vendredi 10 août 2012

Crime à froid, They call her one eye, Suède, 1974


THEY CALL HER ONE EYE

Aka Crime à froid aka Thriller a cruel picture

Suède

1974

Rape and revenge atypique

avec Christina Lindberg

100 minutes

Synopsis :

Devenue muette après que son grand père ait abusé d’elle, une jeune femme au physique d’une beauté incroyable est victime d’un rapt par une petite frappe de la pègre suédoise…

Ce dernier la force à se prostituer et la drogue à l’héroïne, l’humiliant et l’avilissant, il va même jusqu’à être particulièrement violent en lui scarifiant l’œil avec un surin !

Devenue borgne et réussissant à s’évader de son geôlier, la jeune fille va se former aux sports de combat, apprendre à piloter une voiture grosse cylindrée et maîtriser le maniement d’armes lourdes (fusil canon scié et pistolets)…

Elle n’aura plus qu’une seule idée en tête : se venger et descendre tous les hommes qui lui ont fait du mal, à commencer par son ravisseur auquel elle réservera un sort particulièrement atroce !

Mon avis :

1974 : c’était la grande mode des films de « viols et revanches », instaurée en grande pompe par Craven et son illustre « Last house on the left » !

Ici c’est la démarcation du style avec la réponse scandinave aux œuvres d’outre Atlantique !

Ça ne plaisante pas, il n’y a aucun humour ni second degré à contrario de son homologue américain, d’ailleurs le scénario diffère radicalement de celui des autres, empruntant même un côté naturaliste inhabituel et une violence sourde magnifiée par pléthore de ralentis et d’effets de photographie particulièrement stylés.

L’actrice Christina Lindbergh IRRADIE littéralement le métrage de sa présence hyper charismatique !

L’ensemble demeure d’une brutalité inouïe et on dénombre une quantité industrielle de morts, le plus souvent blastés au fusil à pompe dans des gunfights bien maîtrisés et souvent très réalistes…

La version uncut contient des plans pornographiques avec moult pénétrations cadrés en gros plan…

Le métrage s’avère tout de même souffrant de ses limites et arrive à un moment à une saturation certaine, avec quelques incohérences (qui finance la formation de Christina ? où vit-elle ? pourquoi son « bourreau » n’arrive t-il pas à la retrouver ?, lui pourtant ayant de multiples contacts dans le milieu)…

Ces raccourcis scénaristiques peu probables n’enlèvent cependant pas la qualité d’un métrage rondement mené et jusqu’auboutiste dans sa démarche…

Glorifié par son originalité, « They call her one eye » fait figure d’un objet de culte chez les aficionados de films de genre et Grindhouse et n’en demeure pas moins un bel exemple d’OVNI pour sa période frivole et en plein mouvement « Peace and Love » dont il se démarque volontairement par une violence rare pour une production de cette trempe…

Un bon film aux limites du polar urbain qui ravira les spectateurs les plus avertis, à réserver à un public adulte, of course !

Note : 8.5/10





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