Open Watching

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samedi 27 mai 2017

Bons baisers de Russie de Terence Young, 1963

BONS BAISERS DE RUSSIE
de Terence Young
1963
Grande-Bretagne
avec Sean Connery, Daniela Bianchi, Pedro Armendariz, Lotte Lenya, Robert Shaw, Bernard Lee, Lois Maxwell
Espionnage
115 minutes
Collection James Bond
aka From Russia with love
Budget : 2 500 000 dollars
Recettes mondiales : 78 900 000 dollars
Synopsis :
Venise, début des années soixante…
Tov Kronsteen dispute une partie d’échecs en compétition avec Mac Adams, après avoir remporté la partie, il se rend sur un bateau appartenant à Blofeld, le chef de l’organisation terroriste SPECTRE…
Un appareil technologique de haut niveau, appelé Lektor, est dérobé par l’organisation du SPECTRE, dont un des membres haut placé Julius No fut tué par James Bond dans l’épisode précédent, le SPECTRE n’a qu’un seul objectif, tuer Bond et venger la mort de No !
Le SPECTRE parvient à mettre la main sur James Bond en l’attirant par une photo envoyée au MI6 où apparaît une superbe femme, 007 est manipulé par son point faible : les femmes…
Tatiana Romanova, l’agent russe de la photo, est mandatée par Rosa Klebb, une responsable autoritaire du SPECTRE ; Bond tombe dans le piège !
James Bond se rend en Bulgarie pour retrouver Franz Oberhauser, son indicateur ; les deux hommes assistent à une bagarre/attentat qui tourne mal avec une horde de bohémiens, Bond finit par faire connaissance de Tatiana…
Bond et Tatiana tombent inévitablement amoureux et prennent le train Orient-Express ; Red Grant, un tueur à la solde du SPECTRE, les suit à la trace pour récupérer le Lektor ; dans le wagon restaurant Red Grant met une puissante drogue dans le verre de Tatiana ; s’ensuit une énorme bagarre avec Bond !
Bond parvient à neutraliser Grant ; arrivés dans leur hôtel, une surprise de taille attend Bond et Tatiana : Rosa Klebb s’est déguisée en femme de chambre et tente violemment de tuer 007 !
Mon avis :
Après l’énorme succès de « James Bond contre Dr. No » et inattendu pour les producteurs, ces derniers ont souhaité enquiller sur un deuxième métrage l’année suivante et ont convaincu par une forte somme d’argent Sean Connery à reprendre les attraits de James Bond 007, ce qu’il accepta sans difficultés…
Cette fois ci moins d’esbroufe mais une intrigue ultra pépère et qui met en valeur le magnétisme qu’ont les femmes sur Bond, ce qui donne un aspect vintage au film avec une action assez basique mais toujours des séquences cultes et à aucun moment nous ne voyons le visage de Blofeld, membre éminent du SPECTRE, mais simplement son magnifique chat blanc qu’il caresse sans arrêt en donnant ses ordres à ses subordonnés (malheur à celui qui échouera !)…
L’ensemble est très plaisant et on ne s’ennuie jamais avec quelques fulgurances bienvenues (l’hélicoptère avec l’assaillant qui balance des grenades, l’immense rixe avec les bohémiens bulgares, le final assez effrayant avec Rosa Klebb), Connery est toujours aussi à l’aise que lors du premier opus mais se révèle quand même sacrément phallocrate (il colle des claques sur le postérieur de Tatiana et adopte une attitude somme toute machiste)…
Le combat dans le train (récurrent dans les James Bond de toutes époques) est parfaitement bien réglé et coordonné et on tremble pour 007 face au solide gaillard qu’il a à neutraliser, la séquence est efficace et suffisamment longue pour qu’on apprécie la chorégraphie des deux acteurs lors du pugilat…
L’actrice Daniela Bianchi est très jolie et donne du piquant à « Bons baisers de Russie », elle sert d’appât au début avec la photo puis ne pourra faire autrement que de succomber au charme de Bond, elle joue une double ambivalence puisque si elle suit les directives qu’on lui a ordonné, elle doit supprimer 007, mais l’amour sera plus fort que tout et même lors de la scène finale, on sent une hésitation de sa part, entre tirer sur Bond ou sur Rosa !
« Bons baisers de Russie » fut un immense succès au box-office et le gain fut multiplié par quarante par rapport au coût initial, forçant les producteurs à sortir un nouveau James Bond encore l’année d’après (1964 avec « Goldfinger »), au demeurant, la carrière de Sean Connery explosa, il devint indissociable du personnage de James Bond aux yeux des cinéphiles et du public…
« Bons baisers de Russie » est un excellent segment de la saga des 007 et se doit d’être découvert ou redécouvert pour sa fraicheur et l’aura qu’il dégage, c’est un pur régal, rythmé, jouissif et avenant dans la posture qu’il véhicule avec ce héros qui allait devenir mythique et incontournable pour le septième art…

Note : 9/10






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