dimanche 2 février 2020

Un justicier dans la ville 2 de Michael Winner, 1982


UN JUSTICIER DANS LA VILLE 2
de Michael Winner
1982
Etats-Unis
avec Charles Bronson, Anthony Franciosa, Jill Ireland, Lawrence Fishburne, Vincent Gardenia, Robin Sherwood, Silvana Gallardo
Polar ultra violent
88 minutes
Produit par Menaham Golan et Yoram Globus
aka Death wish 2
Budget : 2 000 000 dollars
Synopsis :
Los Angeles, début des années quatre-vingts…
Paul Kersey se remet de ce qu’il a vécu précédemment, sa fille Carole est toujours lourdement handicapée et mutique, elle est toujours hospitalisée en psychiatrie après l’agression qu’elle a subie et le choc de la mort de Joanna, sa mère…
Paul a retrouvé une nouvelle petite amie Geri Nichols, une journaliste blonde, Kersey projette même de la demander en mariage ; alors que Paul était tranquille avec Carole et Geri, des voyous lui volent son portefeuille !
Puis, retrouvant l’adresse de Kersey indiquée sur ses papiers, les loubards pénètrent chez lui !
S’ensuit une agression atroce où Rosaria, la gouvernante de Kersey, est violée plusieurs fois et tabassée à mort !
Kersey rentre à ce moment à son domicile avec sa fille, les loubards sont encore là ! ils assènent un coup sur la tête à Paul, qui s’évanouit, puis ils kidnappent Carole !
Violée à de multiples reprises, Carole, essaie de s’échapper du repaire des voyous, elle se défénestre et s’empale sur les pics d’un portail en métal !
Paul, d’abord groggy, comprend que Carole est morte ; il va ressortir son revolver et tout faire pour retrouver les gangsters et venger la mort de sa fille…
Cette fois ci et contrairement au premier opus, il a identifié les visages des agresseurs…
Méthodiquement, inlassablement et sûr de lui, Kersey écume les quartiers louches de Los Angeles, il loue une chambre dans un hôtel de passes, il s’habille comme un voyou et cette fois ci le ménage va pouvoir commencer !
Le commissaire Frank Ochoa, l’ancien policier chargé de l’enquête de New York lors de la première partie, n’a pas oublié Kersey, il le prend toujours en filature pour voir ce qu’il souhaite faire après la mort de Carole…
Plus déterminé que jamais, Paul Kersey va abattre un par un tous les loubards dans un flot de sang et un crépitement de balles incessant !
Mon avis :
« Un justicier dans la ville » premier du nom ne faisait déjà pas dans la dentelle, mais alors ce deuxième opus ouch ! il est encore cent fois plus terrible que son prédécesseur !
Les passages de viols (il y en a plusieurs !) sont atroces et carrément pornographiques (dans le sens littéral, c'est-à-dire obscènes), Winner a eu beaucoup d’ennuis avec la censure, les passages avec le viol de la pauvre gouvernante et celui avec Carole Kersey (handicapée donc personne vulnérable) sont très très durs et Winner en a  fait beaucoup TROP, il n’était pas obligé de mettre le paquet, on dirait qu’il a cherché à mettre la nausée au spectateur (pas besoin d’en rajouter avec les coups de ceinture sur les fesses ou sur l’empalement, même les pires films italiens ne sont pas allés aussi loin !)…
« Un justicier dans la ville 2 » est un film extrême, d’une violence inouie et il va sans dire que le public féminin ou sensible pourra passer son chemin aisément, même Gaspar Noé avec « Irréversible » passe pour « Mary Poppins » à côté !
Hormis ces réserves, le film se suit très bien et est toujours efficace, Bronson prouve une nouvelle fois qu’il est un excellent acteur et Jill Ireland (sa femme à l’écran comme à la ville) s’en sort honnêtement dans le rôle de la journaliste allergique à la violence ; on retrouve également Lawrence Fishburne dans un de ses premiers rôles au cinéma…
C’est produit par Menahem Golan et Yoram Globus, la « Cannon films » donc il ne faut pas s’étonner de la surenchère de brutalité du film, les deux bougres sachant très bien que ça va attirer le public friand de violence !
Ils ne s’y sont pas trompés le film fit un gros carton au box-office et les critiques hostiles au film accusèrent à l’époque Michael Winner de vouloir uniquement faire des films pour l’argent, ce que ce dernier se défendit vigoureusement…
Ça reste un bon polar urbain dans l’ensemble et le blu ray édité par Sidonis Calysta est simplement miraculeux, l’image est nette et à tomber par terre ; pour les cinéphiles qui connaissaient déjà ce film par le biais des cassettes VHS ou des DVD, sachez que le travail effectué pour la haute définition est fabuleux !
« Un justicier dans la ville 2 » est un film intéressant même si le côté sociologique du premier est légèrement en retrait dans le deuxième, qui privilégie davantage l’action et la violence et la barbarie, si vous avez le cœur bien accroché et que vous n’avez pas de problème viscéral sur les scènes de viols dans un film, « Un justicier dans la ville 2 » devrait vous combler, d’autant que là les conditions avec le blu ray sont optimales !
P.S. :le film à sa sortie était interdit aux mineurs, c’est justifié, donc ne laissez pas trainer votre blu ray entre toutes les mains !
Note : 7/10









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