vendredi 25 mars 2011

MINISTRY, groupe de Brutal Indus Metal

MINISTRY, groupe d’Indus Métal Américain

Splittant en 2009, le groupe Ministry a débuté sa carrière au tout début des années 80 dans un genre complètement différent que celui qui fit sa gloire, le cold wave…
Sur des albums comme « Twelve inch singles » ou « Work for love » Jourgensen et Barker firent la joie des dance floors avec des titres comme « Everyday is Halloween » avec nappes de synthés à pléthore et rythmes disco ou pop !

Totalement avec inadéquation avec ce que connait le public d’eux !

En effet, dès 1988 leur carrière prend une toute autre tournure avec « Land of rape and honey » (littéralement le pays du viol et du miel) où les bougres s’attaquent à un Indus Brutal et martial avec (chose incroyable !) DEUX batteries !

La brutalité est radicalement de mise et le groupe s’impose alors comme leader du genre, défrayant la chronique avec des histoires de toxicomanie, mentionnant par exemple à qui veut bien l’entendre qu’ils se feraient payer par leurs producteurs en cocaïne, passant le plus grand temps de leurs activités à se shooter entre deux compositions d’albums !

Puis c’est l’escalade vers la violence sonique avec « The mind is terrible thing » et  l’incroyable « Psalm 69 – a way to succeed and a way to suck eggs » de 1992 considéré comme leur meilleur skeud !

Des titres comme « Just one Fix » ou « Scarecrow » les propulseront au titre d’un des groupes les plus violents au monde ! surpassant certains autres combos de Métal pur dans la sauvagerie auditive !

Leur packaging est toujours très élaboré et les titres d’albums font également toujours dans la surenchère de jeu de mots … (exemples : « The dark side of the spoon » (1998), « Sphinctour » (leur live), « Greatest fits » (leur best of), ou l’énorme “Animositisomina” de 2003).

Après le décès de leur bassiste, Ministry se retrouve dans l’impasse et Jourgensen reste seul leader aux manettes !

Leur collaboration avec Jello Biafra sur LARD reste exemplaire, instaurant une déviance de leur style mixé avec du Thrash Metal du plus bel effet et le succès sera une nouvelle fois bien au rendez vous !

Payant le prix de leur anarchisme et de leur réfraction envers le gouvernement Bush ou pro Bush, Ministry mettra une pédale douce vers 2006 pour stopper net avec leur live « Adios Puta madre »…

Un groupe ultime, de référence et impossible à occulter via leur discographie déjantée et originale, qui reste indétrôné et indétrônable les années défilées…

Ministry est essentiel à écouter pour comprendre comment la musique Métal a pu évoluer aux Etats Unis !




jeudi 24 mars 2011

Children of Bodom, le groupe leader de Heavy Death Melodique

Children of Bodom, groupe finlandais de Heavy Death Mélodique


Emmené depuis 1998 par son leader et frontman, le légendaire guitar hero Alexi Laiho, Children of Bodom est un groupe de heavy death mélodique qui démarra dans un registre Sympho Black pour petit à petit trouver ses marques dans le Mélodeathrash...

Des albums tous incroyables de virtuosité et de précision, servis par un chant hurlé rageur et identifiable comme mille.

Les premiers disques figurent dans la grande tradition Nuclear Blast puis dès 2003, ils quittent le label pour intégrer Spinefarm records, une maison de disques de leur pays, la Finlande…

On notera toujours cette volonté affichée et omniprésente d’aller encore et toujours plus loin dans la recherche stylistique et musicale avec un travail ciselé au niveau des arrangements et des soli claviers/guitares du plus bel effet et sans cesse exceptionnels à l’écoute, s’avérant un pur régal, sans cesse renouvelé et jamais oblitéré malgré le nombre incessant des auditions…

Laiho a cette capacité à faire accrocher l’auditeur et sa singularité se résume en deux mots : « Plaisir auditif »…

Les meilleurs albums sont « Follow the reaper » (2001), « Hate crew death roll » (2003) et “Relentless, reckless, forever” (2011)...

Le groupe explosa avec “Hatebreeder” en 1999, accédant à une notoriété sans faille à travers la planète et fit, notamment, des concerts au Japon (d’où sortira le live « Tokyo Warhearts »)…

Le Metal a obtenu une valeur sure qui se bonifiera au fil des années et qui restera une pierre angulaire de son style, faisant des émules comme Norther, notamment, un autre combo de Finlande, qui rivalise avec ses homologues dans la technicité et la dextérité.

Children of Bodom reste à jamais dans les annales du Metal mélodique, se targuant d’en être le plus digne représentant !

