jeudi 13 octobre 2016

La poupée diabolique de Lindsay Shonteff, 1964

LA POUPEE DIABOLIQUE
de Lindsay Shonteff
1964
Grande Bretagne
avec Bryant Halliday, Yvonne Romain, William Sylvester, Sandra Dorne
78 minutes
Fantastique
DVD édité chez Artus films
aka Devil doll
Synopsis :
Londres, années soixante…
Mark et Marianne, un jeune couple, se rendent à un spectacle avec Vorelli, un hypnotiseur, ce dernier décide de convier Marianne à monter sur la scène, il l’envoûte…
Vorelli donne ses spectacles  avec une poupée mannequin, il est également ventriloque !
Ses représentations faisant sensation, Marianne décide de l’inviter à une fête donnée chez sa tante, une richissime octogénaire…
Vorelli a des ambitions vénales et souhaite, par le biais de son don, charmer Marianne pour ensuite hériter de sa fortune…
Le plan de Vorelli est machiavélique et la poupée cache un lourd secret !
Après avoir enquêté , Mark comprend que Vorelli est un tueur en série, il essaie de l’extirper de Marianne, il est peut- être déjà trop tard !
Et si l’envoûtement de la poupée se retournait contre Vorelli ?
Il dit lui-même que son « âme » se trouve dans le fameux mannequin…
Après avoir trucidé ses assistantes, Vorelli est piégé !
La poupée a perdu son influence et est désormais « libre » de toute emprise !
Mon avis :
Méconnu du public et demeuré inédit dans l’hexagone, « La poupée diabolique » est un petit bijou du British horror qu’Artus films a eu l’excellente idée d’exhumer et de sortir dans une édition DVD de toute beauté…
Shonteff utilise le gimmick de la poupée et du ventriloque pour rajouter du mystère à son histoire, l’effet de terreur fait mouche et le climat insolite qui règne tout le long du film fascine autant qu’il effraie !
La plastique des actrices est réellement sexuée, d’ailleurs Shonteff a émaillé son métrage de plans dénudés et libidineux que l’on retrouve dans les bonus du DVD (le montage américain rajoute un strip tease et un plan « top less » que l’on ne retrouve pas dans le montage européen !)…
Shonteff est très malin et connaît bien les ficelles de la peur au cinéma, il utilise tout ce qui lui semble bon pour déployer un aspect baroque appuyé jusqu’au dénouement, qui vire complètement dans  le fantastique !
Bryant Halliday possède un charisme imparable et son personnage de Vorelli semble tout droit sorti de films comme ceux de la Hammer, sorte de croisement entre « Le cirque des vampires » et autres films de vampires, le vampirisme ici étant remplacé par l’envoûtement via l’hypnose, mais il « vampirise » au sens figuré ses victimes, puisqu’il pénètre dans leur inconscient pour mieux les manipuler…
Le duo qu’il forme avec le mannequin Hugo forme un binôme de l’effroi et quiconque donnera sa confiance en l’un des deux se verra contraint à un funeste destin…
Très original et au support inhabituel (la poupée), « Devil doll » possède tous les atouts pour contenter le cinéphile fan d’ambiances insolites et anxiogènes, à la réalisation honnête et appliquée et sans être un chef d’œuvre absolu, le film reste très bien fait et mérite toute votre attention…

Note : 8/10



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