dimanche 16 septembre 2018

L'exécutrice de Michel Caputo, 1986


L’EXECUTRICE
de Michel Caputo
1986
France
avec Brigitte Lahaie, Richard Allan, Pierre Oudrey, Michel Godin, Michel Modo
Polar
86 minutes
Synopsis :
Paris et sa banlieue, milieu des années quatre-vingts…
Madame Wenders est une très dangereuse proxénète qui fait kidnapper des jeunes filles pour faire un trafic de cassettes VHS pédophiles ; Martine, une policière aux méthodes expéditives, est chargée de démanteler le réseau et de mettre hors d’état de nuire Wenders et tous ses complices ; dans un terrain vague, Martine pourchasse deux hommes mais l’arrivée d’un hélicoptère où se trouve son collègue l’inspecteur Legrand fait mal tourner l’opération et un des sbires de Wenders est tué, ce que refuse de cautionner Martine…
Luigi et son frère, un prédateur sexuel, kidnappe une lycéenne directement dans son établissement, ils se font passer pour des ambulanciers, prétextant que la lycéenne a une crise d’appendicite ; Martine qui les filait sur place, les suit en voiture ; les deux gangsters mènent Martine dans une demeure bourgeoise, à la périphérie de Paris, Martine découvre qu’il s’agit du manoir de Madame Wenders !
Madame Wenders a la main mise sur une boite de nuit louche dans un quartier chaud de la capitale appelée « Le cloître », au départ une discothèque mais qui s’avère, en fait, être un repaire où s’effectue une traite des blanches ; Wenders a collaboré avec la mafia chinoise, ce qui n’arrange pas les choses pour Martine…
L’inspecteur Legrand fait équipe avec Martine et est également son petit ami, Martine lui présente sa sœur,  Caroline…
L’inspecteur Legrand et Martine se doutent de quelque chose lorsque Madame Wenders est finalement interpelée et placée dans le bureau du commissaire au 36 quai des Orfèvres, ils ont l’impression que le commissaire fait tout pour la couvrir et la  remettre en liberté par tous les moyens !
Un soir, Caroline, décide d’aller danser en discothèque ; Luigi et son frère la chlorophorment et la kidnappent…
Une jeune toxicomane, indicatrice de Martine, prévient cette dernière de l’endroit où se trouve sa sœur, Martine fonce pour la sauver…
Legrand, également arrivé sur les lieux, assiste impuissant à la mort de Caroline qui se tue lorsque des bâtons de dynamite, placés par les hommes de Wenders, explosent !
Legrand périt également dans l’explosion…
Folle de rage et de douleur, Martine applique une vendetta sans pitié et va retrouver Madame Wenders pour la tuer !
Une révélation finale, totalement, inattendue va faire tout comprendre à Martine lorsqu’elle se rend chez le commissaire…
Mon avis :
Réalisateur de seconde zone, de comédies à la Max Pécas ou de films pornographiques, Michel Caputo réalise en 1986 cet improbable « Exécutrice », tous les ingrédients sont paramétrés pour que ce soit un nanar, et bien « nanar » pas tant que ça ! Caputo opte à fond pour l’efficacité dans son polar et finalement ça fonctionne !
Poursuites en voitures (réglées par l’équipe de Rémy Julienne), bagarres, fusillades, explosions et une Brigitte Lahaie à deux cents à l‘heure qui n’hésite pas à piquer des sprints, le tout avec des dialogues croustillants et un Richard Allan (légendaire acteur de X, une sommité du genre) excellent dans un rôle de gangster sadique et lubrique…
L’histoire fait, en plus, preuve d’originalité avec une révélation finale plausible et glaçante, on peut dire que Caputo (il a réalisé mais aussi écrit le scénario) s’est donné du mal pour se démarquer et faire se singulariser son film, alors que d’autres, souvent, choisissent la facilité et ne s’ennuient pas sur les détails scénaristiques, Caputo, lui, a fait du bon travail et son film est plaisant à suivre…
Il y a certes des séquences dénudées mais l’axe principal de « L’exécutrice » est vraiment le polar à la française, moins graveleux que son comparse « Brigade des mœurs » de Max Pécas, sorti quelques années auparavant…
« L’exécutrice » tient bien la route et le titre se justifie aux vingt dernières minutes, à la mort de Caroline, la sœur de Brigitte Lahaie, Lahaie joue pas trop mal et rend crédible son personnage, tout comme Michel Modo, un briscard des séries B, dans le rôle du commissaire et sa composition archétypée qui nous rend familier son personnage…
On ne s’ennuie à aucun moment et on prend plaisir à suivre les pérégrinations de Martine/Brigitte Lahaie, même si on est très loin de « La femme flic » d’Yves Boisset avec Miou-Miou, mais le registre est globalement différent…
Relativement sympa et sans temps morts, « L’exécutrice » est donc un polar tonique et sans prétention que savoureront nombre de cinéphiles et il permet également de donner à Brigitte Lahaie un rôle bien différent de ce que l’on avait l’habitude de voir, l’actrice prouve qu’elle peut jouer autre chose que du X et c’est tout à son honneur…
A savourer sans la moindre modération, « L’exécutrice » a le mérite de son honnêteté et de sa non-prétention, ce qui est déjà pas si mal !
Note : 7/10










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