dimanche 2 août 2015

Les vierges de la pleine lune de Luigi Batzella, 1973

LES VIERGES DE LA PLEINE LUNE
de Paolo Solvay (Luigi Batzella)
Italie
1973
Aka Il plenilunio delle vergini
Avec Mark Damon, Rosalba Neri, Esmeralda Barros
Gothique vampirique érotique
Directeur de la photo : Aristide Massaccessi (Joe d’Amato)
78 minutes
Edité en DVD chez Artus films
Synopsis :
Vers le dix-neuvième siècle, Transylvanie…
Karl Schiller, un jeune homme érudit de livres et d’ésotérisme entreprend de trouver l’anneau des Nibelungen, un bijou légendaire qui, selon une prophétie, apporterait le pouvoir absolu à quiconque en serait le propriétaire…
Karl en informe son frère jumeau Franz, charmeur invétéré qui courtise à outrance toutes les femmes qu’il rencontre…
Malin, Franz prend le devant et suit son frère jusqu’à une auberge, puis séduit la fille du propriétaire, il apprend que la comtesse veuve Dracula vit dans un château non loin de là…
Karl, déjà arrivé sur les lieux, pénètre dans l’enceinte de la riche demeure et, alerté par un bruit strident, explore la crypte souterraine !
Il y découvre une horde de vampires allongés dans plusieurs cercueils !
Selon une superstition, à chaque nuit de pleine lune, un sacrifice rituel doit faire poignarder cinq jeunes vierges !
Pris au piège, Karl ne se doute pas que contrairement à ce qu’il aurait envisagé, son frère, épris de la comtesse, est devenu lui aussi un vampire…
Une course contre la montre est dès lors engagée avec la survie de Karl en jeu et aussi celle des cinq vierges, la nuit tombe et le rituel terrifiant se met en marche…
Mon avis :
Déclinaison tardive mais efficace du gothique vampirique italien qui fut à l’honneur via nombre de cinéastes cultes du cinéma bis de l’époque, « Les vierges de la pleine lune » ne déroge nullement à la règle et Batzella délivre un métrage qui se suit agréablement et doté d’un érotisme suave et capiteux avec comme point d’orgue la monumentale Rosalba Neri toujours sensuelle et peu avare lorsqu’il convient de dévoiler ses charmes…
Tous les ingrédients répondent à l’appel, le château, l’auberge, les canines acérées, les servantes volages et même les chauves- souris (en gros plan, de surcroit !), à noter également une astuce technique de taille, puisque les deux frères jumeaux sont joués par le même acteur, le grand Mark Damon, ce qui n’a pas dû être évident pour les cadrages mais Batzella s’en sort habilement et le spectateur n’y voit que du feu grâce à un montage très bien travaillé…
Le déroulement de l’histoire est crédible et les codes du gothique vampirique sont respectés à la lettre donnant ainsi une aisance de lisibilité et une appréhension bluffante de séquences hors du commun et peu prévisibles dans leur érotisme (la scène de l’auberge est sidérante, ça y va sévère pour « conclure »)…
Le passage dans la crypte est un régal et les amoureux de vieilles pierres aussi bien que les cinéphiles friands d’ambiances poisseuses y trouveront leur compte…
La photographie est de très grande qualité, c’est l’immense Joe D’amato (alors chef opérateur) qui dirige l’ensemble des cadrages et autant dire que c’est le gage d’un grand professionnalisme, eu égard à l’expérience du Maestro…
Une nouvelle fois, saluons l’application d’Artus films pour ce DVD impeccable à l’image somptueuse, c’est un réel plaisir de découvrir ces films avec le respect de cet éditeur pour transmettre sa passion du cinéma bis…
« Les vierges de la pleine lune » est un métrage méconnu à réhabiliter d’urgence, témoignage d’une époque révolue mais néanmoins fascinante qui grave de son empreinte un genre peu commun et indélébile pour tous ceux qui le connaissent…

Note : 9/10






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