samedi 17 septembre 2022

LADY FRANKENSTEIN de Mel Welles et Auréliano Luppi, 1971

 

LADY FRANKENSTEIN

de Mel Welles et Aureliano Luppi

1971

Italie

avec Rosalba Neri, Paul Muller, Joseph Cotten, Mickey Hargitay, Herbert Fux, Renate Kasché

Film fantastique gothique

99 minutes (version intégrale)

Blu ray édité chez Le chat qui fume

Musique d’Alessandro Alessandroni

Librement inspiré du roman de Mary Shelley

aka Lady Frankenstein, cette obsédée sexuelle

aka La figlia de Frankenstein

Synopsis :

Se sachant trop vieux pour continuer indéfiniment ses infructueuses expériences de transplantations d'organes humains, le baron Frankenstein s'accorde une dernière chance d'élaborer une créature à partir de morceaux de corps déterrés d'un cimetière.

Mais son cerveau ayant été endommagé, cette dernière, à peine ramenée à la vie, tue le savant en l'étouffant.

Aidée du Dr Marshall, fidèle assistant, la propre fille du baron, elle-même chirurgien fraîchement diplômé, décide de reprendre aussitôt les expériences en jetant par ailleurs son dévolu sur Thomas, le beau jeune employé du château malheureusement attardé. 

(source : Wikipedia)

Mon avis :

Oulala, c’est particulièrement gratiné ce « Lady Frankenstein » ! certes c’est très sympa et agréable à suivre mais c’est un film qui croustille sous la dent !

Complètement librement inspiré du mythe de Frankenstein, « Lady Frankenstein » met en lumière Rosalba Neri, cette fois c’est la fille du savant qui reprend les rênes après le décès de son père (Joseph Cotten meurt au bout de quarante minutes de bobine !), mais en plus Tania Frankenstein est obsédée sexuelle (comme l’indique le titre original) et elle a le feu aux fesses !

Elle a flashé sur Thomas, le valet du château qui est débile mental, et souhaite faire une expérience afin de déniaiser le bougre !

Et le monstre dans tout ça ? bah niveau trucages croquignolets, on est servis ! il mesure plus de deux mètres et sème la terreur parmi les villageois ; Mel Welles est abonné aux scènes de nudité purement gratuites (un couple au bord d’une rivière avec une femme totalement nue qui se fait balancer dans la flotte par le monstre !) « Lady Frankenstein » ravira les voyeurs et on peut dire sans hésiter qu’on est dans la grande tradition des films déviants bis, un peu comme les Paul Naschy du début de la décade 1970, on y pense souvent et il y a une corrélation entre toutes ces bisseries, cependant marrantes et attachantes…

Celui qui tire son épingle du jeu c’est bien Paul Muller, l’assistant du docteur Frankenstein, qui va prendre le relais auprès de Tania, cette dernière lui faisant même miroiter une nuit d’amour et qui se proclamera sa « femme » si Marshall accepte de la seconder dans ses expérimentations (on se doute bien que ce n’est pas crédible et que la seule chose qui intéresse Tania, c’est redonner un cerveau à Thomas, le valet !)…

Le film est alambiqué mais le montage est efficace, tout comme la réalisation, qui s’avère sans aucun temps mort ! on est dans le Must de la bisserie ritale et « Lady Frankenstein » deviendra rapidement un film culte du genre gothique fantastique, même si c’est moins rigoureux que les films de la Hammer !

De très beaux moments comme la neige qui s’invite dans le film, ce qui amplifie le charme et la beauté de « Lady Frankenstein » et une Rosalba Neri sublime et déchainée qui nous fera l’immense plaisir de dévoiler son corps, c’est un des meilleurs rôles de l’actrice et elle culmine dans le personnage de Tania, elle irradie tout sur son passage et elle est l’atout principal du film, Neri est dotée d’un charisme à toute épreuve et Mel Welles a su tirer (sans jeu de mots graveleux) le maximum des capacités de son héroïne !

Un seul regret : la FIN !

Complètement bâclée, l’issue est ratée et incompréhensible, que s’est-il passé dans la tête des scénaristes ? ça ne colle pas du tout ! SPOILER : Tania et Thomas font l’amour alors qu’un incendie se déclare dans le château avec les villageois vengeurs qui assiègent les lieux, et tout d’un coup, sans le moindre explication plausible, Thomas tue Tania en l’étranglant !!!!!!! SPOILER OFF qu’est ce que c’est que cette fin ????? il faudra nous expliquer !

En revanche, le boulot effectué par l’éditeur bien connu « Le chat qui fume » est phénoménal ! on a un très beau coffret avec un blu ray impeccable et même le CD de la musique du film ! les cinéphiles s’empresseront de se procurer l’ouvrage, surtout que le film  est très rare et présenté dans sa version intégrale de 99 minutes, boulot somptueux ! bravo au Chat qui fume !

Dans l’ensemble, « Lady Frankenstein » est une perle du gothique italien, proche du film « Les horreurs de Frankenstein » de Jimmy Sangster mais hyper dosée en érotisme et en déviance !

Il va de soi que les cinéphiles friands du genre apprécieront le spectacle et le métrage a un côté touchant, presque naïf mais on se délecte au visionnage, surtout dans les conditions optimales où il nous est proposé…

« Lady Frankenstein » est une curiosité mais il est bourré d’attractivité, il comblera les fans de cinéma gothique, au même titre que les Hammer, Mel Welles fait aussi bien que la firme britannique avec des moyens plus serrés et il s’en sort honorablement…

Extrêmement sympathique !

Note : 8.5/10









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