Open Watching

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samedi 5 novembre 2011

BAD BOY BUBBY

BAD BOY BUBBY
Australie
1993
Drame psychologique
Synopsis :
Bubby est un homme d’une quarantaine d’années qui possède des troubles psychiatriques et du comportement proches de l’autisme.
Il vit avec sa mère qui lui impose une cadence de vie infernale, le laissant prostré et enfermé dans un endroit sordide, coupé du monde…
Bientôt le père refait surface et Bubby parvient à s’enfuir de sa tanière maudite…
Il fait la rencontre de musiciens dont il va très vite devenir l’égérie…
Les concerts et les virées nocturnes s’accumulent jusqu’au jour où Bubby … tombe amoureux !
Cela bouleversera sa vie…
Mon avis :
Rarement un métrage n’a provoqué autant d’ambivalence !
Autant la première partie est repoussante, abjecte et dénuée de la moindre compassion envers le spectateur, rien ne lui est épargné ! inceste cradingue, apologie du sale et de la pourriture, chats torturés et étouffés avec un film plastique, pisse, merde, vomi et dialogues orduriers… bref on a droit à tout au niveau de l’infamie, un peu comme si le réal cherchait à tout prix à décontenancer et choquer quoiqu’il advienne…
Mais il n’en est plus rien dès la « libération salvatrice » de Bubby, le personnage principal !
On assiste à la jovialité d’un homme qui retrouve un sens à son existence et qui peut enfin laisser aboutir ses envies, mises en exergue par un don au chant et à la musique…
Et là le film prend ENFIN tout son SENS !
Appuyé par des cadrages léchés de toute beauté et un sens de la réalisation incroyable, on est alors pris dans un dédale, un itinéraire peu commun à ce que l’on avait vu auparavant !
La rencontre de deux handicaps (l’autisme et la myopathie) s’avèrera rédemptrice et véritable levier vers l’amour fou, tremplin d’une vie morne vers une vie passionnée et doté d’un véritable sens !
Malgré quelques petites incohérences, on est simplement scotchés devant cette histoire attachante et à la limite du film fantastique !
Nous aurons en mémoire pendant longtemps cette histoire de Bubby, sorte de Forrest Gump puissance 10 000, à l’humanité retrouvée et amplifiée par le cinquième élément qu’est l’amour !
Ceci étant il faut prévenir le spectateur sur l’aspect hermétique du film, qui risque d’en rebuter plus d’un !
Passée cette considération, on sera unanime sur la mise en scène (d’ailleurs « Bad Boy Bubby » a obtenu une récompense au festival du film de Venise) et sur le jeu de l’acteur principal, ahurissant et habité par un rôle hors du commun et pas accessible à n’importe quel comédien !
OVNI absolu, véritable électrochoc à l’issue libérateur et d’une certaine façon apologie de la passion et de l’amour, « Bad Boy Bubby » reste une claque monumentale dont il sera difficile de se remettre !
A savourer (malgré les réserves émises sur la première partie, très extrême et à la provoc revendiquée et assumée)…
9/10



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