Impossible de passer à côté !


mercredi 23 mars 2011

SOILWORK, groupe légendaire de Modern Metal Scandinave

Soilwork, groupe de Modern Death Mélodique Suédois

Soilwork a démarré sa carrière discographique et scénique vers 1997 / 1998, les albums se sont enchainés métronomiquement depuis cette période.

Les CD à retenir sont surtout « Natural born chaos » (2002, le meileur album), « Stabbing the drama » (2005) et leur dernier sorti il y a un an « The Panic Broadcast ».

La particularité de ce combo est de trancher dans le lard avec une précision astucieuse mais sans jamais dévier de sa trajectoire mélodique.

Donc résultat, on a droit à des perles, des joyaux du Metal qui en font désormais un groupe sur lequel tout métalleux doit impérativement compter.

Très mémorisables et d’accès facile, les morceaux de chaque galette s’imprègnent littéralement dans les tympans et leur musique est particulièrement entraînante et rythmée !

Le légendaire Devin Townsend est venu transmettre sa « patte »  sur Natural Born chaos et le résultat est faramineux, pour ne pas dire grandiose !

Malgré tout les premiers albums sont tout à fait intéressants, avec une mention spéciale pour « A predator portrait » et « Steelbath suicide » qui allait les introniser dans la lignée très convoitée des Maitres du Metal Moderne !

Passé l’explosion NBC en 2002, le groupe sortira pratiquement un album tous les ans, chose plutôt rare et qui est tout à leur honneur, sachant qu’en moyenne un groupe Metal sort un disque tous les 2 voire 3 ans mais rarement chaque année !

C’est la preuve certaine de leur inventivité indéniable et de leur prolixité sans faille !

En parallèle, Speed Strid le chanteur vocaliste hurleur de Soilwork a travaillé sur divers projets dont l’énorme groupe de Brutal Thrash Moderne « Terror 2000 » et a été le collaborateur d’Ettore Rigotti sur Disarmonia Mundi, notamment les deux albums « Fragments of D-Generation » et « Mind tricks » où il chante en binôme, incarnant la voix Death du groupe…

Restent des moments magiques, impénétrables, de pur bonheur, délivrés par un groupe figure de proue du Metal Moderne et qui reste un peu le précurseur de sa catégorie, ayant lancé le style sans faille qui les apparente désormais au rang de leader !

SOILWORK RULE !






mardi 22 mars 2011

Doomsday de Neil Marshall - 2008

DOOMSDAY
2008
de Neil Marshall
avec Rhona Mitra, Malcolm Mac Dowell, Bob Hoskins
Synopsis :
Un terrible virus annihile 90 % des habitants en Écosse. Pour endiguer l'épidémie, le gouvernement anglais construit un mur infranchissable. l'Écosse est désormais un no man's land barbare et violent où les survivants sont coupés du monde. Lorsque 30 ans plus tard, le même virus réapparaît au cœur de Londres, un commando de choc part en mission suicide rechercher un éventuel vaccin dans une Écosse contrôlée par des gangs rivaux.

Ce que j’en pense :
Sacrée déception que ce « Doomsday », je rejoins complètement l’avis de mon ami Bruno Dussart, un véritable portnawak bien foutage de gueule, quand même !
Pourtant on peut dire que ça démarrait bien, super bien même !
Une atmosphère, des plans maintes fois revus (l’épidémie, la contagion, l’antidote à trouver coûte que coûte) mais après la purée ne passe plus du tout, à l’arrivée de ces guerriers punks proprement ridicules et totalement hors de propos !
Mais quelle mouche a bien piqué Neil Marshall, ce qui s’annonçait de bon augure se transforme en un pudding indigeste, c’est du gâchis !
Le charme de Rhona Mitra opère un peu cependant mais les séquences sont grotesques et le spectateur est pris pour un imbécile (incohérences de timing à foison, anachronisme et mise en scène défectueuse, poursuites en bagnoles trop exagérées et arrivant comme un cheveu dans la soupe) !
Il y avait là un gros potentiel mais tout est gâché par un sentiment de débilité et de consternation, un film calibré pour un public jeune mais manquant de discernement et d’intelligence, bref un immense naufrage !
Le mix « Resident evil » - « Mad Max 2 » - « Excalibur » ( ????) a du mal à passer !
Désolant malgré quelques bonnes scènes d’action…
3/10

LE CHAT A NEUF QUEUES Dario Argento, Excellente critique de Nelly

Le chat à neuf queues 
de Dario Argento
Italie
1971
avec James Franciscus (Carlo Giordani), Karl Malden (Franco Arno), Cinzia de Carolis (Lori), Catherine Spaak (Anna Terzi), Carlo Alighiero (Dr. Calabresi)

