dimanche 24 juillet 2011

L'au delà (the Beyond) de Lucio Fulci, 1981

L’ALDILA
THE BEYOND
L’AU DELA
De Lucio Fulci
1981
avec Catriona Mac Coll, David Warbeck, Veronica Lazar, Antoine St John
Synopsis :
Louisiane, 1927
Un peintre décrié pour ses penchants satanistes et ses oeuvres abstraites est lynché et massacré par des villageois qui n’hésitent pas à le larder de coups de chaine et à le bruler à la chaux.
Louisiane, 54 ans plus tard (1981)
Une héritière d’une beauté irréelle investit un hôtel en travaux et espère le retaper, elle fait connaissance du médecin du village…
Mais les meurtres s’accumulent, décuplant une violence surréelle !
Bientôt la fille comprend que l’hôtel recèle de malédictions innommables et une corrélation est établie entre une chambre de l’établissement qui serait bien une porte de l’enfer !
Une jeune aveugle, un bibliothécaire, une femme de chambre et même un plombier en seront les victimes !
Cette machine infernale sera-t-elle stoppée ?
Et si la frontière entre la réalité et le rêve était mince ?
Mon avis :
 Véritable ode à la putréfaction, « l’au-delà » est le meilleur film de Fulci à ce jour…
Doté d’un onirisme incroyable et omniprésent (suffit de voir la fin du film pour comprendre que tout ceci n’était qu’un rêve !), le spectateur navigue entre irréel, horreur, angoisse et fascination…
Tout est relaté merveilleusement, avec des morceaux de bravoure incroyable (notamment les scènes dans l’hôpital) , certaines séquences témoignent de l’horreur pure (les araignées), et les comédiens sont tous bien impliqués dans leurs rôles, laissant transparaitre leur angoisse et leur incompréhension face à des phénomènes qui les dépassent…
De nos jours, certains le trouveront désuet et daté, ceci dit il ne faut pas occulter que « L’au-delà » est un pan du cinéma d’horreur d’auteur, véritable pilier, véritable renaissance d’un genre à son apogée vers le début des eighties !
Un film de puriste en somme… pas donné à tout le monde !
Dans ce paysage actuel de remakes à tout va, il est parfois bon de se replonger dans les œuvres des maitres, des dieux du gore !
Et Fulci fait partie de cette catégorie …
Certaines mauvaises langues diront que le maestro a pompé religieusement « Shining » (le coup de la chambre) ou « Suspiria » (le chien dévorant l’aveugle), en attendant il a su insufflé à son métrage un côté épique et surdimensionné dans l’horreur ultime !
Considérons qu’il était littéralement en état de grâce et qu’il a accouché de quelque chose qui se vit, une EXPERIENCE, l’aboutissement d’une carrière donnant naissance à une perle, un morceau cristallin, reléguant tous les autres films du genre au rang inférieur et marquant la pierre tombale d’un certain cinéma populaire !
Surprenant, exerçant une fascination empathique encore maintenant, « L’au-delà » est d’une puissance, d’une beauté et d’un impact hors du commun !!!!
A voir religieusement…
10/10 intemporel







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