samedi 7 mai 2016

ANNIHILATOR, décorticage de la discographie (1989-2015)

ANNIHILATOR
Décorticage de leur discographie
Annihilator est un groupe de thrash metal technique canadien qui a commencé sa carrière au milieu des années quatre vingts par des démos avant de sortir sa première production officielle chez Roadrunner records en 1989 : Alice in hell…
Le groupe est toujours en activité et est porté par son guitariste, véritable guitar hero du thrash, j’ai nommé l’immense Jeff Waters, nous allons décortiquer la discographie d’Annihilator qui comporte une vingtaine d’albums, chacun de ceux-ci ayant sa particularité et son histoire…
Les deux premiers albums (« Alice in hell » et « Never, neverland ») font figure de chefs d’œuvres du genre, vraiment orientés heavy, la notoriété d’Annihilator auprès des métalleux se forgea, à l’époque, avec ces deux disques, où déjà Jeff fait preuve d’une dextérité rarement vue dans les compositions et les arrangements, il touche déjà sa bille et déploie son énergie dans des solis incroyables (« Alison hell », « WTYD » et « The fun palace » en sont de parfaits exemples)…
En 1993, pour le troisième album appelé « Set the world on fire », les Annihilator prennent une tournure plus progressive mais aussi beaucoup plus technique, ils intègrent des nouveautés qui révolutionneront le heavy metal comme des vocaux délirants (« Brain dance ») et des arrangements alambiqués de main de maitre…
1994 marque l’éclatement d’Annihilator, il ne reste plus que Jeff tout seul et son batteur, sortent à quelques années d’intervalles trois pépites qui furent dénigrées par la presse métal et qui pourtant s’avèreront bigrement efficaces et intéressantes (« King of the kill » en 1994, « Refresh the demon » en 1996 et « Remains » en 1997)…
« King of the kill » et « Refresh the demon » comportent des titres phares, véritables chefs d’œuvres entrainants et précis (« 21 », « Ultraparanoia », « City of ice », « Pastor of disaster » et j’en oublie, tous FABULEUX)…
Quant à « Remains » de 1997, c’est un album d’électro métal conçu avec des machines et Waters au chant et à la guitare, il contient le titre le plus speed jamais pondu par Annihilator, « Reaction », en somme  cet album prouve la volonté de se régénérer et de prendre des risques pour Jeff, le moins que l’on puisse dire c’est qu’il s’en sort très honorablement…
1999 marque pour Annihilator un retour aux sources puisque « Criteria for a black widow » est presque un copier/coller des deux premiers albums, avec uniquement des titres vindicatifs aux noms évocateurs (« Sonic homicide » qui devait, au départ, être le titre de l’album), ça bombarde à mort et Jeff retrouve Ray Hartmann à la batterie qui figurait au casting des années 1989/1991…
En 2001, tournant majeur pour Annihilator qui s’entiche d’un fabuleux vocaliste : Joe Comeau, ex chanteur de Liege Lord et également guitariste de Overkill sur l’album « The killing kind » de 1996…
Comeau apporte beaucoup au groupe et figure incontestablement sur deux des meilleurs albums d’Annihilator : « Carnival diablos » (2001) et « Waking the fury » (2002) qui sonne encore plus indus grâce à des introductions samplées (samples que l’on retrouvera dans « Schizo deluxe » en 2005), la chanson « The blackest day » rend hommage aux victimes des attentats  du 11 septembre, « Waking the fury » est un album du feu de dieu (des titres comme « Torn » ou « Striker » sont là pour envoyer le pâté et tout fonctionne à merveille, Jeff appliquant sans sourciller ses riffs ingénieux et incroyables !)…
Après un double live sorti en 2003, Joe Comeau cède sa place à… Dave Padden !
Une autre facette des multiples visages d’Annihilator prend alors forme…
Le groupe signe son chef d’œuvre « All for you » en 2004 et enquille juste après avec un album ultra complexe, peut être leur plus abouti « Schizo deluxe » en 2005…
Padden donne une voix insolite qui décontenança nombre de fans pour finalement et après plusieurs écoutes se faire accepter…
Padden est acteur d’Annihilator, puisqu’il assure la double fonction de vocaliste et de guitariste…
Suivirent « Metal » en 2007 superbe album où des sommités du heavy métal comme Angela Gossow d’Arch enemy ou Alexi Laiho de Children of bodom apportèrent leur contribution, le résultat est prodigieux…
Puis, après trois longues années d’attente insupportable, Annihilator sort en 2010 un album éponyme qui n’a pas eu fini de nous surprendre puisqu’il contient LA perle, LE meilleur morceau du groupe : « The trend », sept minutes de pure folie douce pour un résultat hallucinant où Jeff Waters enquille 66 solos en dix chansons !
Toujours avec Dave Padden pour son ultime collaboration avec Annihilator sort en 2013 une autre pépite du groupe nommée « Feast », tout y est, tous les standards et les codifications sont réunis dans un superbe digipack qui comprend en bonus « Re kill » des anciens morceaux réenregistrés avec cette fois ci Padden à la voix, le plaisir est intact !
Pour clore cet article, le dernier album en date sorti en 2015 s’intitule « Suicide society » et Jeff atteint son rythme de croisière avec toujours des morceaux monumentaux que l’on ne se lasse jamais d’écouter (« My revenge », « Suicide society » ou « Death scent »), le plaisir est toujours au rendez- vous et cette fois-ci Jeff reprend les rênes du chant…
En conclusion, il est indéniable et évident de dire qu’Annihilator a apporté énormément au heavy metal et même à la musique tout court, Jeff Waters est un GENIE et ses compositions sont immanquables et très facilement mémorisables, nul métalleux ne peut ignorer Annihilator et tous leurs albums se valent, ont tous un charme, il est donc très difficile d’établir un classement, on peut mettre un 10/10 à tous les albums…
Longue vie à Jeff et à Annihilator, qu’ils continuent à sortir encore et encore des albums, on ne s’en lassera jamais et notre curiosité sera toujours étanchée, tant par la qualité que par la diversité de cette musique…

Annihilator, l’un des meilleurs groupes de thrash métal de tous les temps !






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