inventivité pour les armes utilisées lors des meurtres, une mention spéciale pour l’ustensile de jardinerie qui dépasse même dans la cruauté le fameux hachoir…

Les séquences de massacres font donc très mal et se ponctuent par des passages de seins nus où le père Naschy s’en donne à cœur joie, il ne s’ennuie pas puisque c’est lui qui a co-écrit le scénario, pouvant ainsi caser des scènes de sexe où il profite de la plastique des actrices, toutes plus sublimes les unes que les autres…

Autrement, l’histoire est très habile et nous balade totalement puisqu’il y a plusieurs meurtriers, on pensait que c’était juste Gilles le tueur, mais un rebondissement va faire tout basculer puisque SPOILER le bougre est tué par les gendarmes ! SPOILER

Les meurtres vont bon train après la mort de Gilles et c’est bien là toute l’originalité de « Les yeux bleus de la poupée cassée » avec un médecin qui utilise ses pouvoirs d’hypnose pour commanditer la vengeance à distance…

L’issue est à ce titre incroyable et sidérante et franchement on ne s’y attend pas du tout !

Pour les cinéphiles, le contrat est rempli et une nouvelle fois l’édition de Artus films est nickel…

Les vingt premières minutes avec l’errance de Gilles en préambule se suivent très bien et on se régale des paysages et de la technique de filmage…

Le côté nymphomane des trois sœurs est crédible et Gilles va s’engouffrer de toute sa volonté dans les jeux sexuels qui lui sont offerts…

Bref, « Les yeux bleus de la poupée cassée » est globalement un bon film et reste recommandable, le seul bémol est que c’est très cruel par moments et les défenseurs de la cause animale auront beaucoup de mal avec la scène du porc égorgé…

Note : 7/10