Open Watching

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dimanche 5 mars 2017

OCTOPUSSY de John Glen, 1983

OCTOPUSSY
de John Glen
1983
Grande Bretagne/Etats Unis
avec Roger Moore, Maud Adams, Steven Berkoff, Kristina Wayborn, Louis Jourdan, Kabir Bedi, Michaela Clavell
Espionnage/action
125 minutes
Collection James Bond
Cascades réglées par Remy Julienne
Musique de John Barry
Budget : 27 500 000 dollars
Recettes mondiales : 183 693 619 dollars
Synopsis :
En mission à Cuba, James Bond se fait passer pour le général Toro afin de dérober une arme secrète située sur une base aérienne, il parvient à s’échapper avec l’aide d’une femme et décolle avec un avion dissimulé dans une remorque où se trouvait un faux équidé…
De retour à son poste aux services secrets, il a pour mission de se rendre en Inde…
L’agent 009 est tué alors qu’il parvient de transmettre à l’ambassade un œuf de Fabergé…
Kamal Khan possède l’œuf de Fabergé suite à une vente aux enchères, Bond subtilise le vrai œuf et le remplace par un œuf factice où il a placé un micro qui reste en liaison pour espionner Kamal Khan…
Le général Orlov, un russe, est en désaccord avec sa hiérarchie et s’attire les foudres du président de l’assemblée du ministère de la Défense, il a pour dessein de conquérir une partie de l’Europe en neutralisant les frontières terrestres afin d’attaquer les pays amis de la Russie, sans que ces derniers ne se doutent de l’offensive russe…
Octopussy, une femme mystérieuse, tombe amoureuse de Bond, elle vit dans un palais en Inde et est en liaison avec Kamal Khan et Gobinda, son garde du corps, qui veulent éliminer Bond…
Mischka et Grischka, les deux frères lanceurs de couteaux, sont ceux qui ont tué l’agent 009, ils essaient de piéger Bond et font partie d’un cirque…
Bond se grime en clown et arrive juste à temps pour désamorcer la bombe qu’Orlov avait programmée, en pleine représentation du cirque où se trouvaient le président et les officiers russes…
Par son acte, il évite une troisième guerre mondiale…
Mon avis :
« Octopussy » est un Bond de la grande période Roger Moore, il y est distillé tous les éléments qui font la marque de fabrique de la saga, toujours très distrayante et avenante, avec des seconds rôles savoureux et des femmes plus sexuées que d’habitude (le harem, Octopussy, Magda, la jolie blonde et la cubaine du début du film) et Roger Moore affiche une grande forme malgré ses 55 ans (c’est son avant dernier film où il incarne James Bond, après « Dangereusement vôtre », il sera remplacé au pied levé par Timothy Dalton)…
Ce qui frappe dans « Octopussy », c’est la richesse des péripéties et les cascades (ça n’arrête pas !), notamment le passage avec le train et l’entame avec la fusée missile à tête chercheuse, là, John Glen fait preuve d’une très grande efficacité avec un timing précis et imparable et ce, pour le plus grand plaisir du spectateur…
C’est l’apothéose totale et on ne peut reprocher à « Octopussy » un sens de la dynamique car il est omniprésent, c’est filmé à 200 à l’heure et l’application déployée à rendre possibles des séquences incroyables force le respect…
Maud Adams n’apparait qu’au bout d’une heure et pourtant c’est elle le personnage principal du film, elle semble traitre et finalement, tombe dans les bras de Bond, pour l’aider face aux russes…
La scène aérienne est époustouflante et sincèrement ça a dû être hyper dur pour la mettre en scène, on est bluffés et tout passe impeccable, c’est de l’ILLUSION PURE, les mécanismes de trucage et de montage font qu’on y voit que du feu, du très grand cinéma…
L’idée du cirque est très intéressante et désamorce le personnage de James Bond par le grimage en clown, Moore ne se prend pas du tout au sérieux et cela le rend attachant et sympathique, même s’il l’était déjà énormément auparavant…
La poursuite dans les rues indiennes est fort bien amenée avec des figurants qui semblent être de véritables habitants indiens, ça n’a pas dû être évident à tourner et coordonner et John Glen s’en tire avec les honneurs…
La pieuvre dans l’aquarium est un hommage au « facehugger » du premier « Alien » lorsque l’assaillant se la prend en plein visage, « Octopussy » est bourré d’hommages avec le cri de « Tarzan » lorsque Bond passe de liane en liane lors du « safari » meurtrier (il fallait oser !)…
Bref, c’est du vrai cinéma d’entertainment, sans prétention et calibré uniquement pour contenter le spectateur friand d’action, de rythme, d’aventures, de beaux décors et de belles femmes, tous ces ingrédients sont assaisonnés avec un énorme talent et le succès sera, une nouvelle fois au rendez-vous, le film cartonnant au box-office…
Un régal qui communique son énergie et sa bonne humeur et qui fait un bien fou, comme une décharge de positivité face à la morosité ambiante, « Octopussy », tout comme les autres James Bond, est une pure pépite de cinéma, je ne vois pas en quoi on lui reprocherait quoique ce soit, c’est du loisir de très grande qualité, que l’on aurait tort de bouder…
Ne passez pas à côté de ce James Bond, c’est du pur plaisir, heureusement qu’on a ces films, c’est une nouvelle fois du bonheur absolu !

Note : 9.5/10





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