Argento signe ici un excellent giallo mêlant horreur, cinéma policier, ambiance baignée de fantastique (la musique y est pour beaucoup) et érotisme. Pour ce dernier aspect, je songe plus particulièrement à la scène où Anna Terzi et le journaliste Giordani couchent ensemble. Tout est suggéré mais rien n’est montré, et un parfum de volupté souffle sur chaque plan à chaque évocation de mouvement sensuel. Tout comme l’érotisme, les meurtres sont davantage évoqués que montrés. En ce sens, le premier meurtre du gardien n’est perçu qu’au travers des mouvements du meurtrier et le spectateur voit d’ailleurs le gardien à terre, inerte, sans transition.
Le suspense est haletant du début à la fin du film et le spectateur ignore jusqu’au bout l’identité du criminel (dont on ne voit que l’œil marron clair régulièrement) car c’est un « chat à neuf queues » justement, expression dont le sens est explicité dans le film lorsque l’aveugle et Giordani cherchent à démêler les fils de l’enquête : il y a neuf personnes qui semblent être en lien avec le criminel ou potentiellement coupables…
Ce qui démultiplie les champs à explorer pour le spectateur, qui se fait lui-même     enquêteur. Argento se plaît manifestement à brouiller les pistes. Cela est on ne peut plus manifeste vers la fin, lorsque l’aveugle blesse malencontreusement le meurtrier et que le journaliste constate plus tard, en allant voir Anna, qu’elle aussi est blessée à une main. Tous les personnages ont un petit air étrange conforme à l’esthétique d’Argento, en particulier Bianca Nerusi, la fiancée de Calabresi, poussé sur les voies d’un chemin de fer. D’ailleurs, sa petite aventure avec le professeur Terzi qui dirige l’institut de génétique pousse le spectateur à postuler un instant si ce n’est pas le directeur lui-même de la compagnie qui est le meurtrier… l’histoire du médaillon de Bianca, que le journaliste et l’aveugle retrouvent fait exprès dans la tombe de cette dernière brouille également les pistes.
C’est aussi un film plein d’humour, humour british qui fait fortement penser à Hitchcock. Le personnage de l’aveugle, parfaitement interprété par Karl Malden, y est pour beaucoup car il tombe toujours malgré lui sur des pistes intéressantes à développer. Un des journalistes de l’équipe de Giordani est également très drôle – un comique davantage burlesque cette fois-ci – lorsqu’il tente d’expliquer passionnément à ses collègues de bonnes recettes de cuisine ; explications qui tombent dans l’indifférence générale, indifférence comique qui m’a fait penser un instant à Mais qui a tué Harry ? un petit côté touchant également au milieu de ce tourbillon de faux indices et de meurtres, avec le duo entre l’aveugle et Lori et – comme chez pas mal d’Hitchcock également – une réflexion sur la figure maternelle avec la découverte de l’adoption d’Anna par le professeur Terzi.
Les jeux de caméra sont très stylisés, chaque plan est soigné. La scène de meurtre du photographe qui bosse au journal est géniale, elle se focalise à peine sur l’étranglement lui-même pour mettre davantage l’accent sur le cliché photographique en son entier, qui aurait été une pièce à conviction de taille. Les transitions entre les plans sont incroyablement bien rendues. Je songe à la scène chez le barbier, au moment où il aiguise son rasoir pour s’occuper du journaliste alors que ce dernier lit un article de journal postulant l’utilisation d’un rasoir pour le dernier crime.
Les décors sont un peu « passés » tout en étant mystérieux et en clair-obscur (la scène finale sur le toit est magnifique !), ce qui captive l’attention du spectateur. La toute fin du film marque, avec la dégringolade du criminel et, tout en bas, la petite fille kidnappée qui appelle son oncle…une plongée dans des abysses humains sans fond et légère en même temps…du caviar.




lundi 21 mars 2011

ROSEMARY'S KILLER aka THE PROWLER, Joseph Zito - Slasher de la grande époque

Agréable surprise que ce « Rosemary's killer » !

Mêlant astucieusement scènes gore foudroyantes et suspense parfaitement bien rôdé, le métrage recèle indéniablement de beaucoup de qualités.

Surfant intelligemment et sans esbroufes sur ses prédécesseurs, Zito parvient avec facilité à instaurer une peur latente et parfaitement maîtrisé via un scénario simple mais efficace et une caméra fluide qui laisse glisser les plans de façon linéaire, sans redondances ni grossièreté.

Savini ici excelle comme jamais, notamment dans une stylisation des meurtres incroyable (par exemple, le meurtre dans la piscine, terrifiant et ultra réaliste).

