Open Watching

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dimanche 26 mars 2017

Moonraker de Lewis Gilbert, 1979

MOONRAKER
de Lewis Gilbert
1979
Grande Bretagne/France
avec Roger Moore, Lois Chiles, Michael Lonsdale, Corinne Cléry, Richard Kiel, Jean-Pierre Castaldi, Georges Beller
Espionnage/action/science-fiction
126 minutes
Collection James Bond
Budget : 34 000 000 dollars
Recettes mondiales : 210 308 099 dollars
Synopsis :
Alors qu’elle était arrimée à un avion, la navette spatiale Moonraker disparait, deux hommes s’étant introduits secrètement à l’intérieur…
James Bond, après un combat dans les airs avec Requin, est chargé de retrouver la trace de Moonraker ; Hugo Drax, un milliardaire, a construit la navette, Bond se rend dans sa propriété, un immense château, il est guidé par Corinne Dufour…
Bond manque de décéder après un test pour astronautes où il est soumis à rude épreuve, il s’en sort in extremis, c’est Chang, un homme de main de Drax, qui a été chargé de le supprimer !
Bond photographie les plans tenus secrets de Drax, que ce dernier avait cachés dans un coffre –fort ; ayant noté que le verre est conçu par une verrerie italienne, Bond se rend à Venise, il y rencontre Holly Goodhead, qui est en fait un agent de la CIA qui enquête en même temps que lui…
Hugo Drax tient une base secrète au Brésil, 007 part là-bas, il retrouve Requin qui manque de tuer son informatrice en plein carnaval de Rio !
Lors d’un combat sur un téléphérique, Requin rencontre une jeune femme blonde, Dolly, ils tombent amoureux l’un de l’autre et ne se quittent plus…
Drax ayant détourné toutes les navettes spatiales Moonraker et même leurs prototypes, il les envoie dans l’espace, dans le but de faire une sorte d’arche de Noé ; Drax a conçu un gaz qui peut détruire tous les habitants de la terre !
Avec l’aide de Goodhead, James Bond est chargé de stopper les projets funestes et délirants de Drax !
Introduit à bord de la base spatiale de ce dernier, Bond parviendra t-il à le neutraliser ?
Mon avis :
Onzième film de la franchise James Bond, succès colossal au box-office, « Moonraker » est un opus qui souffre de quelques légèretés avec le scénario mais le fait de vouloir y incruster une dose de science-fiction donne un résultat hybride, cependant toujours aussi spectaculaire, le spectateur n’est pas en reste niveau action et Lewis Gilbert nous gratifie une nouvelle fois de séquences d’anthologie (le début vrombissant dans les airs, très bien foutu, les décors de Venise avec une poursuite en gondole motorisée - !- et le carnaval de Rio avec une splendide scène nocturne)…
Concernant les James Bond Girls, Corinne Cléry (réchappée du film érotique « Histoire d’O ») et la belle Lois Chiles (qui faillit jouer le rôle de l’agent russe dans « The spy who loved me », tourné deux ans auparavant), ainsi qu’une flopée de superbes femmes, donnent toujours autant de sex appeal à une intrigue tonique et rondement menée, avec un Roger Moore en pleine forme…
Coproduction franco-britannique, « Moonraker » se dote d’un méchant de grande classe : Michael Lonsdale, en tyran milliardaire aux projets délirants, qui ne recule devant aucun stratagème machiavélique si quelqu’un vient contrarier ses objectifs…
Le combat avec le python est impressionnant et la scène du téléphérique particulièrement bien millimétrée, elle possède un culot rare qui s’apparente presque à du jusqu’auboutisme (tout comme la scène d’introduction qui n’a pas dû être simple à mettre en scène !)…
A noter énormément de placements de produits (Seven Up, Marlboro, Seiko, on voit les marques plusieurs fois, les industriels y sont allés de leur poche pour financer le film) et des éléments scénaristiques pas toujours très heureux (la rencontre entre Requin et Dolly, blonde nunuche aux nattes faisant penser à une alsacienne, le revirement intempestif de Requin qui devient « ami » avec Bond et Goodhead, la poursuite vénitienne avec un final limite lorsque la gondole se transforme en voiture et roule parmi la population)…
Il y a des clins d’œil à « 2001, odyssée de l’espace » (le son du cor lors de la partie de chasse à courre), à « Alien » ou à « Rencontres du troisième type » (le bip du signal d’accès de la porte qui mène au laboratoire), Lewis Gilbert a voulu s’amuser et donne une dimension ludique à son James Bond avec des décors qui ont dû couter bonbon et une dernière demie heure carrément dans l’espace, rien que ça !
Sympathique malgré des incohérences flagrantes, ce « Moonraker » se suit toutefois avec plaisir et délectation, Fleming s’est lâché avec un scénario assez identique à celui du précédent « L’espion qui m’aimait », on remplace les méchants mais leurs objectifs sont les mêmes, un brin de mégalomanie pour la domination du monde, les éléments du scénario ne bougent pas d’un poil, seul le cadre est différent (la forme est modifiée, le fond reste le même)…
Bref, ça reste tout de même du très grand spectacle familial et cette nouvelle aventure de 007 est particulièrement réjouissante à visionner, on s’en prend plein les mirettes !
Pour se détendre et à apprécier comme il se doit, « Moonraker » n’est certes pas le meilleur des James Bond mais il a le mérite de bien divertir, ce qui est déjà pas si mal !

Note : 8/10






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