Open Watching

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mercredi 27 août 2014

La déesse des sables de Cliff Owen, 1968

LA DEESSE DES SABLES
de Cliff Owen
1968
Grande Bretagne
aka The vengeance of She
avec Olga Shoberova, John Richardson, Edward Judd, Colin Blakely
101 minutes
Aventures fantastiques
Production Hammer films
Synopsis :
Carole, une superbe blonde, fait une fugue de chez elle...
D'abord agressée par un routier libidineux et alcoolique, elle trouve refuge inopinément sur le yacht d'un riche plaisancier, George, qui accepte de l'héberger malgré des doutes persistants...
Dépressive, Carole se jette à l'eau !
George parvient à la secourir mais décède d'un arrêt cardiaque...
Arrivé sur un port d'Afrique du Nord, Philippe, un psychiatre ami de George, promet à Carole de veiller sur elle, cette dernière lui fausse compagnie...
Attirée et envoûtée, Carole croit être la réincarnation d'Ayesha, une déesse imaginaire...
Capturée par des touaregs malveillants, elle atterrit dans un endroit étrange, le royaume de Kuma, qui lui semble familier...
Philippe parvient à retrouver sa trace...
Mon avis :
Voulant se démarquer des récurrents films de vampires qui firent mondialement sa réputation, la Hammer décide d'explorer d'autres voies du cinéma fantastique via une imagination débridée et baroque...
"La déesse des sables" est exactement ce type de métrages qui est là pour revigorer et redorer le blason de la Hammer, créant ainsi une diversité et une diversification dans le bestiaire instauré par la firme culte...
Malgré un scénario abracadabrant et proche du délire, il va sans dire que "La déesse des sables" tient vraiment bien la route et se suit avec attention grâce à une trame suffisamment rodée pour captiver, et surtout grâce à la superbe plastique de Olga Shoberova, qui porte le film sur ses épaules avec brio et élégance...
Certes il y a des anachronismes vestimentaires (les gardes en tenue de soldat romains) ou des faux raccords (problème de distance, comment Carole a pu nager et arriver sur le yacht en partant de la plage sachant que celui ci est à 5 kilomètres de la côte ?), mais "La déesse des sables" est avant tout un spectacle honnête qui n'a pour d'autre prétention que celle de divertir...
Parfois quelque peu naïf mais avec de l'action à revendre et des bagarres, le métrage privilégie un aspect narratif autant qu'une direction d'acteurs bonne dans l'ensemble et un soin tout particulier sur les décors (il est certain qu'il a été tourné en décors naturels)...
L'inventivité de la photographie, notamment avec les cadrages en vue haute et plongeante lors de l'entame avec le camion, confère singulièrement à rendre crédible et intéressant un film doté de toutes les qualités pour plaire et faire plaisir...
Tout en restant fidèle à la tradition des Hammer, "La déesse des sables" est une déclinaison parfaite de ce qu'était le film d'aventures teinté de fantastique à la fin des années 60 outre Manche...
C'est une initiative louable et donc à encourager fortement...

Note : 8/10







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