samedi 7 juillet 2012

Zombie Holocaust, Marino Girolami, 1980


ZOMBIE HOLOCAUST

De Marino Girolami aka Frank Martin

1980

Italie

Avec Ian Mac Culloch, Donald O’ Brien, Alexandra Delli Colli

85 minutes

Nanar horrifique

Synopsis :

Une superbe assistante d’un chirurgien dans un hôpital new-yorkais part avec une journaliste, son copain et un anthropologue dans une contrée de l’archipel des Moluques pour enquêter sur une coutume tribale, suite à des pratiques de cannibalisme constatées au sein de l’établissement…

Arrivés sur place, ils font la connaissance d’un médecin et s’engouffrent dans la jungle hostile à la recherche de la moindre trace de vie…

Ce qui devait n’être qu’un simple périple, à la limite de l’humanitaire, va se transformer en cauchemar !

Mon avis :

« Zombie Holocaust », c’est du sévère !

En fait soyons lucides, ce métrage est un bon gros nanar, rigolo et sympatoche !

Mou du genou, tourné à deux à l’heure, répétitif et rébarbatif, le film a beaucoup de mal à décoller et prend difficilement ses marques !

Les comédiens sont aussi convaincants que des ânes qui reculent, tout est prétexte à des scènes totalement GRATUITES pour que Delli Colli, la blonde de service, se  foute à poil sans aucune raison apparente ! (« je suis fatiguée, je vais me reposer » et le plan suivant elle se désape copieusement !)…

On est en plein Grindhouse à l’ancienne avec un stock shot piqué à « L’enfer des zombies » de Fulci lors de l’arrivée en jeep dans le village, plan furtif mais que les connaisseurs reconnaitront sans difficulté !

Girolami fait preuve d’une recherche constante dans le gore et nous gratifie de moult éventrations, énucléations et égorgements !

Le summum de l’originalité gorasse est même atteint lors d’une décapitation avec un moteur de zodiac sur une plage !

Donald O’ Brien avec sa trogne de psychopathe tire son épingle du jeu et permet d’enclencher un levier dans la perversité inhérente à un film qui atteint déjà des sommets en la matière !

L’ensemble est sympathique et, malgré tout, on passe un bon moment ! 

Girolami bouscule les codes scénaristiques instaurés par ses homologues macaroni et s’en sort plutôt bien, même si quelque fois le manque de crédibilité de l’entreprise peut dédouaner la qualité de l’œuvre au profit d’une risibilité certaine !

Ceci étant, le bougre ne s’est pas trop foulé niveau scénario puisqu’il enquille un mix improbable entre « La Montagne du Dieu Cannibale » de Sergio Martino pour Delli Colli en divinité peinturlurée, « Cannibal Holocaust » de Deodato pour les autochtones anthropophages et « L’enfer des zombies » de Fulci, lui piquant l’idée de l’île !

Bref, « Zombie Holocaust » se savoure un Monaco à la main, avec une pizza 4 fromages du même acabit que les SFX de Maurizio Trani, artisan des maquillages sur le métrage et qui s’est surpassé et s’apprécie avec ses potes pour passer le temps !

Témoignage d’un certain cinéma d’exploitation aujourd’hui révolu, « Zombie Holocaust » se cale parmi les pièces maitresses de la catégorie auquel il s’apparente.

Note : 9/10










2 commentaires:

  1. Tout à fait le genre d'article que je me régale de lire. Concernant de plus un film vraiment Z mais qui bizarrement se révèle beaucoup plus digeste qu'une abomination comme "raiders of the living-dead" qui, lui, est vraiment une épreuve à suivre jusqu'au générique de fin (je n'y suis pas parvenu).

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  2. un régal à écrire aussi ! on prend un véritable panard sur ces films bon enfant et sans prétention ! content que l'article t'ait plu

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