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jeudi 8 juin 2017

On ne vit que deux fois de Lewis Gilbert, 1967

ON NE VIT QUE DEUX FOIS
de Lewis Gilbert
1967
Grande-Bretagne
avec Sean Connery, Karin Dor, Donald Pleasence, Lois Maxwell, Tetsuro Tanba, Akiko Wakabayashi, Mie Hama
Espionnage/action
117 minutes
Collection James Bond
Scénario de Roald Dahl
Chanson du générique interprétée par Nancy Sinatra
aka You only live twice
Synopsis :
James Bond est laissé pour noyé, le MI6 simule sa mort afin de lui permettre d’avancer dans une enquête…
Il part en mission pour le Japon et s’introduit, avec l’aide d’Aki, au siège de la société Osato Chemicals ; Bond dérobe des documents et est récupéré par Kissy Suzuki…
Le SPECTRE a capturé une navette spatiale dans le but d’enclencher une guerre mondiale entre la Russie et les Etats-Unis, faisant endosser son forfait par l’une des deux puissances et réciproquement…
Helga Brandt, une superbe et redoutable rousse, attire Bond ; en fait, il s’agit d’une sbire d’Ernst Stavro Blofeld ; ce dernier a également un nommé Hans, son colossal garde du corps, sous ses ordres…
Etant toujours sur place, James Bond, avec l’aide de Tigre Tanaka, assiste à l’entrainement d’une horde de ninjas, ces derniers deviendront ses complices…
Surentrainés, les combattants investissent la base secrète de Blofeld, située dans un faux cratère de volcan, la lutte sera acharnée…   
Mon avis :
« On ne vit que deux fois » est un segment des James Bond pour le moins insolite puisque dès le début, on fait passer Bond pour décédé ; cette astuce permet de lui laisser libre champ dans ses investigations pour mener à bien son enquête et coincer le mystérieux SPECTRE (à noter que c’est la première fois qu’il apparait frontalement et que nous découvrons son visage –sous les traits de Donald Pleasence-)…
Les séquences dans l’espace sont vertigineuses avec cet immense vaisseau qui engloutit les navettes spatiales, un peu comme le requin de « Jaws » de Spielberg, l’espace remplaçant les océans…
Lewis Gilbert choisit de placer son action au Japon où la quasi-totalité de l’intrigue a lieu, et les clichés sont tous bien présents, mais jamais de façon grossière ou fortuite (les ninjas vont donner un sacré coup de main à James Bond lors d’assauts dans l’antre du SPECTRE)…
Sean Connery est, une nouvelle fois, parfaitement à l’aise et combat lors de bagarres où il évolue très rapidement et use de ses poings de façon très efficace, son intelligence et son côté rusé le font se dépêtrer des pires situations et il s’en sort toujours, même poursuivi par une horde de marins pêcheurs furibards qui veulent le tuer à tout prix (superbe mise en scène de Gilbert pour la séquence du port, menée tambour battant et avec un sens de la dynamique imparable, à faire pâlir n’importe quel cascadeur d’Hollywood, même le plus expérimenté)…
Immense réussite, « On ne vit que deux fois » est peut- être même le meilleur James Bond avec Sean Connery, la modernité évidente dont il fait preuve et le culot du scénario (tout est osé, Roald Dahl s’y connaît pour raconter une histoire !) apporte un côté magique au film, on se captive dès le début, on est bluffés par les subterfuges sidérants et l’idée particulièrement habile de faire passer 007 pour mort, c’est du grand art !
Prodigieux et même miraculeux, « On ne vit que deux fois » se savoure avec délectation et la surpuissance de l’intrigue est aussi imparable que le mise en scène, sans le moindre défaut…
Un pur régal !
Note : 9/10








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