Open Watching

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mercredi 23 août 2017

Double team de Tsui Hark, 1997

DOUBLE TEAM
de Tsui Hark
1997
Etats-Unis
avec Jean-Claude Van damme, Dennis Rodman, Mickey Rourke, Paul Freeman, Natacha Lindinger
Action
90 minutes
Budget : 30 000 000 dollars
Synopsis :
Sud de la France, fin des années quatre-vingts dix…
Jack Quinn est un ancien agent secret qui a pris sa retraite, il vit avec son épouse Katryn, qui est enceinte…
Tout irait pour le mieux jusqu’à ce que Quinn soit rappelé par un de ses anciens commandants, en effet le monstrueux et sanguinaire Stavros fomente un complot de destruction planétaire, Jack n’a que le choix de renquiller pour mettre Stavros hors d’état de nuire ; il se fait aider par Yaz, un mercenaire de deux mètres, drag queen à ses heures perdues…
Stavros kidnappe Katryn et veut empêcher le bon déroulement de sa grossesse pour faire chanter Jack !
Mêlant des plans machiavéliques pour rendre furieux Jack, Stavros, dans ses pérégrinations se retrouve dans un luxueux hôtel à Rome ; Jack parvient à l’appréhender…
Le combat final se situe dans une arène où Stavros a placé des dizaines de mines, aidé par Yaz, Jack parviendra t-il à sauver son épouse et le bébé ?
Stavros, la pire des ordures, sera-t-il châtié pour ses méfaits ?
Mon avis :
« Double team » est un film très sympathique mais les scénaristes ne se sont carrément pas foulés, l’histoire rappelle « Commando » avec Schwarzenegger (un  copié collé avec le kidnapping sauf que là c’est la femme de Van damme, alors qu’avec le film de Mark Lester, c’est la fille) ; la composition de Dennis Rodman est catastrophique et son look gay complètement contradictoire avec la posture de son personnage dans l’histoire ; Mickey Rourke cabotine à outrance et Van damme semble bien le seul atout du film, malgré une faible densité numérique pour les combats (le kickboxer belge nous avait habitués à beaucoup plus de séquences de castagne)…
Tsui Hark ne s’est pas trop cassé la tête pour la mise en scène et pompe comme un fou les séquences du « Hard boiled » de John Woo en beaucoup moins bien, c’est flagrant et ça montre bien le dénuement scénaristique de « Double team »…
Le nom de Stavros est un clin d’œil à la saga des James Bond puisque ce n’est autre que le nom du responsable du SPECTRE (Ernst Blofeld Stavros), les fans du célèbre agent secret auront noté cet hommage, si l’on peut dire…
L’idée de Van damme enfermé dans une gigantesque forteresse n’est pas sans rappeler la série « Le prisonnier » et les astuces qu’il emploie pour s’évader sont un peu grossières, malgré la séquence du plongeon, très bien mise en scène, qui rappelle pas mal « Demain ne meurt jamais » (un autre James Bond, la boucle est bouclée, sorti simultanément avec « Double team »)…
Les effets numériques sont, quant à eux, hideux et cela se voit que les effets de synthèse n’étaient pas encore tout à fait au point…
Bref, « Double team » est un film facile à visionner mais qui ne laisse pas de souvenir impérissable, ça détend, ça relaxe, mais aucune empathie pour les personnages (ce qui est un comble !), Tsui Hark a  assuré le minimum syndical et ne s’est pas embarrassé de la moindre crédibilité ni de la moindre direction d’acteurs, il fait le job que lui ont demandé les producteurs et cela s’arrête là !
Le film a été sponsorisé par Coca Cola, c’est dire ; il s’agit exactement de cela, un film cheeseburger, vite vu, vite digéré !
Comme un Mac do, un plaisir (tout est relatif !) coupable mais pas impérissable…
Seuls les fans de Vandamme qui veulent impérativement voir l’intégralité de sa filmographie s’arrêteront sur ce film, quant aux autres : passez votre chemin, on est dans le plancher du film d’action, rematez plutôt « Commando » ou des films comme « Piège de cristal »…

Note : 5/10




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