A aucun moment le spectateur n'est pris en traître et je dirais même que nous sommes en présence plus d'un film d'angoisse ou à suspense que devant un film bourrin ultra gore, malgré des passages très saignants, certes !

Rosemary's killer est une réussite pour sa construction et son avancée vers la frayeur qu'il peut provoquer et également par sa concision car tourné pratiquement en continu, en temps réel et sur une unité de lieu relativement limitée (le campus, la salle du bal et les logements avoisinants).

Bref, un excellent témoignage de ce qu'était le slasher à cette époque, que je recommande lourdement aux néophytes curieux de parfaire leur éducation en la matière !

7.5/10


Hommage à Jean Rollin, le plus grand cinéaste du Fantastique Hexagonal, pionnier en la matière




Passionné de cinéma depuis sa vision du Capitaine Fracasse d'Abel Gance à l'âge de 8 ans, Jean Rollin réalise des courts métrages et monte des films publicitaires avant de mettre en scène son premier long métrage à l'âge de 29 ans.
Nous sommes en mai 1968, le pays est paralysé par les grèves et les distributeurs préfèrent retarder les sorties de leurs films. Le jour où sort Le viol du vampire, il est le seul nouveau film dans les salles. Le public va voir en nombre cette histoire de vampires réalisée par un jeune cinéaste français inconnu. Il découvre alors une oeuvre insolite, à des années lumières du cinéma fantastique de l'époque. Si le film séduit les surréalistes, il n'en est pas de même pour tout le monde. Rollin est menacé physiquement par des spectateurs mécontents et son film est traîné dans la boue par la critique... Jean Rollin, cinéaste maudit, est né...
Son univers poétique ne cessera alors de fasciner ou de révolter. Lèvres de sang marque la fin de sa période la plus personnelle. Des problèmes de production l'obligent à finir le film dans l'urgence avec des moyens réduits.
Rollin tourne alors sous des pseudonymes de nombreux films pornographiques. Les raisins de la mort marque le retour de Rollin à un cinéma traditionnel plus commercial. Il continue à mener une double carrière avant que la maladie ne ralentisse son activité cinématographique. Il se consacre alors principalement à la littérature et adapte au cinéma son roman Les deux orphelines vampires, très beau film qui semble marquer un retour à son univers très personnel des débuts.
La fiancée de Dracula le réconcilie enfin avec une bonne partie de la critique et la cinémathèque française l'a invité cet été à présenter certains de ses films à l'occasion de la rétrospective vampires : après 35 ans de carrière, l'incomparable talent de Jean Rollin semble enfin reconnu... il était temps.
Source : jlmsite


Véritable pionnier pour ainsi dire totalement unique en son genre, le Maitre Jean Rollin est adepte d'un cinéma qui lui est propre, et celà se ressent de manière soutenue tout au long de sa longue, brillante et parfois inégale carrière...
Nombre de ses films firent des bides absolus, mais cette ténacité phénoménale à vouloir tenir le cap coûte que coûte ne peut qu'honorer ce cinéaste, à la persévérance gigantesque...
Décriés et ignorés royalement du grand public et de la critique bien pensante, ces films dégagent une atmosphère envoûtante et baroque, pour ainsi dire totalement insolite au sein du paysage filmique tricolore, car Rollin, à défaut d'en être la quintessence, peut sans conteste se vanter d'en être le précurseur, artisan passionné et passionnant, de par sa ténacité à produire ses oeuvres qu'ils considèrent comme ses progénitures...
Un style souterrain, glauque et dénué d'artifices, se concentrant surtout sur les décors et la contemplation de ses jeunes actrices (toutes superbes), tel est la clef de voûte du cinéma de Rollin à l'édifice du cinéma fantastique français, genre très peu exploité par ses compatriotes...
Au sens propre du terme, je vous conseille de découvrir ou redécouvrir ses films...
J'ai un faible pour "Les raisins de la mort" et "la Nuit des Traquées", pièces maitresses dans sa carrière...
Jean Rollin, YOU RULE !!!!!!

Filmographie :
Le viol du vampire (1968)
La vampire nue (1969)
Le frisson des vampires (1970)
Requiem pour un vampire (1971)
La rose de fer (1972)
Les démoniaques (1973)
Lèvres de sang (1974)
Phantasmes (1975)
Les raisins de la mort (1978)
Fascination (1979)
La nuit des traquées (1980)
Les paumées du petit matin (1981)
le lac des morts vivants (J.A. Lazer) / 1981
La morte vivante (1982)
Les trottoirs de Bangkok (1983)
Perdues dans New-York (1991)
Killing car (la voiture rouge sang) (1993)
Le Parfum de Mathilde (scénario) / 1994
Les deux orphelines vampires (1995)
La fiancée de Dracula (2000)