Open Watching

Open Watching

dimanche 8 mars 2020

Jeu d'enfant de Tom Holland, 1988


JEU D’ENFANT
de Tom Holland
1988
Etats-Unis
avec Brad Dourif, Alex Vincent, Catherine Hicks, Chris Sarandon, Dinah Manoff
Film d’horreur
87 minutes
aka Child’s play
Budget estimé : 9 000 000 dollars
Recettes mondiales au box-office : 44 196 684 dollars
Synopsis :
Une ville des Etats unis; à la fin des années quatre-vingts…
Charles Lee Ray, un tueur en séries, est pourchassé par Mike Norris, une fusillade éclate et Lee Ray se réfugie dans un magasin de jouets ; Lee Ray est adepte de cérémonies vaudous et occultes ; lorsque Norris lui tire dessus, Lee Ray avant de décéder transmet son esprit sur une poupée « Good guy » qui se trouvait sur un présentoir de la boutique…
Karen Barclay, la mère du garçonnet Andy, souhaite faire un cadeau à son fils pour son anniversaire ; Maggie Peterson, une de ses collègues, lui indique que des poupées à l’effigie « Good guy » sont vendues à la sauvette derrière leur lieu de travail ; finalement Karen Barclay achète une des poupées et l’offre à son fils…
Un soir, Karen doit faire des heures supplémentaires, elle demande à Maggie de garder son fils…
C’est alors que Maggie est agressée par ce qui semble être une force invisible et, dans la panique, elle se tue en se défénestrant !
Mike Norris, le policier que l’on a vu au début du film, est chargé de l’enquête, il se rend au domicile de Karen…
Ne trouvant rien de spécial pour faire avancer l’enquête, Norris est sur le point de partir, lorsqu’Andy prétend que c’est la poupée qui est responsable de la mort de Maggie !
Bien sûr, personne ne croit le gamin et Karen, désespérée, essaie de le raisonner, tant bien que mal…
Plus tard, Karen assiste à des événements curieux en rapport avec la poupée, comme si celle-ci était possédée par une force maléfique…
Elle retourne sur les lieux où elle avait acheté la fameuse poupée ; manquant de justesse de se faire agresser par un sans domicile fixe, Karen est sauvée par Mike Norris, le policier qui se trouvait sur les lieux in extremis…
Norris, en parallèle avec Karen, décide de mener son enquête ; Andy a des crises de délires et reste persuadé que la poupée est responsable de tous les crimes, il est interné temporairement…
Lorsque la poupée s’échappe de l’appartement et fonce retrouver Andy dans l’hôpital, Karen comprend alors que son fils disait vrai !
Mon avis :
Tout premier opus d’une longue saga (les « Chucky »), « Jeu d’enfant » est un slasher original et particulièrement efficace, une simple poupée diabolique s’insère avec brio dans le bestiaire des films d’horreur entamé par les Freddy, les Jason et consorts ; la gageure était difficile pour rendre crédible et « déridiculiser » l’histoire mais Tom Holland (déjà réalisateur de « Fright night » aka « Vampire, vous avez dit vampire ? ») est un metteur en scène expert en la matière et « Jeu d’enfant » passe comme une lettre à la Poste et tient en haleine du début (fulgurant) à la fin, le spectateur accepte sans difficultés le personnage de la poupée « Chucky » comme tueur grâce à un montage nerveux et une solide interprétation des acteurs…
La justification de la poupée diabolique et possédée s’articule avec un tueur en séries décédé qui prend possession de Chucky de manière fortuite mais l’ingéniosité de Holland fait qu’on gobe le transfert homme/poupée car il parait logique dans le découpage des plans ; de plus la plus- value est nette avec pas mal de séquences horrifiques très bien conçues (la défénestration, la poupée brulée, l’entame hyper burnée avec la course poursuite) on pense même à des films comme « Shocker » de Wes Craven ou à d’autres métrages qui firent la réputation et la renommée des films d’horreur américains dans les années quatre – vingts…
La dynamique du film est balaise et le rythme ne faiblit à aucun moment, le gamin joue à merveille et semble excellemment dirigé, ce qui fait qu’il n’est nullement insupportable comme on aurait pu le craindre…
C’est tout à fait compréhensible que Chucky devint vite un personnage culte et clef du genre, dans la foulée des suites furent tournées quasiment chaque année et ce rythme métronomique permit d’engranger un maximum d’argent pour les producteurs qui ne s’y trompèrent pas car la série fut un immense succès…
Avec le recul, on peut aisément dire que le film n’a pas vieilli et reste un témoignage de l’inventivité des scénaristes de l’époque, prônant l’efficacité et la transmission de la peur comme éléments vecteurs ; on n’est pas dans un film ultra flippant tout de même et le gore s’avère très discret, on est moins dans un film de terreur que dans un conte horrifique, accessible à un large public « Jeu d’enfant » se visionne avec le plus grand plaisir et marque avant tout par son originalité et son culot (une simple poupée pour enfants devient serial killer, fallait oser, Hollywood l’a fait !)…
La génèse de la saga se trouve ici, avec ce film, et rien ne semble arrêter la mythologie « Chucky », ce personnage est ancré dans l’imaginaire des spectateurs, Tom Holland a réussi un coup de maitre qui fit rebondir sa carrière !
A voir sans faute ou à découvrir pour les néophytes, vous ne pourrez pas être déçus !
Note : 7/10









Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire